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Imposture : Quand un prétendu fils et conseiller du Sultan Mbombo Njoya créée la polémique

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Dans la soirée du jeudi 18 juillet 2019, la toile a été enflammée par une vidéo d’un individu se présentant comme « fils du Sultan » et qui prétendait qu’après une longue conversation avec son « père », celui-ci avait renoncé à participer au grand meeting devant se tenir le samedi 20 juillet 2019 à Bafoussam, car ayant été « piégé par Niat et Nkuete ».

Il a fallu très peu de temps pour que cette vidéo soit reprise en boucle, au point de laisser peser de sérieux doutes sur la présence effective du Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, qui est par ailleurs chef de la délégation régionale du comité central du RDPC pour la région de l’ouest, à cette grand-messe de son parti «  en vue de manifester leur soutien aux institutions de la République ainsi qu’à celui qui les incarne, et d’appeler à la paix et au renforcement de la cohésion nationale ».

Celui-ci, dans un communiqué parvenu à notre rédaction en fin de matinée du 19 juillet tient à rassurer qu’il sera bel et bien à Bafoussam, en compagnie de ses illustres camarades, le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, et du secrétaire général du comité central, Jean Nkuete.

Selon les indiscrétions glénées auprès des autorités du palais des rois Bamoun de Foumban, en fait de « fils » du Sultan, celui qui se fait appeler « Le grand prince Njoya » dans les réseaux sociaux,  n’est rien d’autre qu’un très lointain descendant de la cour royale qui utilise abusivement sa soi-disant proximité avec le Sultan pour perpétrer divers larcins aux Etats-Unis où il vit depuis des décennies.

Pour finir, le Sultan fait savoir qu’il donnera à cette occasion une communication d’une importance majeure. Connaissant la liberté de ton du monarque Bamoun, l’opinion publique ne risque pas d’être déçue.

Les Lions indomptables : Vers le recrutement d’entraîneurs nationaux ?

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Les locaux peuvent-ils hériter du banc de touche?

L’équipe nationale fanion de football du Cameroun cherche de nouveau un entraîneur. Après avoir limogé mardi, Clarence Seedorf et Patrick Kluivert suite à l’élimination prématurée des Lions Indomptables aux huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui s’achève ce 19 juillet en Egypte, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) doit à présent trouver des successeurs aux deux anciens internationaux néerlandais. De quoi remettre sur la table l’éternel débat sur la « nationalisation » du poste d’entraîneur-sélectionneur de l’équipe championne d’Afrique 2017. Alors que nombre de commentateurs et de fans soutiennent – comme à chaque fois que le Cameroun se sépare de ses entraîneurs étrangers – qu’il est judicieux de confier la sélection nationale à des techniciens nationaux, en face, il y a ceux qui estiment que les entraîneurs locaux ne sont pas suffisamment « prêts » pour assumer librement cette fonction et garantir des victoires à la nation vert-rouge-jaune. Mais pourquoi ?

Le diplôme c’est bien, l’expérience c’est mieux

C’est un principe. Pour entraîner une équipe nationale senior, il faut le mériter. Au Cameroun, quelques techniciens peuvent se targuer de remplir ce critère important. Sans doute parce que, dit-on, « ils ont les mêmes diplômes que les entraîneurs étrangers ». Cependant, le diplôme seul ne suffit pas. Il faut la compétence et le palmarès. Et sur ces deux points, les techniciens locaux n’ont pas beaucoup d’arguments à faire valoir. Bien sûr, l’histoire des Lions Indomptables s’est écrite avec des entraîneurs comme Jules Nyongha, François Omam Biyik, Jean Manga Onguéné, Alexandre Bélinga, Raymond Fobété et le plus célèbre, Jean Paul Akono, vainqueur des Jeux Olympiques de Sidney 2000. Mais depuis, on n’a pas beaucoup entendu parler d’eux. Que ce soit à la tête de clubs locaux ou de sélections nationales inférieures, rares sont ceux qui, comme Thomas Libiih, vainqueur de la CAN des moins de 17 ans cette année, peuvent brandir leurs CV. Même si cela ne fait pas le poids face à des entraîneurs expatriés qui accumulent des dizaines d’années d’expérience à la tête de grandes nations africaines comme Hervé Renard, Claude Le Roy, Michel Dussuyer, Alain Giresse, Gernot Rohr, etc.

Désintérêt ou peur d’échouer ?

Certes, recruter un entraîneur national a ses avantages : il connait l’environnement camerounais et ne coûte pas cher. Mais cela peut également s’avérer être un inconvénient. « Avoir un entraîneur local est une bonne idée, argue sous cap, un entraîneur camerounais. Mais en plus du problème lié au niveau, il y a celui du salaire. Face à des joueurs qui touchent des fortunes en Europe, on s’expose à un problème d’autorité. Pour gérer des multimillionnaires et autres milliardaires, il faut être ne serait-ce que modestement à leur dimension. Sinon, ils vont vous marcher dessus. Il y aura une indiscipline caractérisée parce que le sélectionneur local n’aura ni la poigne, ni la rigueur nécessaire pour contenir les caprices de ces stars ». Mais encore, pour entraîner une sélection nationale senior, il faut de l’expérience. Beaucoup d’expérience. Et autant dire que dans l’environnement camerounais actuel, ce n’est pas ce qu’il manque le moins.

