vendredi, avril 10, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 178

Budget 2025 : priorité au climat et aux grands projets d’investissements publics

0

Le ministre des Finances Louis Paul Motaze a présidé le séminaire de lancement de la préparation du budget de l’Etat pour le prochain exercice qui démarre le 1er janvier 2025. C’était du 23 au 24 juillet 2024, à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Plusieurs autres membres du gouvernement ont pris part à cette cérémonie. Il s’agit notamment d’Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics ou encore Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications et Issa Tchiroma Bakary, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Les grands axes prioritaires

En 2025 Dans son adresse de circonstance, Louis Paul Motaze a évoqué les principaux défis que compte relever l’État du Cameroun au cours du prochain exercice budgétaire, en insistant sur la poursuite de la mise en œuvre des grands projets d’investissements, l’amélioration de l’offre énergétique aux industries, la mise en œuvre du plan intégré d’importsubstitution agropastoral et halieutique. Au rang des priorités figurent également la poursuite de la mise en œuvre des projets inscrits dans le programme d’impulsion initiale, la poursuite de la mise en œuvre de la Couverture santé universelle, le renforcement de la cohésion sociale et du processus de décentralisation, la poursuite de la veille sécuritaire sur toute l’étendue du territoire national, la mise en œuvre du plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions affectées par les crises sécuritaires en particulier celles du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, et enfin la poursuite de la consolidation des entreprises et établissements publics.

Mobilisation des financements

Il est indéniable que pour concrétiser de telles ambitions, le Cameroun va devoir mobiliser des financements conséquents et les utiliser à bon escient. Louis Paul Motaze en est conscient. C’est la raison pour laquelle il a recommandé aux participants à ce séminaire, dont les contributions revêtent une importance capitale dans l’optique de l’élaboration de la prochaine Loi de finances, de garder à l’esprit que le budget 2025 doit «garantir une forte mobilisation des ressources internes et traduire un choix judicieux de la dépense publique». Cela passe par «un environnement fiscal favorable à la relance économique et caractérisé par la simplification des procédures et un suivi plus rigoureux des contribuables», a-t-il préconisé. Le membre du gouvernement croit savoir qu’en 2025, « La collecte des recettes douanières doit contribuer à l’objectif d’optimisation des ressources budgétaires tout en développant des invitations favorables à la politique d’import-substitution des importations et du patriotisme économique. Quant aux recettes non fiscales, les actions des pouvoirs publics doivent porter sur la normalisation, la sécurisation et le renforcement du suivi de la collecte desdites recettes à travers l’élaboration d’un code général des recettes non fiscales». Les emprunts seront également mis à contribution. Toutefois le ministère des Finances recommande que ces derniers soient alignés sur la stratégie nationale d’endettement à moyen terme 2025- 2027 et le plan annuel de financement 2025, afin de «garantir la viabilité de la dette publique et la soutenabilité des finances publiques»

Autres projets prioritaires

La lutte contre les changements climatiques figure également dans la liste restreinte des priorités de l’Etat au cours de l’exercice 2025. Le ministère des Finances préconise d’ailleurs que l’année prochaine, soit celle de la finalisation du cadre harmonisé de l’investissement public sensible au climat. «Les dépenses de l’Etat devront contribuer à la lutte contre les changements climatiques. Ainsi, les administrations vont procéder à la présentation de leurs dépenses, en fonction des trois marqueurs que sont: l’adaptation aux changements climatiques ; l’atténuation des changements climatiques ; la protection de la biodiversité», a-t-il déclaré. En outre, en 2025, l’Etat du Cameroun ambitionne également de veiller à l’équilibre financier du secteur de l’électricité ; renforcer l’accompagnement des entreprises en investissant dans les filières prioritaires de la Snd30 ; développer les infrastructures de transport et désenclaver les bassins de production et

 Banque. Comment Samuel Foyou compte se tailler des parts de marché

0

La stratégie d’Africa Golden Bank  selon des sources proches du dossier, est premièrement de sauvegarder les actifs de l’empire du milliardaire camerounais. 

