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Covid-19 : au moins 200 lits disponibles à Olembé

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Certains logements de la cité SIC de ce quartier de la ville de Yaoundé ont été réquisitionnés par le gouvernement, pour la prise en charge des cas.

L e coronavirus continue de faire des victimes. Au Cameroun, le bilan rendu le 1er avril 2020 au petit matin faisait état de 10 patients guéris contre 6 morts et 233 cas positifs. Des chiffres qui confirment une progression rapide de la pandémie dont les principaux foyers sont Yaoundé, Douala et Bafoussam. La situation interpelle davantage les pouvoirs publics qui ont depuis quelques jours, songé à une nouvelle approche stratégique dans la lutte contre la propagation du Covid-19. Parmi les nouvelles mesures, il y a l’aménagement de sites pour une prise en charge optimale des cas. C’était d’ailleurs l’une des principales annonces du ministre de la Santé publique, au cours de ce début de semaine. Face à la presse lundi dernier, Dr. Manaouda Malachie déclare : « sous le leadership éclairé du président de la République, S.E. Paul Biya et la coordination du Premier ministre, chef du gouvernement, le gouvernement a entrepris de doter nos principales villes de centres de grandes capacités pour accueillir les patients du Covid-19 ».

200 lits prêts à Olembé

Ainsi donc, dans la ville de Yaoundé, près de 200 lits ont été affrétés sur le site du Camp SIC, réquisitionné par le gouvernement dans le cadre de cette lutte contre le Covid-19. « Les logements d’Olembé sont d’ores et déjà prêts et pourront recevoir des la fin de la semaine 200 patients. D’autres sites sont aménagés et seront disponibles des cette semaine », promet Dr. Manaouda Malachie. Selon des voix introduites, des sites aménagés à Douala et Bafoussam verront également le jour dans un avenir très proche. Ainsi donc, apprend-on, le ministre de l’Habitat et du Développement urbain devrait réquisitionner certains Camps SIC de ces deux villes afin de les mettre à disposition pour la prise en charge des patients. Ces mesures, de l’avis du ministre de la Santé publique concourent également à assurer une meilleure surveillance épidémiologique et biologique du pays. « Toutes choses qui nous permettent de tracer et de traquer tous ces cas suspects et donc, d’avoir une prise en charge optimale », assure Dr. Manaouda Malachie.

Covid-19 : tolérance zéro face à l’incivisme

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Les forces de l’ordre dépêchées dans les rues et les quartiers procèdent chaque jour à la mise sous scellés de boutiques et magasins, ainsi qu’a la saisie des marchandises.

Il est 17 heures 50 minutes ce vendredi 28 mars 2020 au quartier Nsam à Yaoundé. Le carrefour grouille de monde. Les petits commerces installés çà et là accueillent du monde. Comme les débits de boisson qui ne désemplissent pas de clients. Pourtant, dans 10 minutes, il sera 18 heures. Heure fixée par les pouvoirs publics pour l’arrêt de toutes les activités commerciales dans les villes et quartiers, en application des mesures du président de la République visant à lutter contre la propagation du coronavirus. Ici, tout le monde (ou presque) semble l’avoir oublié. Quand soudain, un pick up de la gendarmerie nationale se gare avec à son bord une dizaine d’élèves gendarmes. Munis d’un mégaphone et d’un porte-voix, les éléments de la patrouille passent à la sensibilisation « avant les représailles », disent-ils. « Populations de Nsam, il est 18 heures passées. Veuillez arrêter vos activités. Fermez tout et rentrez à la maison. Respectez les instructions du chef de l’Etat. C’est pour notre bien. Nous devons tous lutter contre la propagation du Coronavirus », sensibilise avec fermeté un gendarme. Mais ce message semble tomber dans les oreilles des sourds. En dehors d’un grand bar situé en plein carrefour, où les employés s’attèlent à ranger les chaises et tables afin de fermer, tous les autres commerces de poursuivent.