Du coup, il est assez difficile de peindre le portrait robot de l’entraîneur local idéal. Ce technicien qui doit être seul maître de ses choix de joueurs, capable de s’affirmer face aux manipulateurs, un entraîneur charismatique qui peut dire « non » à la corruption et aux pressions de sa hiérarchie. Un technicien expérimenté qui a une bonne maîtrise du management… Une véritable perle. Seul bémol, les anciens grands joueurs camerounais ne semblent pas tentés par la fonction. Si certains se tournent facilement vers le métier de consultant comme Patrick Mboma, d’autres préfèrent être spectateurs et de temps en temps… donneurs de leçons. « C’est plus facile d’être devant son poste de télévision et de critiquer, explique Michel Tadoun, un ancien footballeur. Entraîner, c’est un métier extrêmement difficile. Il y a une pression énorme : de la part des dirigeants, du public, des supporters, des joueurs, des médias. C’est un super boulot, mais il y a un risque. Et les grands joueurs ne veulent pas toujours abîmer leur image ». Faut-il alors nationaliser le staff technique des Lions Indomptables juste pour le plaisir de nationaliser ? Ou ce serait juste pour imiter le Sénégal d’Aliou Cissé ou l’Algérie de Djamel Belmadi ? Quels entraîneurs locaux faut-il recruter et pour quel projet ? Le débat est ouvert.

Par Arthur Wandji

Abus : Viré, Seedorf va toucher des indemnités

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clarence-seedorf attend des dommages. (Photo goal.com)

C’est un fait. Le limogeage de Clarence Seedorf aura un coût. Et c’est la partie camerounaise qui devra payer la facture. En mettant fin au contrat du désormais ex-sélectionneur de l’équipe nationale du Cameroun et de son adjoint, son compatriote Patrick Kluivert, la Fédération camerounaise de football s’expose à de lourdes conséquences puisque, selon certaines indiscrétions, la rupture de contrat s’est faite de manière « unilatérale et sans préavis ». Il faudrait donc songer à dédommager le duo entraîneurs néerlandais pour les trois années de contrat restant. Autant dire que l’addition s’annonce salée puisque les anciens joueurs vedettes des Oranje pointent 60 millions de francs CFA par mois. Multipliez ce montant mensuel par 12 mois, puis multipliez le résultat par trois ans. La calculette pourrait tomber en panne au moment d’afficher le montant final des indemnités de licenciement à payer. Même si, certaines sources à la Fécafoot soutiennent que l’enveloppe pourrait être de très loin inférieure aux prévisions.

« Il existe une clause résolutoire dans le contrat qui liait Seedorf au Cameroun. Or, le contrat étant frappé par le saut de la confidentialité, nous ne pouvons pas publier les termes de cette clause résolutoire. Seedorf et son adjoint devront certes toucher des indemnités, mais suivant les termes de cette clause, il est possible que le Cameroun ne paie une aussi forte somme telle que certains peuvent le penser », rassure un employé du service juridique de la Fédération camerounaise de football. « Le président de la Fécafoot, après consultation du Comité exécutif et du ministre des Sports s’est rassuré que la décision de limoger ce duo d’entraîneurs n’implique pas de graves conséquences économiques », poursuit-il. Actuellement en Egypte où il va prendre part à l’Assemblée générale de la Confédération africaine de Football (CAF) ce jeudi, puis à la finale de la CAN le lendemain, le président de la Fécafoot, Seidou Mbombo Njoya devrait donner plus de clarifications sur la question dans les jours qui viennent, apprend-on.

Par Jean Luc Fassi

Les Lions indomptables : Les vraies raisons du limogeage de Seedorf

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La main d'Eto'o aurait commandé des actes du sélectionneur

Initialement sous contrat jusqu’en août 2022, Clarence Seedorf a été démis de ses fonctions de sélectionneur de l’équipe nationale de football sénior du Cameroun, mardi dernier. Officiellement, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) justifie cette décision par l’élimination prématurée des Lions Indomptables aux huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui s’achève ce vendredi 19 juillet en Egypte avec une finale entre le Sénégal et l’Algérie. Alors que les véritables raisons de ce limogeage qui ne surprend (presque) personne, sont ailleurs. Enfin, officieusement.