 Attendue depuis au moins 1 an, la 19eme  banque autorisée à exercer au Cameroun est désormais opérationnelle.  On attend plus que l’ouverture officielle qui se fera après le retour au Cameroun de son promoteur, le milliardaire Samuel Foyou, actuellement en séjour en Afrique du Sud. C’est depuis quelques semaines qu’elle est discrètement opérationnelle, après avoir obtenu l’avis favorable de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) en  mars 2023.  

Pour le démarrage de ses activités, apprend-on des proches du milliardaires, aucune date n’est connue. Mais Africa Golden Bank aura cinq agences. Trois agences à Douala la capitale économique du pays, une agence à Yaoundé la capitale politique  et  une autre à Bafoussam dans la région de l’ouest, la région d’origine du milliardaire qui concentre également la grande classe des hommes d’affaires du pays. Ces derniers sont d’ailleurs l’une des principales cibles de cette  banque.

Nouveau dans le paysage financier du pays, la stratégie d’Africa Golden Bank  selon des sources proches du dossier, est premièrement de sauvegarder les actifs de l’empire de Samuel Foyou.  L’homme est  entre autres propriétaire de Fermencam (une distillerie),  d’Unalor, une entreprise de production d’allumettes, de Plasticam (fabrication des plastiques et cartons), de Sotrasel (production du sel de cuisine), de la Biscuiterie Samuel Foyou (BSF), et de l’imprimerie Moore Paragon, de Brasaf, une société brassicole lancée en 2022 et de Krystal Palace, premier hôtel 5 étoiles de la ville de Douala. Ce sont les avoirs de toutes ces entreprises que la banque vise. C’est donc avant tout une  stratégie d’intégration par filière pour le développement de ses activités. En deuxième lieu, apprend-on, la banque compte aussi sur la classe bourgeoise de l’ouest Cameroun. D’ailleurs, d’autres hommes d’affaires camerounais originaires de cette région sont embarqués dans le projet. On cite entre autres Sylvestre Ngouchinghe de Congelcam, le plus gros importateur de poissons et Thimoté Ngamo de Cogéni.

Africa Golden Bank vient trouver un secteur bancaire hautement concurrentiel mais dominé par Afriland First Bank appartenant aux camerounais. Ce sera le 8e établissement de crédit à capitaux nationaux.

Projets de développement : le Minfi obtient le feu vert pour lever 616 milliards de FCFA

0
louis-paul-motaze, le MINFI

A la faveur du décret présidentiel du 22 juillet dernier, Paul Biya autorise le ministre des Finances à recourir à des emprunts sur les marchés financiers domestiques et internationaux pour financer divers projets de développement, inscrits dans la loi de finances pour l’exercice 2024. Sur les 616 milliards de FCFA, 280 milliards seront mobilisés sur le marché domestique, tandis que 336 milliards seront levés sur le marché international. Cette répartition stratégique vise à équilibrer les sources de financement et à minimiser les risques économiques.

Cette décision présidentielle intervient à la suite de l’ordonnance modifiant certaines dispositions de la loi de finances 2024, signée par le chef de l’Etat et adoptée par l’Assemblée nationale lors de la session de juin dernier. La loi de finances rectificative augmente notamment le budget général de l’État de 533 milliards de FCFA (+8%), le faisant passer de 6679,5 milliards de FCFA à 7212,5 milliards de FCFA. Elle précise dans le soixante dix-huitièmes article qu’« au cours de l’exercice 2024, le gouvernement est habilité à recourir aux emprunts sur les marchés financiers et bancaires intérieurs et extérieurs, pour des besoins de financement des projets de développement et l’apurement des à payer, pour un montant maximum de 747 milliards de FCFA ». L’ordonnance du 20 juin dernier fixe le plafond des emprunts à mobiliser sur le marché financier intérieur, notamment par émissions des titres publics, à 280 milliards de FCFA destinés au financement des projets de développement et celui des ressources à mobiliser sur les marchés bancaires extérieurs, à 467 milliards de FCFA destinés à l’apurement des restes à payer.

