vendredi, avril 10, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 177

ODD : bilan et recommandations pour l’Afrique

0

Réduire la pauvreté ou éradiquer la faim, l’un des principaux objectifs des ODD à l’horizon 2030 restent difficiles à atteindre par le continent africain. Les progrès sont menacés par les crises, selon un rapport réalisé conjointement par plusieurs institutions africaines. Il s’agit notamment de la BAD, de la CEA, du PNUD et de l’Union africaine.

D’après ce rapport, la mobilisation des ressources nationales en Afrique reste inférieure aux moyennes mondiales Les recettes fiscales moyennes en pourcentage du PIB dans les pays s’élèvent à 16 %, contre 34 % dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques.  Autre fait relayé, l’aide publique au développement (APD) à l’Afrique n’atteint pas l’objectif de 0,7 du revenu national brut.  En 2023, cette aide a augmenté de 2 % en termes réels par rapport à 2022. Toutefois, “le total de l’APD représente 0,37 % du RNB combiné des donateurs du Comité d’aide au développement (CAD) pour la deuxième année consécutive, ce qui est inférieur à l’objectif de longue date des Nations Unies de 0,7 % du RNB pour l’APD. Seuls cinq membres du CAD ont atteint ou dépassé cet objectif en 2021”, commente le rapport qui recommande une augmentation de l’APD. Cette hausse serait nécessaire pour combler le déficit croissant de financement des ODD en Afrique, estimé à 1300 milliards de dollars par an, soit 784000 milliards de FCFA.

 Globalement, le rapport fait diverses recommandations pour accélérer la réalisation des ODD et de l’Agenda 2063.  L’une des recommandations est que l’Afrique devrait plaider en faveur d’un accès accru au financement concessionnel du développement dans le cadre des réformes de l’architecture financière internationale.  Le continent devrait aussi faire des analyses pour éviter les vulnérabilités de la dette et  maintenir le financement des services sociaux essentiels (santé, éducation, protection sociale). Il est également proposé de mettre en œuvre des réformes économiques et institutionnelles pour améliorer l’efficacité et l’utilisation optimale des ressources en donnant la priorité aux investissements dans le capital physique et humain. Le rapport encourage également l’accélération de la mise en  œuvre de la ZLECAf.

JO 2024: Sarah Hanffou offre au Cameroun sa première victoire

0

L’aventure commence bien pour la Cameroon Olympic team à Paris. Première à descendre dans l’arène, la doyenne du groupe a donné le bon ton: une victoire. La Lionne indomptable du tennis de table a laminé la Guyanaise Chelsea Edghill. Une entrée réussie pour celle qui participe pour la 3ème et dernière fois aux JO et qui entend enfin monter au podium.

Par cette victoire, Sarah Nana Hanffou se qualifie pour les quarts de finale. Ce sera demain. Son adversaire n’est pas encore connu.

Arrestation de Junior G32 : Kamto interpelle Paul Biya (communiqué)

0
Paul Biya- Maurice Kamto www.newsducamer.com
Paul Biya - Maurice Kamto www.newsducamer.com

J’ai appris avec une grande tristesse l’enlèvement d’un jeune compatriote, dénommé Junior NGOMBÈ dit « JUNIOR G32 », par des éléments des forces de sécurité le mardi 24 juillet 2024 à Douala, et sa déportation vers Yaoundé. Ce jeune citoyen républicain s’est distingué par son engagement pour le changement par les urnes et dans la paix, qui passe par des inscriptions massives de tous les jeunes âgés de 20 ans et plus sur les listes électorales d’ELECAM. Par son propos pédagogique et persuasif, JUNIOR G32 a sans doute fini par irriter ceux qui, au sein de l’appareil de l’État, ont ourdi et assument avec arrogance un complot contre la liberté et la démocratie au Cameroun.