En termes de management, Clarence Seedorf a totalement déçu ses employeurs dit-on à la Fécafoot. Durant la CAN égyptienne, l’ex-joueur de l’AC Milan a semblé manquer de personnalité et même d’indépendance nécessaire pour manager librement l’équipe championne en titre. « Il s’est avéré en effet que M. Seedorf est resté du début à la fin, esclave des lobbies qui l’ont emmené, voire imposé, à la tête de l’encadrement technique de notre sélection nationale », confie sous cap, un fonctionnaire du ministère des Sports et de l’Education physique. Clarence Seedorf est accusé de n’avoir pas été le seul maître de ses choix. « On a bien vu dès le départ, poursuit notre source, qu’il était à la solde d’un clan de personnes qui ont semblé lui dire quels joueurs sélectionner, quels joueurs aligner pendant un match et quels remplacements opérer ». Notre informateur se réfère non seulement aux choix tactiques souvent douteux de Clarence Seedorf qui a aligné une nouvelle équipe à chaque match, mais aussi aux révélations de Pétrus Boumal, l’un des joueurs recalés par la star hollandaise.

Dans une série de voice notes adressées à l’un de ses proches, mais qui s’est retrouvée dans les réseaux sociaux, le joueur se lâche et accuse violemment Samuel Eto’o et Clarence Seedorf d’être au centre de certaines « magouilles » au sein de la sélection nationale. « Joël Epalle (le deuxième entraineur adjoint, Ndlr.) m’a dit que Seedorf est obligé de prendre (Wilfried) Kaptoum parce que c’est le fils d’Eto’o », révèle Pétrus Boumal. « Il y a le groupe Oyongo, Anguissa, Faï… les gars eux, ils n’aiment pas Eto’o, poursuit-il. Ils n’aiment pas Eto’o parce qu’ils ont compris qu’il fait trop de magouilles […] Dawa (Joskym, Ndlr.) a joué 5 matchs en un an. Il est remplaçant en club depuis un an. Son coach, c’est l’un des meilleurs amis de Seedorf. Le coach ne le fait pas jouer dans son propre club, mais il l’envoie en sélection ». Une chose est certaine d’après les cadres du ministère des Sports, Clarence Seedorf n’était pas totalement responsable de ses choix. Même son adjoint et compatriote Patrick Kluivert a dû se sentir agacé à un moment donné. Contre certains choix tactiques de Seedorf lors de cette CAN, l’ex buteur vedette du FC Barcelone s’est longtemps senti incompris et se dit prêt à tenter une aventure seul à la tête d’une sélection nationale ou d’un club, en tant qu’entraîneur principal. « Mes ambitions en tant qu’entraîneur sont grandes. En fin de compte, je veux travailler comme entraîneur en chef, dans un club ou un pays », a récemment déclaré Patrick Kluivert dans une interview à nos confrères de Voetbal international.

Insubordination, chantage, manipulation

Les fautes de Seedorf ne s’arrêtent pas là, disent ses détracteurs. Ce dernier paie également les frais de ses mauvais rapports avec le ministre camerounais des Sports. Il est notamment accusé d’insubordination vis-à-vis de sa hiérarchie, de chantage et de manipulation des joueurs. « Il nous a été donné d’apprendre que c’est M. Seedorf qui a monté les joueurs contre leur propre pays, en formant un clan avec les joueurs appartenant aux lobbies qui l’ont emmené au Cameroun. Résultat : il y a eu le boycott du drapeau national et l’affaire des primes. Parce qu’à la vérité, il faut dire que M. Seedorf et son clan de joueurs étaient chargés de reverser une partie de leurs revenus à ces lobbies », confie encore une source à la Fécafoot. « Ce monsieur a passé son temps à manipuler certains joueurs qui se sont ensuite hissés contre le ministre des Sports et le président de la Fécafoot. Pendant que certaines personnes réputées proches de lui, avaient accès au vestiaire des Lions. L’on a vite compris qui était le véritable patron de Seedorf, et selon tout état de cause, ce n’était ni le gouvernement, ni la Fédération, mais un individu que tout le monde connait et dont je préfère taire le nom », renchérit un informateur au ministère des Sports.

Recruté à la tête de l’encadrement technique des Lions Indomptables en août 2018, Clarence Seedorf qui a ramené avec lui Patrick Kluivert comme adjoint, mais aussi son frère cadet, Chedric Seedorf comme analyste vidéo de l’équipe, touchait un salaire de 42,5 millions de francs CFA mensuels. Selon des sources au ministère des Sports, la star hollandaise a touché, au moment de s’engager, un an de salaire payé cash. Soit 510 millions de francs CFA.

Par Arthur Wandji

Nominations aux hautes fonctions : la cour des miracles !

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Gouvernance: les paroles s’envolent mais la réalité reste !