La Caisse autonome d’amortissement (Caa), organisme d’État en charge de la gestion de la dette publique, dans sa note de conjoncture mensuelle de la dette publique du Cameroun au 24 juin 2024 rapporte que l’encours de la dette du secteur public s’élève à 13 070 milliards de FCFA à la fin juin 2024. Représentant 43,3 % du PIB, le Cameroun maintient des indicateurs de soutenabilité rassurants, loin du plafond de 70% fixé dans le cadre des critères de convergence de la Cemac.

 En outre, le chef d’Etat a ratifié le 22 juillet dernier, l’accord de prêt d’un montant de 133,2 milliards de FCFA, signé le 12 avril 2024 entre le Cameroun et la Banque africaine de développement (BAD), pour le financement du Projet d’Aménagement territoriale et de promotion du secteur privé de la région de l’Extrême-nord (PAT).

Mobilité urbaine : Paul Biya signe deux décrets pour le financement du BRT à Douala

0

En vue d’améliorer les infrastructures de transport urbain dans la capitale économique, le chef de l’État, Paul Biya a signé deux décrets autorisant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) à conclure des accords de financement avec deux institutions financières internationales. Le premier décret autorise la signature d’un accord de crédit d’un montant de 135 milliards de FCFA avec l’Association internationale de développement (IDA). Le second décret permet la conclusion d’un accord de 126 milliards de FCFA avec la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). En effet, c’est en juin 2022 que le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé, un prêt pour le projet BRT de Douala. Un financement couvrant près de 80 % du coût global du projet. Selon le tableau de financement du projet du BRT de Douala, les partenariats public-privés (PPP) vont permettre de réunir les 62,1 milliards de F CFA restant de l’enveloppe, alors que le gouvernement camerounais contribuera à hauteur de 12,4 milliards de F CFA. Au total, l’enveloppe nécessaire à la réalisation du projet est évaluée à 335,3 milliards de F CFA.

En s’attaquant aux défis de la mobilité urbaine et en favorisant un développement urbain et économique inclusif, le PMUD se positionne comme un catalyseur de changement pour la ville de Douala. 87 % de l’enveloppe globale, soit 291,9 milliards de FCFA, seront alloués à la construction du réseau de transport rapide par bus (BRT). Ce projet inclut la création de 28 km de voies réservées aux bus, séparées par des échangeurs, ainsi que la construction de 44 stations, quatre terminaux, des systèmes d’égouts, d’approvisionnement en eau, d’éclairage public, et l’achat de bus ou la mise en place d’un système de gestion du trafic. Les 43 milliards de FCFA restants seront utilisés pour l’aménagement urbain autour des stations BRT, le renforcement des capacités institutionnelles et professionnelles des opérateurs de transports publics existants, et la gestion du projet. D’après des études de la Banque mondiale, l’implémentation du système de transport rapide par bus (BRT) améliorera significativement la mobilité urbaine dans la capitale économique du Cameroun, où les bus représentent actuellement moins de 1 % des moyens de transport. Cette amélioration se traduira par un meilleur accès aux services. Par exemple, la proportion de Doualais pouvant atteindre un hôpital public en 45 minutes passera de 43 % à 58 %, et 45 000 jeunes supplémentaires pourront se rendre à une université publique en 45 minutes.

De plus, le temps moyen passé dans les transports publics diminuera de 88 minutes à 71 minutes par personne et par jour, avec une réduction atteignant 31 minutes dans les zones périurbaines les plus défavorisées. En évaluant la valeur du temps à la moitié des revenus, ce gain représenterait une économie d’environ 1,6 % du PIB de Douala par an.

Près de 40 licences de pêche octroyées au Cameroun en 2024

0

 Les navires de pêche autorisés à pêcher dans les eaux camerounaises et sous pavillon camerounais en haute mer en 2024 sont connus. Le ministère des pêches et des industries Animales (Minepia) vient de publier la liste des licences octroyées cette année année. Ces licences sont au nombre de 39 au total. 35 pour la pêche côtière et 4 pour la pêche hauturière.  La plupart de ces licences concerne la pêche du poisson (plus d’une vingtaine) contre  moins d’une dizaine pour les crevettes et la pêche scientifique. Une bonne franche de ces navires, a des propriétaires communs. Mais on remarque  une forte présence des nationaux.