J’en appelle solennellement au Président de la République, afin qu’il ordonne la libération immédiate de ce jeune compatriote qui par ses actions citoyennes, responsables et pacifiques incarne la jeunesse consciente et porteuse d’espoir ; celle qui, loin de la distraction et des histoires d’alcôve, questionne son avenir et celui de notre nation.

Monsieur le Président de la République, il y a urgence à arrêter cette dérive rampante qui n’annonce rien de bon pour notre pays à la veille d’une élection présidentielle cruciale. C’est le lieu de demander également que soient interpelés et jugés les auteurs de ces actes dignes des pires États de non droit, qui utilisent l’appareil de l’État pour terroriser les populations pour des ambitions politiques qu’ils n’ont le courage d’assumer ni dans leur parti politique ni devant les Camerounais.

Il y a urgence à mettre fin à un tel égarement de certains services, car le rapt de Junior NGOMBÈ intervient après celui d’un autre compatriote, Steeve AKAM dit « RAMON COTTA », extradé dans des conditions illégales et inhumaines du Gabon, et que le MRC continue de condamner vivement.

Yaoundé, le 26 juillet 2024,
Maurice KAMTO,
Président National du MRC

Siarc 2024 : vers la redynamisation de l’artisanat camerounais

0

Avec un peu plus de 600 stands et 10 000 visiteurs attendus, le Siarc est une « importante vitrine de l’artisanat en Afrique », a déclaré Serges Gnaniodem Poda, président en exercice du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’Artisanat Africain (Codepa). C’était le 23 juillet dernier, à l’occasion de l’ouverture officielle du Siarc 2024, présidé par le chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.

Le Siarc 2024 se veut d’abord être un véritable salon de professionnels et le lieu incontesté de la promotion de l’artisanat africain. Il entend donner de la visibilité au potentiel artisanal local et présenter le numérique comme facteur de développement de l’artisanat en proposant des solutions opérationnelles et innovantes adaptées aux problématiques du secteur pour accroitre sa contribution à l’économie nationale ce à travers les ateliers inscrits au programme de la foire. Au-delà de la réalisation des affaires, spécifiquement, il est question de présenter les enjeux du numérique pour le secteur de l’artisanat. Notamment proposer les voies et moyens d’accessibilité du numérique à tous les artisans et sensibiliser ces derniers sur l’impact de la digitalisation dans la modernisation de tous les maillons des différentes chaines de valeur artisanale. Placé sous le thème : « le numérique comme facteur de développement durable du secteur de l’artisana et de l’inclusion globale des artisans », Achille Bassilekin, ministre en charge des PME, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, fait observer que « les avancées technologiques rapides et la connectivité accrue ont donné naissance à une nouvelle ère économique où la digitalisation joue un rôle clé dans la croissance économique des nations. Le secteur de l’artisanat, que le gouvernement se propose de rendre compétitif et performant, ne saurait rester en marge de cette dynamique mondiale ».

L’enjeu est la professionnalisation d’un secteur qui fait vivre des millions de personnes sur le continent. Le gouvernement camerounais a initié de nombreuses infrastructures pour les artisans. Le Centre international de l’artisanat de Yaoundé, une référence internationale, accueille artisans nationaux et étrangers pour exposer leurs créations. Chaque région du Cameroun possède désormais un village artisanal régional. De plus, des villages artisanaux spéciaux ont été construits, comme à Foumban pour valoriser le patrimoine bamoun, et à Mbalmayo, spécialisée dans la transformation du bambou et du rotin. Ces infrastructures soutiennent et encadrent les artisans pour améliorer leurs produits.

 Pour encadrer les artisans, des centres artisanaux ont été équipés en informatique et sont en cours de raccordement, apprend-on. Selon le Minpmeesa, des formations à l’informatique ont débuté, avec un partenariat en cours avec l’Institut africain d’informatique (IAI). L’objectif est de former les artisans aux opportunités et à la maîtrise du digital. Lors du point de presse en prélude au Siarc 2024, il avait aussi indiqué que la digitalisation de l’artisanat a permis de créer des plateformes de vente en ligne et une galerie virtuelle au Centre international de l’artisanat de Yaoundé. En plus, une plateforme d’enrôlement et une carte biométrique confessionnelle ont été développées pour faciliter l’accès au crédit, à la sécurité sociale et à la couverture santé universelle.

