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Fécafoot-Lfpc : La guerre désormais ouverte

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La guerre des tranchées à laquelle se livraient la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et la Ligue de football professionnelle du Cameroun (Lfpc) a abouti à la suspension de la Lfpc par le bureau du Comité exécutif de la Fécafoot ce 22 août 2019. Seidou Mbombo Njoya et les deux vice-présidents (Céline Eko et Alim Konaté) qui ont pris la décision à l’unanimité accusent la Ligue de « violation grave et réitérée de ses obligations». En s’appuyant sur les articles 15 et 48 des Statuts de la Fécafoot et l’article 81 des Statuts de la Lfpc. L’article 15 des Statuts de la Fécafoot qui donne à l’Assemblée générale de la Fécafoot le pouvoir de suspendre un membre, en ajoutant que « tout membre coupable de violations graves et/ou réitérés de ses obligations peut être suspendu avec effet immédiat par le Comité exécutif… ». L’article 48 des mêmes textes accorde au président de la Fécafoot le pouvoir de « représentation et signature », qu’il peut déléguer à un vice-président ou à un membre du Comité exécutif. Une réunion dudit Comité est programmée au 3 septembre prochain, pour « examen de la situation de la Lfpc ». Il se susurre qu’à l’occasion, la Fécafoot compte installer un comité provisoire de gestion à la tête de la Ligue. Avant l’assemblée générale de la Fécafoot dans la première quinzaine d’octobre.

Le général Pierre Semengue n’a pas attendu que l’on en arrive là. Dans un communiqué de presse commis ce 23 août, le président de la Ligue dénonce « des représailles suite à la saisine par la ligue, des organes et juridictions compétents pour contester les résolutions de l’Assemblée générale de la Fécafoot du 26 juillet dernier ». En l’occurrence « la mesure discriminatoire que la Fécafoot a introduite dans l’architecture de ses textes en fixant la limite d’âge du président de la ligue à 75 ans ». Ce qui, « viole les dispositions de l’article 4.1 des Statuts de la Fifa» qui proscrit la « discrimination » contre tout individu, pays,… Pierre Semengue dénonce les railleries basées sur son âge avancé qui est plutôt une « grâce » et « un gage de vitalité ».

Crise de compétences

En tout état de cause, « la modification des statuts de la Lfpc relève de sa compétence exclusive… or nos statuts, en l’état, n’appelaient pas à une modification». Mieux, « vos statuts adoptés en 2018, ne peuvent avoir l’effet rétroactif», enseigne le conseil de la Lfpc. Et même, « dans l’hypothèse d’un arrimage de nos statuts à ceux discriminants de la Fécafoot, son mandat courra jusqu’à la fin, en raison de la non rétroactivité de la loi », brandit-il. Semengue profite pour justifier des faits non explicités dans les accusations. Dénonçant l’asphyxie financière de la Fécafoot contre la Ligue, le président de la Ligue avoue avoir eu recours à d’autres sources de financements pour mener les activités de son institution. Exhortant le personnel de la Ligue et les partenaires à « rester calmes et sereins » et à « continuer leur collaboration en toute tranquillité».

Pour autant, l’ex chef d’Etat-major des armées, reste légaliste. Le général en seconde section a déjà introduit un sursis à exécution et un recours gracieux préalable auprès du Tribunal administratif et du président de la Fécafoot. Par la voie de son avocat Me Germain Junior Bédiang, le patron de la Lfpc fait observer qu’« il semble être reproché à la Ligue de ne s’être point conformer aux résolutions de l’assemblée générale de la Fécafoot ayant procédé à l’adoption des statuts de la Lfpc… ces résolutions ont été déférées devant la Chambre de conciliation et d’arbitrage et suivent leurs cours ». De quoi en déduire « votre acharnement à voir imposer à la tête de la Lfpc, un directoire à votre botte », assène-t-il contre sa tutelle.

