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Covid-19 : tolérance zéro face à l’incivisme

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Il est 17 heures 50 minutes ce vendredi 28 mars 2020 au quartier Nsam à Yaoundé. Le carrefour grouille de monde. Les petits commerces installés çà et là accueillent du monde. Comme les débits de boisson qui ne désemplissent pas de clients. Pourtant, dans 10 minutes, il sera 18 heures. Heure fixée par les pouvoirs publics pour l’arrêt de toutes les activités commerciales dans les villes et quartiers, en application des mesures du président de la République visant à lutter contre la propagation du coronavirus. Ici, tout le monde (ou presque) semble l’avoir oublié. Quand soudain, un pick up de la Il est 17 heures 50 minutes ce vendredi 28 mars 2020 au quartier Nsam à Yaoundé. Le carrefour gendarmerie nationale se gare avec à son bord une dizaine d’élèves gendarmes. Munis d’un mégaphone et d’un porte-voix, les éléments de la patrouille passent à la sensibilisation « avant les représailles », disent-ils. « Populations de Nsam, il est 18 heures passées. Veuillez arrêter vos activités. Fermez tout et rentrez à la maison. Respectez les instructions du chef de l’Etat. C’est pour notre bien. Nous devons tous lutter contre la propagation du Coronavirus », sensibilise avec fermeté un gendarme. Mais ce message semble tomber dans les oreilles des sourds. En dehors d’un grand bar situé en plein carrefour, où les employés s’attèlent à ranger les chaises et tables afin de fermer, tous les autres commerces de poursuivent.  

FERMETURE ET SAISIES  

Vient alors 18 heures. Et la patrouille se rend immédiatement rendue au lieu-dit « mobile Olezoa » où, à la surprise générale, l’un des bistrots du coin dénommé « Point de rencontre » est en effervescence. Sur instruction du chef d’escorte, les clients vont être contraints de se lever, et les chaises quant à elles sont emportées par les hommes en tenue. Malgré l’opposition farouche de quelques clients, le débit de boisson sera fermé. « Madame, rangez vos poissons et éteignez le feu. Je m’adresse à vous tous ; que chacun range sa marchandise. Dépêchez-vous sinon je vais embarquer vos choses », ordonne un gendarme aux commerçants installés devant le bar. Au même moment, une autre équipe de patrouille sillonne le long de la rue, obligeant les commerçants à fermer boutique. Le secteur passe au peigne fin et les contrevenants aux instructions du chef de l’Etat voient leurs biens tout simplement confisquer. « Retrouvez-nous à la brigade de Melen », lancent les gendarmes après saisie.  Un tour au lieu-dit mobile Mvog-Ada le lendemain donne lieu au même spectacle : des commerçants entêtés sont restés ouverts après le couvre-feu. Mal leur en a pris ; en patrouille, des gendarmes vont procéder à la casse des comptoirs situés sur le trottoir sous le regard impuissant de leurs propriétaires. Les marchandises installées à l’extérieur des boutiques sont emportées et les commerçants sommés d’arrêter leurs activités immédiatement. « Vous voulez défier le chef de l’Etat ? On vous demande de fermer vous ne voulez pas ? Ce n’est pas une blague. Le Coronavirus tue, c’est une maladie dangereuse qui se propage très rapidement. Si vous suivez les instructions du gouvernement et de l’Organisation Mondiale de la Santé, nous allons vaincre cette maladie et tout va revenir à la normale », sensibilise un gendarme en saisissant la marchandise d’un contrevenant aux mesures édictées par le gouvernement. Sur l’axe Terminus Mimboman-Nkoabang, à 20 heures et quelques minutes, certaines boutiques sont encore ouvertes. Les véhicules des équipes de patrouille débarquent. Certains commerces sont mis sous scellés. Les plus chanceux voient une partie de leur marchandise emportée.  