La publication de cette listepar le Cameroun répond à des exigences internationales,  notamment celles de la charte mondiale pour la transparence des pêches.  C’est une action positive pour l’image du Cameroun qui s’est vu attribuer en janvier 2023, un « carton rouge» par la Commission européenne. Il était reproché aux autorités camerounaises d’avoircontinué à enregistrer des navires de pêche opérant en dehors de ses eaux sans que leurs activités ne fassent l’objet d’un quelconque suivi.  C’est pourquoi la publication de cette liste est saluée par  l’ONG anglaise Environnemental Justice Foundation (EJF) qui parle d’une étape clé vers un océan sûr et durable.  « Cette publication des licences, peut être utilisée par les acteurs impliqués dans la surveillance participative au Cameroun, d’autres gouvernements, entreprises et ONG pour aider à éradiquer la pêche illégale des chaînes d’approvisionnement », commente l’ONG.

Mais cela ne suffit pas, ajoute EJF. Il faudra que cette  publication soit régulière et que cette exigence soit intégrée dans  la loi camerounaise régissant la pêche. Bien plus, le gouvernement devrait se pencher davantage sur la question du pavillon de complaisance. « Le pavillon camerounais est actuellement utilisé comme « pavillon de complaisance » par des navires de pêche d’autres pays, avec peu de contrôle sur leurs activités. Cela continue de jeter une ombre sur les efforts du Cameroun pour lutter contre la pêche illégale dans le pays. EJF exhorte donc les autorités camerounaises à retirer l’enregistrement des navires soupçonnés d’utiliser le pavillon camerounais comme pavillon de complaisance », écrit l’ONG.

Cimenterie : le groupe CIMPOR  implante une usine à Kribi

0

Une nouvelle cimenterie vient de voir le jour dans la ville de Kribi, département Océan de la région Sud Cameroun.  L’investissement d’un coût total de 50 milliards de FCFA a été réalisé par le groupe portuguais CIMPOR Holdings.  Cette industrie va contribuer à satisfaire  la demande  nationale de ciment au Cameroun  grâce à une capacité de production de 1,2 million de ciment par an.  La stratégie du groupe intègre aussi une politique écologique. 

Il est question  d’utiliser des matériaux locaux  dans la fabrication du ciment. Ce qui permettra de réduire de 40 à 50%, l’importation de klinker  au Cameroun.  « Nous utilisons 40 % d’argile, matière première locale, à Kribi. Ce sera notre première pour le Cameroun. Nous avons investi environ 100 millions d’euros ( plus de 64 milliards FCFA) dans cette usine. Ce projet est une grande étape tant pour CIMPOR que pour le Cameroun. Notre nouvelle usine est la première du genre dans le monde», a indiqué le Directeur Général de CIMPOR Group Holdings, Suat Çalbiyik.

 A côté du ciment, cette usine devra produire 400 000 tonnes d’argile calcinée par an.  Ce qui conduira  à l’exportation de gisements de calcaire, de marbre et d’argile.  En inaugurant ce projet industriel le 19 juillet dernier, le premier ministre Dion Ngute a salué le rôle de cette initiative sur  la politique de substitution.  Par ailleurs, en utilisant de l’argile calcinée, les émissions de CO2 seront réduites de 40 % selon les promoteurs du projet.

La cimenterie CIMPOR est la sixième du pays. Elle va générer 300 emplois directs.

SNH : Les comptes 2023 n’ont pas été adoptés

0

La montagne aura finalement accouché d’une souris. Au terme du Conseil d’administration tenu ce 24 de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Adolphe Moudiki trône toujours à la tête de l’entreprise. L’homme qui s’est clairement opposé à la tenue de ces assises la semaine dernière, avant de quitter le pays quelques jours avant la date de reprogrammation, n’y était pas. Et rien ne s’est passé en son absence. Des noms étaient déjà avancés pour remplacer le vieux compagnon de Paul Biya, à la tête de l’entreprise depuis 1993.