Paris 1432. La misère est ambiante et le peuple grogne. Truands, estropiés, nobles, faux artistes, imposteurs en tout genre, prostituées, religieux, magiciens, troubadours, malades, fous, nobles et roturiers se retrouvent dans la cour de la Cathédrale Notre Dame de Paris. La légende veut que tout y soit possible. Pas besoin d’atouts particuliers. C’est la cour des miracles ! Quand l’on observe les nominations aux hautes fonctions au Cameroun, l’on ne peut qu’être tenter de penser à cette cour des miracles. En effet, la semaine dernière a été marquée par deux actes majeurs dans la haute administration. Avec d’une part la lettre de Jean Pierre Kedi à son ministre de tutelle, le ministre de l’Eau et de l’Energie, l’informant de la fin de son mandat de directeur général de l’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité (Arsel). D’autre part, la nomination d’un nouveau recteur et des présidents des conseils d’administration dans les universités d’Etat, dont trois noms n’ont pas manqué d’interpeller : Magloire Ondoua, ancien doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques dont les relations houleuses avec le recteur Adolphe Minkoa She avaient été portées sur la place publique à l’occasion de la confrontation sur l’organisation du doctorat professionnel, et pas que ; Abdoulaye Babale, qui est parti d’Elections Cameroon suite à un cinglant désaveu du conseil électoral; et Sammy Beban Chumbow qui avait quitté le rectorat de l’université de Yaoundé 1 après la célèbre grève des étudiants de 2005. Ces cas sont assez symptomatiques des nominations aux hautes fonctions au Cameroun, et qui condamnent les différentes organisations et institutions à la l’inefficacité du fait de l’irrationalité qui nimbe le choix des personnalités devant les diriger.

Non-respect de la réglementation en vigueur

Le 19 juin dernier, le président de la république a pris les décrets n° 2019/320, n° 2019/321 et n° 2019/322 visant à clarifier la mise en application de la loi des lois n° 2017/011 et 3012/011 du 12 juillet 2017 régissant le fonctionnement des entités publiques. Si certaines personnes, à l’instar de Vivianne Ondoua Biwolé, peuvent se montrer assez optimistes quant aux changements des comportements suite à l’édiction d’une nouvelle législation, l’expérience antérieure nous amène à largement relativiser cet optimisme. La raison étant simple : au Cameroun on élabore des lois, mais on ne les respecte pas. Il en est ainsi de la loi ° 99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général des établissements publics et des entreprises du secteur public et parapublic dont les dispositions pertinentes et évidentes ont été régulièrement violées pendant environ 20 ans. C’est notamment le cas des articles 20 et 21 qui disposaient respectivement que : « Nul ne peut être président de plus d’un conseil d’administration d’établissement public administratif, de société à capital public et de société d’économie mixte au titre de représentant de l’Etat ou d’une collectivité territoriale décentralisée. » ; et « Les fonctions de président du conseil d’administration d’un établissement public administratif, d’une société à capital public ou d’une société d‘économie mixte, à participation publique majoritaire, sont incompatibles avec celles de membre du gouvernement, de parlementaire, de directeur général ou de directeur général adjoint des établissements publics administratifs et des entreprises du secteur public et parapublic. ». Ces violations flagrantes des dispositions légales font en sorte que les responsables des entités publiques sont désignés en dehors de toute logique et conformité juridique, ouvrant ainsi la voie à toutes sortes de transactions. Ceux-ci une fois désignés en tout illégalité, fonctionnent et gèrent également en marge de la légalité. Bienvenues les fautes de gestion.

Le parcours personnel importe

Peu Dans tout management le recrutement et la promotion du personnel tient compte particulièrement du parcours académique et professionnel du candidat à la fonction. Mais au Cameroun, tout semble indiquer que cela importe très peu. Ainsi, il n’est pas rare de voir des personnes au passé professionnel vraiment indélicat, se voir promouvoir, tandis que des personnalités à probité et l’intégrité éprouvées au fil des années sont maintenus à des postes subalternes, lorsqu’ils ne sont pas tout simplement virés. Cet état d’injustice et d’iniquité commence d’ailleurs à la sortie des grandes écoles et à la fin de divers cursus de formation. Pendant que les majors sont affectés dans l’arrière-pays ou sont englués dans la paperasse, très souvent en complément d’effectif, les médiocres, sortis ou admis par « défaut » ou « pitié » sont nommés à des fonctions les plus stratégiques. Du coup, ils passent le clair de leur temps à narguer leurs anciens camarades méritants, et à snober les plus travailleurs. Quelle productivité attendre d’une société où les médiocres ont pris les pouvoir ? Où l’abnégation au travail est moquée ? Où l’honnêteté est vilipendée ? Où l’essentiel c’est d’arriver par tous les moyens ? Le pire c’est qu’on a laissé perdurer au Cameroun l’idée selon laquelle tout le monde peut tout faire. Résultat des courses : des magistrats sont comptables, des anthropologues chargés des affaires juridiques, des linguistes responsables du parc informatiques, des politologues contrôleurs de bâtiments. Le Cameroun étant le seul pays au monde où l’on fonctionne en marge de tous les standards internationaux en vigueur dans tous les domaines : économies, ponts et chaussées, administration, éducation, santé, politique, sécurité, etc. Dans ce cadre, pas surprenant de voir des personnes avec un CV tenant en trois lignes être propulsées à la tête des écoles censées former l’élite de l’élite, ou bien aux commandes des entreprises publiques hautement stratégiques.