Lors de l’assemblée générale de la Fécafoot du 26 juillet dernier, la Fécafoot avait modifié ses statuts en se donnant la compétence de pouvoir modifier les statuts de la Ligue. Et dans le même temps, la Fédération plafonne désormais l’âge du président de la Lfpc à 75 ans, et comptait évincer le président actuel de la Ligue, pour en faire le président d’honneur de la Fécafoot, selon des sources concordantes. Rencontrant la résistance de Semengue. Le champ était devenu libre pour une guerre totale. Entre temps, les deux parties en conflit préparent chacune le démarrage de la saison professionnelle. C’est la Fécafoot qui délivre les licences et gère les arbitres. Mais rien n’indique que la balance pèsera toujours de son côté. L’homme ayant toujours réussi à garder la tête haute, à chaque bataille, depuis la création de la Ligue en 2011. De toutes les façons, « le président de la Lfpc est titulaire d’un mandat électif, pour une durée déterminée et antérieure à la prise de vos statuts», rappelle Me Bédiang. ce mandat expire en juin 2020.

Afrobasket 2019 : les raisons d’une élimination précoce

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Dure aura été la compétition pour les Lionnes indomptables

Face à l’Egypte le 14 août dernier, les Lionnes indomptables ont laissé filer la victoire qui était pourtant presque validée. Alors qu’elles avaient l’avantage de 14 points à dix minutes de la fin de la partie, les Camerounaises se font rattraper, puis supplanter par des Égyptiennes révoltées. La faute à quelques insuffisances techniques : « elles nous ont mené au premier quart temps, elles nous ont mené au second quart temps ; et le coach nous a rappelé à l’ordre et nous a dit que ces filles du Cameroun chutent beaucoup, elles se sont beaucoup donné, que nous devons accélérer, comme nous l’avons fait face au Sénégal. C’est ce que nous avons fait et nous avons remonté la pente », explique Soraya, joueuse égyptienne. « Mes titulaires sont tombées sous le coup de plusieurs fautes et je me suis sentie obligée de les remplacer, faisant ainsi plusieurs rotations, pour essayer de maintenir le niveau. Sauf que avec les remplaçantes, quand le jeu ne réussit pas, on est obligé de ramener celles qui font des fautes ; or quand on a des problèmes de fautes, on est moins présent en défense, on est moins agressive. Ça peut aussi expliquer la défaite », justifie Natosha Cummings Price. Mais le sort du Cameroun avait déjà été scellé. Puisqu’après une victoire d’entrée face à la Tunisie (53-95), le Cameroun s’est fait humilier par le Nigeria (39-106). Une raclée qui était prévisible, tant le Nigeria Fait office de favori et avait avec lui la plupart de ses cadres expérimentées.

Une équipe Inconnue du coach

Mais dans l’ensemble, si la 43ème nation africaine de basketball féminin a eu du mal à s’imposer dans cette compétition, elle ne semblait pas être préparée pour faire mieux. « On n’avait pas un groupe assez solide, un groupe qui avait le moral d’une telle compétition majeure. Beaucoup étaient des novices, et jouaient leur premier Afrobasket », fait observer Joëlle Bogmis, reporter de sport, habituée des milieux de basket-ball. Le Cameroun s’est lancé dans l’aventure en opérant une révolution dans ses effectifs. Guy Moudio a été éjecté du banc de touche en mai, soit à deux mois du tournoi final, et remplacé par l’Américaine Natosha Cummings Price, avec comme adjoint l’Italien Stefano Bizzozi. Les nouveaux maîtres du banc de touche ont démoli la tanière en rajeunissant au maximum. Un rajeunissement qui n’a pas toujours rimé avec expérience. Ainsi, si Natosha a plus fait confiance à la légion étrangère, elle s’est débarrassée de leaders et cadres telles Lonlack et Priscilla Mbiandja, pour ne retenir que Marie Ange Mfoula et Amina Njonkou, parmi les habituées de l’Afrobasket, du moins pour les trois dernières éditions.

Pour une technicienne qui ne connaît pas la tanière, la tâche ne pouvait être facile. « Elle n’a pas eu le temps de bien roder son groupe », constate Joëlle Bogmis. Le stage d’Istanbul ayant été l’unique occasion pour le nouveau staff de connaître l’équipe. « Je n’ai pas un vécu avec la sélection. Ça fait quelques mois seulement que je suis là, contrairement aux autres qui sont en poste depuis plusieurs mois, voire plusieurs années », reconnaît Natosha. « J’ai besoin d’avoir un bon vécu avec mon équipe», lance-t-elle. Aura-t-elle l’occasion d’avoir ce vécu ? Rien n’est sûr.