Déjà, la session initialement extraordinaire et prévue le 17 juillet dernier, avec comme ordre du jour la « nomination d’un administrateur directeur général« , a été reprogrammée ce 24 juillet, sans plus de précision sur la nature de la rencontre. Un signe déjà indicateur ( ?). Et le communiqué final des travaux tenus au Secrétariat général de la présidence de la République (Sgpr) parle précisément de « conseil d’administration ». On en apprend que « les travaux ont porté entre autres sur la présentation du rapport d’activités du 1er janvier au 30 avril 2024 et l’examen des états financiers de la SNH au titre de l’exercice clos au 31 décembre 2023». Il en ressort que « la production nationale d’hydrocarbures s’élève à 12,697 millions de barils équivalant pétrole (BEP) au 30 avril 2024, dont 7,516 millions de barils pour ‘huile et 922,4 millions de m3 pour le gaz naturel ».

Affaire Savannah

En termes financiers, «les ventes de pétrole et de gaz effectuées par la SNH pour le compte de l’Etat, au cours de ladite période, ont permis de transférer au Trésor public, après déduction des charges, 17,228 milliards de Fcfa ». Ajouté à cela, « la SNH a payé à l’Etat 25,267 milliards de Fcfa d’impôts et taxes», peut-on lire dans le document.

En ce qui concerne l’exécution du budget de la SNH au cours de l’exercice 2023, le rapport présenté par le commissaire aux comptes fait état de ce que la transaction de rachat par la SNH, de 10% des actions de Savannah energy dans le capital de Cotco S.A « n’a pas été approuvée par le Chef de l’Etat ». L’opération effectuée le 19 avril 2023 avait valu un montant de 26,8 milliards Fcfa à la SNH. C’est justement sur ce dossier que Ferdinand Ngoh Ngoh le président du Conseil d’administration de la SNH et Adolphe Moudiki l’administrateur directeur général de l’entreprise, s’étaient brouillés. C’était notamment sur la nomination du représentation de l’Etat du Cameroun au conseil d’administration de Cotco dont la SNH est membre.

La conséquence de ce rejet de l’opération de rachat des actions de la nébuleuse compagnie britannique par le Cameroun est la non adoption des comptes de la SNH pour l’exercice 2023. Il a été instruit à la direction générale de « procéder, sous le contrôle du commissaire aux comptes, à la révision desdits comptes dans le sens d’en expurger toute référence à la transaction sus-évoquée».

Sur le même sujet:

SNH: Adolphe Moudiki va-t-il être débarqué?

Visite : Paul Biya s’en va aux Jeux olympiques

0

Le président Paul Biya a quitté Yaoundé cet après-midi à destination de Paris en France. Le Premier sportif camerounais répond à une invitation d’Emmanuel Macron, le président français et de Thomas Bach, président du Comité international olympique. Paul Biya et son épouse sont arrivés à Paris peu après 19h, et séjournent à l’hôtel Georges V de Paris pour la circonstance, et prendront part à l’ouverture officielle des JO ce 26 juillet 2024.

Le couple présidentiel est accompagné d’une délégation réduite, composée du ministre des Relations extérieures Lejeune Mbella Mbella, du Directeur du Cabinet civil de la présidence de la République Samuel Mvondo Ayolo, ministre secrétaire général adjoint de la présidence de la République Paul Elung Che, du ministre des Sports et de l’Education physique Narcisse Mouelle Kombi, de l’ambassadeur du Cameroun en France André Magnus Ekoumou, du ministre de la Jeunesse et de l’Education civique Mounouna Foutsou, du contre-amiral Joseph Fouda, conseiller spécial du président de la République et Simon Pierre Bikele, chef du protocole d’Etat.

SNH/Conseil d’administration : Adolphe Moudiki toujours Directeur général, l’affaire Savannah energy rebondit 

0
Immeuble SNH www.newsducamer.com
IMMEUBLE SNH www.newsducamer.com

Le Conseil d’Administration de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) s’est réuni en session extraordinaire le 24 juillet 2024 à Yaoundé, sous la présidence de M. Ferdinand NGOH NGOH, Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence de la République, qui préside également ce Conseil. Cette réunion a été marquée par la présentation du rapport d’activités couvrant la période du 1er janvier au 30 avril 2024 ainsi que l’examen des états financiers pour l’exercice clôturé au 31 décembre 2023.