Les banques à l’épreuve du coronavirus

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«Monsieur ne traversez pas la ligne rouge ». Ainsi rappelle à l’ordre avec sympathie une employé de la SCB un client. Il s’apprêtait a effectué une opération en s’approchant un peu trop du gestionnaire. D’ailleurs avant d’entrer dans cet établissement de crédit, tout comme les autres, les clients doivent impérativement désinfecter leurs mains. Ils ont ainsi droit à des noisettes de gel hydroalcoolique. A l’agence de CCA Ngoa Ekelle par exemple, un jeune d’une trentaine d’année impose la désinfection des mains avant toute opération au guichet automatique de billet. Un agent de sécurité s’occupe de l’ouverture et de la fermeture de la porte métallisée. Il veille également avec attention au respect de la distanciation d’un mètre entre les personnes dans les files d’attente. « Madame ne vous rapprochez pas trop de votre voisine. Respectez les écarts entre vous. Il y va de votre intérêt », répète-t-il sans cesse. Voilà quelques mesures prises par les banques pendant cette période de paiement de salaire, pour éviter la contamination des usagers au Coronavirus qui sévit actuellement au Cameroun.

LES MESURES PRESCRITES

En ce moment de forte affluence dans les établissements de crédit et les postes comptables assignataires, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a instruit les responsables établissements de crédit et postes comptables publics à veiller scrupuleusement au respect des mesures édictées par le gouvernement relatives à la lutte contre la propagation du coronavirus. Il s’agit notamment de la multiplication des caisses au sein des institutions ; le respect de la distanciation sociale d’au moins un mètre sur les fils d’attente tant à l’intérieur des agences et que devant les distributeurs automatique des billets ; la mise à disposition des solutions hydroalcooliques ; l’indication des points d’eau pour permettre aux usagers de se laver les mains ainsi que l’empêchement des rassemblements de plus de 50 personnes dans l’enceinte de ses structures.

INCIVISME

Mais alors que le pays compte déjà plus de 200 cas, et malgré les instructions du gouvernement, les usagers continuent de braver ces directives parfois sous le regard impuissant des responsables des banques. En fin de semaine dernière, l’agence de la Bicec de la Camair est bondée de monde. Les usagers se bousculent devant le guichet automatique. Des files d’attente interminables de personnes ralentissent la circulation. Ici, personne ne respectent la mesure de distanciation d’un mètre entre les individus. Dans cette cohue assortie d’une chaleur étouffante, un toussotement rappelle tout le monde à l’ordre. Chacun protège instinctivement son nez et sa bouche avec sa main ou son coude. « J’ai déjà demandé aux clients de faire un écart d’un mètre entre eux en vain. Leur seul souci est de faire leurs opérations. J’ai signalé cela à ma hiérarchie et j’attends les instructions », confie l’agent de sécurité. A la Trésorerie générale, les usagers sont agglutinés devant le portail arrière. Certains ont formé de groupuscule où ils débattent de l’actualité. En dépit de leur connaissance sur la pandémie actuelle, bon nombre ne prend pas les précautions. « Ils se font des poignées de main accompagnées de fou rire lorsqu’un d’entre eux lance un blague. Nous sommes obligés de leur imposés l’utilisation systématique du gel hydroalcoolique avant toute opération », apprend- on.

