lundi, avril 6, 2026
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Coffee time : Douala accueille un forum pour faciliter le financement des PME 

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L’évènement prévu le 25 mars prochain mettra en relation les PME et les responsables des institutions financières avec la possibilité de décrocher des crédits bancaires.

 La cinquième édition du Coffee Time est annoncée pour le 25 Mars 2026 dans la ville de Douala. Placé sous le haut patronage du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, l’évènement abordera une question cruciale pour les PME camerounaises, l’accès au financement. Il intervient dans un contexte où le financement est considéré par le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) comme le principal frein au développement des PME.

 Cette rencontre de Douala mettra autour de la table les promoteurs de PME et les acteurs du système financier suivant le thème « Construire des passerelles efficaces entre l’État et les banques locales pour une croissance inclusive et durable ».  Ce sera un cadre d’échange, de partage, de mise en relation et d’information des PME avec les acteurs bancaires et institutionnels.  « Le Coffee Time offre aux PME l’opportunité de rencontrer d’autres acteurs du monde des affaires, favorisant le réseautage et la création de de partenariats stratégiques durables », renseignent les organisateurs.

 C’est aussi un moment d’éducation financière pour les PME afin de renforcer les connaissances et compétences de leurs dirigeants en matière de gestion financière. Il est question de favoriser entre autres, la compréhension des concepts financiers ; l’optimisation de la gestion des ressources ; l’amélioration de la rentabilité et la réduction des risques financiers.  Cette approche devrait aussi avoir un impact sur les ODD notamment l’ODD 1 qui vise l’élimination de la pauvreté à l’horizon 2030.

Sont attendus, les dirigeants de PME à la recherche des solutions de financement et d’accompagnement pour développer leurs activités ; des responsables de projets en quête de financement et d’expertise pour concrétiser leurs initiatives mais aussi des porteurs d’idées de projets innovants cherchant orientation et accompagnement. Koffee Time leur permettra d’avoir accès à l’information pertinente à travers un réseau constitué entre 6 et 13 établissements bancaires partenaires Des données portant entre autres sur les tendances du marché, marché, les meilleures pratiques et les opportunités émergentes seront partagées.

Porté par le cabinet Advice/ ydaict, Coffee Time est déployé dans six villes du pays avec un impact sur plus de 12000 entreprises par an. Les organisateurs revendiquent déjà un taux  d’amélioration de l’accès au crédit bancaire de 40% pour les PME camerounaises ayant participé à ce concept.

Réaction

Steve BIME, promoteur de Cofee Time

« Nous voulons combiner l’accès à l’information bancaire et aux questionnements du promoteur de PME »

« Mon expérience professionnelle cumulée à mon parcours entrepreneurial m’ont permis de faire le parallèle entre la position confortable du banquier et la démarche tâtonnante du porteur de projet dans sa quête de financement. Comme Diogène de Sinope, l’entrepreneur est parfois abandonné à sa propre réalité, errant à la recherche d’une clientèle et d’informations adéquates face aux défis quotidiens, notamment la question du financement. Face à cet antagonisme, s’est établie la nécessité de combiner l’accès à l’information bancaire et aux questionnements du promoteur de PME. Ce constat nous a amenés à établir un fil d’Ariane facilitant l’interaction entre la banque et son client via des séances d’échanges conviviales baptisées Coffee Time.  Les présentations d’experts bancaires et financiers constituent le cœur de l’événement. Ces sessions permettent aux PME d’accéder directement aux informations stratégiques et aux conseils pratiques des professionnels du secteur financier. »

Assurance :  3 compagnies camerounaises dans le top 10 africain

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SAAR, Chanas Assurances et Activa figurent en tête du classement des sociétés non-vie de la zone CIMA sur la base des données 2024 intégrant en plus du chiffre d’affaires, des critères tels que le rapport résultats d’exploitation/primes émises, le ratio combiné, les fonds propres, le taux de couverture des engagements réglementés.

Selon les données 2024 fournies par la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (Fanaf ), un dynamisme est observé sur le marché africain des assurances au cours de la période étudiée.  Ces données ont été compilées par Atlas Magazine qui a récemment publié son palmarès 2026, un classement des entreprises non-vie de la zone Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (Cima).

 Ce palmarès laisse voir une bonne performance affichée des compagnies camerounaises. Dans le top 10, figurent en effet trois sociétés du Cameroun : La Société Africaine d’Assurances et de Reassurance (SAAR), Chanas Assurances et Activa. La SAAR occupe la troisième position sur les 10 tandis que Chanas et Activa sont respectivement à la 7eme et 8eme place du classement.

Plus globalement, c’est NSIA vie Côte d’Ivoire qui est en tête, suivie par l’Africaine des Assurances du Benin. Dans le quinté figure aussi Sanlam Allianz côte d’ivoire assurances vie et Sonam Assurances vie.  Ce classement, selon Atlas Magazine a pris en compte plusieurs critères. « Le Palmarès des assureurs est établi à partir d’un système de scoring intégrant le chiffre d’affaires, le rapport résultats d’exploitation/primes émises, le ratio combiné, les fonds propres, le taux de couverture des engagements réglementés, les actifs admis en représentation, le chiffre d’affaires par branche et la productivité par salarié », explique le tabloïd.