Querelles

Déjà, des lignes de fractures commencent à se dessiner. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Ramses Lonlack, une des anciennes non retenue pour Dakar 2019, a craché son venin : « C’est devenu une affaire de business. Ramenez nos coaches locaux ; peut-être qu’ils n’ont pas le niveau comme vous le dites, mais de 2011 à 2017, ils nous ont amenées en quart de final. On ramène un staff avec aucun qui connait le potentiel des joueuses. J’en ai marre et je n’arrive pas à comprendre qu’un coach mette son égo a avant une équipe». Une sortie qui cache mal des frustrations, et surtout qui confirme les lacunes d’une patronne du banc de touche qui elle–même reconnaît ne pas (encore) maîtriser son équipe.

Jeux africain 2019 : le Cameroun veut rêver mieux qu’à Brazza

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Ce sont 121 Lions indomptables qui représentent le Cameroun aux Jeux africains 2019 qui se déroulent au Maroc. Une délégation dont le capitaine est Marcel Mayack II. Le champion du Cameroun du saut en hauteur messieurs a été désigné porte-étendard. Ces athlètes sont engagés dans 12 disciplines dont trois sports collectifs (le football féminin, le handball féminin, le volley-ball masculin et féminin) et neuf sports individuels (Haltérophilie, athlétisme, boxe, lutte, gymnastique, karaté, judo, taekwondo et tennis de table).

Et en quittant Yaoundé le 13 août dernier, la Cameroon team s’est engagée à améliorer le rang du pays. Lors des Jeux du cinquantenaire organisés par le Congo en 2015, le Cameroun s’était classé 8ème avec 31 médailles dont sept en or, huit en argent et 16 en bronze. Le rêve est permis, au regard de la qualité des éléments qui composent cette équipe. En sport collectifs, le handball a raté la dernière marche du podium devant l’Angola, et compte y parvenir. Le football est en nette progression, sur les pas de l’équipe A. Alexandra Takounda qui revient de la Coupe du monde senior est un élément de motivation pour les troupes de Charles Kamdem. Quant au volley-ball, la sélection féminine vient d’être sacrée championne d’Afrique, et voudrait le confirmer aux Jeux africains qu’elle n’a jamais remportés. Quant à la sélection masculine, elle a perdu la finale des championnats d’Afrique en Tunisie récemment et voudraient se racheter au Maroc.

Auréole dongmo, WILfrIed seyI, Marcel Mayack II…

Les sports individuels constituent le principal vivier de médailles du Cameroun. Avec en haltérophilie six champions d’Afrique, zone II dont trois dames (Clémentine Mekeugni, Eyenga Mbo’ossi et Raïssa Djifack, Ahmed Njoya, Cédric Feugno, Junior Ngadja) et un vice-champion de la même zone, Jean Baptiste Yanou Ketchanke. Vanessa Mballa s’était contentée du bronze en 2015. Elle est une chance d’une médaille plus importante. Le retour en compétition d’Auréole Dongmo après sa maternité, est prometteur, autant que celui de Wilfried Seyi qui s’était exilé pour une meilleure préparation. Le porte étendard, Mayak II, a dit connaître le poids de la charge qui lui est confiée. Lui qui était passé à côté du sujet à Brazzaville il y a quatre ans, compte «faire mieux » au Maroc, et surtout, donner raison aux autorités sportives nationales qui lui ont fait honneur en le désignant porte-étendard du pays.

Fécafoot-Lfpc : La riposte de Semengue à Mbombo Njoya

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C’est la réponse du berger à la bergère. Le général Pierre Semengue n’a pas attendu que le fer se refroidisse pour réagir à la suspension de l’institution qu’il dirige, par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Dans un communiqué de presse, le président de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc) « invite l’ensemble des membres [de l’instance] à rester came, à ne pas se laisser distraire, à poursuivre sereinement, auprès du secrétaire général, leurs opérations d’engagements aux compétitions de la saison 2019-2020 pour lesquels les organes travaillent actuellement pour un démarrage imminent ». de même qu’il « invite les partenaires de la Ligue à continuer leur collaboration en toute tranquillité ».