Fermeture et saisies

 Vint alors 18 heures. Et la patrouille se rend immédiatement rendue au lieu-dit « mobile Olezoa » où, à la surprise générale, l’un des bistrots du coin dénommé « Point de rencontre » est en effervescence. Sur instruction du chef d’escorte, les clients vont être contraints de se lever, et les chaises quant à elles sont emportées par les hommes en tenue. Malgré l’opposition farouche de quelques clients, le débit de boisson sera fermé. « Madame, rangez vos poissons et éteignez le feu. Je m’adresse à vous tous ; que chacun range sa marchandise. Dépêchez-vous sinon je vais embarquer vos choses », ordonne un gendarme aux commerçants installés devant le bar. Au même moment, une autre équipe de patrouile sillonne le long de la rue, obligeant les commerçants à fermer boutique. Le secteur passe au peigne fin et les contrevenants aux instructions du chef de l’Etat voient leurs biens tout simplement confisquer. « Retrouvez-nous à la brigade de Melen », lancent les gendarmes après saisie. Un tour au lieu-dit mobile Mvog-Ada le lendemain donne lieu au même spectacle : des commerçants entêtés sont restés ouverts après le couvre-feu. Mal leur en a pris ; en patrouille, des gendarmes vont procéder à la casse des comptoirs situés sur le trottoir sous le regard impuissant de leurs propriétaires.

Les marchandises installées à l’extérieur des boutiques sont emportées et les commerçants sommés d’arrêter leurs activités immédiatement. « Vous voulez défier le chef de l’Etat ? On vous demande de fermer vous ne voulez pas ? Ce n’est pas une blague. Le Coronavirus tue, c’est une maladie dangereuse qui se propage très rapidement. Si vous suivez les instructions du gouvernement et de l’Organisation Mondiale de la Santé, nous allons vaincre cette maladie et tout va revenir à la normale », sensibilise un gendarme en saisissant la marchandise d’un contrevenant aux mesures édictées par le gouvernement. Sur l’axe Terminus Mimboman-Nkoabang, à 20 heures et quelques minutes, certaines boutiques sont encore ouvertes. Les véhicules des équipes de patrouille débarquent. Certains commerces sont mis sous scellés. Les plus chanceux voient une partie de leur marchandise emportée.

L’Etat se dote d’un switch national destiné aux paiements électroniques

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La ministredes Poste et Télécommunications donnait leur feuille de route aux nouveaux dirigeants de CAMTEL

L’infrastructure d’agrégation des communications électroniques a été inaugurée mardi dernier à Yaoundé par la ministre des Postes et télécommunications Minette Libom Li Likeng.

Le Cameroun est désormais doté d’un Switch destiné aux paiements électroniques. Cette infrastructure d’agrégation électronique, logée au Data Center de la Campost à Yaoundé, constitue le lancement effectif de la plateforme d’agrégation des communications électroniques, et comprend une infrastructure de commutation nationale pour le paiement électronique et la fourniture des services à valeur ajoutée. « Cette infrastructure d’agrégation électronique est constituée d’une plateforme de transaction de paiement qui utilise des technologies de commission électronique pour permettre aux fournisseurs de services financiers traditionnels d’offrir leurs services via un téléphone mobile ou Internet », a expliqué la ministre Minette Libom Li Likeng mardi dernier, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de cette plateforme nationale. « Cette infrastructure est une plaque tournante qui permet à tous les fournisseurs de services à valeur ajoutée dans l’espace des communications électroniques, tels que les opérateurs de paiement mobile, d’utiliser une passerelle USSD unique pour atteindre leurs clients. C’est également une interface unifiée pour tous les fournisseurs de services financiers afin de garantir l’interopérabilité des sous-systèmes autonomes », renchérit la Minpostel.