Covid1:  Maurice Kamto crée une polémique

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« Maurice Kamto est resté fidèle à son imposture », indiquait un internaute dans un groupe WhatsApp.  Dans une déclaration publiée le 03 avril dernier et intitulée, « défaillance de Monsieur Paul Biya, président de fait de la République du Cameroun », le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a, dans une posture de chef d’Etat, annoncé  des mesures sociales, économiques et financières pour accompagner les populations à lutter contre la pandémie du Coronavirus. « Les sociétés de distribution d’eau et d’électricité ne devront pas recouvrer les quittances d’électricité et d’eau pendant trois mois ; le payement des patentes pour les transporteurs est suspendu pour la même durée ; le payement des droits des marché par les vendeurs en détails et des bayam-salam est suspendu », a indiqué le président autoproclamé en guise de mesures sociales d’accompagnement.
Sur le plan économique et financier pour les entreprises, le candidat déchu à la présidentielle de 2018 a  exigé :  « afin d’éviter que le poids économique et financier de la lutte contre le Covid19 n’obère les activités et les ressources des entreprises principales pourvoyeuses d’emplois et des recettes fiscales de l’Etat, il est urgent pour le gouvernement d’ouvrir une discussion sérieuse avec les acteurs économiques tous secteurs confondus,   en vue d’arrêter de manière concertée un paquet de mesures financières et  fiscales à déployer pour soutenir l’activité économique, éviter la cessation même temporaire de l’activité économique   et à fortiori les dépôts des bilans. Si les mesures conséquentes n’étaient pas adoptées dans ce sens d’ici la fin du mois d’avril, les entreprises seraient en droit de ne plus s’acquitter de leurs impôts »
Délires
Dans la foulée des curiosités de la sortie de Maurice Kamto, l’on constate qu’il a fait une ampliation de son discours à la présidence de la République. « Lui qui se dit président élu, comment amplie-t-il son courrier à un président qu’il accuse de lui avoir volé le pouvoir », se demande Aristide Ateba, un internaute.   En plus, le leader du MRC indique qu’il sera obligé de constater la vacance présidentielle, si le président de la République ne donne pas un signe de vie. Une déclaration qui selon certains observateurs démontre la mauvaise foi du candidat déchu à la présidentielle de 2018.  Le politologue Moussa Njoya indique que ce n’est pas Maurice Kamto, constitutionnaliste qui peut se livrer à une telle « hérésie » « Maurice Kamto enseigne le droit dans les Universités. Maître de Conférences, il transgresse sciemment les principes du Droit constitutionnel. Il prétend péremptoirement établir un constat de « défaillance du Président de fait de la République du Cameroun », alors que cette prérogative incombe au Conseil Constitutionnel. A-t-il perdu le droit comme d’autres perdent le latin ? », s’interroge Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc.
Le satisfecit de ses partisans
Les adeptes de Maurice Kamto ont immédiatement exprimé leur satisfecit après sa sortie. « Maurice Kamto demande de ne pas payer l’eau, l’électricité pendant trois mois….voilà un vrai président », s’égaie l’internaute Boris Berthold  sur sa page Facebook. « Merci excellence ! vous restez jusqu’ici tout un espoir pour le peuple camerounais meurtrie. Je peux maintenant aller dormir », renchérit Madison Nlend par le même canal.   Takumbeng Bakinien a quant à lui salué « un homme d’Etat avisé et conscient des enjeux de l’heure ».
 
Joseph Essama

Covid 19: Quand les fonds de solidarité sont à la mode

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Emule ou rivalité ? La question reste encore au centre des préoccupations de plusieurs Camerounais. En effet, depuis l’arrivée de la pandémie du Covid 19, les hommes politiques camerounais n’ont eu de cesse de lancer des appels à la solidarité nationale en vue de venir en aide aux personnes touchées par cette pandémie. C’est dans le département de la Lekie, région du Centre qu’est venu le premier son de cloche. Le 25 mars dernier, Henri Eyebe Ayissi, élite de cette localité a lancé un fond de solidarité citoyenne contre la pandémie, pour l’organisation des campagnes communales de sensibilisation et de distribution des savons et autres matériels d’hygiène. A sa suite, le président de la République Paul Biya a décidé le 30 mars de la création d’une caisse de solidarité doté d’une enveloppe initiale d’un milliard de francs CFA. Selon Malachie Manaouda, ministre de la santé publique, cette caisse « doit être fourni par des apports privés et publics ». A en croire les chiffres rendus publics par les gestionnaires de cette caisse au ministère de la santé, en 5 jours, cette cagnotte a produit 770 150 000 (sept cent soixante-dix millions cent cinquante mille) francs CFA. Argent versé par les entreprises citoyennes et les personnes de bonne volonté.
Après Paul Biya, c’est Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, qui a créé le fond-survie-Cameroon-survival. Un fond qui doit permettre, selon Maurice Kamto, de « fournir des aliments et de l’eau aux personnes en confinement obligées de ne pas se déplacer ; le matériel de protection nécessaire dans les localités en confinement (masques, solutions hydroalcoolique) ; les combinaisons de protection, des thermomètres infrarouges, des kits de tests diagnostiques, des respirateurs, du matériel de soins, des médicaments aux personnels de santé, pour la prise en charge thérapeutique des cas ».
La députée du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale Nourane Foster a à son tour mis sur pied son fond de solidarité. Doté d’un budget prévisionnel de 50 millions de francs CFA, cette initiative de l’élu du Wouri-Est, vise à fournir aux populations entre autres 50 000 masques de protection et des kits respiratoires ; des produits agro-alimentaires (riz, sucre, lait etc) ; 200 points de lavage des mains ; 50 lits et matelas ; 10 kits respiratoires ; 10 000 gels hydroalcooliques.
Joseph Essama

Docteur André Francis Mfegue : « On ne peut pas trouver la vraie chloroquine au Cameroun. »

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Qu’est-ce qu’un faux médicament ?

