vendredi, avril 10, 2026
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Financement : BGFiBank réaffirme son soutien aux entreprises locales

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« Nous sommes ici à Yaoundé pour réaffirmer encore notre position de premier acteur du marché, afin d’accompagner à la fois le gouvernement dans ses efforts de développement, mais aussi les grandes entreprises, les petites et moyennes entreprises ainsi que les particuliers dans leur quête de bien-être », a déclaré Henri-Claude Oyima, PDG de la BGFIBank, à l’issue d’un entretien avec Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l’Économie. Cette affirmation justifie les ambitions de la filiale camerounaise de ce groupe bancaire basé au Gabon.

 Récemment, par le biais d’une convention signée en mai dernier, la banque a collaboré avec le gouvernement camerounais pour soutenir les jeunes entrepreneurs via les dispositifs « Guichet financement direct » et « Guichet garantie ». Premièrement, il s’agit de financements destinés aux jeunes, conformément aux conditions du Plan triennal spécial jeunes, avec des montants pouvant atteindre jusqu’à 25 millions de FCFA, à des taux avantageux de 0 % ou 8 %. Le deuxième dispositif, plafonné à 100 millions de FCFA, offre une opportunité aux jeunes Camerounais actifs depuis au moins trois ans, ainsi qu’à ceux de la diaspora en partenariat avec des nationaux résidant dans le pays.

Avec un encours de crédits de plus de 345,6 milliards de FCFA accordés aux entreprises privées en 2023 au Cameroun, « il était opportun de rencontrer le ministre en charge de l’Économie pour faire le point avec lui, lui exposer nos performances et notre stratégie. C’était l’occasion de recueillir ses précieux conseils concernant les orientations du plan stratégique de développement du Cameroun », a indiqué Henri-Claude Oyima, en justifiant son audience avec Alamine Ousmane Mey. Le président du Conseil d’administration (PCA) de la filiale camerounaise de ce groupe bancaire basé au Gabon a annoncé des projets d’expansion et de nouveaux investissements, sans toutefois préciser les secteurs ciblés. « Le groupe poursuit son expansion dans la région Afrique centrale.

Au Cameroun, nous sommes en train de construire notre siège social, qui sera inauguré en décembre pour témoigner de l’engagement du groupe BGFIBank au Cameroun. Nous renforçons également notre présence sur l’ensemble du territoire national, en particulier dans les deux grandes villes que sont Yaoundé et Douala. En outre, nous examinons les opportunités de croissance, tant endogène qu’externe », a conclu Henri-Claude Oyima. BGFIBank compte actuellement 22 agences en activité au Cameroun.

François Bambou, Président PressEco : « Au PAD, les journalistes économiques ont acquis des informations de première main »

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Monsieur le Président de l’Association des Journalistes économiques (PressEco), merci de nous accorder cet entretien à l’issue de ce voyage de presse très enrichissant au Port autonome de Douala, du 11 au 12 juillet dernier. Pour commencer, pourriez-vous nous rappeler l’objectif principal de cette initiative qui intervient après celle de 2022 ?

Merci pour cette question. Le but de la visite de l’association PressEco, qui regroupe des journalistes économiques, était de permettre aux membres de notre association de mieux cerner les dynamiques actuelles au sein de cette entité portuaire, la plus ancienne et la plus importante du pays à ce jour. Depuis quelques années, certaines activités de cette plateforme portuaire ont été nationalisées. Nous voulions donc observer les mutations intervenues depuis cette nationalisation et comprendre les avantages potentiels pour notre pays. L’association PressEco ambitionne de renforcer les capacités de ses membres et de leur permettre d’améliorer leurs connaissances sur les grands défis de notre économie.

Selon vous, les sujets proposés par le PAD étaient-ils adaptés aux attentes des journalistes économiques ?

Oui, effectivement, les sujets proposés par les différents exposants ont pleinement répondu à nos attentes. Nous avons eu des échanges enrichissants avec les principaux directeurs généraux des entités nationalisées, qu’il s’agisse de la sécurité, du terminal à conteneurs ou de la régie de dragage. Ces directeurs ont expliqué en détail les évolutions dans leurs domaines respectifs et les gains réalisés par le Cameroun grâce à cette nationalisation, ainsi que les perspectives d’avenir. Les journalistes ont ainsi acquis des informations de première main.