JOSEPH DION NGUTE, Premier ministre

« La dynamique est définitivement en marche pour un artisanat compétitif et performant »

Les rencontres de cette envergure offrent des occasions inestimables de se retrouver, de discuter des questions relatives à notre objectif commun, de partager nos défis mutuels et de planifier l’avenir. Le Salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc) se veut le reflet de la diversité qu’offre ce secteur spécifique, aussi bien localement que dans les autres pays africains participants. Le thème de cette édition : « le numérique comme facteur de développement durable de l’artisanat et d’inclusion globale des artisans », donnera l’occasion aux acteurs de s’informer sur les opportunités de faire du numérique l’un des piliers de la vulgarisation de leurs activités et de leurs produits au niveau national et international et d’en faire un mécanisme de réponse approprié aux problèmes de commercialisation auxquels le secteur artisanal est confronté. Il convient de souligner qu’en marge des trois composantes majeures qui animent traditionnellement Le Siarc, à savoir les composantes sur l’organisation des journées culturelles régionales, en vue de favoriser la cohésion sociale, le vivre ensemble et l’unité nationale, en même temps que seront conduites des activités de sensibilisation des artisans et des organisations professionnelles d’artisans sur les questions de formalisation et de migration du secteur informel vers le secteur formel. Nous devons rester confiant et croire plus que par le passé à notre potentiel. Au regard du chemin parcouru et des perspectives, nous sommes en droit de penser que la dynamique est définitivement en marche pour un artisanat compétitif et performant, appelé à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des acteurs, ainsi qu’au développement économique, social et culturel de nos pays respectifs. ».

SERGE GNANIODEM PODA, ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes entreprises du Burkina

« Partager avec vous des trésors du riche patrimoine culturel burkinabé »

Nous sommes présents ici dans le cadre de la 8e édition du Siarc, pour venir représenter le Burkina Faso à cette exposition importante de l’artisanat en Afrique. Les plus hautes autorités de mon pays ont instruit qu’une délégation que je conduis, composée d’une quinzaine d’artisans et de responsables de mon département, prenne part activement à cette édition du Siarc. Ce salon offre donc aux artisans du Burkina Faso une occasion de partager avec vous des trésors du riche patrimoine culturel burkinabé, tel que le pagne tissé par des artisans burkinabés appelé le Faso Dan Fani (tissu traditionnel, qui signifie littéralement « pagne tissé de la patrie » en langue dioula, et symbole de la révolution sous Thomas Sankara Ndlr) et aussi le chapeau de saponé (Un chapeau traditionnel en paille tressée et décoré de cuir Ndlr) et les sculptures sur bronze. Nos artisans sont également venus pour s’enrichir du savoir-faire de leurs pairs du Cameroun et des pays frères présents à ce Salon. »

Paris 2024: l’AFD et la CUD s’unissent pour faire vivre les Jeux Olympiques aux Doualais

0
photo de famille AFD et CUD

La fièvre olympique s’empare de la capitale économique camerounaise ! À l’occasion des Jeux de Paris 2024, l’Agence française de développement (AFD) et la Communauté Urbaine de Douala (CUD) ont choisi de faire vivre cet événement sportif mondial au plus grand nombre. C’est ainsi que le parc de loisirs de Kondi, fruit d’un partenariat franco-camerounais et symbole d’un renouveau urbain. Ce parc situé au carrefour cité des palmiers, dans le 5ème arrondissement de Douala sera le théâtre ce 26 juillet, dès 17 h de la projection géante de la cérémonie d’ouverture. Ce vendredi, un échange sur le thème : « sport vecteur de développement » et une mini exposition sont au programme de cette initiative conjointe.