L’allégeance plus que la compétence

Si des personnalités aux parcours quelconque ou sulfureux sont promues aux hautes fonctions, c’est bien parce que dans le logiciel politico-administratif camerounais, ceux qui sont en charge de nommer privilégient largement l’allégeance à la compétence. C’est Luc Sindjoun qui le mieux résume la nature de la promotion dans le système camerounais lorsqu’il déclare dans un célèbre article : « La logique du système bureaucratique vise à la consécration des « gens sûrs » qui ne sont rien sans le système, qui n’ont “rien d’extraordinaire, rien en dehors de l’appareil, rien qui les autorise à prendre des libertés à l’égard de l’appareil, à faire les malins ».

La performance, le cadet des soucis

Cette logique bureaucratique fait en sorte qu’au Cameroun la performance des institutions est le cadet des préoccupations lors des nominations. En effet, en dépit des textes règlementaires qui fixent les missions des différentes organisations, force est de constater la vacuité voire l’absence des cahiers de charges précis lors de la prise de service des différents responsables. Il s’ensuit une forme de débrouillardise fonctionnelle dans laquelle chacun, selon son entendement et surtout ses humeurs, tend à définir ses objectifs et surtout à deviner les « attentes » de la hiérarchie. Il n’est pas alors surprenant de voir une entité se détourner de son secteur de prédilection, pour se consacrer à des activités qui n’ont à priori rien à voir ses missions prioritaires. Cela est davantage rendu possible par l’illisibilité des critères d’évaluation et surtout l’absence de sanction systématique des défaillances.

Le président démiurge et thaumaturge !

En fait, toute la logique des nominations au Cameroun vise à faire du président de la République un démiurge, le dieu architecte de l’Univers, et un thaumaturge, faiseur de miracles. Ainsi, tout n’a d’essence et de sens que par et pour le président de la République. Tout est alors mis en œuvre pour la préservation de cet « absolutisme présidentiel » dont parlait dans son mémoire de licence le Pr. Augustin Kontchou Kouomegni. Et le meilleur moyen pour le faire étant la capacité du chef de l’Etat à créer littéralement les « ressources humaines » qu’il utilise à sa guise. Aussi, ceux qui assument leur qualité de « créatures » au-delà des quolibets dont ils sont victimes, devraient être appréciés car « la “médiocrité” apparente dans le cas d’espèce est une ressource politique. » qui assure leur longévité aux affaires. Pendant ce temps, le peuple, tel Quasimodo, est condamné à sonner les cloches !

Par Moussa Njoya, politologue in Défis Actuels No 402

Affaire Gbagbo et Blé Goudé : La Chambre de première instance I de la CPI dépose l’exposé écrit des motifs de l’acquittement

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Aujourd’hui, 16 juillet 2019, la Chambre de première instance I a présenté l’exposé détaillé des motifs de sa décision. La Majorité, composée des juges Tarfusser et Henderson, a présenté une analyse détaillée des éléments de preuve dans les motifs exposés par le juge Henderson (annexe B). Le juge Tarfusser a aussi présenté séparément ses motifs et autres réflexions sur l’affaire (annexe A). Les motifs de l’opinion dissidente de la juge Herrera Carbuccia figurent à l’annexe C.

Dans ses motifs, tels qu’exposés aux annexes A et B, la Majorité traite et approfondit tous les points soulevés dans la décision orale. En particulier, elle explique pourquoi, selon elle,

  1. le Procureur n’a pas démontré qu’il existait un « plan commun » destiné à maintenir Laurent Gbagbo au pouvoir et comprenant la commission de crimes à l’encontre de civils ;
  2. le Procureur n’a pas étayé l’allégation d’existence d’une politique ayant pour but d’attaquer une population civile, sur la base des modes opératoires récurrents auxquels auraient répondu les violences et des autres éléments de preuve indirects cités à l’appui de cette allégation ;
  3. le Procureur n’a pas démontré que les crimes tels qu’allégués dans les charges ont été commis en application ou dans la poursuite de la politique d’un État ou d’une organisation ayant pour but d’attaquer la population civile ;
  4. le Procureur n’a pas démontré que les discours prononcés en public par Laurent Gbagbo ou Charles Blé Goudé étaient constitutifs du fait d’ordonner, solliciter ou encourager la commission des crimes allégués, ni que l’un ou l’autre des accusés a contribué en connaissance de cause ou intentionnellement à la commission de tels crimes.

De l’avis de la Majorité, une des lacunes fondamentales du dossier du Procureur résidait dans la présentation d’un récit déséquilibré des faits, reposant sur une conception unidimensionnelle du rôle de la nationalité, de l’ethnicité, et de la religion (au sens le plus large) en Côte d’Ivoire en général, et pendant la crise postélectorale en particulier, et ne tenant pas compte d’informations essentielles sans lesquelles il n’était pas possible de comprendre pleinement ce qui s’est passé et certainement pas ce qui a motivé des acteurs politiques clés dans cette affaire. Sans tirer de conclusion à cet égard, la Majorité a jugé que ce qui ressortait des éléments de preuve apparaissait sensiblement différent du tableau brossé par le Procureur. Elle explique également pourquoi elle estime que les éléments de preuve produits, pour la plupart des preuves indirectes, étaient trop faibles pour étayer les déductions que le Procureur demandait à la Chambre de faire.

