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Nguélémendouka : le maire distribue 2000 masques de protection

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La commune de de Nguélémendouka dans le département du Haut-Nyong, région de l’Est veut barrer la voie au Covid 19. Samedi dernier, l’exécutif de cette Collectivités Territoriales Décentralisées a organisé une campagne de distribution des masques et de sensibilisation sur les mesures de lutte contre le Covid 19. Une opération qui a permis la distribution de 2000 masques de protection et autant de morceaux de savons aux populations de la ville et dans quelques villages.

C’est en effet sur l’esplanade de la mairie de Nguélémendouka que l’opération de distribution du matériel de protection et de prévention contre le Covid 19 s’est déroulée.  « L’arrondissement de Nguélémendouka, comme bien d’autres, est directement exposée à la menace du fait des mouvements des populations qui viennent directement ici en provenance de Yaoundé qui, vous le savez, est un foyer de contamination. Il faut que les habitants de l’arrondissement soient prémunis et sensibilisés sur les mesures prises par le gouvernement. Je salue donc à sa juste mesure cette initiative de la mairie et l’implication de l’Association Noël Etoilé des Enfants ». a félicité Patrick Engola Ntyame, le Sous-préfet de cet arrondissement. Après l’esplanade de la mairie, la caravane de distribution s’est rendue au marché municipal et dans plusieurs points de la ville pour installer les seaux à robinets afin d’encourager les populations à se laver les mains.

Mise sur pied d’un check point

En plus de la distribution des masques et du savon, et de l’installation des seaux à robinets, le maire de la commune entend aussi créer une tour de contrôle à l’entrée de la ville pour filtrer les éventuels porteurs du virus. « En plus de ces actions, et avec l’accord du Sous-préfet et l’appui technique des responsables du district de santé à qui nous avons mis à disposition un thermo flash, nous allons installer un check-point à l’entrée sud de la ville pour contrôler et tracer les arrivées des voyageurs, question de parer à toute éventualité », a expliqué Alex Mimbang, maire de cette commune.

Une initiative d’un frère et ami

Selon Alex Mimbang, maire de la commune de Nguélémendouka, « Tout est parti d’une idée émise par mon frère et ami Pascal Pierre qui, avec son association dénommée ‘Noel Etoilé des Enfants’ (ANEE), a entrepris de venir dans notre commune offrir des masques et des savons aux personnes démunies afin de marquer leur solidarité aux populations locales face à la menace du coronavirus ». Cette initiative à caractère social a tenu « compte de ce que très peu de bénéficiaires peuvent s’offrir des masques jetables, compte tenu des coûts », a expliqué Martin Mbarga, le vice –président de l’ANEE qui a ajouté que : « ces masques sont réutilisables. Il suffit de les laver, de les tremper dans de l’eau bouillante, les sécher et le tour est joué ».

Le satisfecit des populations.

Aussi bien dans la ville que dans les villages de Nguélémendouka, l’opération de sensibilisation sur les mesures de lutte contre la pandémie du coronavirus, a été saluée par les populations.  A l’unisson, elles ont émis le vœu de voir de telles initiatives se multiplier pour « permettre aux populations majoritairement démunies de s’arrimer aux mesures édictées par le gouvernement ».

Joseph Essama

Covid-19: Le temps du business

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Dans les rues de Yaoundé depuis lundi, pas un pas sans porteur de masque. Le port obligatoire du masque contre le coronavirus entrait en vigueur ce jour, tel que prescrit parle Premier ministre, chef du gouvernement. Au bonheur des commerçants dont beaucoup se sont reconvertis à ce produit, dès le week-end dernier. Sur les antennes du poste national de la Crtv, une couturière déclare que « le travail est rare maintenant ; je m’occupe en cousant les masques que je vends pour survivre ». Ils sont nombreux, les couturiers qui s’y sont engagés. « La demande est si forte que même si tu n’y avais pas pensé, tu vas simplement suivre les autres», rapporte un tenancier d’un atelier de couture.