Comment évaluez-vous la participation des journalistes à ce voyage ? Ont-ils montré un vif intérêt pour les différentes thématiques abordées ?

La participation des journalistes a été très positive. Ils ont montré un grand intérêt et une solide connaissance des questions portuaires. Les questions posées étaient pertinentes et ont permis d’approfondir les échanges avec les acteurs du secteur portuaire de Douala. Les interactions ont révélé la qualité des travaux et la visite de terrain a enrichi la culture des journalistes.

Le port de Douala est un acteur clé de l’économie camerounaise. Comment ce voyage contribue-t-il à renforcer le rôle des journalistes économiques dans la couverture de l’actualité portuaire ?

Ce voyage a permis à de nombreux journalistes de voir pour la première fois des équipements portuaires en action, tels que des bateaux, des terminaux à conteneurs et des portiques de grue. Cette expérience pratique est extrêmement enrichissante et renforce leur capacité à couvrir les sujets portuaires de manière plus précise et informée.

Ce voyage a renforcé la connaissance des journalistes sur les questions portuaires. Nous avons eu des présentations détaillant l’historique et les évolutions récentes du secteur portuaire, ainsi que des perspectives futures. Les visites de terrain ont montré les travaux d’agrandissement et de modernisation, renforçant ainsi la culture des journalistes économiques. L’échange de contacts entre journalistes et responsables portuaires favorise une communication fluide et des partenariats durables, permettant aux journalistes d’accéder aux meilleures sources d’information.

Envisagez-vous d’organiser d’autres voyages de presse de ce type dans le futur ? Si oui, vers quels secteurs d’activité pourriez-vous vous tourner ?

Oui, nous envisageons d’organiser d’autres sessions de formation de ce genre. Les journalistes doivent être bien formés et informés pour pouvoir transmettre une information pertinente à leur audience. Nous avons déjà planifié plusieurs activités, dont une dans les deux à trois semaines à venir. Cependant, je ne peux pas encore en dévoiler les détails, car nous finalisons actuellement les accords avec nos partenaires. D’autres formations seront également organisées d’ici à la fin de l’année.

Restructuration: L’etat prépare l’évaluation des actifs de la CBC avant sa privatisation partielle

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Au mois de mars, dans un communiqué du ministère des Finances publié dans les colonnes de Cameroon Tribune, l’Etat du Cameroun annonçait le lancement de l’opération de cession de Commercial Bank Cameroon (CBC). «Les offres fermes de repreneurs potentiels sont attendues dans les prochaines semaines par le ministre des finances. Ce processus de sélection d’un repreneur stratégique devrait aboutir à la signature d’un accord de rachat d’ici la fin du 1er semestre 2024». Cependant, dans sa correspondance, le Minfi n’a pas donné de détails concernant la proportion des actions que l’Etat souhaite céder. Toutefois, d’après Moh Sylvester Tangongho, directeur général du Trésor, de la Coopération financière et Monétaire au ministère des Finances, la clause de désengagement contenu dans le plan de restructuration de CBC prévoit que 51% des actions soient cédées à un investisseur de référence, 30% sur la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (Bvmac) et 17% conservé dans le portefeuille de l’Etat.

Cette structuration a d’ailleurs été validée par la présidence de la République, révèle-t-il. «La restructuration de la Commercial Bank-Cameroun (CBC) est un exemple de réussite. Après avoir sauvé, puis remis la banque sur le chemin de la rentabilité, en assignant aux dirigeants des contrats annuels de performance, l’Etat conduit à présent, le processus de cession partielle de ses actions, conformément à la clause de désengagement contenu dans le plan de restructuration. Le Chef de l’Etat a marqué son haut accord pour que 51% des actions soient cédées à un investisseur de référence, 30% sur la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (Bvmac) et 17% conservé dans le portefeuille de l’Etat», a-t-il confié à votre Bihebdomadaire.