S’agissant des cinq événements visés dans les charges, la Majorité a analysé les éléments de preuve pertinents sans remettre en cause le fait que des crimes avaient été commis, se concentrant plutôt sur la question de savoir s’il était possible d’établir qui était pénalement responsable de ces crimes. Elle a conclu, à cet égard, que les éléments de preuve disponibles n’étayaient pas l’allégation selon laquelle les crimes en cause étaient le résultat d’une politique ayant pour but de prendre pour cible des personnes considérées comme des opposants politiques. En outre, elle n’a pas été convaincue que les éléments de preuve sur lesquels s’était fondé le Procureur étaient suffisants pour établir l’existence, dans le cadre de la commission des crimes, d’un mode opératoire récurrent dont pourrait être déduite l’existence d’une telle politique.

En outre, dans son opinion concordante, le juge Tarfusser a mis l’accent sur certaines caractéristiques de l’affaire, notamment certains faits de procédure survenus avant l’ouverture du procès en première instance et dans le cadre de l’appel consécutif à l’acquittement ; il a également critiqué la prestation du Procureur tant au stade des enquêtes qu’à celui des poursuites, ainsi que celle de la Défense.

Dans son opinion dissidente, la juge Herrera Carbuccia a conclu qu’il y avait des éléments de preuve suffisants qui, s’ils étaient admis, permettraient à une chambre de première instance raisonnable de déclarer Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé coupables des crimes contre l’humanité commis contre la population civile dans le contexte des violences postélectorales en Côte d’Ivoire (meurtre, tentative de meurtre, viol, actes inhumains et persécution).

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé restent en liberté sous conditions conformément à la décision rendue par la Chambre d’appel le 1er février 2019.

Les Lions indomptables: Seedorf et Kluivert limogés

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Fin de parcours précipitée

Dans un communique signe ce jour, Seidou Mbombo Njoya informe l’opinion nationale de la rupture du contrat de travail de Clarence Seedorf. Le president de la Federation camerounaise de football qui dit en avoir discute avec le comité exécutif de l’instance, et s’être concerté avec le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), justifie la décision par l’élimination prématurée de la sélection nationale fanion de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019. En 8èmes de finale. Dans un contexte marqué par des crises multiformes au sein de la tanière: avec au menu, incivisme et irrévérence envers les autorités du football du pays. Tout étant parti e tensions entre les joueurs et les autorités au sujet des primes de participation à la Can.

La décision était presque actée depuis l’interview du Minsep hier au cours de l’émission Présidence Actu. Dans cette émission qui traite de l’actualité du couple présidentiel sur les antennes de la télévision nationale camerounaise, Narcisse Mouelle Kombi a clairement indiqué que le technicien hollandais avait manqué à son devoir. Et qu’il avait instruit le président de la Fécafoot de l’informer de l’intention de se séparer de lui. Moins de 24h après, la Fécafoot a tranché.

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Est-ce que le gouvernement camerounais ’Etat a fait sa part pour que Les Lions indomptables aillent le plus loin possible dans cette Coupe d’Afrique ?

Absolument ! Affirmatif, pourrais-je dire comme dans certains corps. L’autorité administrative a assigné des objectifs de victoire pour que le Cameroun puisse conserver son titre, et le Cameroun apparaissait aux yeux de certains observateurs comme l’un des favoris de la compétition. Le gouvernement a pris toutes les dispositions, d’abord pour permettre la qualification des Lions indomptables dans le cadre du match décisif contre les Comores le 23 mars dernier. Ensuite et en rapport avec la Fécafoot, pour assurer une bonne préparation de nos joueurs en Espagne, au Qatar et dans une certaine mesure à Yaoundé. Enfin, le gouvernement a consenti d’importants efforts financiers pour régler toutes les primes, je dis bien toutes les primes dont le montant avait été arrêté préalablement par le Premier ministre, chef du gouvernement longtemps à l’avance et communiqué aux joueurs via la Fecafoot. J’y insiste, si on tient compte de la prime de présence qui est de 20 million de francs Cfa versée avant le départ pour l’Égypte, des primes de match gagné, des primes de match nul ainsi que de la prime de performance (nous sommes à l’heure de la transparence) il faut bien que les Camerounais le sachent, chaque joueur a effectivement reçu quelques 32 millions de francs. Je parle sous le contrôle de l’agent comptable et de la Fecafoot. Je signale que ces primes ont été régulièrement versées jusqu’à l’étape de 8èmes de finale, sans compter les autres ressources mobilisées par l’État du Cameroun en termes de logistiques, en restauration et autres charges de l’ensemble de l’équipe et des encadreurs. Les encadreurs qui eux aussi émargent dans le budget de l’Etat dans la rubrique des registres de primes. J’ajoute et cela est important à souligner, que le salaire de l’entraîneur sélectionneur Clarence Seedorf est intégralement payé par le gouvernement pour la période d’août 2018 à août 2019. Je signale par ailleurs que les joueurs camerounais ont été selon divers témoignages, parmi les mieux traités en matière d’avantages financiers ans le cadre de cette Can.