Les clients redoutent les masques importés : « non seulement c’est cher, mais ce n’est pas fiable car beaucoup de choses sont dites sur les masques fabriqués en chine et en Europe ou en Amérique. Ça ne rassure pas. En plus, c’est même à usage unique ; or les masques fabriqués localement peuvent être utilisés plusieurs fois. C’est pour cela que je préfère ce qui est fabriqué par des gens que je connais », préfère un cadre d’administration. Les plus exigeants préfèrent les acheter en pharmacies. « Beaucoup de gens s’approvisionnent chez nous. beaucoup de nos visiteurs demandent surtout les masques en se disant que la pharmacie est le lieu le plus indiqué pour acheter tout ce qui se rapporte à la protection ou aux soins médicaux», témoigne Diane, auxiliaire de pharmacie.

C’est de la débrouillardise. La qualité est questionnable. « Il n’y a pas de norme», entend-on régulièrement. A chaque fabriquant selon son niveau d’éducation ou l’attractivité gain : « Chacun fabrique comme il peut ; je fais des masques qui vont couvrir du menton au nez», se contente Henriette, basée au lieu dit Carrefour Eleveur. Se baladant dans les rues la nuit tombée. « C’est le moment d’attraper le plus de clients possibles. A défaut de laver le masque qu’ils ont porté aujourd’hui, ils vont changer demain main ; certains n’aiment pas porter les mêmes masques tous les jours », a-t-elle expérimenté. Entre deux réponses, la couturière interpelle des passants et propose sa marchandise : « protégez-vous contre le coronavirus : moins cher. 200F», aguiche-t-elle.

Gabriel Dodo Ndoke sur le tard, rassure

Il y en a qui font parler leur éducation : « un bon masque doit déjà avoir deux couches, pour maximiser les chances de protection du porteur : la couche intérieure est le dernier filtre et doit de ce fait empêcher tout élément qui a pu traverser la première couche d’accéder aux narines ou à la bouche », explique Judicaël. « Les masques qui ont une seule couche ne vous protègent pas car dès qu’un corps malveillant traverse, vous êtes exposé. Entre les deux couches du masque, on peut même mettre une couche de coton car le coton filtre encore mieux», ajoute-t-elle. On comprend qu’ici, les prix soient de 500F. « Mais quand je n’ai pas inséré le coton à l’intérieur, je peux vendre à 300F », indique Judicaël.

En attendant les normes requises. Mission en a été confiée au ministre de l’Industrie, des mines et du développement technologique (Minimidt) lors du dernier comité interministériel de lutte contre le Covid-19. Gabriel Dodo Ndoke a rendu sa copie lundi, jour de début du porte obligatoire du masque tel que décidé par le Premier ministre, chef du gouvernement. « Ce qui importe pour nous c’est la qualité du produit final. Ce n’est pas l’environnement de sa production», soutient Gabriel Dodo Ndoke, le Minimidt. Pas que le gouvernement laisse aller : « Les fabricants artisanaux devront eux aussi se conformer à l’itinéraire technique qui a été tracé et qui va être mis à leur disposition », assure-t-il. En clair, « tous ceux qui devront se mettre à la fabrication des maques, que ce soit à l’industriel à l’artisanat, devront respecter l’itinéraire technique». Sans oublier les importateurs : « Tous les produits qui seront importés devront se conformer à la norme établie. Et ce contrôle se fera déjà à l’embarquement, avant qu’ils n’arrivent au Cameroun», promet-il, y incluant les gels hydroalcooliques. Garantissant que « les prix seront démocratiques».

Covid-19 : Paul Biya libère des prisonniers

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De nombreux prisonniers seront bientôt libérés des prisons camerounaises. Ainsi en sa décidé le président de la république. Par un décret signé ce jour, Paul Biya procède à des commutations et remises de peines. Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. D’autant plus que le texte présidentiel vise à décongestionner les prisons Cameroun en situation de surpeuplement. Ainsi, des condamnés à mort voient leurs peines réduites à 25 ans, des condamnés à vie bénéficient de réductions d’emprisonnement à dix ans, des peines réduites jusqu’à un an de prison. Pour ce qui est des mineurs, le texte de Paul Biya ajoute aux mesures d’ordre général une réduction au tiers de leurs peines.

