Les producteurs ont été formés à l’obtention des semences saines, la conduite globale de la culture, du sol à la récolte et les bonnes pratiques phytosanitaires pour préserver l’environnement et la santé des consommateurs.
D’après les experts du Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Adamaoua, la quasi-totalité des producteurs de la pomme de terre locaux, surtout ceux de la Vina mettent un accent particulier sur des semences prélevées de leurs récoltes précédentes ou celles récoltées par d’autres producteurs. Des pratiques à l’origine de la transmission des maladies et de la sous-production de la pomme de terre dans cette partie du pays.
Depuis quelques jours, les producteurs de la pomme de terre à Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua sont désormais outillés à une nouvelle technique en vue de multiplier leur production. Une culture qui concoure à la satisfaction de la demande en produits alimentaires sur les marchés nationaux et internationaux.
En effet, le Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation a vulgarisé une nouvelle technique de pointe pour multiplier des semences de première génération. Cette technique innovante transmise directement aux acteurs, va leur permettre de produire à partir de boutures apicales racinées afin de générer des semences de qualité supérieure, exemptes de maladies et accroitre significativement leurs rendements.
Les producteurs de la pomme de terre ont appris des techniques sur le prélèvement délicat des boutures apicales sur les plants mères logés dans des bacs de germination, avant leur repiquage dans des alvéoles remplies d’un substrat préalablement stérilisé. Des experts de l’IRAD (Institut de recherche agricole pour le développement) et des partenaires de du Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Adamaoua vont accompagner les producteurs sur le terrain.