Au niveau local, Activa est toujours classée parmi les plus importantes compagnies d’assurance dans la branche vie au Cameroun en fonction du chiffre d’affaires. Les données 2024 de l’Association des Sociétés d’Assurances du Cameroun (Asac) la classaient en cinquième position avec 8,5 milliards de FCFA de chiffres réalisés. Le podium étant occupé en premier par SanlamAllianz Vie avec 29,47% de parts de marché, PruBli (24,71%) et Sunu Vie (10,81%) et Wafa Assurance Vie Cameroun. Ceci pour une taille globale de 285 milliards FCFA, dont 185,7 milliards de FCFA et 97,1 milliards FCFA de primes émises en 2024 par la vie et capitalisation, soit avec 34,08% des parts de marché.

Interview

 Richard LOWE, président du groupe Activa

« Les sociétés d’assurance doivent poursuivre leurs efforts d’innovation »

A la tête d’Activa, société d’assurance présente sur le marché africain depuis près de 20 ans, il nous livre une analyse du marché africain des assurances en soulignant ses forces mais aussi ses défis et opportunités à l’ère de la digitalisation.

 Comment évaluez-vous l’évolution du marché africain de l’assurance depuis vos débuts dans le secteur ?

Le marché africain de l’assurance demeure encore aujourd’hui relativement marginal à l’échelle mondiale, représentant environ 1,5% à 2% du chiffre d’affaires global du secteur. Toutefois, il convient de souligner qu’il s’agit, depuis près de quinze ans, de l’une des régions affichant les taux de croissance les plus soutenus au monde. Cette progression s’est réalisée dans des contextes parfois marqués par des instabilités sociopolitiques, sans pour autant compromettre durablement la dynamique de croissance observée dans la majorité de nos pays d’implantation. De manière plus globale, l’Afrique s’est positionnée comme la deuxième zone mondiale en termes de croissance du secteur sur cette période.

 Qu’est ce qui selon vous justifie cette tendance haussière ?

Sur le plan réglementaire, nous constatons une implication de plus en plus forte des autorités de régulation, avec une volonté affirmée de renforcer la solidité du marché, de limiter le recours excessif à la réassurance extérieure et de favoriser une meilleure contribution du secteur de l’assurance au financement des économies africaines. Du côté des acteurs, le marché connaît une professionnalisation progressive, marquée notamment par l’émergence de groupes africains régionaux structurés, solides et ambitieux, capables de porter une vision à long terme du développement du secteur sur le continent africain régionaux structurés, solides et ambitieux, capables de porter une vision à long terme du développement du secteur sur le continent.

Quels sont, selon vous, les principaux freins à la pénétration de l’assurance en Afrique aujourd’hui ?

La pénétration de l’assurance en Afrique demeure aujourd’hui faible, autour de 2%. L’enjeu pour le secteur est d’accompagner une progression de ce taux vers un niveau d’environ 5% à l’horizon 2030, à condition de lever un certain nombre de freins structurels. Le premier enjeu réside dans le renforcement du professionnalisme des compagnies d’assurance, notamment en matière de respect des engagements, de déontologie et de qualité de service. La régulation joue également un rôle clé. Une approche davantage orientée vers la synergie avec les acteurs du marché permettrait d’accélérer le développement du secteur, notamment à travers l’extension des assurances obligatoires, le transfert à l’assurance de certains risques aujourd’hui supportés par les États, ainsi qu’une réflexion approfondie sur d’autres mécanismes structurants.

Par ailleurs, les évolutions fiscales constituent un levier important, en particulier pour stimuler le développement des assurances vie. Enfin, les sociétés d’assurance doivent poursuivre leurs efforts d’innovation, en tirant pleinement parti des opportunités offertes par la digitalisation, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, tout en accélérant le déploiement de solutions de micro assurance et d’assurance inclusives, mieux adaptées aux réalités socioéconomiques africaines.

Source : financial Afrik

Médias : L’Assemblée nationale crée sa radio et sa télé

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Le paysage audiovisuel camerounais va bientôt s’enrichir de deux organes relevant du secteur public. En effet, l’Assemblée nationale annonce la création de sa radio et de sa chaîne de télévision qui seront baptisés respectivement Radio AN et AN/TV. Si la nouvelle n’est rendue publique que ce jour, le document est signé du 6 mars, soit trois jours déjà. Cavaye Djibril ne l’a pas laissée être diluée dans les bruitages du 8 mars.

Le président de l’Assemblée nationale justifie ce gros projet par des  »nécessités de service  ». Pas plus. Cavaye Yeguie Djibril n’est peut-être pas satisfait des états de service de la Cameroon radio télévision (Crtv) qui officiellement assure une mission de service public, mais qui s’avère être au service du gouvernement. Avec une brigade spéciale pour chacune des hautes institutions de la République, pour amplifier leurs communication et image. Et donc de l’Assemblée nationale aussi. En tout cas, la Chambre basse du parlement entend se doter de ses propres médias audiovisuels.

Dans cette perspective , l’Assemblée nationale est sur les pas de la présidence de la République qui a depuis quelques années crée sa propre chaîne de télévision. Même si finalement priorité est toujours accordée à la Crtv pour les communications importantes et officielles de l’Etat.