Cette arène réalisée dans le cadre du projet de drainage pluvial, offre aux habitants de Douala « un espace de détente et de loisirs avec des équipements de sport et de jeux pour tous », a indiqué l’AFD dans son communiqué de presse. Pour les jeux Olympiques des projections gratuites seront organisés du 26 Juillet au 11 août dans 2 des parcs de loisirs du projet, soit le parc de Kondi situé au Carrefour cité des palmiers, et le parc Source Mbappe situé près du stade Marion de la cité-sic.

Anafi 1.8.2

Le projet de drainage pluvial de Douala se transforme en fan zone pour les JO de Paris

Au-delà de ce rendez-vous, cette initiative s’inscrit dans un projet plus vaste d’aménagement urbain. Notamment avec le projet de drainage pluvial de Douala, qui a permis la création de nombreux parcs de loisirs, visant à améliorer les conditions de vie des populations et à favoriser le développement local. « L’ensemble étant confié à la gestion de la communauté urbaine de Douala, permettant ainsi à la collectivité de diversifier ses sources de revenus et de créer des emplois au sein des parcs de loisirs. », rapporte cette organisation qui met en œuvre la politique de la France en matière de développement et de solidarité internationale, à travers ses activités de financement du secteur public. Ces espaces verts, équipés de terrains multisports, de salles de sport et d’aires de jeux pour enfants, sont autant d’opportunités pour pratiquer une activité physique.

Le projet de drainage pluvial de la ville de Douala, cadre de cette initiative, est un vaste programme d’assainissement et d’aménagement urbain qui a transformé plusieurs quartiers jouxtant les canaux. Le projet a été financé à hauteur de 109 milliards FCFA (166,56 millions d’Euros) dont 73,46 milliards FCFA (112 millions d’Euros) sous la forme d’un prêt de la France via l’AFD, rétrocédés par l’Etat à la CUD et d’une subvention C2D de 11,81 milliards de FCFA (18 millions d’Euros) et un financement de l’Etat du Cameroun de 23,98 milliards FCFA (36,56 millions d’Euros).

Jeux olympiques : Qui sont les 6 Lions indomptables de Paris 2024 ?

0

La 33ème édition des Jeux olympiques 2024 s’ouvrent officiellement ce 26 juillet 2024. Mais déjà, certaines disciplines se sont déjà lancées deux jours avant. Notamment les sports collectifs. Le Cameroun, absent dans ces épreuves, attend encore de voir ses enfants descendre dans les arènes. Ils seront six à défendre les couleurs vert-rouge-jaune, engagés dans quatre disciplines : la natation, le judo, le tennis de table et la course de vitesse. Zoom sur les 6 Lions indomptables qui défileront devant le Premier sportif camerounais, Paul Biya qui fait partie des invités du président français Emmanuel Macron et du président du Comité international olympique.

Emmanuel Esseme, sprinteur/100m


C’est à n’en point douter l’un des meilleurs sprinteurs du continent africain de l’heure ; mais Emmanuel Esseme n’a pas encore conquis le monde. Même s’il s’est déjà illustré à la Diamond league et à d’autres compétitions de renom à travers le monde, le chemin est encore long pour le Camerounais qui aspire à aller le plus loin possible à Paris 2024. Le sociétaire du Club sportif Bourgoin-Jalieu athlétisme qui court désormais en deçà de dix secondes (9’’96). Performance réussie le 2 juillet dernier au meeting de La Chaux-de-Fonds en Suisse. Une bouffée d’oxygène pour celui que d’aucuns appellent déjà le Usain Bolt camerounais. Et lui, y croit. L’homme est attendu sur les starting blocks le 4 août prochain. En l’absence de feu-follets comme Usain Bolt ou encore Asafa Powell, l’homme y croit.

