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Ndollè City présente sa stratégie de développement à ses partenaires

Le projet Ndollè City s'affiche désormais comme une pièce maîtresse de la Stratégie nationale de développement SND30. À Yaoundé, le 7 mai 2026, la Journée des partenaires organisée par Impex Trading Sarl a été l'occasion pour ses promoteurs de poser des chiffres sur une ambition nationale, celle de faire du tourisme un moteur de transformation économique structurelle à l'horizon 2035.

Le tourisme mondial se porte bien, et les promoteurs de Ndollè City entendent que le Cameroun en prenne sa part. Devant les partenaires réunis à Yaoundé, Junior Ngosso Abraham, Président Exécutif de World Dream Investment, a d’emblée posé le cadre chiffré. « En 2024, le tourisme et le voyage ont représenté 10 % du produit intérieur brut mondial, soit 11 000 milliards de dollars américains.

Dans ce secteur en progression de 7,5 % par rapport à 2019, avant la pandémie du Covid-19. Cette industrie soutient aujourd’hui plus de 348 millions d’emplois à travers le monde, soit 13,6 millions d’emplois de plus qu’en 2019 », a-t-il rapporté. Et d’ajouter une formule qui a visiblement marqué l’assistance : « 1 dollar sur 10 dépensés dans le monde en 2024 l’a été dans l’industrie touristique. Le tourisme n’est plus uniquement un loisir. Il est devenu une dépense essentielle pour les ménages. »

D’ici 2034, ce secteur devrait représenter 11,4 % du PIB mondial. C’est sur cette trajectoire que le projet Ndollè City prétend positionner le Cameroun.

Un projet adossé à la SND30

La Journée des partenaires, présidée par Mfouapon Alassa, Conseiller technique numéro 1 au ministère du Tourisme et des Loisirs, a réuni investisseurs internationaux, chefs d’entreprises, bailleurs de fonds et médias. La rencontre a permis aux promoteurs de rappeler l’ancrage institutionnel du projet. Ndollè City figure dans la SND30, et le Premier ministre a donné sa caution formelle à cette vision.

L’objectif assigné au ministère du Tourisme est d’atteindre 3,5 millions de touristes par an, avant de porter la destination Cameroun à 8 millions de visiteurs internationaux d’ici 2028. Les promoteurs s’appuient pour cela sur des accords noués depuis plus d’une décennie avec l’Organisation mondiale du tourisme et plusieurs tour-opérateurs, dont un accord de principe pour promouvoir 5 millions de touristes par an vers le Cameroun.

Quatre arguments pour justifier le pari

Pourquoi Ndollè City est-elle devenue stratégique ? Junior Ngosso Abraham a structuré sa réponse en quatre points. L’alignement macroéconomique, d’abord. « En misant sur le programme d’investissement World Dream, sur le projet Ndollè City et sur les projets intégrés, son excellence Monsieur Paul Biya et le chef du gouvernement ont anticipé cette vague de croissance. Ils ont ainsi positionné le Cameroun sur les rails d’un avenir prospère », a-t-il soutenu.

Le potentiel d’emplois, ensuite. Les infrastructures prévues à Sikoum Dibamba devraient générer 2 350 000 emplois directs et indirects. « C’est un héritage que nous laisserons à nos enfants et aux enfants de nos enfants », a affirmé Junior Abraham. L’accélération de la SND30, troisième argument, s’inspire du modèle indien, qui a entrepris de doubler la part du tourisme dans son PIB de 5,22 % à 10 % en dix ans. Enfin, l’impact financier. Le modèle économique du projet repose sur un droit de tirage privilégié estimé à 10,7 milliards de dollars par an, soit 6 500 milliards FCFA.

Un hub sectoriel, pas seulement touristique

Ndollè City se présente comme bien plus qu’une destination de vacances. Transports, agro-industrie, énergie, banque, assurance, télécommunications, formation et services numériques font partie des secteurs ciblés.

PME camerounaises, entreprises sous-régionales et multinationales sont toutes appelées à y trouver des contrats via des mécanismes de partenariat public-privé. « Ndollè City donne au Cameroun un actif intergénérationnel qui va générer des devises, des emplois et des compétences bien au-delà de 2035 », a conclu Junior Ngosso Abraham, avant de lancer à l’assistance : « L’histoire économique du Cameroun continue de s’écrire aujourd’hui et elle s’écrit avec moi. »

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