samedi, mai 9, 2026
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Nécrologie : Francis Sama range sa toge

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Sama_Francis_Asanga ne plaidera plus jamais

Me Sama Francis n’est plus. La nouvelle est tombée en milieu de matinée, circulant sous forme de rumeur, avant d’être confirmée par Me Clause Assira. L’ancien bâtonnier s’est éteint à la clinique du Jourdain à Yaoundé, des suites de Covid-19, apprend-on. L’homme n’avait pus été régulièrement apparu en public, depuis la fin de la dernière présidentielle 2018. Avec le confinement imposé par cette maladie qui a fini par emporter l’avocat, l’homme n’était plus régulièrement apparu devant les tribunaux nationaux. Jusqu’à ce qu’il impose qu’on se souvienne de lui. Au passé.

Le barreau pleure, le Sdf suffoque

Le barreau pleure un homme de poigne qui a géré le barreau à un moment délicat où s’annonçait la crise dite anglophone. Si Me Francis Sama Asanga a défendu la cause des avocats d’obédience anglo-saxonne, il est resté le berger du barreau d’un pays à double culture. Lui qui apparient à un parti politique qui promeut le retour au fédéralisme, ne pouvait pas prêcher autre chose. Le Social democratic front (Sdf) dont Me Francis Sama était l’un des conseillers juridique nationaux, perd un cadre de poids. L’homme a d’ailleurs fait partie du collège d’avocats qui a défendu la cause du Sdf au contentieux électoral de la Présidentielle de 2018 au Cameroun. «Nous étions ensemble il ya deux semaines a Kribi dans les réflexions politiques très apaisantes..Ses contributions étaient indiscutables… », s’en souvient Parfait Mvoum, cadre de la province Sdf du Centre.

A en croire des sources crédibles, l’inhumation de l’avocat est prévue ce jour même au cimetière de Nkolfoulou où reposent les restes des victimes du Covid-19 ; mais d’autres sources annoncent que le barreau négocie afin que la dépouille de l’ancien bâtonnier soit convoyée dans son Nord-ouest natal.

« le Chef de l’Etat a privilégié la transparence et le réalisme économique »

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« le Chef de l'etat a privilégié la transparence et le réalisme économique »

Monsieur le ministre, le président de la république a pris mercredi dernier une ordonnance modifiant et complétant la loi de finances pour l’exercice 2020. Qu’est-ce qui change fondamentalement ?

 L’épidémie survenue au début de cette année a affecté la terre entière avec des conséquences importantes au plan sanitaire et au plan économique. Et bien entendu le Cameroun n’a pas été épargné par cette crise. Les projections économiques que le gouvernement a réalisées, en accord avec nos partenaires notamment le FMI, tablent sur le fait que l’économie camerounaise est entrée en récession au cours de l’exercice 2020 et notre croissance va connaître une baisse d’environ 5 points et donc, au lieu d’une croissance projetée dans la loi de finances initiale de 4%, nous projetons, en fin d’exercice, une récession pour une croissance du PIB négative à -1,1%. D’où le “collectif budgétaire” que le président de la République a signé mercredi. C’est donc une ordonnance qui corrige la loi de finances. Ce qui change, c’est que les ressources publiques diminuent, les projections tablent sur une baisse d’environ 768 milliards de francs CFA et cette baisse affecte toutes les composantes de recettes, qu’elles soient fiscales. douanières ou non fiscales, Les recettes pétrolières, en particulier baissent de presque 70 % car nous avons fait une hypothèse dans la loi de finances d’un baril à 54,54 dollars mais aujourd’hui nous sommes pratiquement à 35 dollars, et il y a un mois nous étions pratiquement à 0 dollar le baril. Le deuxième changement que nous allons constater qui est la conséquence du premier c’est une diminution des dépenses programmées. Toutes les administrations ont subi pratiquement une baisse d’environ 20 % de leur dotation budgétaire, à part les ministères sociaux (santé, éducation, promotion de la femme et de la famille, Minefop, Minesup). Le troisième changement important c’est la création d’un compte d’affectation spécial dédié au Fonds de Solidarité Nationale pour la Lutte contre le Coronavirus et ses répercussions économiques et sociales, Le chef de l’Etat a donc voulu donner une matérialité budgétaire à ce fonds et ce compte reçoit une enveloppe conséquente de pratiquement 180 milliards de francs CFA, c’est un changement majeur. Le quatrième changement qu’on va noter dans les dispositions finales c’est qu’il y a des dispositions qui permettent d’organiser la gestion de ce fonds notamment les exceptions qui ont été levées, plus précisément, dans la loi sur le régime financier, il est dit qu’un fonds d’affectation spéciale ne peut pas recevoir plus de 10 % de son enveloppe du budget général. Cette clause a été levée afin que le Fonds dispose de suffisamment de ressources. Il y a aussi l’organisation des modalités de gestion du fonds qui disposent qu’il doit être géré de manière transparente pour le respect des principes de transparence et de redevabilité. Il s’agit là des exigences de nos concitoyens et surtout des partenaires qui accompagnent le gouvernement dans la lutte contre le coronavirus. Le chef de l’Etat a insisté sur la transparence dans la gestion du Fonds de Solidarité Nationale pour la lutte contre le Covid-19. Il y a quelques modifications mineures aussi. Il y a l’objectif de déficit. Nous projetions en loi de finances initiale 1.7 % du Produit Intérieur Brut (PIB) maintenant on est à 4.5 % donc il y a un creusement du déficit parce qu’on est en crise.