Accéder aux services financiers mobiles par un code unique

Selon la ministre, la plateforme d’agrégation des communications électroniques permet ainsi aux fournisseurs de services financiers d’offrir leurs services de manière transparente sur tous les réseaux de téléphonie mobile sans avoir à signer un contrat avec chacun des opérateurs. «L’objectif principal de la mise en place de ce Switch national, qui sera géré par la Campost, est de favoriser à travers une passerelle unique, l’interopérabilité des différents services proposés par les opérateurs utilisant le réseau national de communication électronique. Ceci dans le but de placer l’opérateur public postal au cœur du développement de l’économie numérique», poursuit Minette Libom Li Likeng. A entendre la ministre des Postes et Télécommunications, la mise en place d’une telle infrastructure répond au fait que l’évolution rapide du paysage technologique pose d’énormes défis aux régulateurs du secteur qui doivent assurer un accès équitable au marché et, dans le même temps, lutter contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la fraude et de nombreux autres crimes financiers inhérents aux réseaux de communication électronique. Et donc, en tant que régulateur, l’Etat prend ce défi très au sérieux.

« L’une des missions essentielles du ministère des Postes et Télécommunications est de garantir un développement dynamique et inclusif du secteur dans lequel chaque investisseur bénéficie d’un retour sur investissement et les consommateurs d’un réel rapport qualité-prix, indique la ministre. Ce projet est une étape clé dans la réalisation de cette noble mission ». Du coup, l’inauguration du Switch national des paiements électroniques est la matérialisation d’une décision du Minpostel prise le 26 novembre 2019 dans le but de déterminer les conditions et les règles d’- exploitation du code USSD (Unstructured Supplementary Service Data ou Données de services supplémentaires non structurées) pour l’accès à la plateforme nationale d’agrégation des communications électroniques au Cameroun. Etant entendu que cette plateforme permettra d’accéder aux services financiers mobiles par un code unique, le #237#.

Lutte contre coronavirus : Madeleine Tchuente opte pour la chloroquine

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« Nous avons des chercheurs performants et nous pouvons apporter des solutions». Madeleine Tchuente a vanté les chercheurs camerounais. Et ce ne sont pas paroles de propagande. La ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) n’a d’ailleurs pas attendu une annonce officielle du gouvernement pour engager le Cameroun dans le traitement du covid-19 à base de la chloroquine. Au terme d’une tournée des structures sous la tutelle de son département ministériel ce 2 avril 2020, la pharmacienne a dévoilé les ambitions de son ministère : la fabrication de la chloroquine. Mieux sa relance. « Nous fabriquions la chloroquine (un médicament de la même souche) ici. On a demandé de ne plus donner la nivaquine aux enfants. Nous avons arrêté », indique-t-telle. Alors « nous allons seulement relancer», a-t-elle clamé. Et en quantité. «Nous sommes capables de produire 6000 comprimés par minute », a-t-elle agrémenté. Parlant de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales (Impm). Précisant qu’elle n’attend plus que l’autorisation pour s’y lancer.

Déjà qu’en fin de semaine dernière, la cheffe du département ministériel en charge de la recherche scientifique que des critiques avaient tancé de laxiste à un moment où le monde entier et le Cameroun en particulier subissent les foudres d’un virus incontrôlable, avait annoncé des actions en vue de la fabrication local de masques de protection de bonne qualité.

Cette dernière sortie de Madeleine Tchuente marque une étape importante dans l’engagement du gouvernement dans la lutte contre cette pandémie au Cameroun. D’autant plus que jusqu’ici, la polémique née en Europe et aux États-Unis, continuait d’enfler au sujet de la chloroquine. Jusqu’à ce que l’Académie des sciences du Cameroun (Asc), sous le parrainage du Minresi, reconnaisse l’apport de la chloroquine dans les soins jusqu’ici administrés aux malades. Avec déjà dix malades guéris. Malgré la progression de la maladie au Cameroun. Le Minresi s’est plus que jamais engagé dans le combat. « Nous avons la capacité de faire un certain nombre de choses. Le développement endogène ne vient que de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle », peut même se vanter Dr Tchuente Madeleine.