Dans votre question il y a immédiatement deux notions qui le viennent à l’esprit, d’une part les médicaments contrefaits et d’autres part les médicaments non conformes. Il est à noter que dans les deux cas, les deux produits sont impropres à la consommation. Le plus souvent, le terme générique de faux médicaments renvoie aux médicaments de la rue et dont aux médicaments contrefaits. Ceci dit le « faux médicaments » ou médicaments contrefait est un produit qui est délibérément et frauduleusement muni d’une étiquette n’indiquant pas son identité et/ou sa source véritable. Il peut s’agir d’une spécialité ou d’un générique. Parler de médicaments contrefait (faux médicaments) c’est parler des produits qui ne contiennent pas le plus souvent des principes actifs et s’ils en contiennent, ce principe se trouve parfois en quantité insuffisante et le conditionnement (emballage) et dans la plupart des cas falsifié. Je voudrais que le citoyen lambda note le caractère illicite et dangereux des faux médicaments puisque dans la plupart des cas ces produits sont inefficaces contre les maladies et peuvent même mettre en danger la vie du patient.

Comment fait-on pour reconnaitre un médicament contrefait ?

Il n’est pas évident, pour un non professionnel, de reconnaître un médicament contrefait. Ce que je dis est tout à fait logique dans le sens où le médicament contrefait est fait dans la logique ou il doit ressembler à un vrai médicament. Ceci ne veut pas dire que le ministère de la santé avec tous ses experts n’a pas les moyens de reconnaitre un faux médicament bien au contraire, notre pays est doté de deux institutions capables de conforter les professionnels du médicament que sont les pharmaciens et la population de la qualité des médicaments qu’ils distribuent où consomment. Je veux parler de la DPML dont la mission est entre autre d’homologuer les médicaments et le Lanacome donc les missions sont entre autres de contrôler la qualité des produits pharmaceutiques sur toutes l’étendue du territoire. Il serait intéressant, même si cela était possible, de dire aux usagers comment reconnaître un médicament contrefait (faux médicaments), je préfère encourager les usagers, les patients à acheter leurs médicaments dans des endroits sûrs. Le seul endroit sûr que le pharmacien que je suis connaisse c’est la pharmacie.

Revenons à la question de la chloroquine qui est vendue actuellement dans le circuit du médicament, qu’en est-il exactement ?

Justement pour déboucher sur cette question de la chloroquine en rapport avec l’actualité sur le Covid19, j’aimerai préciser que le ministre de la Santé a fait une communication relative à la prise en charge des malades du Covid19 par l’Etat. Cependant la circulation anarchique des informations dans les réseaux sociaux fait en sorte que les usagers essayent de se soigner eux-mêmes en se ruant vers la chloroquine qui avait été annoncée par certains experts comme pouvant traiter cette maladie. A notre niveau, nous avons essayé de sensibiliser les usagers de ne pas se lancer vers cette course folle à la chloroquine. Ce qui est important de savoir c’est que la chloroquine qui était utilisée pour traiter le paludisme, avait été retirée depuis longtemps du marché du médicament, à cause des multiples résistances qu’on avait. De ce fait, il n’est pas évident de retrouver la chloroquine de nos jours dans une structure sanitaire agréee qui s’approvisionne dans le circuit normal. Par contre l’hydroxy chloroquine (PLAQUENIL) pouvait, il y a de cela 2 ou 3 semaine, être retrouvée dans certaines pharmacies. Mais celle-ci était prescrit dans le cadre de la prise en charge des polyarthrites rhumatoïde et non du paludisme. Maintenant avec le Covid 19, des personnes mal intentionnées ont trouvé l’opportunité pour se faire de l’argent, en produisant de la fausse chloroquine qui n’a pas d’autorisation de mise sur le marché au Cameroun. Il n’est donc pas envisageable pour un usager, en l’état actuel des choses, de trouver de la vraie chloroquine au Cameroun. Et s’il faut que la chloroquine revienne sur le marché, il faut attendre que les autorités mettent toutes les machines en marche pour que ce médicament soit remis sur le circuit normal de vente du médicament. Je suis donc désolé, attristé, voire même effrayé de voir que les usagers accourent vers ce qu’on leur vend et qu’on dit être de la chloroquine. Ceux qui consomment ces produits s’exposent à des complications graves. Il faut déjà préciser que si vous consommer la chloroquine originale sans le contrôle d’un médecin, vous vous exposez en cas de surdosage à un arrêt cardiaque ou respiratoire.