Quels sont les objectifs visés par cette révision ?

Premièrement adapter la loi de finances au contexte économique du moment. Nous sommes en crise et il y a une baisse de l’activité économique et donc une baisse des ressources publiques attendues. Une loi de finances doit être calée au contexte. Il faut garantir un nouvel équilibre financier de l’Etat qui permet le bon déroulement des interventions de l’Etat, Il y a là un souci de sincérité. Le président de la République est pragmatique, il faut qu’on se conforme à la réalité économique. Il y a également un objectif de transparence, le chef de l’Etat après son discours du 19 mai pose des actes de transparence. C’est du respect pour les concitoyens pour leur dire voilà ce que l’Etat peut avoir, voilà ce que l’Etat peut faire. Deuxièmement, il fallait recentrer la loi de finances sur la lutte contre le coronavirus, la lutte contre le coronavirus devient donc le centre de l’action de l’Etat, le centre d’allocations des ressources publiques. En prenant cette ordonnance, le chef de l’Etat montre ce qui va constituer l’action de l’Etat au cours des six prochains mois et enfin le chef de l’Etat rassure nos partenaires et les marchés financiers. Il est important que notre budget soit crédible, conforme à la réalité économique. L’ordonnance avait aussi pour objectif de mettre dans la loi certaines mesures annoncées par le Premier ministre, chef de gouvernement.

A quoi vont concrètement servir les ressources allouées au fonds de solidarité ?

 Grossomodo le fonds de solidarité va prendre en charge les interventions de l’Etat qui sont contenues dans la stratégie globale de riposte contre le coronavirus validé par le gouvernement. Ce fonds prend donc en charge les dépenses sanitaires liées à la lutte contre la pandémie notamment celles relatives au dépistage, la prise en charge des malades et les mesures administratives de régulation sociale. Il prend également en charge les dépenses réalisées en faveur des personnes vulnérables affectées par la crise sanitaire à savoir la mise en place du fonds de solidarité de soutien des enfants de la rue, l’extension du programme de filets sociaux, le développement de l’enseignement à distance et les actions qui seront menées par les administrations publiques notamment les ministères du secteur de l’éducation pour conclure l’année scolaire et académique, des aides financières de l’Etat aux entreprises qui sont dans les secteurs d’activités affectés par la pandémie à travers entre autres l‘apurement de la dette intérieure, du stock des crédits TVA et l’acquisition d’intrants agricoles en vue de réduire la dépendance alimentaire. Il y a aussi le financement de la recherche et de l’innovation dans la lutte contre le coronavirus plus précisément le développement de la pharmacopée locale.

Est-ce à dire que les 116 milliards déjà consentis par l’Etat pour les allégements fiscaux sont compris dans le fonds de solidarité ?

 Le fonds de solidarité c’est 180 milliards en dépenses réelles, c’est- à-dire des dépenses qui vont entraîner des sorties en faveur des actions sanitaires que je viens de citer et autres. Maintenant, il faut donc ajouter les 116 milliards qui sont des facilités accordées par l’Etat pour aider les entreprises aussi. Si on veut apprécier l’effort global fait par l’Etat, il faut ajouter ces 116 milliards au fonds spécial pour avoir ce que l’Etat a consenti comme efforts pour soutenir la lutte contre le coronavirus pour l’exercice 2020,

Est-ce que l’ordonnance prend en compte les allégements de la dette accordée par les partenaires ?