Liberté d’expression : Christophe Bobiokono et Irène Mbezele échappent à Kondengui

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Christophe Bobiokono et Irène Mbezele passeront la nuit dans leurs domiciles respectifs. Le directeur de publication d l’hebdomadaire Kalara et son reporter étaient pourtant aux portes de Kondengui ce jour. Le procureur en a décidé autrement, après une folle journée qui a vu les deux journalistes passer une bonne partie de leur temps entre la Division régionale de la police judiciaire et le Parquet. Dans la suite de leur condamnation à deux ans de prison le 20 décembre 2019, et de dommages pécuniaires, pour avoir été condamnés dans le cadre de l’affaire qui les oppose à l’honorable Dr Fotso Fostine Kamdem.

Convoqué par le procureur dans le cadre de l’exécution des mandats d’incarcération émis à leur encontre à cette occasion donc et jamais exécutés, les journalistes ont été entendus à la police avant d’être déférés devant le procureur du tribunal de Première instance de Yaoundé, centre administratif. Pour en apprendre de la charge qui pèse sur eux dans le cadre du procès qui les a opposés à Dr Fostine Fotso, ex député et avocate au barreau du Cameroun. « Nous avons été condamnés, et ce jour-là il était question d’u paiement de deux millions et demi et un million et demi respectivement ; mais ici on apprend aujourd’hui que nous avons 5 millions cent mille francs à payer », dénonce le directeur de publication de Kalara. En plus, « depuis la condamnation, nous n’avons jamais été notifiés, alors que nos avocats ont payé tous les frais exigibles, mais nous n’avons jamais été notifiés de la sentence. Et nous sommes régulièrement ici », regrette Christophe Bobiokono. Dans l’entourage des deux journalistes, on voit une main noire qui essaie de faire taire ce journal spécialisé dans l’information juridico-judiciaire. « Ils commettent des forfaits et ne veulent pas être éclaboussés », commente-t-on, le ton moqueur.

L’affaire portait sur des confidences entre l’honorable Fotso et des procès, sur le fonctionnement de la justice camerounaise. Conversation dont l’enregistrement laissait entendre des procès dont les verdicts sont dictés par des personnalités tierces au tribunal. Ce que le journal a dénoncé par la voix d’Irène Mbezele. L’avocate que des sources disent proches du ministre de la Justice, garde des sceaux, n’a pas digéré cette « dénonciation » et a saisi le tribunal, accusant le journal kalara et son reporter de « diffamation et outrage à corps constitués« . Au terme d’une procédure dont la conduite a régulièrement été dénoncée par les accusés, ces derniers ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis, avec mandat d’incarcération. Depuis, plus rien. Jusqu’à ce rebondissement ce jour.

Si les deux journalistes perdent la partie, ils sont encore engagés dans une autre affaire dans laquelle ils attaquent à leur tour l’honorable Fotso Fostine, entre autres pour corruption. Mais « depuis des mois, l’affaire n’est pas enrôlée« , font-ils observer. Autant dire que le « match judiciaire » devrait se poursuivre.

Tanyitiku Enohachuo Bayee : aux premières heures de la décentralisation

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C’est à la fois un homme de terrain expérimenté et un homme de bureau accompli. Depuis 2016, il aura été au cœur de presque tous les dossiers sensibles du pays. Homme de confiance de l’ancien Premier ministre Philémon Yang, il aussi bénéficié de la confiance de l’actuel Premier ministre Joseph Dion Ngute. Depuis le début de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, il a joué un rôle remarquable pour ramener la paix dans les deux régions en crise. Avec l’ancien Premier ministre, il fut, en décembre 2016, membre du secrétariat chargé de mener les discussions avec les avocats anglophones. Une mission au cours de laquelle il s’est fait distinguer par la qualité de ses propositions, ce d’autant plus que ses origines ethniques lui permettaient de mieux maitriser la situation. En septembre 2019, il est appelé par le Premier ministre à intégrer l’équipe chargée de l’organisation du Grand Dialogue National.
En plus du rôle jouer pour ramener la paix dans les deux régions anglophones, il a en outre participé à la mise en place effective de la décentralisation. Membre du secrétariat permanent de la décentralisation, il est selon des sources au premier ministère, celui qui a piloté des mains de maitre tous les dossiers de la décentralisation, notamment l’élaboration de la loi portant code général des Collectivités Territoriales Décentralisées ou encore l’élaboration des textes sur le fonctionnement de la National School of Local Administration (Nasla) dont il a désormais la charge.
Né le 5 Mai 1975 à Yaoundé, Tanyitiku Enohachuo Bayee est administrateur civil principal, diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature, promotion 2003. Diplômé en droit de l’Université de Buea et minor en Sciences Politiques, il est fier de sa nomination, mais « préfère donner ses opinions après quelques mois », a-t-il dit joint au téléphone. Polyglotte, Tanyitiku Enohachuo Bayee a été tour à tour, dans les services du Premier ministre, chargé d’études assistant à la Division des Affaires Législatives et Réglementaires, chargé d’études à la Direction des Affaires Administratives et des Requêtes ; chargé d’études à la Division des Affaires publiques et institutionnelles et attaché à la Division de la Coordination de la Communication du Gouvernement.
Joseph Essama