Après avoir dénoncé l’ostracisme dont il a été l’objet, en sa qualité de membre de cette instance, de par sa fonction de président de la Lfpc. Le général Semengue voit en cette décision, « des représailles suite à la saisine par la ligue, des organes et juridictions compétents pour contester les résolutions de l’Assemblée générale de la Fécafoot du 26 juillet dernier ». On sait que l’homme que la Fécafoot préparait pour être son président d’honneur, a anticipé en désactivant la « bombe » qui devait l’évincer de la tête de la Lfpc. Lui que les textes de la Fécafoot écarte de la tête de la Ligue (parce qu’âgé de plus de 75 ans), d’nonce la «discrimination » que condamne la Fifa.

La guerre est ouverte, et s’annonce longue, tant la chaque partie détient des cordes solides pour s’y engager.

Ci-dessous, le communiqué de Pierre Semengue

Crise : La Fécafoot suspend la Ligue

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Mbombo Njoya a percé l'abcès

Au terme d’une session du bureau de son Comité exécutif tenu ce 22 août 2019, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) «suspend la Ligue de football professionnel du Cameroun pour violation grave et réitéré de ses obligation…» Sans détails. S’appuyant sur les articles 15 et 48 des Statuts de la Fécafoot, ainsi que l’article 81 des Statuts de la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc). Le premier article donne à l’Assemblée générale de la Fécafoot de suspendre un membre, mais poursuit que « tout membre coupable de violations graves et/ou réitérés de ses obligations peut être suspendu avec effet immédiat par le Comité exécutif… ». Le second article traite de « représentation et signature », et attribue au président de la Fécafoot ces compétences, qu’il peut déléguer à un vice-président ou à un membre du Comité exécutif.

Une situation qui devrait évoluer dans un sens comme dans l’autre, puisque le bureau du Comité exécutif qui a pris cette décision à l’unanimité des trois membres ayant pris part aux travaux (Séidou Mbombo Njoya, Céline Eko et Alim Konaté), annonce une réunion du Comité exécutif pour le 3 septembre prochain, avec ce seul point l’ordre du jour. Et à la première quinzaine du mois d’octobre la prochaine assemblée générale. Instance devant valider la décision (provisoire) prise hier.

Mais déjà, il est certain que la guerre est désormais ouverte entre la Lfpc et la Fécafoot. Les relations ont toujours été tendues entre les deux instances depuis la création de la Lfpc en 2011. Une guerre de tranchées qui a fini par prendre une forme plus régulière. des sources annoncent une réaction du général Pierre Semengue, président de la Lfpc dans les heures qui suivent.

La suspension de la Lfpc a occulté d’autres décisions prises au cours de la réunion du bureau exécutif d’hier. Pour ce qui est des autres ligues spécialisées, à savoir la Ligue de football jeunes et la ligue de football féminin, le bureau du comité exécutif autorise le président de la Fécafoot à désigner les membres des conseils d’administration transitoires de ces Ligues.

Par ailleurs, la Fécafoot met fin aux primes de Top sponsors au personnel de la Fécafoot, à l’exception de ceux impliqués dans l’encadrement de l’équipe nationale A. Pendant ce temps, des « mesures compensatoires » sont octroyées aux clubs ayant pris part aux championnats nationaux des jeunes pour le compte de la saison 2018-2019.

Camair-co : Les vieux démons se réveillent

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A peine trois mois après avoir pris les commandes en lieu et place de celui qui était son « adversaire » dans l’ancienne équipe, Louis Georges Njipendi vit déjà les ennuis de la cohabitation avec le conseil d’administration. Les nominations faites par le patron de la Compagnie nationale le 19 juin dernier risquent de ne jamais être prises en compte.
Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, agissant comme président du Conseil d’administration (Pca) de la compagnie, rappelle au directeur général que « lors de la passation de service, le ministre des Transports, président du Conseil d’administration de Camair-co, avait instruit au nouveau Top management, entre autre de réaliser un audit interne sur le plan des infrastructures, des ressources financières, matérielles et humaines, et de mettre l’accent sur le volet commercial de la compagnie». Et ajoute qu’« il vous avait été demandé de tout mettre en œuvre pour stabiliser l’entreprise et de maîtriser son environnement avant tout mouvement du personnel ».