Cela survient dans un contexte marqué par des mouvements d’humeur. Lundi dernier, les prisonniers du pénitencier de Kondengui se sont révoltés et ont envahi la cour du pénitencier, exigeant protection. A en croire des sources concordantes, trois décès enregistrés au cours de la nuit dans des circonstances troubles ont fait soupçonner la présence du coronavirus dans les locaux de la prison. Les détenus ont alors pris peur et menaçaient de s’évader si rien n’était fait. La quantité de masques distribués n’ayant pas suffi à satisfaire l’ensemble de la population carcérale.

Une exigence de Maurice Kamto

Mais les mesures prises par Paul Biya n’accordent aucune chance aux personnes dont les procès sont encore en cours, et donc ceux ayant fait appel de leurs condamnations. de même, les personnes condamnées pour des crimes économiques tels que la corruption, les détournements, la fausse monnaie, la fraude douanière et fiscales,… ainsi que les récidivistes, les personnes condamnées pour des faits commis pendant leurs détentions. Mais aussi des crimes tels que le viol, les agressions sexuelles, l’atteinte à la sûreté de l’Etat,…

La semaine dernière déjà, Maurice Kamto exigeait la décongestion des prisons camerounaises pour éviter une catastrophe au cas où le virus y trouverait refuge. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) prenait pour exemple beaucoup d’autres pays à travers le monde, qui ont ainsi pu éviter des drames. Les prisons camerounaises sont des plus surpeuplées du continent. Selon les chiffres approximatifs donnés par le poste national de la Cameroon radio television (Crtv), « le Cameroun compte plus de trente mille détenus pour mous du tiers de places prévues ». Arès avoir résisté, Paul Biya a fini par céder, pour donner de la chance au milieu carcéral de pouvoir mieux anticiper sur ce virus qui décime la population mondiale.

Le décret du président

Conseil constitutionnel : Joseph Owona nommé*

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Par un décret signé ce jour, le président de la république nomme le Pr Joseph Owona membre du Conseil constitutionnel. Le professeur agrégé de droit, constitutionnaliste, comble le vide laissé par Jean Foumane Akame, décédé il y a plusieurs mois. Depuis, la plus haute juridiction du pays fonctionne avec un membre en moins. C’est un féru du droit qui complète ainsi les effectifs de l’équipe à Clément Atangana. Membre influent des concepteurs de la Constitution du 18 janvier 1996, Joseph Owona a formé la plupart des enseignants du droit au Cameroun et dans nombre de pays d’Afrique.

C’est un come-back pour un ancien dignitaire du régime. Ancien secrétaire général de la présidence de la République, Joseph Owona est sorti du gouvernement par le ministère de l’Education nationale (Mineduc). Sous son ère à la tête de ce dernier poste, les résultats des examens officiels ont été des plus mauvais des dernières décennies. A en croire Joseph Owona, les résultats n’avaient pas été harmonisés et « arrondis » comme cela se fait souvent. Alors que des voix s’élevaient pour noircir ma communauté éducative, le patron du ministère avait appelé l’ensemble de la société à se remettre en question : « c’est le niveau réel de nos enfants», avait-il indiqué. Invitant chaque acteur à redoubler d’ardeur pour améliorer le niveau des élèves. C’est donc un partisan du culte de l’effort et de l’excellence qui arrive au Conseil constitutionnel.

Seul hic, le Pr Joseph Owona est un cadre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir. Ce qui pourrait entacher cette nomination que beaucoup avaient cru voir venir à l’avènement des premiers membres du Conseil constitutionnel. Mais cet originaire de Mvengue dans le Sud-Cameroun sait souvent rectifier le tir. Et pourrait prendre ses responsabilités en se libérant de ce fardeau qui a pesé sur la conscience de ses prédécesseurs dans la maison.