Richelle Soppi Mbella, judokate/78kg


Pour sa première participation aux Jeux olympiques, Richelle Soppi Mbella entend imprimer ses marques. Ramener une médaille est une ambition que la judokate nourrit. « Mes attentes, c’est de faire la meilleure performance qui soit et être championne olympique, pourquoi pas », a-t-elle confié en quittant le Cameroun. Soppi Mbella est d’autant plus motivée qu’elle a bénéficié de la confiance des pouvoirs publics qui lui ont confié l’étendard national. Une lourde responsabilité pour une novice, mais qui, du haut de ses 34 ans, tient à saisir une chance qui semble être la première et la dernière pour la plus prestigieuse des compétitions pour tout athlète.

Depuis la saison 2023, la carrière de Richelle Soppi Mbella évolue de façon prometteuse. Cette année-là, l’athlète de 78kg remporte la médaille d’argent aux Championnats d’Afrique de Casablanca. Et cette année, la judokate a arraché la médaille d’or aux 45ème Championnats d’Afrique en Égypte en avril dernier. La même médaille qu’elle a ramenée à l’Open de judo de Marrakech. De quoi rêver à Paris.

Linda Angounou, sprinteuse/400m haies


Linda Angounou, 31 ans, a séduit le public du stade de Japoma en juin courant lors des 23ème championnats d’Afrique d’athlétisme. Devant le public de son pays, l’athlète s’est battu corps et âme pour arracher la médaille de bronze des 400m haies. A défaut de mieux, la sprinteuse a au moins confirmé la position déjà occupée au Meeting international de Sotteville-lès-Rouen en France. La Camerounaise avait franchi la ligne d’arrivée en 3ème position, avec un chrono de 56″23. Une constance pour celle qui avait déjà occupé le même rang aux Jeux africains d’Accra. Du coup, la Lionne entend rugir à Paris. Peut-être pas plus fort mais se faire remarquer positivement.

Sergio Guiché, nageuse/200m papillon


S’il n’est pas certain de ramener une médaille au pays, Sergio Guiché est tout de même arrivé à Paris survolté par ses propres prouesses. Le nageur camerounais s’est qualifié en battant son propre record, avec un chrono de 2’04’’20’’’. C’était au Championnat du monde de natation à Doha au Qatar. Et pour sa première participation aux JO, le nageur veut travailler à se surpasser et être présent sur le podium.

Grâce Mabe Nguelo, nageuse/50m nage libre


« Je souhaite représenter valablement mon pays aux Jeux olympiques de Paris », avait déclaré Grâce Nguelo à la clôture du championnat national de natation. La jeune nageuse venait d’être sacrée championne du Cameroun de la discipline. Et était déjà qualifiée pour les Jeux olympiques. Pour son baptême de feu, la nageuse engagée dans le 50m nage libre, entend valablement représenter le Cameroun. Même si l’épreuve est généralement nt une affaire d’Européens, plus aguerris.

Sarah Nana Hanffou, pongiste

Sarah Hanffou est la doyenne du groupe des Camerounais engagés aux JO 2024. A^gée de 37 ans, la pongiste est également celle qui connaît mieux cette compétition. Sarah Hanffou en est à sa 3ème participation aux Jeux olympiques. Mais la chance ne lui a jamais souri. Pour autant, l’athlète ne s’est jamais découragée, hantée qu’elle était, de terminer un jour sur le podium. C’est la dernière chance de l’athlète qui a aujourd’hui 37 ans. Celle qui accuse d’énormes difficultés à la préparation de ces jeux, compte bien se battre comme une lionne pour venger ses peines et boucler positivement sa carrière internationale.

L’avenir se fera désormais avec son métier d’avocat qu’elle exerce en France. Elle trouvera un peu plus de temps pour cela car le tennis de table professionnel a jusqu’ici partagé en partie son temps.

Banque mondiale-Cameroun : un nouveau financement de1200 millards de francs CFA

0

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé le 23 juillet 2024 l’adoption d’un nouveau cadre de partenariat avec le Cameroun, qui s’articule autour de deux objectifs de haut niveau — des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, et des institutions de prestation de services plus efficaces et plus inclusives —, tout en accordant une attention particulière aux enjeux du climat et de la fragilité.