Y compris leur entraîneur d’ailleurs

Absolument ! L’entraîneur dont on disait qu’il était le deuxième le mieux payé de la Can. Ce qui rend incompréhensible quelques actes d’insubordination à l’autorité de l’Etat et d’incivilité par rapport au drapeau de la République. Je voulais qu’il fût entendu, comme le rappelle très souvent le président Paul Biya : que le service de la Nation et l’honneur de la patrie n’ont pas de prix. Chacun à son niveau, vous et moi, chaque Camerounais, nous devons tous être fiers de défendre les couleurs nationales, sans marchandage ni chantage.

Malgré toute cette mobilisation de ressources, comment expliquer M. le ministre, que le bilan soit si mitigé ? Quelle est votre propre lecture ?

Nous avons fondé beaucoup d’espoir sur notre équipe nationale qui effectivement disposait de beaucoup d’atouts. Malheureusement le fighting spirit, l’esprit de combativité et l’efficacité de l’encadrement technique, ont dû faire défaut. De l’avis de nombreuses expert et spécialiste entendus ou consultés, les Lions Indomptables se sont signalés parfois par un jeu inefficace monotone, stéréotypé et même prévisible ; ainsi que par l’absence d’un véritable leader technique. Leur élimination tiendrait selon les analyses à plusieurs causes semble être le plus importants : l’incapacité de l’entraîneur sélectionneur à mettre sur pied une équipe conquérante et cohérente. Ainsi, en quatre matchs, on a dû constater qu’il a aligné quatre équipes différentes, des équipes très variables. On note aussi sa difficulté à maîtriser l’ensemble du groupe et à y faire régner l’ordre et la discipline. Le manque de motivation des joueurs et quelques influences externes dissonantes nuisibles à la cohésion et à l’harmonie au sein du groupe ont également été relevés pas certains analystes. D’autres ont pointé du doigt les choix tactiques inefficaces et peu cohérents, ainsi que des remplacements peu adéquats peu pertinents au cours des matchs comme la rencontre Cameroun-Nigeria, par le fait que nous ayons encaissé très facilement trois buts et que nous n’ayons pas pu conserver l’avantage que nous avions pourtant acquis à un certain moment. A cela s’ajoute à l’évidence des systèmes de jeu contre-productifs sur les plans offensif et défensif. Ce qui explique que les Lions n’aient marqué aucun but en deux rencontres, contre le Ghana et le Bénin, si mes souvenirs sont bons. D’où cette stérilité de notre système de jeu offensif, qui en d’autres circonstances avait été beaucoup plus prolifique. Je dois, pour être plus complet, selon le rapport qui m’a été fait par nos représentants en Egypte, qu’il y avait eu quelques discordances entre l’entraîneur sélectionneur Seedorf et son adjoint immédiat Kluivert d’un côté, et ses adjoints nationaux qui avaient peut-être à cœur de faire des propositions mélioratives, mais qui n’étaient pas toujours écoutés.

Les constats ayant été faits, et en tant que ministre, quelles conséquences en tirer ?

Nous avons souligné l’incapacité de l’entraîneur à maintenir la discipline, la cohésion qui a annihilé le fighting spirit cher au président Paul Biya, expliquent l’échec des Lions indomptables. Ceci hélas, en contradiction avec les obligations qui incombaient à l’entraîneur sélectionneur en vertu du contrat signé par lui le 10 août 2018. A ce titre, le ministère des Sports et la Fécafoot, cosignataires dudit contrat, sont en droit de faire jouer la clause résolutoire ou de terminaison. Autrement dit, la question du maintien de M. Clarence Seedorf à la tête de notre sélection fanion, est clairement posée. Il ne me semble pas que cette question puisse trouver raisonnablement, objectivement, au regard de toutes les circonstances que j’ai évoquées, une réponse en terme de reconduction. Son maintien me parait donc comme à beaucoup de Camerounais, problématique. J’ai demandé à monsieur le président de la Fécafoot de le lui signifier, conformément aux stipulations pertinentes du contrat. Et j’ajoute que le Cameroun pour sa part a rempli toutes ses obligations vis-à-vis de l’entraîneur sélectionneur. Je voudrais, pour ne pas verser dans un pessimisme, convoquer Nelson Mandela qui disait que « le plus important ce n’est pas de ne pas tomber, le plus important c’est de se relever chaque fois que l’on tombe et que l’on puisse avancer ». Et un proverbe bantu dit que « le lion ne meurt pas d’avoir été blessé sur une côte». Les Lions indomptables doivent pouvoir se relever dans un sursaut national et patriotique et conquérant. Une nouvelle ère doit s’ouvrir pour notre équipe nationale. Notre équipe si réputée dans le monde, pas seulement en Afrique pour son palmarès, cinq fois victorieux de la Coupe d’Afrique des nations, et ses exploits élogieux. En effet, une équipe nationale qui gagne fait le bonheur de toute la nation. Tout comme récemment on a éprouvé ce bonheur avec les U17 vainqueurs de la Can en Tanzanie et qui ont eu l’honneur d’une réception le 20 mai dernier au Palais de l’Unité. Il me semble qu’un renouvellement de l’encadrement technique, une refondation de l’équipe, et même de l’équipe fanion, des autres équipes, face aux défis et aux prochaines échéances : nous avons la Coupe du monde U17 au Brésil, nous avons le tournoi olympique qui engage les U23, il y a à l’horizon la Can féminine comme il y a le Chan que le Cameroun va accueillir et même la Can que le Cameroun organise en 2021. Au regard de tout cela, il me semble qu’une refondation de nos encadrements et même une refondation sur des bases éthiques s’impose. D’où l’urgence d’une charte éthique qui concerne toutes les équipes nationales.