Oui, cette ordonnance a pris en compte les allégements accordés par nos partenaires au développement en faveur du Cameroun. Cet allègement a été budgétisé à 118 milliards. Il y a donc un espace de trésorerie que nous gagnons du fait que nous n’allons plus payer ce qu’on devait payer d’ici la fin de l’année dans le cadre de la dette. C’est cet avantage qui nous donne la possibilité d’abonder le fonds de solidarité ; donc il y a un lien entre cet allégement et la capacité que le gouvernement a eu à mobiliser 180 milliards, Donc si on devait payer les 118 milliards on allait plus avoir autant de moyens pour abonder le fonds. C’est l’occasion pour moi au nom du gouvernement de remercier nos partenaires au développement qui nous viennent en aide dans la lutte contre cette pandémie non seulement sous forme d’allégement mais aussi avec les appuis exceptionnels. L’appui exceptionnel reçu de nos partenaires est évalué à 408 milliards de francs CFA (appuis frais plus 118 milliards d’allégement) sans compter les autres appuis financiers classiques qui sont attendus du programme économique et financier qui sont de 168 milliards. Ces fonds permettent d’amoindrir la baisse du budget, sur une baisse de recettes de 768 milliards de francs CFA, le budget ne baisse finalement que de 542 milliards de francs CFA.

 Le Cameroun devient coutumier des ordonnances. Cela fait trois années d’affilée qu’on y a recours…

Il peut arriver quand on souhaite à chaque fois coller à la réalité, qu’une Ordonnance vienne modifier les dispositions préalablement arrêtées. Il vous souvient qu’il y a quelques années, la création en cours d’année d’un nouveau ministère, à savoir le ministère de la Décentralisation et du Développement Local provoquait une redistribution des crédits qui n’avait pas été prévue au moment de l’élaboration du budget ; de même la signature des différentes conventions en vue de la construction du barrage de Nachtigal était conditionnée par les différentes cautions ou avals de l’Etat, ce qui nécessitait que le plafond de ces avals soit relevé par rapport au montant fixé dans le budget etc,. Je peux citer d’autres « évènements » comme l’incendie de la Société Nationale de Raffinage (Sonara) en Mai 2019 qui sont venus bouleverser des données fondamentales inscrites dans la Loi de finances initiale. Laisser cette Loi de finances telle que votée aboutirait en effet à afficher un budget qui n’a plus rien à voir avec la réalité, d’où les corrections que sont faites par voie d’ordonnance. Ceci dénote tout simplement du souci du chef de l’Etat de jouer la carte de la transparence et du réalisme en restant « collé » à la réalité économique qui est essentiellement mouvante et le budget doit refléter cette réalité.

Source: Cameroun-Tribune

Lutte contre la Covid-19: la BAD offre un appui de 7,6 milliards à la Cemac

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La Bad offre un appui de 7,6 milliards à la Cemac