Si le processus de cession a en effet été enclenché, il n’est encore qu’à ses débuts, précise Moh Sylvester. Dans un premier temps, l’Etat et ses partenaires dans cette opération, que sont Rothschild & Company, Ernst&Young, Financia Capital et Chazai Wamba, s’attèlent à la finalisation «de la première étape consacrée aux diligences opérationnelles, juridiques, informatiques, fiscales». Cette étape est quasiment achevée, indique-t-on au ministère des Finances. La prochaine phase portera «sur la valorisation de l’entreprise, ensuite ce sera la phase de recherche de l’investisseur de référence, puis enfin l’entrée en bourse de la banque», souligne le directeur général du Trésor. Toutefois, d’après des informations relayées par des médias locaux tels que ecoMatin, la recherche d’un investisseur de référence a d’ores et déjà débuté. En avril dernier, ce journal annonçait que Rothschild & Company a tenu à Paris, des réunions avec des potentiels repreneurs tels que les nigérians Access Bank et Zenith Bank et le groupe ivoirien Nsia. Cependant 3 mois après, le nom du repreneur n’a toujours pas été dévoilé.

Créée en Novembre 1997, la CBC a connu de nombreuses difficultés notamment, le non-respect des ratios prudentiels et à la dilapidation des fonds propres qui ont motivé son placement sous administration provisoire entre 2009 et 2016. Fort heureusement, elle a été sauvée de justesse par l’Etat du Cameroun, qui en est devenu le principal actionnaire après avoir injecté 12 milliards de FCFA dans son capital. Après avoir porté ses fonds propres à 23 milliards de FCFA en 2020, l’État a décidé de céder plus de la moitié de ses actions. Pour ce faire, Il a entamé en mars 2020, une opération dont le but était de garantir son retrait partiel du capital de l

Yaoundé : René Sadi tente de décrisper un climat tendu par le préfet

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« Les Camerounais peuvent s’exprimer sans aucune contrainte, approuver ou désapprouver l’action des pouvoirs publics, faire entendre leurs points de vue sur l’ensemble des questions ayant trait à la vie de la nation ». En ces termes, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication (Mincom), essaie de rassurer les Camerounais, notamment les habitants de Yaoundé apeurés la veille par une menace du préfet du Mfoundi. Emmanuel Mariel Djikdent a promis une « une interdiction de séjour dans le département du Mfoundi pour une durée déterminée, toute personne qui : appelle au soulèvement contre les institutions de la République ; qui outrage dangereusement les institutions ou celui qui les incarne (par tout moyen de communication suivi dans le département du Mfoundi ; qui entreprend des manœuvres pouvant entraîner des troubles graves à l’ordre public ».

A un moment où le pays traverse une turbulence sociopolitique en prélude aux prochaines échéances électorales. L’opposition dénonçant avec véhémence le projet de prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux, mais surtout, le resserrement de plus en plus poussé des libertés par l’Administration territoriale. « Pour autant la liberté dont nous tirons fierté aujourd’hui plus que hier, ne saurait à quiconque la latitude d’attenter aux institutions de la République, ni à l’honorabilité de celles et ceux qui les incarnent, au premier rang desquels le président de la République qui a été librement et majoritairement élu par ses concitoyens », écrit le Mincom. Citant notamment les leaders de partis politiques qui se lancent ces derniers temps dans une violence verbale contre l’autorité de l’Etat, reprochant chez Paul Biya son laxisme au moment où le pays semble évoluer désormais dans une direction inconnue, sans que l’homme ne daigne se bouger.

Se rapprochant ainsi du préfet du Mfoundi, en restant en étroite ligne des limites de cette liberté d’expression consacrée par la Constitution du Cameroun. Mais loin de se saisir du bâton du père fouettard comme le préfet, le porte-parole du gouvernement « appelle une fois de plus à plus de retenue et au sens de responsabilité dans l’exercice du droit légitime à la liberté, sans verser dans l’outrance et l’outrage, bafouer nos valeurs sociétales fondamentales…» Un brin pédagogue. Le gouvernement pend ainsi de la distance avec Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale qui ne cesse de monter en puissance dans les menaces à l’endroit des opposants.

Pour mieux comprendre le sujet

Panique: le préfet du Mfoundi veut excommunier les opposants extrémistes

Chambre de commerce : les élections annoncées  le 23 juillet 2024

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Les opérateurs économiques du pays iront aux urnes pour le renouvellement des membres de cette chambre ainsi que  son président pour la mandature 2024-2028.

Y aura-t-il de nouveaux membres au sein de laChambre de Commerce, d’industrie, des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (Ccima) ?  C’est la grande question à quelques jours des élections consulaires annoncées pour le mardi 23 juillet prochain. Les acteurs économiques sont appelés aux urnes  pour désigner les 160 membres pour les représenter dans cette chambre dont la structuration n’a pas beaucoup changé ces dernières années. On assiste en réalité à une quasi reconduction de ses représentants au fil des ans. La  grande surprise serait de voir un basculement à la tête de la chambre où Christophe Eken cumule déjà 4 mandats.