Ci-dessous, la liste des membres du Conseil constitutionnel

Clément Atangana (Centre)
-Emmanuel Bonde (Est)
-Arrey Florence Rita (sud Ouest)
-Émile Essombe (Littoral)
-Paul Nchoji Nkwi (Nord Ouest)
-Bipoum Woum (centre)
-J.B Baskouda ( Extrême Nord)
-Bah Oumarou Sanda (Nord)
-Lekene Donfack (Ouest)
-Ahmadou Tidjani (Adamaoua)
-Joseph Owona (Sud, remplace Foumane Akame du Sud, décédé)

*Article mis à jour le 16 avril à 11h00

Assemblée nationale : Gaston Komba nommé secrétaire général

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Gaston Komba est le nouveau secrétaire général de l’Assemblée nationale du Cameroun. Une décision de Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Auguste Chambre. Il n’aura souffert du chômage que pendant quelques semaines. Pour être rappelé dans une maison qu’il connaît depuis 2007.
Originaire du département du Nkam, Gaston Komba a été député du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) durant deux mandats, avant d’être éjecté lors de la dernière l’élection tenue en 2020. Dans un contexte où le secrétariat général du Comité central du parti au pouvoir fermait les portes aux élus ayant déjà bénéficié de trois mandats. Gaston Komba qui avait déjà échappé belle en 2013, a été recalé aux investitures du parti, au profit de Samuel Moth, un de ses proches. Mais l’homme à la liberté de ton connue, a été rappelé aux affaires par le président de l’Assemblée nationale. Pour officier désormais comme patron de l’administration.

Titulaire d’un master en droit, Gaston Komba a exercé au Conseil économique et social ainsi qu’au Crédit foncier. Avant d’engager une étape parlementaire qui a duré 13 ans. Et a été actif à la commission des Finances. Ce n’est donc pas un étranger qui arrive à la tête du secrétairait général de la Chambre basse du parelement camerounais.

A ce poste, l’ex député du Nkam remplace Geoffroy Mbock dont la cohabitation avec Cavaye Yeguie Djibril était difficile au point de bloquer parfois le fonctionnement de l’Institution. En juin 2019, le PAN avait alors limogé son « ennemi ». Et depuis, c’est le secrétaire général adjoint qui officiait.

Coronavirus : La prison de Kondengui au bord du soulèvement

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Les détenus de la prison centrale de Yaoundé-Kondengui ont envahi la cour du pénitencier ce matin. Manifestant leur inquiétude face aux informations non confirmées faisant état de l’infection de prisonniers par le coronavirus. Tout est parti de trois décès en l’espace d’une nuit, dans des conditions de fièvre, selon des sources concordantes. Entre temps, l’on parle de Mamadou Motta, premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) qui présenterait des signes « inquiétants », notamment de la fièvre et de la toux. Une coïncidence qui a alimenté les soupçons d’infection au virus mortel qui sévit à travers le monde depuis décembre 2019.

La police et la gendarmerie ont dû renforcer les garde-prisonniers dont le nombre et le dispositif répressif ne pourrait pas venir à bout des prisonniers en cas d’un éventuel soulèvement. Le pénitencier de Kondengui souffrant d’une surpopulation carcérale que dénoncent les défenseurs des droits de l’homme depuis des années. En vain. La semaine dernière, dans une déclaration à la presse, Maurice Kamto, le président du Mrc, avait appelé le gouvernement à décongestionner les prisons camerounaises, pour éviter une catastrophe au cas où le virus y trouverait refuge. Jusqu’ici, Paul Biya reste sourd ; Dion Ngute le premier ministre qui est au front, ne manifeste pas une intention d’accéder à cette requête.