Les pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale ( Cemac) ne se sentiront pas mis en quarantaine dans la lutte contre la pandémie du Covid-19. Le 2 juin dernier, le Conseil d’administration de la Banque Africaine de Développement (BAD) a décidé d’accorder un financement de 13,55 millions de dollars, soit 7,6 milliards de francs CFA aux pays de la Cemac, y compris la République Démocratique du Congo. D’après le communiqué publié par la banque que dirige Akinwumi Adesina, cet appui financier de la Banque comprend un don de l’enveloppe régionale du Fonds Africain de Développement de 10,88 millions de dollars (un peu plus de 6 milliards de francs CFA) en faveur de la Cemac. En outre, précise le communiqué, l’assistance de la Banque comporte un don du Fonds Africain de Développement (FAD) de 1,22 million de dollars en faveur de la RDC, ainsi que deux dons en faveur du Tchad, de 330 000 dollars du FAD et de 1,12 million de dollars du pilier III de la Facilité d’Appui à la Transition (FAT). Ainsi, pour rendre efficace la réponse des pays de la zone face au Covid-19, ce programme de la BAD prévoit la « la fourniture d’équipements de protection aux agents de santé, la mise à disposition de kits sanitaires et de kits de test, la fourniture d’ambulances médicalisées aux structures sanitaires », selon le communiqué. Tout comme il prévoit également « la formation des agents communautaires pour la recherche et le suivi des contacts et la sensibilisation des populations sur les mesures de prévention. L’appui aux structures de santé sera fait pour la prise en charge des cas, notamment les cas sévères. Un soutien à la résilience des systèmes de santé et des populations au Tchad, en RDC et en République centrafricaine est également inclus dans le programme ainsi que la rénovation et l’équipement des laboratoires et centres de santé », peut-on lire dans ce document. Lequel précise par ailleurs que le projet qui sera mis en œuvre sous la forme d’un bien public régional comporte une composante dédiée à la coordination régionale pour la lutte contre la Covid-19, y compris la mise en place d’un système d’alerte précoce en zone Cemac, ainsi que des activités de communication et de sensibilisation communautaire. La BAD souligne également dans son communiqué que les activités du projet seront mises en œuvre par l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Oceac), et avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en qualité d’agence d’exécution. Les trois objectifs principaux visés sont : l’amélioration de la prévention et le renforcement du contrôle de la pandémie de Covid-19 en Afrique centrale ; l’amélioration des capacités techniques et opérationnelles des institutions sanitaires ; et, le renforcement de la résilience des populations et une meilleure coordination pour la gestion du Covid-19 au niveau régional.

Par Junior Matock ( Défis Actuels 486)

Produits pétroliers: pourquoi les prix demeurent inchangés à la pompe

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pourquoi les prix demeurent inchangés à la pompe

« Eviter les pressions inflationnistes sur l’économie nationale et préserver le climat social », telle est la raison avancée par le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), Gaston Eloundou Essomba pour justifier le maintien des prix des produits inchangés à la pompe. Le Minee explique en effet que « d’une manière générale, la politique des prix des produits pétroliers est restée la même nonobstant l’incendie survenu à la Sonara ». En effet, expliquait-il, « la conjoncture pétrolière internationale a globalement évolué à la hausse depuis 2016. Ce niveau élevé des cours internationaux aurait dû être répercuté à l’identique au niveau du marché national, et se traduire par une forte augmentation des prix intérieurs des carburants à la pompe ». Toutefois, a argué Gaston Eloundou Essomba, « afin d’éviter les pressions inflationnistes sur l’économie nationale d’une part, et de préserver le climat social d’autre part, le chef de l’Etat a opté pour le gel des prix intérieurs des produits pétroliers à la sortie des dépôts, soit 630 francs CFA/litre pour le Super, 575 francs CFA/litre pour le Gasoil, 350 francs CFA/litre pour le Pétrole Lampant et 6500 francs CFA/bouteille de 12,5kg pour le gaz domestique (GPL) ». Il a par ailleurs ajouté que « lesdits prix intérieurs à la consommation demeurent en général en deçà des prix réels calculés sur la base de la conjoncture pétrolière internationale avec pour conséquence un différentiel que l’Etat supporte en vue de stabiliser le prix de ces produits sur le marché national. Il s’agit de ce que l’on appelle communément la subvention ou le soutien à la consommation des carburants ».

Par Junior Matock ( Défis Actuels 486)

Hydrocarbures: comment l’Etat a évité la pénurie des produits pétroliers

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Comment l’Etat a évité la pénurie des produits pétroliers