Les 160 membres constitués des commerçants et opérateurs économiques  se renouvellent tous les 4 ans.  Ils représentent 4 sections (Commerce, Industrie et mines, Prestations de services, Artisanat). On y retrouve aussi les représentants des  9 sous-sections consulaires  de la Ccima pour le compte des  Moyenne,  grande entreprise du commerce, Très petite et petite entreprise  de commerce etc. En gros, les élections doivent permettre d’avoir  une représentation de 5,9 % de grandes entreprises et  94,1% de petites et moyennes entreprises.

Au lendemain des élections du 23 juillet 2024, la commission électorale a un délai de 15 jours pour publier les résultats. Un rapport général sera ensuite transmis à la présidence de la république qui aura à son tour un délai de 30 jours pour désigner parmi les 160  membres celui qui sera président de la chambre.   On va assister en dernier lieu à la mise sur pied des organes dirigeants de la CCIMA à l’occasion d’une Assemblée plénière constitutive.

A quelques jours du scrutin, la machine est en marche pour le bon déroulement des élections consulaires selon le secrétaire de la commission électorale.  Halidou Bello affirme que tout le dispositif est prêt pour les élections qui vont se dérouler sur toute l’étendue du territoire national. « Toutes les requêtes reçues après affichage des listes électorales ont été traitées, les matériels électoraux ont été produits (bulletins de vote et enveloppes. Elecam va mettre à notre disposition, des urnes transparentes et des isoloirs », a-t-il indiqué face à la presse le 12 juillet dernier à Douala.

La commission électorale est placée sous la présidence de la Tutelle Technique de la Ccima, à savoir le Ministère des Mines, de l’industrie et du développement Technologique. Elle est composée des acteurs du secteur public et du secteur privé.

Douala : une plateforme numérique pour identifier les moto-taxis

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 La mairie de la ville vient de mettre sur pied un outil digital pour l’enrôlement  et le suivi des conducteurs de moto taxis. Un outil  qui peut aussi être utilisé par les usagers.

 Annoncé depuis plus de trois ans,  le programme de professionnalisation des moto-taxis dans la ville de Douala prend une autre tournure.  Après un délai quelques mois donné aux conducteurs de moto taxis pour se mettre en règle, la mairie de la ville lance une plateforme numérique pour leur identification et la sécurité des usagers.

  Cette plateforme  opérationnelle depuis le 11 juillet dernier, va permettre  l’enrôlement  des mototaxis. Une fois enregistré, le conducteur reçoit un QR code qui sera imprimé au dos de sa chasuble. Ainsi,  grâce à ce QR, chaque « moto taximan » pourra se faire identifier par le passager. Ce dernier pourra ainsi s’en servir  pour évaluer la conduite  du « benskineur » après son trajet, ou dénoncer des écarts de conduite sur ladite plateforme.   Un autre avantage de cet outil présenté à la presse il y a quelques jours à Douala, est  qu’il sera utile en cas d’accident.

 Les conducteurs de  mototaxis ont jusqu’au 15 septembre 2024 pour s’identifier sur la plateforme créée avec le concours de « Moto Afrique ».  Passé cette date, seuls les conducteurs qui se seront enrôlés sur la plateforme numérique de la mairie de la ville et arborant une chasuble agréée seront autorisés à exercer leur activité dans la ville de Douala. Des points d’inscriptions sont ouverts dans les cinq arrondissements de la ville. La mairie de la vile s’appuie sur les  syndicats de ce secteur pour faire réussir ce projet. Plusieurs d’entre eux étaient présents à la communication faite par le maire de la ville Roger Mbassa Ndiné. « Je suis heureux de voir qu’ils sont très nombreux ceux qui ont volontairement accepté de  venir s’identifier, un message très prometteur pour l’avenir à savoir que nous aurons de plus en plus de moto taximen responsables.  Des moto taximen qui veilleront à la fois au respect du code de la route et à la sécurité de leur passager », a-t-il déclaré.  