Cacophonie gouvernementale : Dion Ngute tente de reprendre la main sur sa troupe

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En fin de semaine dernière, Joseph Dion Ngute a essayé de remettre de l’ordre dans les rangs des membres du gouvernement. Dans une lettre aux ministres, signé de Séraphin Fouda, secrétaire général des Services du Premier ministre, a dénoncé des dérapages observés par le Premier ministre au sein du gouvernement. « L’attention du Premier ministre, chef du gouvernement, a été appelée à plusieurs reprises par la démultiplication d’initiatives personnelles et solitaires de la part des membres du gouvernement dans la conduite des affaires publiques, au mépris des principes cardinaux de collaboration , de solidarité et de respect des procédures qui régissent l’organisation du travail gouvernemental…», écrit Séraphin Magloire Fouda. Alors à travers le patron de l’administration de ses services, Joseph Dion Ngute a recadré les ministres dans l’exercice de leurs fonctions. Ainsi, « les textes à caractère réglementaire, édictés par les chefs des départements ministériels, …doivent obligatoirement être soumis au visa administratif préalable avant leur signature par les ministres concernés », a-t-il prescrit.

Madeleine Tchuente en spectacle, Malachie Manaouda…

Et actualité oblige, la lutte contre le Covid-19 a davantage intéressé l’Immeuble Etoile. « Les administrations sectorielles impliquées dans la stratégie gouvernementale de riposte à la propagation de la pandémie doivent préalablement solliciter et obtenir formellement du Chef du gouvernement les autorisations nécessaires, avant de prendre des mesures à portée générale », exige Dion Ngute. Cela afin « d’éviter la cacophonie observée dans la communication sur cette crise sanitaire qui préoccupe la communauté nationale et internationale». L’observateur assidu peut y percevoir les bruits observés autour des dernières sorties de Madeleine Tchuenté. Après une première communication au cours de laquelle la ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) et les experts de son département démontraient que la chauve-souris est le réservoir par excellence du virus qui décime la planète, la patronne des chercheurs du Cameroun a effectué une visite à l’Institut médicinale et des recherches médicales (Impm), au terme de laquelle elle a annoncé que la structure est capable de produire de la chloroquine. Invitant son collègue de la Santé publique, à accorder son quitus pour les besoins de la cause.

Madeleine Tchuente était engagée dans une communication solitaire

Lequel ministre, en première ligne du combat contre la pandémie, a hésité à accéder à la demande ; avant de céder, en renvoyant à la requérante l’approvisionnement des intrants qu’elle a sollicité du Minsanté. Entre temps, Madeleine Tchuente s’est livré à une autre interview à Naja Tv, la web Tv promue par Jean Bruno Tagne. Une sortie dans laquelle la Minresi s’est encore livrée en spectacle, au sujet de la transmission du Covid entre diverses espèces d’êtres vivants.

De son côté, Manaouda Malachie du Minsanté continue de se montrer plus présent sur son compte twitter, à rendre compte de l’évolution de la maladie au Cameroun, et du niveau de combat que mènent les autorités publiques. Si le public en général salue cette initiative du fantassin placé à la première ligne de front, il reste qu’il est arrivé que des voix s’élèvent pour dénoncer l’angle jugé un peu trop alarmiste du Minsanté. Dion Ngute en a marre de vivre ces sorties visiblement incontrôlées des hommes placés sous sa responsabilité. Et a sifflé la fin de la récréation.

Le Premier ministre prescrit que « les membres du gouvernement doivent faire preuve de retenue et de prudence dans leurs communications écrites ou à l’occasion de leurs interventions orales sur les problématiques relevant de la politique du gouvernement en général, et de la riposte contre le Covid-19 en particulier ». De toutes les façons, Dion Ngute a convoqué tout l’arsenal juridique qui encadre ses prescriptions, pour se prémunir éventuellement contre toute critique.