Drame de Souldé-Roua : Un an après, corps « confisqués », familles en souffrance, chercheurs muselés

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Malgré les décorations décernées par le président de la République, les procédures n’avancent pas.
Ce 2 mars 2026, cela fait exactement un an que la communauté nationale a vécu un des drames les plus atroces de l’histoire du pays : trois citoyens brulés vifs dans le village Mbalda, dans le département du Mayo-Tsanaga. Il s’agit de Frédéric Mounsi, chargé de recherche au Centre de recherches géologiques et minières de l’université de Garoua, Dr Bienvenue Bello, enseignant vacataire à l’université de Garoua et leur accompagnateur transporteur Oumarou Kabalay.

Le sort qui avait été réservé aux chercheurs

A ce jour, les familles n’ont pas encore bouclé avec le deuil ; car « les promesses du gouvernement pour l’organisation des obsèques n’ont pas encore été tenues, malgré les demandes insistantes de leurs parents», regrette Alban Ngatchou, président national du Syndicat national des chercheurs du Cameroun (Synac). On se souvient qu’après l’extraction des corps, amis, frères, collègues, des disparus, s’étaient mobilisés pour les obsèques, avant d’être stoppés net par le gouvernement, dans un contexte où des enveloppes de quelques dizaines de mille avaient été proposées aux familles. Lesquelles ont refusé de les prendre, d’autant plus qu’il ne leur avait pas clairement été expliqué les tenants et les aboutissements de ces enveloppes. Les corps avaient ainsi été mis à la morgue de l’hôpital militaire de Maroua, sur instruction du gouverneur de l’Extrême-Nord. Depuis, plus rien. « Je ne sais pas où aller pour qu’on nous écoute afin de libérer le corps de notre enfant Frédéric, tué par les populations de Soulédé-roua. Pourquoi l’État refuse de comprendre que les familles sont encore sous le choc ? Des personnes brûlées vives avant d’être mises dans une fosse commune ? Et après exhumation des restes mortuaires, je n’arrive pas à comprendre pourquoi on nous tourne en rond », se demande Baissou l’oncle de Frédéric Mounsi. « Même si c’est juste la tête de mon enfant qui reste, qu’ils me restituent pour aller enterrer à côté de son père et de sa mère à Madingring », implore. La mère de Frédéric Mounsi ayant suivi son fils dans l’au-delà, entre temps. Le 11 septembre 2025, six mois après le drame, cette maman de 77 ans, a cédé au choc psychologique qu’elle ne parvenait pas à supporter.

Chercheurs muselés

Face à cette situation, «le Synac déplore cette souffrance infligée aux parents, le non-respect de la dignité humaine pour des chercheurs qui étaient pourtant en mission de recherche pour le développement du Cameroun et le refus du gouvernement de permettre aux chercheurs d’honorer la mémoire de Mounsi Frédéric dans son institut de recherche d’attache (Irgm) ». En effet, toutes les initiatives entreprises par les chercheurs en l’honneur de leurs camarades et collègues ont été interdites, voire réprimées par la force comme ce sit-in qu’ils avaient initié à Garoua.

Les corps exhumés

Dans la foulée, Alban Ngatchou le président du Synac qui était en détachement à l’Institut de recherche agricoles pour le développement (Irad), a été renvoyé à son administration d’origine, le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation. L’Irad dont le directeur est un proche parent de Frédéric Mounsi.

Les premières personnes arrêtées

Un certain 02 mars 2025, le département du Mayo-Tsanaga se réveille avec un drame d’un autre genre. Trois individus sont brulés vifs dans le village Mbalda, dans l’arrondissement de Souledé-Roua, département du Mayo-Tsanaga. Aperçus avec un appareillage peu ordinaire, les trois hommes sont pris pour des éléments de Boko Haram et arrêtés par des villageois regroupés à la faveur du marché périodique de la zone. Malgré leurs supplications, les trois hommes seront battus puis brûlés par une foule surexcitée. La gendarmerie alertée se contentera d’assister en spectatrice au lynchage des trois hommes qui pourtant ont brandi leurs pièces d’identité. C’est l’examen de ces pièces qui permettra de reconnaître Frédéric Mounsi, chargé de recherche au Centre de recherches géologiques et minières (Crgm) de Garoua, Dr Bienvenue Bello, enseignant vacataire à l’université de Garoua, et de leur guide Oumarou Kabalay. Les restes inhumés au cimetière municipal de la localité, seront exhumés le 14 mars 2025, et se trouvent à la morgue de l’hôpital militaire de Maroua depuis lors.

Arrestations

Les enquêtes ouvertes ont donné lieu à des arrestations engagées dans la nuit du 10 au 11 mars 2025 à Souledé-Roua. 26 personnes sont interpellées et placées en détention à la prison de Mokolo. Le 26 mars 2025, le président de la République salue la mémoire des disparus, à titre posthume : les deux chercheurs sont faits Chevaliers de l’ordre national de la valeur, tandis qu’Oumarou Kabalay reçoit la distinction de Chevalier de l’ordre du Mérite camerounais. Depuis, plus rien. Sur le plan judiciaire, l’affaire demeure en instruction devant le tribunal de grande instance de Mokolo. Parmi les personnes arrêtés, le lawan (chef traditionnel) de Mbalda.