D’où viennent ces médicaments de mauvaise qualité ?

Les origines sont multiples, dans le cas des médicaments non conformes, ce sont des laboratoires déjà connus qui lors du processus de fabrication peuvent faire des erreur (mais c’est extrêmement rare). L’avantage dans ce cadre c’est qu’il existe un réel système de traçabilité des médicaments. Je dis toujours, c’est lors d’un contrôle qualité qu’on se rend compte qu’un médicament est contrefait ou non conforme. Dans le cas des médicaments contrefaits, il faut déjà voir de prime à bord, l’aspect illégal de ces médicaments. Maintenant n’importe qui peut s’asseoir et faire des mélanges douteux qu’il emballe et introduit dans le marché noir. Ce sont des gens qui fabriquent ces faux produits pour tromper les populations. Il arrive aussi et ce dans la plupart des cas que certaines personnes importent de façon totalement illicite des faux médicaments. Dans ces médicaments, on n’est jamais sûr qu’il y ait effectivement un principe actif et quand bien même il y en a, est ce que c’est le bon dosage, autant de question à n’en point finir.

Quelles sont les conséquences d’un médicament contrefait sur la santé ?

Les conséquences sont légions. Elles peuvent aller de la simple incapacitation du patient jusqu’à son décès. Imaginez-vous qu’un patient qui a le paludisme prenne un médicament qui n’a pas de principe actif, il sait qu’il se soigne, alors qu’il ne prend aucun médicament, son état va tout simplement empirer. Imagions un autre scenario où à l’intérieur d’un médicament, on a mis un poison, vous l’avalez, vous mourez. Il faut donc dire qu’il n’y a que du mauvais dans le médicament contrefait. De mon avis de pharmacien, l’Etat fait déjà beaucoup d’efforts pour lutter contre les médicaments contrefaits, et nous ne pouvons pas abandonner l’Etat dans cette guerre contre le médicament contrefait. Ce n’est pas une guerre qui concerne uniquement le ministère de la santé, c’est une guerre qui concerne tout le monde. Il est donc important que les populations comprennent et s’inscrivent dans cette bataille que mènent les autorités, en s’approvisionnant uniquement en médicament dans les circuits officiels.

Interview réalisée par Joseph Essama

Finances publiques: la nouvelle stratégie d’endettement de l’Etat

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Crédits tvA : l’etat paie 10 milliards aux entreprises
Les mesures fiscales vont coûter 114 milliards à l’Etat

Le ministère des Finances (Minfi) a rendu public le 1er avril dernier, la stratégie d’endettement à moyen terme du Cameroun sur la période 2020-2022. Le document d’information publié à cet effet, décline le montant que le gouvernement compte mobiliser au cours de la période, soit 3 440 milliards de francs CFA (y compris les appuis budgétaires), donc 1 217 milliards de francs CFA en 2020.  Concrètement, la stratégie d’endettement de l’Etat est structurée autour d’un portefeuille global de 77 % de dette extérieure libellée en devises, dont 25 % en dollar, et une enveloppe de dette intérieure fixée à 23 %, libellée cette fois en francs CFA. Partant bien entendu d’une composition projetée à fin 2019 à 77,8 % de dette extérieure ; 21,7 % de dette intérieure et 0,4 % de dette avalisée.  Pour atteindre cet objectif, le document du Minfi précise que l’Etat aura recours aux emprunts extérieurs et intérieurs destinés à la réalisation des projets et au financement des besoins de trésorerie à court terme, mais aussi, aux appuis budgétaires évalués à environ 100 milliards de francs CFA pour l’exercice 2020.  En ce qui concerne le plafond de ces nouveaux emprunts, le Minfi informe que la fixation du plafond pour la période 2020-2022 « tient compte des contraintes liées à la capacité de remboursement de la dette contractée et de la volonté des autorités de maintenir la dette viable tout en réduisant le risque de surendettement jugé élevé. Dans le détail, « ce plafond  est fixé à 1 950 milliards de  francs CFA pour les engagements  extérieurs, dont 650 milliards  de francs CFA en 2020  (300 milliards de francs CFA  pour les emprunts concessionnels  et 350 milliards de FCFA  pour les emprunts non concessionnels);  1 030 milliards de  francs CFA d’engagements intérieurs,  dont 320 milliards de  francs CFA en 2020 ; et 120 milliards  de francs CFA d’avals à  accorder par l’Etat, dont 40  milliards de francs CFA en  2020 ».  Il convient toutefois de souligner que la Stratégie d’Endettement à Moyen Terme (Semt) 2020-2022 ne déroge pas aux normes prescrites en la matière à la fois au Cameroun et dans la sous-région. Il est, apprend-on, « en conformité avec le cadrage macroéconomique et budgétaire élaboré dans le cadre de la loi de Finances et en respect des engagements pris avec le Fonds Monétaire International (FMI) suivant le Programme Economique et Financier (PEF) ». Il s’exécutera donc dans le sens de « la poursuite de la mise en application du Règlement Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), portant cadre de référence de la politique d’endettement public et de gestion de la dette publique, et la recherche optimale des financements pour couvrir le besoin de financement de l’Etat tout en optimisant les coûts et risques et, promouvoir le développement du marché domestique ». Au niveau opérationnel, rajoute le document, « un accent sera mis d’une part, sur le règlement du service de la dette à bonne date et l’apurement de tous les arriérés intérieurs et extérieurs pendant la période, et d’autre part, sur la mobilisation efficiente des ressources extérieures et les émissions de titres publics ».      