L’incendie qui a ravagé les installations de la Société Nationale de Raffinage (Sonara) le 31 mai 2019 a fait naître de l’inquiétude au sein de l’opinion camerounaise quant à l’approvisionnement du marché en produits pétroliers. Dans une récente interview accordée au quotidien bilingue national, le ministre de l’Eau et de l’Energie a tenu à rassurer les populations quant à la disponibilité desdits produits. Ainsi a-t-il souligné que nombre de mesures ont été prises par le gouvernement au lendemain de cette incendie pour éviter la pénurie au niveau des différentes pompes. « À la suite de l’incendie survenu à la Société Nationale de Raffinage (Sonara) le vendredi 31 mai 2019, qui a conduit à l’arrêt de ses unités de production avec pour corolaire des perturbations de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, le Premier ministre, chef du gouvernement a mis en place un Comité Interministériel de veille à l’effet d’assurer l’approvisionnement continu du marché en produits finis. A l’immédiat, l’approvisionnement du marché s’est fait à travers les importations. En effet, le comité a attribué aux importateurs, des volumes de produits nécessaires pour couvrir les besoins du marché pour la période allant du 1er juin 2019 au 29 février 2020 ». Par ailleurs, a-t-il ajouté, « dans le cadre dudit comité, le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee) a proposé un mécanisme d’approvisionnement pérenne du marché à l’effet de minimiser les coûts et les manques à gagner éventuels qui exposeraient la trésorerie de l’Etat. Ledit mécanisme a consisté à sélectionner quatre (04) Traders pour une période donnée, qui auraient la charge de disponibiliser de grandes quantités de produits finis dans les eaux camerounaises afin de les vendre aux Marketers Importateurs avec un niveau de prime plus compétitif comme critère de sélection ».

Sélection des traders

Concrètement, a expliqué Gaston Eloundou Essomba, « un appel d’offres international a été lancé le 23 décembre 2019, pour la sélection des traders chargés d’assurer l’approvisionnement du pays au cours des mois de mars, avril et mai 2020. C’est ainsi que la société Sahara Energy a été retenue comme Trader principal avec des niveaux de primes de 30 dollars/TM pour le Super, 45 dollars/TM pour le Gasoil, 55 dollars/TM pour le Jet A1. Les trois autres traders qui suivaient Sahara que sont Vitol S.A, Addax Energy et Petra Energy, ont également été retenus afin d’éviter tous risques de pénurie en cas de défaillance de ce dernier, mais à la condition de s’arrimer au niveau des prix du principal adjudicataire ». A quoi a donc servi cet appel d’offre ? le Minee indique « qu’il a permis de baisser le niveau de prime qui jadis atteignait les 128 dollars/TM pour le Super, 176 dollars/TM pour le Gasoil et 108 dollars/TM pour le Jet A1 ».

Difficultés

Même si les premiers navires ont mouillé les eaux du Cameroun le 17 mars 2020, dans l’optique d’assurer l’approvisionnement du marché, l’on a tout de même enregistré des difficultés. Et d’après le Minee, celles-ci ont porté sur « la mise en place tardive des Lettres de Crédit (LC) par les Marketers Importateurs et des mesures de confinement imposées en Europe et en Amérique suite à la pandémie du Coronavirus ». Toutefois, martèle-t-il, « des mesures correctives ont rapidement été apportées, ce qui permet actuellement de fluidifier l’approvisionnement du pays en produits pétroliers ».

Impact du mécanisme sur le budget de l’Etat

La mise en œuvre de ce mécanisme n’a pas été sans effets sur le budget de l’Etat, à en croire le Minee : « ce mécanisme a permis à l’Etat de faire des économies budgétaires dans l’année de l’ordre de 150 milliards de francs CFA. A travers ces économies, une ligne de soutien de 47,88 francs CFA à la Sonara a été introduite dans la nouvelle structure des prix des produits pétroliers conformément aux très hautes instructions du chef de l’Etat. Cette ligne permettra à ladite entreprise d’assainir ses relations avec ses partenaires financiers et ses fournisseurs, et d’envisager le processus de réhabilitation de la raffinerie ». Dans la même perspective a-t-il renchérit, « le chef de l’Etat a autorisé un prélèvement de 2 francs CFA pour la construction de nouvelles capacités de stockage des produits pétroliers en vue de contenir les stocks de sécurité de l’Etat ». Aussi, a-t-il conclu sur le sujet, « ce mécanisme permet de rendre disponible de manière permanente les produits pétroliers dans les eaux camerounaises. Actuellement, les produits disponibles dans nos eaux et dans les dépôts SCDP représentent environ 60 jours d’autonomie ».

