Port de Douala : la transformation se poursuit

Le programme de rénovation et de modernisation de la plateforme portuaire de Douala-bonabéri a connu un nouvel élan grâce à la mise en service le 28 avril dernier, d’un quai pétrolier.

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Cyrus-Ngoo, le Dg du Port autonome de Douala

La modernisation en marche. Le Port Autonome de Douala (PAD) est engagé depuis quatre années, dans un vaste processus de normalisation de toutes ses activités. Processus qui comporte un vaste programme de rénovation, de modernisation et de développement des infrastructures et des superstructures du combinat portuaire de Douala-Bonabéri. Dans ce chantier dont le but principal vise à arrimer la plateforme portuaire aux standards internationaux du secteur et d’en faire un véritable catalyseur de croissance de l’économie nationale, le PAD a franchi un nouveau cap le 28 avril dernier. A travers la mise en service d’un quai pétrolier d’une valeur de 10,151 milliards de francs CFA. Un projet qui s’imposait en urgence, compte tenu des menaces d’incendie qui pesaient sur les installations provisoires de chargement et de déchargement des produits pétroliers au sein du Port.

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Cyrus Ngo’o à bon port

Depuis l’année 2001 en effet, le Port Autonome de Douala n’avait plus un ouvrage de chargement et de déchargement des produits pétroliers. Deux accidents successifs de navires avaient détruit complètement les ducs-d’Albe d’accostage, des corps morts d’amarrage et la plateforme de déchargement tanker. Les décombres et les épaves de cette installation névralgique pour la chaîne de distribution des produits pétroliers au Cameroun et les pays de l’hinterland (Tchad, RCA) gisaient au fond du lit du fleuve Wouri, et constituaient des entraves à la navigation dans la zone concernée. Pour la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers du triangle national, le quai n°1 du port conventionnel avait été aménagé en urgence, pour l’accueil provisoire des navires pétroliers. Il y a été construit, une nappe de tuyauteries provisoire. Mais, cette installation palliative n’était pas sans risques. Le port était exposé à un accident d’incendie voire d’explosion liée à la nature même des opérations de déchargement des tankers. Face à cette situation, il était devenu très urgent de reconstruire un nouveau poste pétrolier, afin de préserver les installations du quai n°1 en particulier et de tout le port conventionnel en général, des menaces d’incendie et d’explosion. C’est alors qu’à partir de l’année 2017, le directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o a placé la reconstruction de cet ouvrage névralgique parmi les priorités dans la stratégie de rénovation, de modernisation et de développement de la plateforme portuaire. En réalité, il ne s’agit que d’un pas de plus vers la transformation structurelle du Port. L’ambitieux programme de rénovation et de modernisation du PAD ayant porté sur plusieurs autres chantiers comme la création de régies déléguées ou par la nationalisation des services portuaires jadis privatisés. La mise en service le 2 janvier 2020 de la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC) du PAD illustre le processus d’autonomisation amorcé le 06 décembre 2019. Il y a aussi la Régie Déléguée de Dragage (RDD), dont les activités ont démarré le 27 août 2020. Tout comme la Régie Déléguée de Remorquage (RDR), créée le 22 décembre 2020, pour se détacher du français Boluda. Pour ce qui est du lamanage portuaire, c’est l’opérateur national Fako Shipping and Transport Company qui s’en charge officiellement depuis la date du 30 décembre 2020 à travers l’entreprise Douala Mooring Company S.A. Toujours au titre des actions à mener dans le cadre de la rénovation et la modernisation du PAD, la direction générale conjugue ses efforts dans l’acquisition de matériels modernes de remorquage des navires, la progression dans l’installation d’un système de gestion automatique et moderne du fret portuaire, l’achat de nouveaux patrouilleurs rapides, des radars, des caméras de surveillance pour la sécurité des navires. L’on peut désormais déjà compter sur l’opérationnalité d’un système d’information portuaire, sur l’existence et le recours à un nouveau logiciel de facturation à la RTC etc.
Par Arthur Wandji

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