Par Junior Matock (Défis Actuels 470) 

Marché monétaire: le Minfi en selle pour mobiliser 220 milliards

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Motaze veut mobiliser 220 milliards

En droite ligne de l’exécution de la Loi de finances 2020 qui prévoit la levée des ressources budgétaires pour financer les projets de développement, le Cameroun, à travers le ministre des Finances. Louis Paul Motaze, va bientôt procéder à l’émission des Obligations du Trésor Assimilables (OTA) d’un montant total de 220 milliards de francs CFA, sur le marché monétaire. Concrètement, cette opération va se dérouler en trois phases. La première, d’un montant de 50 milliards de francs CFA, est prévue pour ce 8 avril, pour une maturité de deux ans et un taux d’intérêt fixé à 3,5 %. Les remboursements de cet emprunt vont donc commencer en 2022. La deuxième émission porte quant à elle sur un montant de 70 milliards de francs CFA, pour une maturité de trois ans et 4 % de taux d’intérêt. La dernière émission, d’une enveloppe de 100 milliards de francs CFA, sera remboursable au bout de cinq ans pour un taux d’intérêt de 5,7 %. Selon le document de synthèse publié à cet effet par le Minfi, la valeur nominale d’une OTA est de 10 000 francs CFA. Et d’après le directeur général du Trésor Sylvestre Moh Tangongho, ces émissions sont ouvertes à tous les citoyens. Qui peut souscrire ? « Tout agent économique/investisseur (personne physique ou morale) désireux de faire un placement sûr et rentable. La souscription se fait par l’intermédiaire des Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT) que sont : les établissements de crédit ; les Sociétés de gestion et d’intermédiation », répond le Minfi. Pour ce qui est du payement des intérêts, ils seront faits annuellement sur la base du taux exprimé. Bien plus, ils sont calculés sur la base de l’année civile, soit 365 ou 366 jours, renseigne le document de synthèse du Minfi.