Le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’apporter plus de 1 200 milliards de francs CFA (environ 2 milliards de dollars) de financements au cours de la période couverte par le CPF, qui viendront s’ajouter aux 2 500 milliards de francs CFA (environ 4,2 milliards de dollars) d’engagements en cours. Ce nouveau CPF couvre les exercices 2025 à 2029. Il vise à soutenir la réalisation de la Vision 2035 portée par le Cameroun, qui ambitionne de devenir « un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité », et pose les bases d’une transformation économique qui profite à tous les citoyens.

« Nous reconnaissons le rôle de premier plan joué par le Cameroun en tant que promoteur de la stabilité et moteur économique de la région. L’un des axes principaux de notre collaboration est de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes, permettant ainsi d’améliorer les conditions de vie de la population camerounaise dans son ensemble et de préserver la cohésion sociale », explique Cheick F. Kanté, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun.

Ce cadre de partenariat témoigne de la collaboration solide et croissante entre le Cameroun et les institutions du Groupe de la Banque mondiale : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, la Société financière internationale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements.

« Le secteur privé est appelé à jouer un rôle clé dans l’expansion des solutions d’énergie renouvelable, l’amélioration de la productivité agricole, la réduction du déficit d’infrastructures et l’augmentation des financements pour les micro, petites et moyennes entreprises au Cameroun, ajoute Dahlia Khalifa, directrice régionale d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest anglophone et centrale. Aujourd’hui plus que jamais, IFC est déterminée à aider le secteur privé camerounais à réaliser pleinement son potentiel et à tirer ainsi la croissance économique du pays. »

Le CPF souligne la nécessité de renforcer la résilience climatique du Cameroun et d’intensifier les efforts contre les causes de la fragilité. Il vise à améliorer la connectivité des principaux corridors de transport, qui jouent un rôle crucial pour accroître la productivité et améliorer la prestation des services publics. Tous les objectifs du CPF mettront également l’accent sur la promotion de l’égalité des sexes.

« Au cours de la période couverte par le CPF, le Groupe de la Banque mondiale s’appuiera sur son expérience dans la mobilisation de financements privés et d’investissements directs étrangers dans divers secteurs, afin de soutenir un développement inclusif et résilient au Cameroun. Ces efforts seront consolidés par une collaboration soutenue entre la Banque mondiale, IFC et la MIGA dans le développement conjoint des activités, notamment dans le cadre du déploiement de la plateforme de garanties du Groupe de la Banque mondiale, placée sous l’égide de la MIGA », déclare Şebnem Erol Madan, directrice Analyses économiques et durabilité de la MIGA.

Le nouveau CPF est en phase avec l’approche stratégique du Groupe de la Banque mondiale visant à obtenir un impact et des résultats à grande échelle, à relever les défis mondiaux et à mobiliser des capitaux privés. Sa préparation a donné lieu à des consultations avec les principales parties prenantes : pouvoirs publics, secteur privé, société civile, groupes de réflexion, universités et autres partenaires de développement.

Fonds en désherence: le DG de la caisse de dépôts ne transige pas

0

Richard Evina Obam convoque la légalité du processus de transfert des fonds tandis que  la Cobac demandait aux banques de suspendre cette opération pour défaut de réglementation et risque de déséquilibre du système financier.

Le  11 juillet dernier, le  secrétaire général de la Commission Bancaire d’Afrique Centrale (Cobac) donnait une injonction aux associations des établissements de micro finance et des banques  du Cameroun.  Marcel Ondele demandait à ces derniers de suspendre temporairement le transfert des avoirs en déshérence à la Caisse des dépôts. Car, selon lui, il n’existe pas de cadre réglementaire communautaire qui définit les modalités de ces transferts. 