 Annoncé depuis 2021, ce projet  de professionnalisation du secteur des moto-taxis dans la ville de Douala vise à lutter contre le désordre urbain et la délinquance. Ce projet passe par l’assainissement du secteur qui favorise très souvent l’insécurité par l’infiltration des individus mal intentionnés et des étrangers.  L’opération devait coûter un peu plus de 2 milliards de FCFA d’après les chiffres avancés il y a trois ans.  Ces fonds de l’Etat et des partenaires au développement devaient servir à l’aménagement des aires de stationnement des mototaxis ; la formation des mototaxis dont le nombre est estimé à plus de 80 000, la  production des panneaux de signalisations ainsi que des chasubles entre autres.  Le principe étant qu’à chaque couleur de chasuble  correspond  un arrondissement de Douala.

Voyage de presse :  Les journalistes économiques découvrent la métamorphose du PAD

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Pour ces journalistes, ce n’est pas un simple voyage de presse, mais une immersion au cœur du Port autonome de Douala. Pendant deux jours, ils ont arpenté les allées, scruté les activités et entrevu les rouages de ce poumon économique. Le PAD, avec ses grues majestueuses et ses conteneurs alignés comme des pièces d’échecs géantes, s’est dévoilé sous un jour nouveau. Cette visite, selon Raoul Simplice Minlo, directeur de la division de la Communication au PAD, « permettra aux journalistes de découvrir, de visu, les projets achevés et en cours de réalisation dans le cadre du vaste programme de rénovation et de modernisation des infrastructures et des superstructures du port ».

Le 11 juillet, cinq exposés ont permis de dévoiler les réalisations et les ambitions du PAD. Il s’est agi en effet des sujets qui reflètent les enjeux auxquels le Port de Douala-Bonabéri est confronté dans sa quête d’amélioration continue et de développement. Des thématiques sur : « la dynamique de rénovation, de modernisation et de développement au Port de Douala-Bonabéri » ; « le processus de rénovation et de modernisation du terminal à conteneurs » ; « la problématique de la reprise des actifs résiduels de l’ex-ONPC par le PAD » ; « le rôle de la régie déléguée du Dragage dans l’internationalisation et la souveraineté du Cameroun » ; ainsi que la thématique sur « la montée en puissance de la régie déléguée du remorquage, et les grands pas du projet de sécurisation de la plateforme portuaire ».

 Ce jour-là, les chiffres ont parlé : investissements colossaux et liaisons internationales, entre autres. Du pain béni pour ces journalistes spécialisés en économie venus des quatre coins du pays. Parfait Siki, secrétaire général de PressEco, observe « une nationalisation et une internalisation des compétences et des tâches dans un secteur extrêmement concurrentiel. Les performances obtenues par le top management de l’entreprise génèrent une lourde responsabilité, tant les attentes sont grandissantes au regard de la place importante du Cameroun dans le transport maritime et les opérations du commerce extérieur ».

 La visite s’est poursuivie sur le terrain. Les reporters et directeurs de publication ont foulé les quais, touchant les réalités de cet espace portuaire qui va bientôt célébrer ses 150 ans, apprend-on. Ils ont vu les chantiers en cours, les grues qui dansent au-dessus des navires, les équipes qui s’affairent sans relâche. De quoi susciter des réactions appréciatives : « J’ai été marqué par les évolutions enregistrées au port de Douala Bonaberi. Ces changements concernent autant les aménagements nouveaux que la réhabilitation des infrastructures existantes. Le nouveau Centre d’archives et de documentation est une escale qui vaut la visite », reconnaît Parfait Siki. François Gaël Mbala du quotidien l’Économie renchérit : « le chantier de réhabilitation et de modernisation du PAD, entrepris par le nouveau top management, est une réalité ». Le PAD a livré ses « secrets ». Ses hôtes ont acquis une meilleure compréhension des défis auxquels il fait face, comme l’explique François Gaël Mbala : « Après la visite des 11 et 12 juillet derniers, on a pu voir les efforts mis en place pour faire de cette place portuaire la plus grande du golfe de Guinée, un pôle de référence. Plusieurs chantiers sont en cours, d’autres sont achevés. En bref, le port de Douala est un vaste chantier qui, à terme, contribuera à l’essor de notre économie ». Le directeur de publication du journal Conjoncture Économique, Jean Claude Kendeg, a un nouveau regard sur le port autonome de Douala. « Désormais, je traiterai les articles concernant le port de manière plus spécifique, car j’ai observé des éléments et suivi les différents chantiers en cours », promet-il.