Un bilan positif pour le premier trimestre

Le communiqué final révèle que selon le rapport présenté par le Secrétaire du Conseil, la production nationale d’hydrocarbures a atteint 12,697 millions de barils équivalent pétrole (bep) au 30 avril 2024, incluant 7,516 millions de barils de pétrole et 922,94 millions de mètres cubes de gaz naturel. Les ventes de ces hydrocarbures ont permis à la SNH de transférer 174,228 milliards de F.CFA au Trésor Public, après déduction des charges, et de payer 25,267 milliards de F.CFA en impôts et taxes.

Controverse sur le rachat des actions de Savannah Energy

Le rapport du Commissaire aux Comptes a également mis en lumière une transaction notable : le rachat par la SNH de 10% des actions de la société Savannah Energy dans le capital de COTCO S.A., conclue le 19 avril 2023 pour un montant de 26,8 milliards de F.CFA. Cependant, le Conseil a relevé que cette transaction n’a pas été approuvée par le Président de la République ni par le Conseil d’Administration, soulevant ainsi des questions de conformité et de gouvernance.

Face à ces révélations, revele le communiqué final, le Conseil a décidé de suspendre l’adoption des états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2023 et de revoir les comptes pour expurger toute mention de la transaction controversée. De plus, le Conseil a procédé à la nomination de nouveaux responsables à la SNH et au renouvellement des mandats du Commissaire aux Comptes et des membres de la Commission Interne de Passation des Marchés. Le noms des repinsables nouvellement nommés nont’pas été communiqués. 

La réunion extraordinaire du Conseil d’Administration de la SNH souligne l’importance de la transparence et de la rigueur dans la gestion des ressources naturelles du Cameroun. Avec une production d’hydrocarbures en hausse et des finances solides, la SNH reste un pilier de l’économie nationale, malgré les défis de gouvernance auxquels elle doit faire face.

Reforme: La nouvelle Société Nationale d’Investissement à l’épreuve de la gouvernance

0

La Société nationale d’investissement (SNI) telle qu’on la connaissait jusqu’ici va disparaître. Grâce à un décret du président de la République rendu public le 10 juillet 2024, elle devient une société à capital public avec l’Etat comme unique actionnaire, et ses missions, ainsi que son capital social ont été réaménagés, passant d’une trentaine de milliards de FCFA à 200 milliards. Cette nouvelle entité hérite également des actifs et des missions de la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic, du Bureau de mise à niveau des entreprises et de la Commission technique de privatisation et de liquidation des entreprises du secteur public et parapublic. En outre, la nouvelle SNI sera désormais soumise à la réglementation de l’acte uniforme Ohada, relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique.

Bras Séculier de l’Etat en matière d’investissements

Depuis ce réaménagement, certains observateurs avertis de la sphère économique locale sont dithyrambiques. C’est notamment le cas de Geoffray Desire Mbock, président du Conseil d’administration de la SNI qui croit savoir que le président de la République, à travers son décret, a fait de de la société dont il préside le conseil d’administration, la cheville ouvrière de l’économie nationale. «En signant les décrets que vous évoquez, par les nouvelles missions qu’ils lui assignent, par la variété de sources de financement auxquelles ils lui donnent accès, le président de la République a en réalité, procédé à la refondation de la SNI, c’est-à-dire, à la création d’un nouvelle entité, afin que cette dernière redevienne le bras séculier de l’Etat en matière d’investissements productifs, dans les domaines aussi variés que l’industrie, l’agriculture, les mines, la finance, le commerce et les services. En conclusion, avec ces décrets, la nouvelle SNI devrait, dans le domaine des investissements productifs, devenir la cheville ouvrière de la restructuration en profondeur de l’économie camerounaise telle que prévue par la stratégie nationale de développement SND30