 Quelques jours après cette  déclaration, le Directeur Général de la Caisse de dépôts et Consignations apporte des clarifications à la Cobac. Richard Evina Obam indique que le cadre réglementaire au sein de la sous- région ne constitue en rien un obstacle à la démarche de l’Etat du Cameroun visant à récupérer les fonds en déshérence dans les banques. En l’absence d’un cadre règlementaire communautaire, les États membres souverains sont libres d’appliquer leurs législations et réglementation nationales que la COBAC est tenue de les faire respecter par les établissements de crédit, en application de l’article 1er de l’annexe à la convention portant création d’une Commission Bancaire de l’Afrique Centrale.”, explique t-il dans une sortie médiatique.

 L’autre argument avancé par la Cobac auprès des banques, est le fait que le transfert des fonds vers la caisse de dépôts  pourrait  affecter le système financier. Marcel Ondele indiquait qu’il faudrait alors attendre que des lois soient élaborées pour « préserver la stabilité financière dans la Cemac, de maîtriser les risques opérationnels liés à la conservation et la gestion de ces valeurs, ainsi que les risques de contentieux entre les institutions nationales, les institutions financières et les titulaires de ces avoirs ou leurs ayants droit ». Pour Richard Evina Obam,  il n’y a aucun risque systémique. Car, les autorités camerounaises ont  selon lui pris des mesures appropriées pour garantir la stabilité du secteur bancaire.  “Déjà, le décret du Premier Ministre a permis aux établissements de crédit et de microfinance d’obtenir des modalités particulières en cas de fragilité financière ou de risques d’exposition au non-respect de certains ratios. Les modalités en question prennent en compte les défis opérationnels des transferts, tout en permettant aux banques d’ouvrir un compte CDEC dans leurs livres. Ainsi, les fonds transférés ne génèrent aucun mouvement de trésorerie défavorable pour la banque. Un échéancier de transfert des fonds et/ou valeurs spécifiques aux établissements de crédit ou de microfinance exposés à des engagements financiers est prévu parmi lesdites modalités” précise t-il.

 D’après le DG de la caisse de dépôts et de consignations, il n’est pas question de reculer. “Le processus de transfert se poursuit conformément à la règlementation en vigueur”, déclare t-il. Il ajoute que la CDEC demeure “disponible pour traiter toute préoccupation potentielle de la Cobac”.  Le dialogue se poursuivra  aussi avec les banques, rassure t-il.

 ODD : bilan et recommandations pour l’Afrique

0

A quelques années de 2030 fixé  comme échéance pour la réalisation des objectifs pour le développement durable, l’Afrique est à la traîne selon ses institutions spécialisées, qui recommande entre autres de plaider pour un accès accru au financement concessionnel du développement.

  Réduire la pauvreté ou éradiquer la faim, l’un des principaux objectifs des ODD à l’horizon 2030 restent difficiles à atteindre par le continent africain. Les progrès sont menacés par les crises, selon un rapport réalisé conjointement par plusieurs institutions africaines. Il s’agit notamment de la BAD, de la CEA, du PNUD et de l’Union africaine.

D’après ce rapport, la mobilisation des ressources nationales en Afrique reste inférieure aux moyennes mondiales Les recettes fiscales moyennes en pourcentage du PIB dans les pays s’élèvent à 16 %, contre 34 % dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques.  Autre fait relayé, l’aide publique au développement (APD) à l’Afrique n’atteint pas l’objectif de 0,7 du revenu national brut.  En 2023, cette aide a augmenté de 2 % en termes réels par rapport à 2022. Toutefois, “le total de l’APD représente 0,37 % du RNB combiné des donateurs du Comité d’aide au développement (CAD) pour la deuxième année consécutive, ce qui est inférieur à l’objectif de longue date des Nations Unies de 0,7 % du RNB pour l’APD. Seuls cinq membres du CAD ont atteint ou dépassé cet objectif en 2021”, commente le rapport qui recommande une augmentation de l’APD. Cette hausse serait nécessaire pour combler le déficit croissant de financement des ODD en Afrique, estimé à 1300 milliards de dollars par an, soit 784000 milliards de FCFA.