Avantages des OTA

Pour ce qui est des avantages de ces opérations, le Minfi explique que les titres publics sont un placement rentable, car les OTA sont rémunérées à des taux d’intérêt supérieurs au taux de rémunération de l’épargne. Bien plus, les intérêts de ces titres sont payés chaque année à la date d’anniversaire de la valeur. D’ailleurs les intérêts servis sur les OTA sont exonérés de tout impôt au Cameroun pour les souscripteurs résidents et non-résidents. En dehors d’être sans risque, «les OTA bénéficient de la garantie souveraine de l’Etat ; elles offrent aux souscripteurs un taux de rentabilité connu sur une période donnée ; les détenteurs des OTA peuvent les céder à tout moment auprès de leurs banques sans subir une décote substantielle ; les OTA sont admissibles en couverture des engagements règlementaires des compagnies d’assurances, au refinancement à la Beac et négociables (ventes, achats garanties) à travers les SVT du Cameroun », vante le ministre des Finances dans des propos relayés par Investir au Cameroun. Et encore : « l’Etat s’est recentré sur le marché monétaire de la Beac, qui est le marché traditionnel des Trésors publics et des banques, pour émettre des OTA dont la durée moyenne du prêt est plus longue que les emprunts obligataires », explique au même site internet Samuel Tela. Pour le directeur de la trésorerie à la Direction Générale du Trésor du ministère des Finances, les OTA offrent un délai de grâce plus long à l’Etat, dans la mesure où le principal n’est remboursé qu’au terme de sa maturité, contrairement aux emprunts obligataires dont le remboursement intervient généralement par quart, à partir de la 2e année. Bien plus dit-il encore, « l’OTA assure à l’agent économique une meilleure rentabilité. Car, il perçoit les intérêts sur toute la durée de vie du titre ». Il convient d’indiquer que la mobilisation de ces ressources découle des prévisions faites dans la Loi de finances de l’exercice budgétaire en cours qui prévoit que 320 milliards de francs CFA destinés au financement des projets soient levés en recourant aux émissions de titres publics. Aussi, elle intègre la nouvelle stratégie d’endettement à moyen terme du gouvernement qui révèle que les besoins en financement de l’Etat s’élèvent à 3 440 milliards de francs CFA sur la période 2020-2022, 3 440 milliards de francs CFA (y compris les appuis budgétaires de 100 milliards de francs CFA), donc 1 217 milliards de francs CFA à mobiliser en 2020.

Par Junior Matock (Défis Actuels 470)

Déstabilisation : La rumeur crée la panique au Quartier général

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Quartier-général-de-lArmée-camerounaise-est-calme-et-en-paix

Dans un message audio diffusé ces dernières heures sur les réseaux sociaux, une voix féminine annonce un mouvement inhabituel au Quartier général de l’Armée camerounaise. Laissant croire à des coups de feu et une ambiance trouble. Celle qui dit résider au quartier Mvog Ada voisin, invite les populations voisines du quartier général situé au plateau Atemengue, quartier Ngoa Ekelle, à rester cloîtrés dans leurs maisons. « Il n’en est absolument rien», dément le capitaine de frégate Cyrille Atonfack Guémo, chef de la division de la communication au ministère de la Défense (Mindef). Ce que confirment des résidents du quartier estudiantin qui abrite le Quartier général de l’armée camerounaise. Pour le communicateur du Mindef, « les femmes et les hommes de cette unité vaquent sereinement à leurs occupation quotidiennes, avec dévouement, honneur et fidélité. Comme dans toutes les casernes de la cité capitale, ainsi que sur tout le sanctuaire national». Le porte-parole du Mindef met cela au compte d’une « campagne de désinformation portée par les ennemis de la république aux desseins inavoués». Mais « cette campagne est vouée, tout comme les précédentes, à un cuisant échec», prédit le capitaine de frégate Cyrille Atonfack Guémo.

Dans sa communication, le colonel Atonfack annonce qu’une autre « rumeur vicieusement entretenue sur la toile laisse penser que la Brigade du quartier général serait considérablement atteinte par le Covid-19 ». Faux encore, rétorque-t-il : «les mesures barrière prescrites par l’Organisation mondiale de la santé et le ministère de la Santé sont ici rigoureusement respectées». Mieux, « outre leurs missions régaliennes, les forces de défense et de sécurité sont fortement engagées dans la lutte contre le Covid-19, aux côtés du ministère de la santé et des autres entités étatiques concernées par cette pandémie mondiale».

L’homme indique que « les Forces de défense et de sécurité attendent les prochaines balivernes qui vont continuer de pleuvoir avec sérénité et sourire en coin ». Regrettant que « certains citoyens, de véritables faux prophètes, ayant décidé de faire des attaques contre l’Armée camerounaise et les institutions républicaines, leur fonds de commerce».

Amchide : Boko haram tue 10 personnes*

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Selon des informations de Guibaï Gatama, une attaque de Boko Haram a fait cette nuit 7 morts et 15 blessés selon les premières informations. Le directeur de publication du journal L’œil du Sahel cite comme source le président du Comité de vigilance de la localité touchée. Mais au courant de la journée, le bilan s’est alourdit, à 10 morts et 14 blessés, selon un communiqué du ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense (Mindef). L’attaque a pris la forme d’un double attentat kamikaze. Deux enfants, une fille et un garçon s’étant fait exploser.