Extrait de l’émission Présidence Actu/ Crtv Tv

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Plus de place pour les batailles préelectorales, en ce qui concerne u plus de place pour les conseillers municipaux. Dans un décret signe ce 16 juillet 2019, le président de la Réublique proroge le mandat des conseillers municipaux jusqu’au 29 fevrier 2020. Sept mois au cours desquels le gouvernement essaiera de mieux se préparer pour une organisation harmonieuse des nouvelles élections. C’etait un secret de polichinelle. Au cours de la session parlementaire qui vient de s’achever, le président de la République avait déjà envisagé des mesures préalables en vue de cette prolongation. Le chef de l’executif avait saisi le president du senat par courrier a cet effet. La meme dieposition avait ete prise en ce qui concerne la prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale.

Il s’agit d’une seconde prolongation du mandat des conseillers municipaux élu le 30 septembre 2013. La première prorogation a eu lieu le 11 juillet 2018 pour une durée d’un an. Et ce n’est peut-etre pas tout. Il est fort probable qu’il y ait une troisième prorogation à partir du moment où selon certaines indications, la crise sociopolitique qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest justifie en partie ces multiples prorogations.

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Fin de partie entre les Néerlandais et la tutelle

« La question du maintien de M. Seedorf à la tête de notre sélection fanion est clairement posée». Narcisse Mouelle Kombi a fait cette déclaration sur les antennes de la Cameroon radio television (Crtv), dans le cadre de l’émission Présidence actu. Un bout de phrase qui en dit long sur le niveau d’engagement déjà certainement pris par le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) dans ce dossier. D’autant plus que la question ne se pose pas (encore). Le contrat annoncé entre la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et le duo Seedorf-Kluivert étant encore en cours de validité, jusqu’en 2022.

Mais les derniers événements concernant cette équipe peuvent justifier cette option de mettre le sujet « en débat ». Notamment la participation du Cameroun à la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can). Au-delà de l’élimination précoce des Lions indomptables en quarts de finale par le Nigeria, il y a ce climat de tensions entre la sélection nationale et les dirigeants. Tensions nées de la question des primes qui a divisé les deux parties avant le départ pour l’Egypte au point que l’équipe passe une nuit entière à négocier avec le ministère des sports ; pour ne pas s’accorder à la fin. Du coup, les joueurs qui ont obtenu une majoration de leur prime de victoire, ont par la suite refusé ce geste. Eux qui souhaitaient plutôt une amélioration de leur prime de participation.

Les révélations de Petrus Boumal

Cependant, dans deux lettres servies l’une au Minsep et l’autre au peuple camerounais, les joueurs ont craché leur venin, se sont expliqués sur leur attitude, ont redit leur patriotisme et leur engagement pour le drapeau national, avant de souhaiter un séjour dénué de toute présence étrangère en terre égyptienne. Et le Minsep qui n’y a pas cru, a essayé de braver la menace des Lions indomptables, et n’a pas été reçu par les joueurs avant le dernier match de groupe. Si l’on n’a pas entendu de réaction de la part du staff technique, des sources ont souvent laissé croire que depuis le débrayage de Yaoundé, Clarence Seedorf soutenait tacitement ses poulains. Depuis, l’on n’a pas entendu le Pr Mouelle Kombi. C’est donc sa première sortie médiatique depuis la débâcle d’Egypte 2019.

Mouelle Kombi veut avoir sa revanche. A un moment où l’on n’a pas fini de parler des confidences de Petrus Boumal trahissant les secrets des sélections de joueurs chez les Lions indomptables, avec des décisions prises longtemps avant les regroupements. le staff technique semblant tenir juste les manettes d’une sélection pilotée par une main invisible que le défenseur voit comme celle de Samuel Eto’o. Il est clair que l’ex capitaine n’a jamais caché qu’il avait joué un rôle déterminant dans le choix du technicien néerlandais. Lui qu’on crédite d’une emprise sur l’exécutif actuel de la Fécafoot. La Fécafoot va-t-elle céder? L’émission dont des extraits sur les réseaux sociaux alimentent déjà beaucoup de débats, permettra d’en savoir un peu plus. Le Cameroun a été éliminé en quarts de finale, mais joue les prolongations à la maison.

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