Banques: NFC Bank et UBC, une restructuration calquée sur le modèle de la CBC

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L’opération de sauvetage de la National Financial Credit Bank SA (NFC Bank) entamée en 2012 avec son placement sous administration provisoire, est sur le point de s’achever. Tout comme celle de Union Bank of Cameroon (UBC) dont le plan de restructuration a été acté en 2021 avec l’entrée de l’Etat du Cameroun dans le capital. Au ministère des Finances, on parle même d’un taux de réalisation de 90%. Cependant, le bouclage définitif de ces deux opérations ne devrait intervenir qu’au-delà de 2025. C’est du moins à cette période que l’Etat du Cameroun et les principaux actionnaires de ces banques, espèrent achever le processus de recapitalisation qui, d’après Moh Sylvester Tangongho, directeur général du Trésor, de la Coopération financière et Monétaire au ministère des Finances, a d’ores et déjà été entamé. «De manière globale, le processus de restructuration des deux banques est achevé à 90%. L’Etat a pris des participations aussi bien chez NFCBank que chez UBC. Les premières tranches de recapitalisation ont d’ores et déjà été versées. La recapitalisation des banques est bien entamée (une première tranche a d’ores et déjà été versée) et devrait s’achever au plus tard l’année prochaine, conformément aux dispositions règlementaires, qui accordent trois ans maximum aux actionnaires pour libérer entièrement leurs quotes-parts», a confié le directeur du Trésor à Défis Actuels

Après la recapitalisation, la restructuration va se poursuivre avec la constitution d’un nouvel actionnariat. D’après Moh Sylvester Tangongho, ce dernier sera calqué sur celui que le gouvernement essaie de mettre en place à la Commercial Bank Cameroon (CBC). Concrètement, l’Etat du Cameroun qui a supporté le coût de la restructuration de ces deux banques en déboursant 40 milliards de FCFA, va céder ses parts à un repreneur stratégique. «Par la suite, il est prévu, pour chaque banque, sous le modèle de la Commercial Bank-Cameroun (CBC), l’élaboration d’un contrat d’objectifs et de performance, afin de remettre les banques sur la voie de la rentabilité. L’Etat n’ayant pas vocation à rester actionnaire majoritaire des deux banques à long terme, il envisage céder à moyen terme une partie des actions à des investisseurs de référence», souligne Moh Sylvester. Ces projections sont conformes aux recommandations formulées par le Fonds monétaire international (FMI) il y a deux ans. L’institution de Bretton Woods qui mène avec le Cameroun, un programme économique et financier caractérisé par l’octroi de prêts de type concessionnels, conditionnés par l’amélioration de la gestion des finances publiques a recommandé à son partenaire de «Signer des contrats de performance avec chacune des deux banques, comprenant un cadre de gouvernance aligné sur les meilleures pratiques et une stratégie pour l’État de vendre ses actions ».

Hausse des prix de la bière : le Mincommerce fustige le manque de concertation des brasseurs

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Le mardi, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a exprimé son mécontentement envers l’approche des acteurs de la filière brassicole, qui se concentrent exclusivement sur les prix. Il a vivement critiqué l’absence d’organisation, de concertation et de dialogue au sein de cette filière, qualifiant cette situation « d’hypocrisie » généralisée. Pendant cette réunion le ministre a rappelé que toute modification tarifaire doit suivre une procédure d’homologation préalable, basée sur des justificatifs probants. Le ministre a abordé la question des relations contractuelles entre producteurs et distributeurs. Il a souligné que ces contrats devraient résulter de négociations équilibrées, mais qu’ils ressemblent souvent à des « contrats d’adhésion » imposés aux distributeurs sans réelle marge de manœuvre.

Luc Magloire Mbarga Atangana a exhorté les acteurs à engager une concertation pour résoudre leurs différends contractuels. Parallèlement, il a demandé aux producteurs de fournir des éléments justifiant la hausse des prix sollicitée, exprimant ses doutes quant à sa légitimité dans un contexte où « le producteur gagne de l’argent ». Parmi les participants figuraient les représentants des ministères du Tourisme et des Loisirs, de l’Administration Territoriale, des Finances, ainsi que des organismes tels que la Direction générale des Impôts et la Direction générale des Douanes. Les producteurs membres de la Cameroon Alcohol Producers’ Association (CAPA), les représentants du Syndicat national des distributeurs de boissons hygiéniques du Cameroun (Synasdibohycam), du Syndicat national des exploitants des débits de boissons du Cameroun (Synedeboc), la présidente du Conseil national de la consommation et des représentants d’associations de défense des droits des consommateurs étaient également présents.