Cybersécurité : le dispositif de veille du WILPF Cameroon attire l’attention du Minpostel

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« Barrer la voie à la guerre », « Non aux discours de haine » et « rêver d’un Cameroun meilleur pour nos enfants ». Ces mots résument l’esprit qui anime les initiatives du WILPF Cameroon. La plateforme s’emploie à renforcer les capacités des hommes et des femmes pour éliminer les violences basées sur le genre, soutenir les communautés et encourager des relations plus équilibrées entre hommes et femmes.

Dans cette dynamique, l’Association des femmes du ministère des Postes et Télécommunications s’est rendue ce vendredi 6 mars au siège de l’organisation pour découvrir la salle de veille et d’alerte des femmes et des jeunes, un mécanisme conçu pour la cybersécurité en plus de suivre et analyser les incidents violents signalés sur le terrain.

La visite s’inscrit dans les activités organisées à l’occasion de la 41e édition de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée cette année autour du thème « Droit, justice, actions pour toutes les femmes et les filles ».

Une salle de veille pour surveiller les violences

Pour les responsables du WILPF, cette salle constitue un outil opérationnel de suivi des incidents à risque conflictogène.

 « La salle de veille et d’alerte des femmes et des jeunes. C’est un mécanisme mis sur pied par WILPF Cameroon pour remonter les incidents à risque conflictogène, notamment dans le cadre des élections présidentielles. Le Minpostel a voulu venir voir comment cette salle fonctionne, quelles sont ses différentes composantes et comment nous traitons les incidents signalés », a expliqué Ndongo Zeynab, coordonnatrice des opérations de la salle de veille et d’alerte des femmes et des jeunes.

Selon elle, l’objectif consiste à identifier les tensions et à proposer des réponses adaptées. « Nous remontons des incidents à risque conflictogène parce que nous avons observé beaucoup de cas de violence dans plusieurs régions du Cameroun, notamment dans l’Est et dans le Littoral. La salle de veille cherche à voir comment apporter des réponses directes à ces différentes violences sur le territoire », explique la coordonnatrice.

Depuis la mise en service du dispositif, les signalements se sont multipliés.« Depuis le 10 octobre 2021, nous avons reçu 2063 cas dans la salle des opérations qui ont ensuite été remontés à la salle d’analyse », précise-t-elle.

Le regard des femmes du Minpostel

La délégation de La Tutelle : l’Association des femmes du Minpostel, conduite par sa présidente Rolande Pende Dzebaze, dit avoir découvert un dispositif plus large que ce qu’elle imaginait. « Nous venons de visiter la salle de veille d’alerte des femmes et des jeunes et nous sommes très contentes d’avoir découvert ce centre que nous ne connaissions pas avant, mais surtout d’avoir découvert ses activités », confie-t-elle.

La responsable souligne notamment la dimension technologique du travail mené par l’équipe. « Nous avons été marquées par tout ce qui est fait en matière de cybersécurité. Même si cela intervient souvent dans le cadre des élections, nous avons vu que le monitoring des situations conflictuelles se fait à tout moment et c’est très important », explique-t-elle.

Pour elle, la démarche du WILPF Cameroon va plus loin que la sensibilisation classique. « Au ministère des Postes et Télécommunications, La Tutelle porte un projet intitulé F-Cyber Security. Nous faisons beaucoup de sensibilisation sur la cybersécurité. Mais ici, nous avons vu qu’au-delà de la sensibilisation, il y a une veille permanente et même des propositions d’actions pour les situations relevées », affirme Rolande Pende Dzebaze.

Un dispositif appelé à se renforcer

La présidente de l’Association des femmes du Minpostel envisage déjà de relayer l’expérience auprès de sa hiérarchie.

« Nous allons faire un compte rendu à notre hiérarchie et à la ministre des Postes et Télécommunications pour qui, la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité sont très importantes », indique la présidente de La Tutelle, une association regroupe, apprend-on, plus de 200 femmes au sein du ministère.

Quand la technologie devient un outil de prévention

Pour le WILPF Cameroon, la salle de veille constitue désormais un instrument central dans la prévention des violences. Le dispositif permet de collecter les signalements provenant du terrain, d’en analyser les tendances et d’alerter sur les situations susceptibles de dégénérer.

NDONGO Zeynab rappelle que la mission de l’organisation dépasse le cadre électoral. « La salle de veille reçoit aussi des cas de violences basées sur le genre que nous observons sur le terrain. La Journée internationale des femmes est pour nous un moment pour réfléchir à la manière de prévenir toutes ces violences », affirme-t-elle.

Dans un contexte marqué par la multiplication des tensions sociales et des violences faites aux femmes, cette convergence entre cybersécurité institutionnelle et mécanismes citoyens d’alerte ouvre la voie à de nouvelles approches de prévention. Un terrain où la technologie, la mobilisation communautaire et l’engagement des femmes cherchent désormais à peser dans la protection des populations.

INVESTIR DANS LA FEMME, C’EST BÂTIR LE CAMEROUN ET L’AFRIQUE DE DEMAIN

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Celestin GUELA SIMO, Directeur Général d’Afriland First Bank

Chaque 8 mars, le monde s’arrête un instant pour célébrer la femme. Au-delà des fleurs et des discours, cette journée doit être l’occasion d’un engagement sincère et mesurable. En Afrique centrale où les femmes représentent près de 52 % de la population et sont le pilier de l’économie informelle, l’enjeu n’est plus de savoir si nous devons agir, mais comment nous devons accélérer l’inclusion sociale.