Décentralisation La Nasla : une école pour les administrateurs locaux

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Le projet de la mise en place effective de la décentralisation se concrétise. Le 02 mars dernier, le président de la République a créé la National School of Local Administration (Nasla), une école chargée de former les administrateurs dédiés à assurer la bonne marche des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et des régions. Parmi ses missions, et conformément aux orientations définies par le gouvernement, la Nasla assure, selon l’article 5 de la loi du décret du 02 mars 2020, la formation diplômante, la formation continue, la formation spécifique, et la recherche appliquée à la gestion des CTD. La Nasla aura en outre la mission d’évaluer les besoins en liaison aux collectivités des formations, et des plans de formation. La Nasla qui vient ainsi remplacer le Centre de Formation pour l’Administration Municipales (Cefam) est un établissement public à caractère administratif et professionnel dotée de la personnalité juridique, et d’une autonomie financière. Placée sous la double tutelle du ministère des Finances et du ministère de la Décentralisation et du Développement Local, elle peut organiser ses activités sur l’ensemble du territoire national.
Fonctionnement de l’établissement
La Nasla est dotée d’une direction générale et d’un Conseil d’administration qui compose le collège administratif de cette nouvelle école. Son Conseil d’administration comprendra 12 membres dont un représentant du Premier ministère, un représentant de la présidence de la République, un représentant du Minddevel entre autres. Le président du Conseil d’administration ainsi que ses membres sont nommés par décret du président de la République pour une durée de trois ans, éventuellement renouvelables une fois. Nommé eux aussi par le président de la République, le directeur général et son adjoint quant à eux auront un mandat qui ne peut pas dépasser neuf années en cumul. Soit un mandat de trois ans renouvelables deux fois.
L’entrée à la Nasla se fait sur concours. Un concours comportant les épreuves écrites et orales. La formation se fera en plusieurs cycles. Le cycle A réservé à la formation des cadres supérieurs de l’Administration locale. Le cycle B destiné à la formation des cadres moyens et le cycle C pour les agents spécialisés. La durée des études est de 2 ans à l’exception de la formation continue qui ne durera que 6 mois. La fin des études est sanctionnée par un diplôme signé du Minddevel. Situé à Buea dans le Sud-Ouest, la Nasla hérite du patrimoine et du personnel du Cefam.
Joseph Essama

Lutte contre le Covid-19 : Paul Biya crée un fond de solidarité

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Dès ce 31 mars 2020, est créé un Fonds de solidarité pour la prise en charge des malades du coronavirus. Une initiative du président de la République. L’annonce est faite par un communiqué du secrétaire général des Services du Premier ministre. Paul Biya a doté cette caisse d’un fonds d’un milliard de francs Cfa. Pour le reste, la solidarité nationale est sollicitée pour la renflouer. Cela survient au moment où certaines entreprises avaient déjà engagé des actions allant dans ce sens. Dans le cadre de leur responsabilité sociale. Désormais, tous les gestes seront orientés vers le Fonds de solidarité que vient de créer le président de la République.