En mai dernier, le Syndicat national des distributeurs de boissons hygiéniques du Cameroun (Synasdibohycam) plaidait pour une augmentation de 50 FCFA sur les petites bouteilles et de 100 FCFA sur les grandes bouteilles de bière vendues par la SABC. Cette proposition est soutenue par le leader du marché brassicole au Cameroun, qui demande également une hausse des prix de 100 FCFA pour amortir l’augmentation de ses charges. Depuis la dernière hausse officielle des prix des boissons en 2019, les acteurs de la filière brassicole ont régulièrement plaidé pour une augmentation, sans succès. Selon le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, la question des prix n’est qu’un aspect parmi les nombreux défis auxquels le secteur est confronté.

Hydrocarbure : La SCDP affiche un résultat net de 3,24 milliards de FCFA en 2023

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Les actionnaires de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) se sont réunis en session ordinaire à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun. L’ordre du jour comprenait l’approbation des états financiers de l’entreprise publique, arrêtés au 31 décembre 2023. Ces états financiers révèlent une performance nette exceptionnelle de 3,24 milliards de FCFA, soit une augmentation de 19 % par rapport à l’année précédente (2,7 milliards de FCFA). D’autres indicateurs de performance de la SCDP sont également positifs, notamment un chiffre d’affaires en hausse de 5,1 %, atteignant 25,6 milliards de FCFA, ainsi qu’un total bilan dépassant les 97,8 milliards de FCFA.

 Après avoir approuvé la proposition du Conseil d’administration concernant l’affectation du résultat, la situation nette de la société affiche un capital social de 16,8 milliards de FCFA. Depuis quelques années, le bras séculier de l’État en matière de stockage et de sécurisation des produits pétroliers en vue de leur distribution sur le territoire camerounais, réalise des performances notoires malgré le contexte marqué par des perturbations dans l’approvisionnement en produits pétroliers. Au terme de l’assise de mardi dernier, les actionnaires ont exprimé leur satisfaction envers la direction générale et ont donné leur quitus au directeur général. Ils l’ont également encouragé à poursuivre les réformes engagées, tant sur le plan de la gouvernance que du développement des infrastructures, afin d’améliorer les performances de la société.

Après analyse des informations disponibles, il semblerait que les performances en question soient attribuées au plan stratégique de l’entreprise pour la période 2021-2023. Ce plan met l’accent sur l’amélioration de la productivité, la sécurisation de l’approvisionnement et la poursuite du programme d’augmentation des capacités de stockage. Ces mesures ont joué un rôle essentiel dans la réalisation des résultats observés. Pendant la période allant de 2018 à 2022, la Société camerounaise des dépôts pétroliers a investi près de 33 milliards de FCFA dans la réalisation de son programme d’investissement. Cette initiative a conduit à une augmentation de ses capacités de stockage et à la sécurisation de ses dépôts, comme indiqué dans le magazine SCDP Panorama dans son édition de décembre 2023. En 2020, la SCDP a inauguré un réservoir de gasoil d’une capacité de 10 000 m³ au dépôt de Nsam à Yaoundé. Cette installation a permis d’augmenter la capacité de stockage de gasoil de 33,99 %, passant de 29 470 à 39 470 m³. De plus, elle a étendu l’autonomie de stockage à environ 26 jours, contre 15 jours avant la mise en service du réservoir. Dans la capitale économique, la SCDP a également entrepris la construction d’une sphère de 1 000 tonnes métriques au dépôt de Bonabéri. Cette sphère a augmenté la capacité de stockage en gaz de pétrole liquéfié (GPL) de 2 500 à 3 500 TM. Grâce à cette extension, l’autonomie en GPL est passée de 5 à 7 jours.

Fondée le 1er juillet 1979 par l’État du Cameroun, la Société camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) a pour mission d’assurer la disponibilité des produits pétroliers à travers le pays et de favoriser le développement de l’économie nationale. Elle est la seule entreprise à gérer le stockage et la distribution de produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national.

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