Daniel Claude Abate, président Exécutif des entreprises du Cameroun (Mecam) partage également cette analyse. Pour cet homme d’affaires, l’ancienne SNI n’avait plus les coudées franches pour jouer le rôle auquel elle a toujours été prédestinée. «L’ancienne SNI était d’abord limitée dans ses missions. Au vu des évolutions dans le secteur économique et financier, elle était complètement dépassée par les évolutions, il fallait donc la réformer. Elle n’avait pas l’autorisation de mener des opérations sur le marché boursier, ou de gérer des actifs publics ou privés. Elle faisait certes des prises de participation à titre personnel, mais aujourd’hui on est beaucoup plus précis. La SNI peut intervenir en bourse, elle peut gérer des actifs au profit des démembrements de l’Etat et des organismes publics. Elle est donc un peu aujourd’hui comme le véritable bras d’investissement des pouvoirs publics», pense-t-il.

 Même son de cloche pour Viviane Ondoa Biwele, experte en politique publique qui s’étonne même que l’Agence de promotion des investissements (API) n’ait pas été reversée à la SNI. «Avant la réforme actuelle, les activités de la SNI ont été émiettées dans plusieurs domaines. On peut comprendre pourquoi l’Etat dans son souci de rationalisation redevient employeur. Il y a une sorte de réorganisation qui donne à la SNI, la responsabilité non seulement de la création, et du suivi, mais éventuellement de la privatisation. Puisque désormais, c’est elle qui va décider de ce qui reste dans le portefeuille de l’Etat et ce qui va partir. Pour résumer en un mot, la SNI va gérer la politique actionnariale de l’Etat. On aurait pu s’attendre également que l’Agence de promotion des investissements soit reversée à la SNI», indique-t-elle.

Comment faire réussir la réforme présidentielle

L’analyste économique et ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale Emmanuel Noubissie Ngankam est beaucoup moins enthousiaste, même s’il milite depuis des années pour que la société nationale d’investissement soit transformée en un fonds souverain d’investissement. Les réaménagements opérés par le président de la République répondent certes aux recommandations qu’il a formulées dans une tribune publiée dans le journal Le Jour il y a deux ans, toutefois, il subsiste un léger goût d’inachevé. «Je suis persuadé que l’ouverture du capital de la SNI à des investisseurs privés aurait eu une plus-value. Une Société d’économie mixte dans laquelle le secteur privé serait actionnaire majoritaire aurait été un signal fort dans l’optique de l’attrait de l’investissement privé dont le Cameroun a tant besoin. La présence d’un représentant du patronat au sein du Conseil d’Administration comme le prévoit le décret est une bonne chose, mais l’ouverture du capital aurait été mieux», a-t-il confié à nos confrères de l’Economie.

Cependant, il est convaincu que l’Etat peut encore se rattraper en choisissant pour la nouvelle SNI, des dirigeants compétents, capables de concrétiser les nouveaux espoirs placés en elle. «La nouvelle entité devrait être dirigée par une équipe constituée d’hommes et de femmes hautement compétents, ayant le sens de l’intérêt général, porteurs de valeurs éthiques et morales irréprochables et capable d’indépendance notamment vis-à-vis des considérations politiques. Une bonne expérience du secteur privé serait un atout indéniable. Le choix de ces hommes et de ces femmes sera un indicateur de la volonté de l’Etat de sortir du schéma classique de désignation des dirigeants des entreprises publiques. Le succès de la réforme en dépend», peut-on lire dans les colonnes du même journal.

Il y a 3 ans, en évoquant la SNI dans un article scientifique paru dans Le Jour, Emmanuel Noubissie Ngankam, posait déjà comme condition préalable à un retour de l’efficience et de l’efficacité au sein de cette institution, la migration vers une économie beaucoup plus inclusive. Cela suppose, expliquait-il, la création de marchés inclusifs, la mise en œuvre d’une politique de champions nationaux, qui pourrait contribuer à attirer les investisseurs, tout en confiant à des hommes intègres et compétents la gestion de certains pans de l’économie nationale. «Dans un environnement débarrassé des ogres de la puissance publique, l’Etat reprendrait la place qui est la sienne notamment par le biais de la SNI qui serait un des principaux leviers de la mobilisation et de l’allocation optimale des ressources», a-t-il écrit.

- Publicité -
Google search engine