Pour faire observer au successeur d’Ernest Dikoum qu’il n’avance pas vers la direction à lui donnée au départ de son vol. « Au moment où les résultats des actions à mener sont toujours attendus, vous me faites tenir à ce jour, une correspondance dans laquelle je relève ceci ». Et de dérouler : « un redéploiement du personnel entraînant de ce fait un accroissement de la masse salariale, alors qu’il est question de maîtriser les charges pour tendre vers une autonomisation financière progressive de la compagnie ; des nominations de certains responsables sans accord préalable du conseil d’administration ; la désignation de certains personnels à des postes non encore intégrés dans les textes organiques ». En clair, Louis Georges Ndjipendi est entré en rébellion contre sa hiérarchie, à en croire le président du Conseil d’administration, par ailleurs ministre des Transports.

Six directeurs généraux en huit ans

Dans ces conditions, « je vous demande de procéder à l’annulation pure et simple de tous ces textes signés le 19 août, jusqu’à la production des résultats de l’audit susmentionné et à la validation de l’organigramme de la société par un prochain conseil d’administration », instruit le Pca. Au lendemain des actes de nominations pris par le directeur général. La guerre est en passe de s’ouvrir entre Ndjipendi et Ngalle Bibehe. Les deux hommes sont arrivés le même jour, soit le 27 mai 2019. Le premier, jusque-là Pca, descendait d’un cran remplacer Ernest Dikoum, pendant que le ministre de tutelle prenait la place du désormais directeur général.

Louis Georges est le 6ème directeur général de Camair-co en six années d’existence de la compagnie née sur les cendres de la Camair. Il prend la tête d’une compagnie malade, qui souffrait de maux tels que les effectifs pléthoriques, un trop-plein de cadres, presque pas d’avion, le surendettement, une gestion jugée bancale par les experts,…

Agence de régulation de l’électricité : Nkou Jean-Pascal aux commandes

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Dans un décret présidentiel rendu public ce jour, Paul Biya fait de Nkou Jean-Pascal le nouveau directeur général de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel). L’homme remplace Jean Pierre Kédi qui, dans la foulée engagée par Viviane Ondoua Biwolé, a démissionné de ses fonctions à la tête de cette structure le 10 juillet dernier. En saisissant par courrier, sa hiérarchie, pour l’informer de la déchéance de son mandat depuis le 23 juin, en respect de la loi du 19 juillet 2017.

C’est une série de remplacements de directeurs généraux de sociétés d’Etats qui a été ouverte hier par la Société immobilière du Cameroun (Sic). Certainement le mouvement devrait se poursuivre dans les tout prochains jours, tant plusieurs patrons de sociétés d’Etats sont concernés par cette situation de déchéance.

SIC: un nouveau tandem aux commandes

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Au cours d’une session extraordinaire du Conseil d’administration de la Société immobilière du Cameroun (Sic), Ahmadou Sardaouna a ete désigne directeur general de l’entreprise. En remplacement de Gabriel Bengono qui etait en poste depuis 2012. Le nouveau maitre de la Sic, âgé de 53 ans était jusqu’ici secrétaire général du ministère de l’Habitat du développement urbain (Minhdu).

C’est un patron qui arrive sur un terrain qu’il devrait maitriser, au regard de son pedigree. Ce docteur en science, option management des projets, est titulaire de deux masters, en genie civil et infrastructures, et en sciences informatiques. Ce dernier diplome obtenu à l’Atlantic international university en 2014.

Au ministère de l’Habitat et du développement urbain qu’il a integre en 1993, l’homme a été tour à tour chef de projet, chef de section technique, chef de service provincial des routes bitumées dans le Sud-ouest, délégué urbain de Maroua, délégué provincial par intérim de l’Extrême nord, délégué régional du Minhdu pour le Littoral, et secretaire general depuis 2015.

Dans ses nouvelles fonctions, Ahmadou Sardaouna aura le meme patron actuel: Célestine Ketcha Courtès,la Minhdu qui hérite du fauteuil du président du Conseil d’administration. Un fauteuil jusqu’ici occupé par l’ancien ministre Adji Abdoulaye Haman. Seul le directeur général adjoint échappe au vent du changement.

Crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest: Prison à vie pour Sisiku Ayuk et compagnie

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Sisiku et compagnie finiront leurs vies en prison

Le tribunal militaire de Yaoundé a eu la main lourde ce matin sur Ayuk Tabe Julius alias Sisiku Ayuk et ses coaccusés. Si la peine capitale requise par le commissaire du gouvernement n’a pas été retenue, la prison a vie a été prononcée par le juge Jacques Baudouin Misse Njone,contre les leaders sécessionnistes. Les accusés devront payer à l’Etat du Cameroun comme dommages, la somme de 250 milliards de francs Cfa. Le tribunal a également condamné les accusés aux dépens de 12 milliards 501 millions 832 mille 732 francs, et a fixé la durée de la contrainte par corps à cinq ans. Cependant, le tribunal n’a pas retenu de contrainte par corps contre Nfon Ngala Nfor, vu son âge. L’audience a pris fin a 5h37.

Le tribunal, après avoir écouté la partie civile et le Ministère public, en qualité de délinquants primaires, a condamné la bande et lui a décerné un mandat d’incarcération. Recevant ainsi l’Etat du Cameroun en partie civile. Cette condamnation survient après une audience troublée par les accusés qui huaient et scandaient des messages hostiles au régime de Yaoundé, pendant l’audition des témoins. Après avoir récusé le juge, les avocats des accusés qui n’ont pas eu gain de cause, se sont retirés de l’affaire en annonçant leur déconstitution. Peine perdue car le tribunal a poursuivi l’audience, pour prononcer sa sentence.

Il était reproché à ces leaders sécessionnistes 11 chefs d’accusation: apologie d’actes de terrorisme, sécession, complicité d’actes de terrorisme, financement des actes de terrorisme, révolution, insurrection, hostilité contre la patrie, bande armée, propagation de fausses nouvelles, atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État, défaut de carte nationale d’identité. Des chefs d’accusation qui les exposaient à la peine de mort. Ils y ont échappé, mais n’en sont pas très éloignés.

Le président autoproclamée de la République fantôme d’Ambazonie et ses neufs co-accusés ont été arrêtés à Abuja au Nigeria le 5 janvier 2018, puis extradés à Yaoundé où ils ont été détenus au secret jusqu’en novembre, lorsqu’ils ont été transférés à la prison centrale de Yaoundé. Ils ont été notifiés des charges qui pesaient contre eux. Depuis l’ouverture du procès, les dix inculpés ont toujours nié leur nationalité camerounaise, et certains brandissaient leur qualité d’exilés politiques.

Sauvetage : Yves Michel Fotso (enfin) évacué

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Yves Michel Fotso, en mars 2015 (ph. Jeune Afrique)

Selon des sources concordantes, Yves Michel Fotso a été évacué cette nuit. Au Maroc, apprend-on. L’homme qui aurait une santé très fragile ces derniers temps, devrait y bénéficier de soins médicaux pointus, qu’il n’a pas pu avoir sur place au Cameroun. C’est le résultat d’une pression exercée tant par des proches du fils de Fotso Victor que par la presse qui ne cessait de relayer la dégradation de l’état de santé de celui qui a été condamné en 2012 à 25 ans de prison pour détournement de deniers publics dans le cadre de l’achat de l’avion présidentiel (Bbj2) et en 2016 à la prison à perpétuité dans le cadre de la liquidation de la défunte Camair qu’il a gérée de 2000 à 2003.

L’homme a toujours clamé son innocence, et a même, à la faveur de l’avènement de la création du Tribunal criminel spécial (Tcs), remboursé le « corps du délit », mais le ministre de la Justice n’a pas ordonné l’arrêt des poursuites comme le lui en donne le pouvoir la loi créant cette juridiction spéciale. Du coup, Yves Michel Fotso, 59 ans aujourd’hui, crie à la persécution.

Depuis fin juillet dernier, le président de la République a donné son accord pour l’évacuation sanitaire du fils du milliardaire de Bandjoun, selon des sources concordantes. Aujourd’hui, c’est chose faite. Les mêmes sources qui ont accédé aux informations faisant état de l’évacuation sanitaire de l’ancien Administrateur directeur général de la Camair, sont muettes sur d’autres détails telles que la responsabilité de la prise en charge médicale du condamné, ni sur les conditions de sa sortie du pays.

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