 Globalement, le rapport fait diverses recommandations pour accélérer la réalisation des ODD et de l’Agenda 2063.  L’une des recommandations est que l’Afrique devrait plaider en faveur d’un accès accru au financement concessionnel du développement dans le cadre des réformes de l’architecture financière internationale.  Le continent devrait aussi faire des analyses pour éviter les vulnérabilités de la dette et  maintenir le financement des services sociaux essentiels (santé, éducation, protection sociale). Il est également proposé de mettre en œuvre des réformes économiques et institutionnelles pour améliorer l’efficacité et l’utilisation optimale des ressources en donnant la priorité aux investissements dans le capital physique et humain. Le rapport encourage également l’accélération de la mise en  œuvre de la ZLECAf.

Gestion des déchets dangereux : la Sonara réitère sa confiance à Bocom international

0

Bocom International est l’entreprise qui a été retenue par la Société nationale de raffinage (Sonara) pour réaliser les prestations contenues dans un appel d’offres national ouvert qu’il a lancé le 4 juin 2024, relatif à l’élimination finale de ses déchets dangereux. C’est du moins ce qu’on peut lire dans une décision rendue publique le 11 juillet 2024 par le directeur général de la Sonara, Bako Harouna. Concrètement, pendant 2 mois, Bocom International aura pour mission: la collecte des déchets industriels dangereux à travers les différents sites de stockage de la Sonara ; le nettoyage de la zone de stockage des déchets industriels dangereux après conditionnement et récupération desdits déchets ; l’enlèvement et le transport des déchets dangereux vers le centre de traitement agréé par l’Administration ; la fourniture d’un certificat de prise en charge de ces déchets dès le transport vers le centre de traitement agréé par l’Administration ; l’élimination finale des déchets industriels dangereux ainsi transportés au centre de traitement sus-évoqué.

Cette entreprise devra également fournir des rapports d’exécution en français et en anglais dans lesquels on retrouvera: le certificat de traitement, les copies des bons d’évacuation des déchets Industriels (Bedi) fournis par la Sonara, dûment signées à la sortie de la Sonara et à l’entrée du centre de traitement, les manifestes de traçabilité des déchets obtenus auprès du Minepded pour chaque voyage, dûment signés à la sortie de la Sonara par la délégation départementale du Minepded pour le Fako et à l’arrivée par la délégation du Minepded territorialement compétente. Ce n’est pas la première fois que Bocom International est sélectionnée dans le cadre d’un appel d’offres relatif à la gestion des déchets dangereux produits par la Sonara.

En 2022, Bocom a même réussit l’exploit de souffler ce marché à Seca, (Services camerounais d’assainissement), une filiale d’Hysacam, l’une des entreprises chargées du ramassage et du traitement des ordures ménagères à travers le pays. «Dans le souci de rester en conformité avec la réglementation nationale et internationale en matière de protection de l’environnement, la Sonara met en place des mesures visant à prévenir le déversement de ces produits dangereux, mais aussi à intervenir en urgence au cas où ceux-ci venaient à se produire. D’où la nécessité d’avoir en permanence sur le site une structure spécialisée, capable de remédier à toute situation d’urgence due à un déversement au sol de ces produits et limiter ainsi les conséquences de la pollution qui pourraient suivre», expliquait la Sonara

Créée en 2002, Bocom International est la toute première entreprise du Groupe Bocom spécialisée dans le tri, la collecte, le transport et l’élimination finale des déchets toxiques et/ou dangereux, la valorisation des boues d’hydrocarbures et l’analyse industrielle. Ces déchets sont collectés et transportés dans le respect des normes internationales en matière d’environnement et de sécurité. Le processus d’enlèvement prévoit l’empaquetage des déchets dans des containers appropriés, et le transport dans des camions adaptés vers le site de Bocom International de Douala, pour recyclage ou valorisation.

- Publicité -
Google search engine