A Afriland First Bank, nous avons fait un choix stratégique : l’autonomisation économique des femmes n’est pas un programme social en marge de notre activité. C’est un levier central de notre mission et de notre plan stratégique Horizon 2030.

Les obstacles persistent

Dans la zone CEMAC, moins de 25 % des femmes détiennent un compte bancaire formel. L’accès au crédit reste un obstacle majeur : les femmes entrepreneures reçoivent une fraction infime des financements accordés par le secteur bancaire. Non pas par manque de talent, de créativité ou de résilience – mais par manque de garanties formelles, de réseaux et d’accompagnement adapté. Evidemment ce ne sont pas les femmes qui manquent de capacités. C’est parfois le système financier qui manque d’imagination. Et c’est précisément ce paradigme qu’Afriland First Bank entend transformer.

Notre conviction : la femme est au cœur de la croissance africaine

Depuis sa création, Afriland First Bank porte la vision d’une banque au service de l’Afrique réelle, celle des marchés, des champs, des ateliers et des foyers. Cette Afrique a un visage majoritairement féminin. La commerçante de Douala qui traverse les frontières avec sa marchandise, l’agricultrice du Grand Nord qui nourrit sa communauté, la jeune diplômée de Yaoundé qui lance sa startup technologique… ; Voila autant de pistons du moteur de la transformation que nous devons accompagner. D’après plusieurs études internationales, chaque franc investi dans l’autonomisation économique d’une femme génère un effet multiplicateur considérable sur l’éducation des enfants, la santé communautaire et la croissance locale. Investir dans la femme, ce n’est pas faire de la philanthropie. C’est faire de la bonne stratégie économique.

Notre engagement

A Afriland First Bank, nous ne croyons pas aux déclarations d’intention sans lendemain. Notre engagement pour l’autonomisation des femmes se traduit en actions mesurables :

  • Un accès facilité au crédit : Nous avons développé des produits financiers adaptés aux réalités des femmes entrepreneures : des lignes de crédit avec des conditions souples, des mécanismes de garantie alternatifs qui tiennent compte des spécificités de l’entrepreneuriat féminin, et un accompagnement personnalisé de la création à la croissance de l’entreprise.
  • L’inclusion financière par le digital : Notre stratégie de transformation numérique place la femme au centre. Le mobile banking, les solutions de paiement simplifiées et les plateformes d’épargne digitale que nous déployons à travers notre présence dans toutes les localités visent en priorité à bancariser les femmes qui n’ont que rarement eu accès aux services financiers formels.
  • La formation et le mentorat : Financer ne suffit pas. Nous investissons dans des programmes d’éducation financière, de gestion d’entreprise et de leadership féminin. Parce que l’autonomisation véritable passe par le savoir et la confiance en soi.
  • La parité en interne : L’engagement commence chez nous. Afriland First Bank travaille activement à renforcer la représentation des femmes aux postes de responsabilité, à garantir l’équité salariale et à créer un environnement de travail où chaque personne peut réaliser pleinement son potentiel.

Horizon 2030 : une ambition transformatrice

Dans le cadre de notre plan stratégique Afriland Horizon 2030, nous nous fixons des objectifs ambitieux : augmenter significativement la part des femmes dans notre portefeuille de crédit PME, déployer des programmes dédiés à l’entrepreneuriat féminin dans chacune de localités et devenir la banque de référence en matière de finance inclusive pour les femmes en Afrique centrale et au-delà.

Nous renforçons également nos partenariats avec les institutions de développement telles que Proparco, la Société Financière Internationale (IFC), la Islamic Development Bank (IDB) et l’African Guarantee Fund (AGF) – pour mobiliser des ressources dédiées au financement des femmes. Ces alliances stratégiques nous permettent de démultiplier notre impact et de créer un écosystème favorable à l’émancipation économique de la femme.

Un appel à l’action collective

L’autonomisation économique des femmes ne peut être l’affaire d’une seule institution. C’est un défi systémique qui appelle une réponse collective. J’invite mes pairs du secteur bancaire, les régulateurs de la COBAC et de la BEAC, les pouvoirs publics et la société civile à conjuguer nos efforts.

Ensemble, nous pouvons faire de la zone CEMAC un espace où être femme n’est plus un handicap économique mais un atout. Un espace où le talent, l’ambition et le travail sont les seuls critères de réussite.

Au-delà du 8 mars…

Le 8 mars n’est pas une destination. C’est un point de départ renouvelé chaque année. A Afriland First Bank, notre engagement envers les femmes ne se limite pas à une journée. Il est inscrit dans notre ADN, dans notre stratégie, dans chaque décision que nous prenons.

Parce que nous en sommes profondément convaincus : une Afrique qui libère le potentiel économique de ses femmes est une Afrique qui avance deux fois plus vite.

 Bonne fête à toutes les femmes ! Et surtout, bon courage pour les 364 autres jours de l’année où l’essentiel reste à construire.