Par Junior Matock ( Défis Actuels 486)

Covid-19: un compte d’affectation spéciale créé

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Covid-19: un compte d'affectation spéciale créé

A pandémie spéciale, compte d’affectation spécial. Le collectif budgétaire signé le 3 juin dernier par le président de la République, Paul Biya apporte une innovation dans la gestion du coronavirus au Cameroun. En effet, Paul Biya a décidé de mettre sur pied un compte d’affectation spéciale dénommé « Fonds Spécial de Solidarité Nationale pour la lutte contre le coronavirus et ses répercussions économiques et sociales ». Selon les termes de l’ordonnance présidentielle, ce fonds est financé à hauteur de 180 milliards de francs CFA au second semestre 2020. Les dépenses supportées par ledit fonds doivent concourir à l’atteinte des objectifs visés dans le plan global de riposte contre la pandémie du coronavirus. Il s’agit : « des dépenses sanitaires liées à la lutte contre la pandémie du Covid-19, notamment celles relatives à la recherche active des cas, la prise en charge des malades et les mesures administratives de régulation sociale ; des dépenses réalisées en faveur des personnes vulnérables et affectées par la crise sanitaire au Covid-19, à savoir : la mise en place d’un fonds de solidarité en soutien aux enfants de la rue, l’extension du programme filets sociaux, le développement des enseignements à distance, la distribution des outils et supports pédagogiques en milieu rural ».

Financement aux entreprises

En outre, ce fonds a pour vocation d’apporter des « aides financières de l’Etat aux entreprises sous pression dans les secteurs d’activité affectés par la pandémie du coronavirus, à travers entre autres, la poursuite de l’apurement du stock des crédits TVA et l’acquisition d’intrants agricoles en vue de réduire la dépendance alimentaire ».

Financement de la recherche

Outre l’aide aux entreprises, le fonds de solidarité est aussi destiné au financement de la recherche et de l’innovation dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, plus précisément le développement de la recherche et la production locale des produits pharmaceutiques de première nécessité, peut-on lire dans l’ordonnance signée par le président de la République. L’autre changement noté dans ce document et en lien avec la création de ce fonds spécial se trouve dans les dispositions finales. En effet, selon le Minfi, il y a des dispositions qui permettent d’organiser la gestion de ce fonds notamment les exceptions qui ont été levées. Plus précisément, a-t-il expliqué, dans la loi sur le régime financier, il est dit qu’un fonds d’affectation spécial ne peut pas recevoir plus de 10 % de son enveloppe du budget général. Cette clause a été levée afin que le Fonds dispose de suffisamment de ressources. Aussi a-t-il ajouté, l’organisation des modalités de gestion du fonds qui disposent qu’il doit être géré de manière transparente pour le respect des principes de transparence et de redevabilité. « Il s’agit là des exigences de nos concitoyens et surtout des partenaires qui accompagnent le gouvernement dans la lutte contre le coronavirus. Le chef de l’Etat a insisté sur la transparence dans la gestion du Fonds de Solidarité Nationale pour la lutte contre le Covid-19. Il y a quelques modifications mineures aussi ».

Par Junior Matock ( Défis Actuels 486)

Budget 2020 : ce qui va changer

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Budget 2020 : ce qui va changer

Coller le budget 2020 au contexte économique actuel marqué par la Covid-19. Tel est le principe qui a guidé l’élaboration de l’ordonnance modifiant et complétant la loi de finances pour l’exercice en cours. C’est que cette crise sanitaire qui secoue le monde entier a fini par gripper le budget de l’Etat, à travers la mise en berne des activités économiques génératrices des recettes fiscales et douanières dont a cruellement besoin le gouvernement pour faire face à ses différents engagements. Les multiples quintes et autres difficultés respiratoires imposées au Trésor public a contraint les autorités publiques, notamment le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, à procéder à une révision de la loi de finances. Ce qui a conduit à des changements significatifs à plus d’un niveau. Notamment la baisse des ressources publiques qui induit la décote des dépenses prévues initialement, la création d’un compte d’affectation spéciale dédié au Fonds de Solidarité Nationale pour la lutte contre le Coronavirus, entre autres.

Baisse du budget 2020 de 542 milliards

En effet, l’un des premiers changements constatés après la publication du collectif budgétaire porte sur la baisse du budget 2020. Selon les données contenues dans ce document, le budget général de l’Etat est passé de 4951,7 milliards de francs CFA à 4 409 milliards de francs CFA, soit une baisse de 542,7 milliards de francs CFA. Ce qui correspond à un taux de variation de -11 %. Ceci est consécutif de ce que les ressources publiques ont-elles aussi enregistré une diminution importante. Le Minfi a à cet effet expliqué que « les projections tablent sur une baisse d’environ 768 milliards de francs CFA et cette baisse affecte toutes les composantes de recettes, qu’elles soient fiscales, douanières ou non fiscales ». Dans le détail, les recettes pétrolières, en particulier baissent de presque 70 % parce qu’en début d’exercice budgétaire, l’Etat avait fait une hypothèse dans la loi de finances d’un baril à 54,54 dollars mais aujourd’hui ; renchérit Louis Paul Motaze, « nous sommes pratiquement à 35 dollars, et il y a un mois nous étions pratiquement à 0 dollar le baril ». Le réalisme imposait donc d’adapter l’enveloppe budgétaire en prenant en compte cette situation.