C’est une sortie pour le moins rare au Cameroun. Le Premier ministre est très souvent considéré par des critiques comme « le premier des ministres ». Au regard du faible poids qu’ils croient déceler en ce personnage généralement nommé le même jour que les ministres dont il est supposé avoir donné son avis parce que « consulté » par le président de la République. Chaque locataire de l’immeuble Etoile a eu ses rebelles. En son temps, Yang Philemon a d’ailleurs été annoncé au bord de la démission, à force de subir le mépris de certains de ses ministres. Le dernier remaniement ministériel de son ère a d’ailleurs été perçu par certains observateurs comme un remaniement-sanction à l’encontre de quelques récalcitrants.

Quand Atanga Nji ramait à contre-courant

Joseph Dion Ngute est désormais et plus que jamais rentré dans la peau du chef du gouvernement que lui confère la loi fondamentale. Dans un contexte marqué par la prééminence du Premier ministre. En effet, depuis la dernière élection présidentielle, le président Biya est de plus en plus absent physiquement sur la scène nationale. Confiant la plupart des responsabilités au Premier ministre : conduite du Grand dialogue national, résolutions de la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, conduite de la lutte contre le Coronavirus,… Et jusqu’ici, des dissonances ont souvent été relevées, comme dans le cadre de la gestion de la crise dans les régions dites anglophones : alors que Dion Ngute promettait que la forme de l’Etat allait être inscrite au menu des débats lors du Grand dialogue national, Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), s’était fendu en déclarations contradictoire sur les antennes de Radio France international et France 24. Et sur la crise sanitaire, des velléités de dissonance n’ont pas manqué. Le Chef du gouvernement tient à recadrer ses éléments. Bref, « les activités des départements ministériels doivent s’intégrer dans la stratégie d’ensemble telle que définie par le Chef de l’Etat, et s’exécuter dans un esprit d’ouverture, de franche collaboration de cohésion et de synergie». Paul Biya l’arbitre n’étant pas toujours présent.

Coronavirus/Masques : le ministre de l’Industrie et l’Anor fixent les normes

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C’est ce 13 avril 2020 que Gabriel Dodo Ndoke a rendu publiques les normes de fabrication des masques de protection contre l’infection au coronavirus. Appliquant ainsi une prescription du Premier ministre Joseph Dion Ngute. Lors de la dernière réunion interministérielle en fin de semaine dernière, le Premier ministre, chef du gouvernement, avait instruit le ministre de l’Industrie et du développement technologique (Minimidt) de proposer des normes devant permettre de fabriquer des masques emplissant les mesures de protection requises. En même temps qu’il décidait d’imposer le port obligatoire du masque dès ce lundi sur toute l’étendue du territoire national.

Le Minimidt et ses services techniques s’y sont mis. Mais c’est après l’implémentation de la mesure du port obligatoire du masque que les normes arrivent. Entre temps, les rues des grandes villes du pays ont déjà été envahies par des masques davantage produits commerciaux que pharmaceutiques ou sécuritaires.

SDF : décès de l’ancien député Joseph Mbah Ndam, bras droit de John Fru Ndi

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L’honorable Mbah Ndam n’est plus. L’ancien député du Social democratic front (Sdf) s’est éteint ce matin des suites de maladie à Yaoundé. D’aucuns ont soupçonné le coronavirus, mais la communication du Sdf a démenti cette information. A en croire Jean Robert Wafo, le ministre de la communication et porte-parole du parti de Ni John Fru Ndi, le conseiller juridique du Sdf souffrait depuis trois ans de maladie. Sans détails. Mbah Ndam n’avait déjà pas été aperçu à la dernière audience du Conseil constitutionnel dans le cadre du contentieux post-électoral pour lequel il défendait la cause de son parti, en espérant lui-même être réélu dans le Momo.

L’homme n’a pas pu être réélu lors du dernier scrutin du 9 février 2020. La faute aux sécessionnistes qui règnent dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest depuis novembre 2016. Ces combattants armés qui ont séquestré deux jours durant leur élu en 2017 dans son domicile de Batibo, exigeant de lui qu’il démissionnât de l’Assemblée nationale, pour accompagner la lutte pour la sécession dans laquelle ils sont engagés. L’ancien vice-président de la Chambre basse du parlement avait fini par céder, et donné son accord de principe, avant de se dédire une fois parvenu à Yaoundé. Un affront que les « Ambazoniens » n’avaient pas digéré.