Maroua : Un attentat suicide évité de justesse

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La ville de Maroua a évité de justesse un drame le 4 mars 2026 en fin d’après-midi. Des informations diffusées par des lanceurs d’alertes, puis confirmées par le quotidien L’œil du sahel, annoncent l’intrusion bruyante d’un homme en civil aux environs de 17h, dans les locaux de l’agence de la banque La Régionale, au quartier Founangé. L’individu identifié plus tard comme William Bagnia, militaire du grade d’adjudant, en service au 42e Bataillon d’Infanterie motorisé (BIM) basé à Mora, mais en détachement à la 4ème Région militaire interarmées (Rmia 4) basée à Maroua et avec compétence sur le Mayo-Louti, était porteur d’un colis particulier : une ceinture d’explosifs et d’un pistolet automatique.

On apprend de L’œil du Sahel dans son édition de ce 6 mars 2026, que « le militaire a menacé le personnel de l’établissement pour des raisons encore inconnues ». Semant la panique dans une institution dont la qualité reconnue est le calme. Les derniers clients présents pour des opérations bancaires, et le personnel, ainsi piégés, se sont mis à crier, avant d’être étouffés par les menaces du militaire. Il faudra l’intervention de la police et de la gendarmerie pour ramener la paix. Ces hommes en ténue ont réussi à désarmer leur frère d’armes, sans aucune détonation.

L’homme qui a été conduit dans les locaux régionaux de la Sécurité militaire (Semil) à Maroua, est cuisiné pour en savoir sur les mobiles de son acte. Selon des informations en circulation, il aurait exigé rencontrer son gestionnaire. Ce qui laisse penser que le problème qui le hante a un lien avec son compte bancaire ; et même tenté de se donner la mort avant l’intervention de la police et de la gendarmerie. Pour le moment, l’adjudant séjourne actuellement aux urgences de l’hôpital militaire à Maroua.

Cela survient dans un contexte marqué par la recrudescence des actes d’insécurité marqués par des attaques répétées de la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord, du phénomène de coupeurs de routes et d’enlèvements avec demande de rançon, mais aussi, le trafic illicite des armes et drogues. Le moral des troupes engagées dans les différents fronts dans ce contexte peut ne pas toujours être haut.

Douala accueille la foire internationale des Énergies renouvelables du 15 au 18 avril

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Placée sous le thème « Renewable Energies for Africa’s Energy Independence », cette rencontre entend s’imposer comme une véritable plateforme panafricaine de dialogue, d’innovation et d’investissement. L’initiative vise à soutenir le développement économique, encourager la création d’emplois et renforcer la souveraineté énergétique de l’Afrique.

Dans un contexte où le continent dispose d’un immense potentiel en énergies renouvelables, plus de 600 millions d’Africains restent encore privés d’un accès fiable à l’électricité. Face à cette réalité, la Foire Internationale des Énergies Renouvelables en Afrique ambitionne de mobiliser les acteurs publics et privés afin de transformer les défis énergétiques en opportunités concrètes de croissance et d’impact social.

Le choix de Douala ne doit rien au hasard. Capitale économique du Cameroun et important hub logistique en Afrique centrale, la ville offre un cadre stratégique pour accueillir une rencontre internationale de cette ampleur. Le Cameroun, engagé dans la diversification de son mix énergétique, apparaît également comme un terrain favorable au développement de solutions dans les domaines de l’hydroélectricité, du solaire et de la biomasse.

Durant quatre jours, l’événement proposera un programme riche et varié. Une foire internationale rassemblera plus de 250 exposants venus présenter leurs innovations et solutions. Des conférences de haut niveau réuniront des représentants gouvernementaux ainsi que des leaders du secteur énergétique. Des ateliers techniques et des sessions de formation seront également organisés pour renforcer les capacités des professionnels et des jeunes acteurs du domaine.

Des espaces de rencontres et d’échanges entre entreprises et institutions publiques permettront de favoriser les partenariats et les opportunités d’affaires. Une attention particulière sera accordée à la jeunesse et à l’innovation à travers des concours et des programmes de sensibilisation destinés aux jeunes talents.

Les organisateurs ambitionnent d’accueillir plus de 20 000 visiteurs et de faire de cette foire un catalyseur de nouveaux investissements et collaborations durables dans le secteur énergétique africain.

Au-delà d’un simple rendez-vous professionnel, la Foire Internationale des Énergies Renouvelables en Afrique se veut un véritable levier de transformation. Elle s’inscrit dans la dynamique des Objectifs de Développement Durable, notamment en matière d’accès à l’énergie, d’innovation et de lutte contre le changement climatique, avec l’ambition de contribuer à bâtir un avenir énergétique plus résilient et durable pour l’Afrique.

Yerima Kini Nsom : « La mort silencieuse du journalisme »

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Yerima KINI NSOM, The Post

Un lundi matin à Yaoundé, devant un kiosque à journaux situé en face de Total Melen, un sexagénaire visiblement nerveux parcourait les gros titres annonçant la hausse des prix du carburant. Après quelques secondes d’observation, il hocha la tête avec désapprobation. Un sourire moqueur à peine esquissé aux lèvres, il lâcha un long sifflement avant de s’exclamer : « Des gens méchants ! ».