Ces événements se déroulent au lendemain de l’opération Boma, une campagne punitive menée personnellement par le président Idris Deby du Tchad. En riposte à une attaque des éléments de secte islamiste qui a fait officiellement 89 morts parmi les militaires tchadiens. D’ailleurs à la fin des opérations, l’armée tchadienne s’est félicité de sa bravoure, en indiquant que les combattants de Boko haram qui ont pu échapper à la puissance de feu se sont disséminés au Nigeria, au Niger et au Cameroun.

Mais du côté de l’armée camerounaise, on se refuse à y voir une relation de causalité : « je serai surpris que ce soit le cas pour le Cameroun. Boko haram y est en inconfort opérationnel permanent du fait de la posture des Forces de défense camerounaise, me semble-t-il elles s’acquittent professionnellement de leur cahier de charge tant sur le plan national que sur le plan de leur contribution au profit de la force multinationale mixte», déconstruit un officier général récemment admis à la retraite. Alors « le Cameroun est donc plutôt un maillon fort du dispositif de défense multinational, et cela, il ne faudrait jamais l’oublier», vante-t-il. Pire, « ce serait une grave ingratitude pour la mémoire des vaillants soldats qui ont sacrifié leurs vies pour la paix et la liberté de cette zone hautement crisogène, et celle des populations qui ont subi les pires affres de la guerre depuis son déclenchement », conclut-il.

*Article mis à jour ce 07 avril 2020 à 11h10

Coronavirus : Le plan de lutte que propose Maurice Kamto

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Le-Mrc-propose-un-plan-de-riposte-contre-le-coronavirus-à-base-de-solidarité

En annonçant SURVIE-CAMEROON-SURVIVAL INITIATIVE (Scsi), une initiative de Camerounais de l’intérieur et de l’extérieur, qu’il propose au peuple camerounais dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, Maurice Kamto a annoncé la création d’une structure chargée de conduire les opérations de collecte et de gestion des fonds issus de la solidarité nationale qu’il appelle. Il s’agit du FOND SURVIE-CAMEROON SURVIVAL FUND. Une organisation dotée de deux organes que sont le Comité de parrainage constitué de personnalités de renom et à la notoriété établie, et d’un comité de gestion devant assurer « l’exécution des activités opérationnelles du fonds ». A charge donc d’assurer la collecte des fonds et la gestion de l’Initiative à travers la mise en œuvre effective des mesures sanitaires, sociales et autres arrêtées dans le cadre de la SCSI. La lutte contre le coronavirus que propose le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) prévoyant entre autres des aliments et de l’eau aux personnes en confinement, le matériel de protection nécessaire dans les localités en confinement et les autres localités, des combinaisons de protection, des thermomètres infrarouges, des kits de test diagnostique, des respirateurs, du matériel de soins, des médicaments aux personnels de santé pour la prise en charge thérapeutique des cas,… Un plan qui nécessite d’énormes moyens financiers. Mais l’homme qui ne détient pas les cordons de la bourse publique, a envisagé la solidarité et l’entraide pour contourner les obstacles à sa réalisation.

En revanche, le leader (de fait) de l’opposition n’épargne pas les entreprises publiques chargées de fournir les services sociaux de base. Ainsi, « les sociétés de distribution d’eau et d’électricité ne devront pas recouvrer le paiement des quittances d’électricité, d’eau pendant trois mois : avril, mai et juin; le paiement des patentes par les transporteurs est suspendu pour la même durée; et le paiement des droits de marché par les vendeurs en détail et les bayam-salams est suspendu », a-t-il « décrété ».

Un saut ( ?) dans le discours pour le moins doux et l’option constitutionnelle que le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle au Cameroun, dit vouloir privilégier. Le commandant-en-chef de l’armée camerounaise ne donnant plus aucun signe de vie. Toujours est-il que Maurice Kamto qui avait déjà fait pris à témoin les diplomates accrédités au Cameroun sur l’absence prolongée du président Biya au-devant de la scène, les Organisations non gouvernementales et la presse, dans son premier ultimatum (le 27 mars), ne compte plus laisser à Paul Biya un temps de répit.

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