Le premier cas de coronavirus a été déclaré au Cameroun le 6 mars 2020. Trois semaines après, l’on a atteint le chiffre de 193 personnes testées positives. Les 13 mesures prises par le gouvernement visant à juguler la pandémie semblent montrer leurs limites. La population infectée croissant au fil des jours, dans un environnement marquée par une indiscipline des populations à respecter notamment les règles d’hygiène et de distanciation sociale. Pendant que des personnes suspectes, notamment des voyageurs venant de pays à fort taux d’infection, rechignent à respecter les consignes de confinement. Avec pour corolaire une infection de plus en plus généralisée à travers le territoire.

L’Etat peine à s’occuper de tous ces cas qui foisonnent. On apprend que la prise en charge journalière d’un patient coûte pas moins de 300 mille francs. D’où l’urgence lancée par certaines voix pour alléger les peines des pouvoirs publics. Paul Biya n’a pas fait la sourde oreille.
Au cours du point quotidien de la situation, le Dr Manaouda Malachie, le ministre de la Santé publique, a également annoncé que ‹‹ le Gouvernement, a entrepris des actions fortes en vue de doter nos principales villes des centres de grandes capacités pour accueillir les patients du Covid-19 ». A Yaoundé et Douala déjà, les logements sociaux d’Olembé et de Bakoko recevront les premiers contingents de malades. En attendant l’aménagement de nouveaux espaces dans ces deux grandes métropoles. Selon le Minsanté, ces nouvelles mesures ‹‹ permettent de tracer et traquer tous les cas suspects, et donc d’avoir une prise en charge optimale des cas ››. Les hôtels ayant montré leurs limites.

Traitement du coronavirus : L’Académie des sciences favorable à la chloroquine, mais avec restrictions

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« Il y a deux jours la Food and drug administration aux Etats-Unis a conseillé un package comprenant la chloroquine pour soigner le coronavirus. Je dois avouer que dans les soins des deux premiers patients guéris ici, il y avait la chloroquine. Et dans beaucoup d’autres pays, on utilise la chloroquine pour soigner cette maladie », a confessé le Pr Jean-Claude Mbanya, membre du collège des sciences biologiques de l’Académie des sciences du Cameroun (Asc). Et l’homme qui est en service à l’hôpital central de Yaoundé de rappeler que « la molécule de chloroquine est connue depuis les années 1960. On l’utilisait comme contre le paludisme. Mais à un moment donné, le gène du paludisme est devenu résistant à cette molécule ». La communauté scientifique s’est donc mise à chercher des palliatifs. Et « la Chine était d’ailleurs la première à se mettre à l’Artemeter et ça a marché. Mais la chloroquine n’avait pas totalement été abandonnée», souligne-t-il. En référence à ce pays foyer de la pandémie qui a déjà décimé des dizaines de milliers de personnes actuellement dans le monde, et qui aujourd’hui a pu juguler le mal en interne, au point de voler déjà au secours d’autres pays, y compris de grandes puissances économiques et militaires.

Les sceptiques ont-ils la caution des scientifiques nationaux pour se ruer vers ce médicament objet d’une guerre entre scientifiques médicaux et firmes pharmaceutiques à travers le monde, avec comme chef de file des partisans le Dr Didier Raoult. Ce Français qui a expérimenté avec succès des molécules d’hydrochloroquine (molécule quasi-identique à celle de chloroquine) sur des patients testés positifs, en six jours. L’heure est à la prudence. « J’ai bien dit que la chloroquine fait partie d’un package. Ce qui signifie que ce médicament n’est pas pris individuellement contre le Covid-19», recadre le Pr Jean Claude Mbanya. Mieux, « il faut savoir que ce médicament est utilisé simplement parce qu’on se trouve dans une situation d’urgence et comme la chloroquine agit sur le virus et qu’après un temps le patient devient séronégatif, ce qui semble donner une certaine satisfaction, on se dit ‘’pourquoi pas ?’’. Sinon en situation régulière, la règle prévoit d’abord des essais cliniques avant d’adopter comme médicament à prescrire aux patients », explique-t-il. Plus important, « il faut a priori savoir que l’hydrochloroquine ne se prend pas en prévention. Seules les mesures hygiéno-diététiques sont appropriées pour la prévention », prévient le Pr Mbanya.