Un héros au sein du SDF

Et à l’occasion des élections municipales et législatives dernières, le parti de John Fru Ndi avait annoncé son désistement, avant que le leader du parti ne décide unilatéralement d’investir tous les anciens élus. A l’exception d’Awudu Mbaya du Donga Mantung qui avait jeté l’éponge, arguant qu’il ne pouvait pas s’engager dans une élection, sans être capable d’aller battre campagne sur le terrain ; et surtout, « les électeurs sont soit mort, soit ont abandonné leur terroir, soit ne peuvent pas se mobiliser pour la campagne électorale ou aller voter», s’était justifié l’ancien questeur. Mais Mbah Ndam dont la résidence à Batibo a été incendiée, et les autres s’étaient contentés de la candidature. Et n’ont pas été élus. Le Sdf s’en sort avec cinq députés. Les 13 autres postes en jeu dans les 11 circonscriptions électorales où le scrutin législatif a été repris dans les deux régions en crise, étant revenus au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir.

Ainsi s’achevait la carrière parlementaire de celui qui a rejoint le navire du Suffer don finish en 1991, quelques mois après la création du parti. Le natif de Batibo sera élu comme tous les premiers députés du Sdf, en 1997. Depuis lors, le membre de la cellule nationale des conseillers du Sdf avait été réélu. Jusqu’à 2020. De 1997 à 2007, Mbah Ndam a été président du Groupe parlementaire du Sdf à l’Assemblée nationale, avant de céder le poste à Joseph Banadzem (du Donga-Mantung) qui l’a précédé il y a quelques mois en 2019, dans l’au-delà. Pour devenir vice-président de l’Auguste Chambre. La crise sécessionniste qui sévit dans la partie dite anglophone du pays a eu raison de la volonté de l’un des hommes clés du système Fru Ndi, de poursuivre la partie à l’Assemblée nationale. Joseph Mbah Ndam quitte ainsi la terre des hommes, comme un héros contraint à la lâcheté.

Nécrologie : Covid-19 frappe à la Fécafoot

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Dimanche matin, l’on a appris le décès de Samuel Wembe. L’ancien président du Racing club de Bafoussam a succombé à l’attaque du Covid-19 depuis la ville de Douala où il était interné. Samuel Wembe était à sa mort membre du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) et président de la Ligue spécialisée de football Corpo et Vétéran à la Fécafoot. Mais avant cela, le sénateur et ancien vice-président de la a été président de la Fécafoot. Ligue départementale de football du Wouri, président de la Ligue régionale de football de l’Ouest. Le sénateur de l’Ouest n’est pas la seule victime du tueur de l’heure ces derniers jours, dans la famille sportive. Séidou Mbombo Njoya a salué la mémoire de ce grand acteur du football camerounais.

Bernard Momo

Peu avant Wembe, la foudre du Covid-19 venait de frapper Bernard Momo. Plus connu sous sa casquette d’homme politique, Bernard Momo était coordonnateur national du Programme national de gouvernance logé dans les Services du Premier ministre. Mais l’homme politique ne manquait pas d’intérêt pour le football. Bernard Momo sauva l’Aigle royal de la Menoua lorsque le club fut abandonné en 2010. Juste une saison, le temps d’organiser les structures du parti, avant de céder le fauteuil.

Les ravages du Covid-19 se poursuivent dans le monde du sport et particulièrement la famille mondiale du ballon rond. Si Joël Matip et d’autres premiers cas d’infection dans le monde du sport se sont relevés, ce ne sera pas le cas de Pape Diouf. Le Franco-Sénégalais, ancien président de l’Olympique de Marseille, a succombé au virus, depuis son Sénégal natal. Alors que les acteurs du mouvement sportif sont en arrêt d’activité depuis plusieurs semaines, le virus a fouillé hors des arènes et a pu happer dans les rangs camerounais.

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