Autour de lui, les habitués qui se rassemblent régulièrement pour lire gratuitement les titres à la une — regroupés sous la bannière informelle de la « Free Readers Association » — se joignirent aussitôt au concert de réprobations. Dans ce tribunal populaire improvisé, le verdict fut sans appel : une avalanche d’invectives contre l’establishment, accusé d’avoir plongé le pays dans la misère et l’incertitude en augmentant les prix du carburant.

Mais la colère des lecteurs ne visait pas seulement le gouvernement. Elle s’abattait aussi sur certains journaux accusés d’avoir adopté une lecture complaisante de la décision officielle, justifiant la hausse des prix tout en ignorant ses conséquences sociales dévastatrices.

En parcourant attentivement les manchettes, le constat était troublant : seuls quelques titres de la presse dite mainstream avaient choisi de traiter l’information selon l’angle journalistique ou l’intérêt du public. Beaucoup d’autres semblaient plutôt agir comme une simple extension du ministère de la Communication, où la propagande gouvernementale tient lieu de matière première.

L’angle journalistique — celui qui privilégie l’impact, l’insolite, l’extraordinaire ou encore le conflit — semblait soigneusement enterré. À sa place, les demi-vérités officielles jouissaient d’un quasi-monopole dans les colonnes. En relisant ces articles, je cherchais en vain ce fameux moment où, selon la formule de John Bogart, « un homme mord un chien ». Rien. Les pages offraient plutôt un éternel « déjà-vu, déjà-entendu » de clichés propagandistes.

Certains journaux, qui sont tout sauf professionnels, ont même franchi un pas supplémentaire en adoptant une forme d’activisme pro-gouvernemental. Une question s’impose alors : le journalisme a-t-il changé ? N’est-il plus cette profession dont la première obligation est la vérité et la première loyauté envers les citoyens ? La presse n’est-elle plus la voix des sans-voix, l’avocat de la défense des opprimés face aux puissants dans le tribunal de l’opinion publique ? A-t-elle abandonné sa mission jeffersonienne de chien de garde chargé de demander des comptes aux autorités ?

Dans ces conditions, on ne peut que pleurer cette noble profession que certains entraînent dans les eaux troubles du déshonneur. Il est regrettable que même des journaux autrefois considérés comme les fleurons incontestés de la presse écrite aient sombré dans ce que l’on appelle aujourd’hui le « journalisme responsable ». Une expression polie qui sert souvent d’euphémisme pour désigner la simple reproduction de la propagande officielle.

Ce qui devrait être un reportage objectif et véridique a pris, dans une grande partie de la presse dite « alimentaire », une coloration ouvertement pro-gouvernementale. Pour les autorités, la « presse responsable » est celle qui se transforme en brochure de propagande au service des intrigants opportunistes et des puissants du moment.

Les éditeurs de ces journaux avancent souvent un argument simple : survivre. Mais peut-on survivre en tuant le journalisme lui-même, c’est-à-dire l’essence même de leur profession ?

Au nom de cette survie économique, une majorité de journaux semble aujourd’hui privée de la rigueur intellectuelle et de la solidité argumentative qui devraient caractériser le débat public. Les pages de ces publications sont rarement des espaces où se confrontent des idées issues de sensibilités politiques différentes. La réflexion rationnelle et le débat national authentique ne semblent plus faire partie de leur ADN professionnel.

À travers divers mécanismes de contrôle plus ou moins subtils, certaines institutions se sont érigées en arbitres autoproclamés du « bon goût » journalistique. Résultat : toute information susceptible de déplaire aux autorités cesse presque automatiquement d’être considérée comme une information.

La situation devient d’autant plus préoccupante que même les colonnes d’opinion de certains journaux ressemblent désormais à des relais de propagande. Les débats intellectuels vigoureux se font rares. Les analyses argumentées sur les grands enjeux nationaux ont quasiment disparu. À la place, prospère une culture de la flatterie, l’un des plus grands ennemis du débat démocratique.

Au lieu d’être un antidote aux dérives du pouvoir, la presse a parfois contribué à consolider les pratiques de mauvaise gouvernance.

Il est temps de tirer la sonnette d’alarme, car le malaise est plus profond qu’il n’y paraît. Comment expliquer, par exemple, que de simples annonces ou des opérations de communication d’institutions financières et de puissants acteurs économiques prennent désormais la place d’articles de une dans certains journaux ? Où se trouve l’intérêt du lecteur dans ces pages qui relèvent parfois d’une véritable faute professionnelle ?

Dans ces publications, l’information n’est plus l’information. Elle est ce pour quoi quelqu’un a payé.

La couverture de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 en offre une illustration frappante. Dans une grande partie de la presse dite « alimentaire », les reportages centrés sur les programmes et les enjeux étaient quasi inexistants. L’accent portait davantage sur les personnalités et les fortunes en jeu que sur les projets proposés aux Camerounais — le pourquoi, le quand et le comment.

Comme l’a un jour résumé le vétéran du journalisme Charly Ndi Chia, il est difficile pour les journalistes de pratiquer un reportage objectif, précis et équilibré « lorsque leur salaire mensuel ne leur permet même pas de rentrer chez eux ». Cet argument est souvent avancé pour justifier le brouillage croissant de la frontière entre journalisme et relations publiques.