Les premiers médicaments se trouvent dans les repas

Sur le terrain, le médicament n’est plus commercialisé qu’aux patients présentant une ordonnance médicale fiable. Les premières informations circulées ayant occasionné une ruée vers ce « médicament fossile » que les populations ont acquis en prévision. En attendant, l’Académie des sciences du Cameroun « appelle les populations à tenir compte des conseils et des informations du gouvernement et des scientifiques et à ne pas se laisser berner par la propagande sociale et d’autres médias sur les mesures préventives ou curatives fausses ou potentiellement dangereuses». C’est que « tout est dit, à tort ou à raison, mais le plus simple consiste à respecter les mesures d’hygiène et de distanciation autant que possible », plaide le Pr Jean-Emmanuel Pondi, membre du collège des sciences sociales de l’Asc. D’ailleurs, en matière curative, «le médicament se trouve dans nos assiettes à la maison. Nous devons consommer des aliments complets. Et pour ce qui est du Covid-19, la consommation de citron est un plus car c’est un puissant antioxydant », cite-t-elle.

Covid-19 : vers un dépistage massif des ménages

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C’est l’une des nouvelles mesures préconisées par le gouvernement pour contrer le coronavirus.

Opération porte à porte. Dans sa lutte contre la propagation du coronavirus, le gouvernement a élaboré de nouvelles approches stratégiques. Parmi elles, une descente annoncée dans les ménages pour un dépistage massif des Camerounais. Et c’est par la ville de Douala que l’opération va débuter. Prévue du 2 au 7 avril prochain, celle-ci va consister pour les équipes du ministère de la Santé publique, à passer des tests de dépistage aux populations afin d’identifier les personnes susceptibles de développer la pathologie. « Nos agents, au nombre de 1499 passeront de ménage en ménage pour prélever et évaluer les cas suspects », explique sur Twitter, Dr. Manaouda Malachie. Dans l’optique d’atteindre des résultats probants, le ministre de la Santé publique invite les populations de la ville de Douala à n’opposer aucune résistance aux agents déployés sur le terrain de la riposte contre cette pandémie. Plusieurs laboratoires seront en effet mis à contribution dans des régions pour analyser ces tests à grande échelle. Des espaces sanitaires devraient également être aménagés avec l’ensemble des personnels de santé pour prendre directement en charge les cas positifs. Si le Cameroun est fin prêt à entamer cette opération de dépistage massif, c’est grâce à un don d’équipements médicaux offerts par le milliardaire chinois Jack Ma. Comme tous les 53 autres pays africains auxquels le fondateur du groupe Alibaba, leader mondial du e-commerce, a tenu à manifester sa sollicitude face à la pandémie du Coronavirus, le Cameroun a reçu 20000 kits de test, 100 000 masques et 1000 équipements de protection. La cargaison a été livrée par le transporteur Ethiopian Airlines le 26 mars dernier. Une bouffée d’oxygène pour cette future opération qui devrait permettre au gouvernement de prévenir ou éviter de nouvelles contaminations.

DéJà 6 décès et 139 cas positifs

La pandémie de coronavirus continue en effet de secouer le monde et Cameroun. Ce 29 mars, le bilan s’est alourdi : le pays a enregistré son sixième décès lié à cette épidémie. Après le patient numéro 3, l’oncle de l’ancien footballeur Patrick Mboma, puis un homme de 80 ans résidant dans la ville de Douala, trois autres personnes sont tombées en seulement 24 heures. Outre ceS 6 décès causés par le Covid-19, le Cameroun, pays le plus touché dans la région Afrique centrale, a atteint la barre des 139 cas positifs avec notamment la ville de Limbe dans la région du Sud-Ouest qui enregistre son premier cas, selon le bilan rendu par les autorités publiques le 29 mars dernier. « Restons chez nous ! Vigilance ! », a twitté Dr. Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique.

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