Depuis l’entrée en vigueur effective, le 1er septembre 2026, du dispositif de contrôle des terminaux mobiles, la Douane camerounaise a déjà bloqué plus de 1 000 téléphones non dédouanés. Depuis avril, 386 000 appareils ont été déclarés et le mécanisme a généré plus de 1,8 milliard de FCFA de recettes pour le Trésor public.
Le compte à rebours est terminé. Après plusieurs mois d’avertissements, les premiers téléphones non dédouanés commencent à perdre leur accès aux réseaux camerounais. En quelques jours seulement, plus de 1 000 appareils ont déjà été bloqués par la Douane.
Depuis le 1er septembre, date d’entrée en vigueur effective de la mesure annoncée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze (Minfi), plus de 1 000 téléphones non dédouanés ont déjà été bloqués par la Douane camerounaise. Selon une source proche du dossier à la Direction générale des Douanes, 386 000 appareils ont été déclarés depuis le 1er avril 2026. Ces premiers chiffres donnent déjà une idée de l’ampleur du dispositif mis en place pour contrôler les terminaux mobiles entrant sur le territoire camerounais.
UNE RÉGULARISATION QUI RAPPORTE GROS AU TRÉSOR PUBLIC
Au-delà du contrôle des appareils, la réforme présente également un enjeu financier important pour l’État. Depuis le 1er avril, le mécanisme a permis de collecter plus de 1,8 milliard de FCFA, contre environ 400 millions de FCFA sur la même période l’année précédente.
Le montant des droits à payer varie selon huit catégories d’appareils. Il va des modèles basiques, soumis à des droits pouvant atteindre 5 000 FCFA, jusqu’aux smartphones haut de gamme dont la valeur peut atteindre 400 000 FCFA. Un téléphone de catégorie 1 paie environ 1 670 FCFA de droits, tandis qu’un terminal de catégorie 8 peut grimper à près de 135 000 FCFA.
Douane camerounaise
L’ALERTE AVANT LE BLOCAGE
Depuis le 1er avril, lorsqu’un téléphone non dédouané se connecte pour la première fois à un réseau local, son utilisateur reçoit un message d’alerte l’informant de sa situation et l’invitant à procéder à sa régularisation auprès d’un bureau des Douanes.
Pour accompagner les usagers, une plateforme dédiée, Dounane MPIE, a été mise en place. En cas de difficulté, les utilisateurs sont également invités à se rapprocher du service des Douanes le plus proche.
La Douane déconseille fortement l’achat de téléphones non déclarés. Pour les personnes qui se retrouvent malgré tout avec un appareil concerné après un achat, la régularisation constitue la principale solution. Les usagers peuvent également demander au vendeur les justificatifs attestant de l’importation régulière du téléphone.
Contrôle des terminaux mobiles
La mesure touche aussi les téléphones activés en groupe sur une même carte SIM après le 1er avril 2026, à condition qu’ils n’aient pas fait l’objet d’une utilisation continue.
UNE OPÉRATION APPELÉE À SE POURSUIVRE
Si plus de 1 000 téléphones ont déjà été bloqués depuis le 1er septembre, les autorités ne donnent pas encore de chiffre définitif sur le nombre d’appareils supplémentaires susceptibles d’être concernés dans les prochaines semaines.
La mesure devrait donc continuer à produire ses effets, notamment auprès des vendeurs de téléphones importés et des consommateurs qui ne se sont pas encore assurés de la conformité de leurs appareils.
Trésor public
Le dispositif de dédouanement des terminaux mobiles vient ainsi de franchir une nouvelle étape. Entre téléphones bloqués, appareils déclarés et recettes supplémentaires pour l’État, les premiers résultats montrent que la réforme est désormais bien entrée dans sa phase opérationnelle. Reste à savoir quelle sera son ampleur dans les prochaines semaines.
Par Yvana TELEZING, stagiaire
Défis Actuels du 07/09/2026