Certes, l’aspect économique de la presse ne peut être ignoré. Les ventes et les recettes publicitaires sont en baisse constante. Mais un esprit journalistique équilibré devrait être capable de trouver un point d’équilibre entre impératifs économiques et exigences professionnelles.

Et si l’un des deux devait l’emporter, ce devrait être le professionnnalisme — car c’est lui qui fait du journalisme une activité économique viable, et non l’inverse.

Par Yerima KINI NSOM, The Post

CAMTEL forme 350 nouvelles recrues pour booster sa modernisation

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C’est dans le cadre hautement symbolique de Zamengoé, dans l’arrondissement d’Okola, région du Centre, que Judith Yah Sunday épouse Achidi a présidé la cérémonie de clôture de la formation d’intégration des promotions « Triomphe » et «Blue Revolution ».

Ce site emblématique occupe une place particulière dans l’histoire des télécommunications camerounaises. C’est en effet à Zamengoé qu’a été construite en 1973 la célèbre station terrienne. Depuis 2020, un data center moderne y trône.

C’est donc dans cet environnement chargé de symboles que 350 jeunes recrues, parmi lesquelles de nombreuses femmes, ont officiellement intégré les effectifs de CAMTEL. Techniciens, commerciaux et personnels administratifs ont été recrutés à la fin de l’année dernière afin de soutenir la stratégie de modernisation de l’entreprise.

Ce recrutement traduit l’engagement de CAMTEL à accompagner la politique du Renouveau National en matière d’emploi. En offrant des opportunités à de jeunes Camerounais et en favorisant la présence des femmes, l’entreprise participe à la mise en œuvre de la vision portée par le Président de la République, Paul Biya, dans son Septennat des Grandes Espérances.

Une formation intensive axée sur la discipline et la performance

Les nouvelles recrues ont pris part à un programme intensif de formation et de team building organisé du 17 février au 02 mars 2026. Conçu par la Direction des ressources humaines de CAMTEL, en collaboration avec le cabinet Best Practice Sarl, ce programme visait à poser les bases d’un engagement professionnel solide.

Durant 10 jours, les participants ont été soumis à une immersion complète combinant exercices de cohésion, renforcement de l’esprit d’équipe, appropriation des valeurs de l’entreprise et sensibilisation aux exigences d’éthique et d’intégrité. L’objectif était clair : former des collaborateurs capables de conjuguer compétence technique, sens du service et patriotisme économique.

L’expertise du colonel Kuitche

L’encadrement de ce programme a été assuré par le colonel Kuitche Roger, officier supérieur retraité de l’armée et gérant du cabinet Best Practice Sarl. Fort d’une longue expérience dans la formation et la conduite des hommes, il a transposé dans l’univers de l’entreprise les méthodes éprouvées de cohésion, de discipline et de leadership utilisées au sein des forces armées.

Les jeunes Camtelois ont vécu une immersion particulièrement exigeante, mêlant exercices physiques, activités de coopération et simulations de situations professionnelles. Cette approche vise à développer chez les participants un sens aigu de la responsabilité.

La philosophie du cabinet Best Practice repose sur une conviction simple : les organisations performantes sont d’abord des communautés humaines soudées autour d’une mission commune. En mobilisant les ressorts du patriotisme, de la discipline et de la rigueur morale, le colonel Kuitche a ainsi contribué à forger l’esprit de corps qui devra désormais guider l’action des nouveaux Camtelois.

Un appel à l’excellence et à l’intégrité

S’adressant aux nouvelles recrues, Judith Yah Synday épouse Achidi a rappelé la responsabilité particulière qui incombe à ces talents : « Nous ne sommes pas une entreprise comme les autres : nous sommes les gardiens de la connectivité de notre Nation. Le patriotisme ne se décrète pas, il s’exprime par le travail. Aimer son pays, c’est viser l’excellence pour contribuer à la prospérité nationale et au rayonnement de notre savoir-faire. »

Dans un environnement marqué par une concurrence croissante et par les enjeux de souveraineté numérique, le Directeur Général de CAMTEL a également insisté sur l’exigence d’intégrité et de responsabilité individuelle : « Dorénavant, c’est tolérance zéro pour la fraude, le détournement, le sabotage ou même le laxisme dans la gestion de nos infrastructures. Ces actes sont des trahisons envers l’entreprise et la Nation. »

Elle a par ailleurs invité ses nouveaux collaborateurs à demeurer vigilants et engagés dans la protection des intérêts de l’entreprise, rappelant que la lutte contre les pratiques frauduleuses constitue un enjeu majeur pour la performance et la crédibilité de CAMTEL.

« Grandeur et Espérance » à CAMTEL

Au-delà des compétences individuelles, le Directeur Général a insisté sur l’importance de la cohésion et de la solidarité entre collaborateurs. Dans un secteur technologique en constante évolution, la réussite collective dépend avant tout de la capacité des équipes à travailler de manière coordonnée et solidaire : « Face à une concurrence toujours plus vive, seule notre cohésion nous permettra de rester debout. La solidarité n’est pas une option, c’est un impératif de survie et de rayonnement. »

Avec cette nouvelle génération de professionnels formés à la rigueur, à l’éthique et à l’esprit d’équipe, CAMTEL entend consolider sa position d’acteur stratégique du développement numérique du Cameroun.

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