Diminution des dépenses de l’Etat

Comme le soulignent très souvent les spécialistes des finances publiques, le budget d’un Etat reflète toujours ses intentions en matière de recettes et de dépenses. Il va donc de soi que lorsque les recettes sont enrhumées, elle impose de facto une réduction des dépenses projetées, afin de ne dépenser qu’à concurrence ce dont on dispose. Ce fait a été pris en compte dans le collectif budgétaire signé le 3 juin dernier. L’on note par exemple que toutes les allocations initiales des administrations ont subi des coupes sévères à hauteur de 20 %, y compris la présidence de la République qui se voit amputée d’environ 15 milliards de francs CFA. Ont pu ainsi échapper à cette baisse des ressources, les ministères en charge des volets sociaux, en l’occurrence les ministères de la Santé, de l’Education, celui de la Promotion de la Femme et de la Famille, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ainsi que celui de l’Enseignement Supérieur. Autre détail important relevé par le Minfi. C’est l’objectif de déficit. « Nous projetions en loi de finances initiale 1.7 % du Produit Intérieur Brut (PIB) maintenant on est à 4.5 % donc il y a un creusement du déficit parce qu’on est en crise ». En clair a indiqué le Minfi, en prenant cet ensemble de mesures, le président de la République entend « recentrer la loi de finances sur la lutte contre le coronavirus ». En d’autres termes, « la lutte contre le coronavirus devient donc le centre de l’action de l’Etat, le centre d’allocations des ressources publiques ». Aussi, a poursuivi Louis Paul Motaze : « en prenant cette ordonnance, le chef de l’Etat montre ce qui va constituer l’action de l’Etat au cours des six prochains mois et il rassure nos partenaires et les marchés financiers. Il est important que notre budget soit crédible, conforme à la réalité économique ».

Par Junior Matock (Défis Actuels 485)

Covid-19: la Sabc se lance dans la livraison à domicile pour limiter ses pertes

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 Du fait de la pandémie du Coronavirus qui sévit au Cameroun depuis mars dernier, la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc) a enregistré, selon le directeur général de ladite société Emmanuel de Tailly, une baisse de 20 % de ses activités au cours du mois d’avril 2020. Ce qui était principalement dû à l’obligation de fermeture des débits de boisson, restaurants et lieux de loisirs dès 18 heures. Mais malgré les mesures d’assouplissements du gouvernement accordées aux entreprises touchées, les prévisions de la filiale camerounaise du groupe français Castel indiquent une baisse de 10 % au mois de mai 2020. « Ces mesures ont eu un effet bénéfique sur notre activité, qui part d’une décroissance de 20 % en avril, à une décroissance prévue à 10 % en mai 2020. Nous sommes donc toujours en décroissance, comme la plupart des activités principales de ce pays, mais à un niveau qui nous permet de limiter nos pertes comme maintenir nos usines et nos emplois, ainsi que le fonctionnement de notre écosystème qui dépend en grande partie de nous », confie Emmanuel De Tailly à nos confrères du site d’informations investir au Cameroun.

Pour amoindrir l’impact de la crise sanitaire sur ses activités et booster ses ventes, la Sabc s’est lancée dans le numérique en mettant sur pied une application mobile pour la livraison des produits à domicile baptisée « Sabc c’est vous ». Avec plus de 100 utilisateurs à moins d’un mois de fonctionnement, cette plateforme fournit également des informations et itinéraires des meilleurs lieux de divertissement notamment les restaurants, les snacks, hôtels et évènements. « La Sabc vient à vous où que vous soyez. Tel est le pari de la nouvelle application mobile lancée par le groupe Sabc, leader agroindustrielle de référence de la sous-région. Faites-vous livrer à domicile en localisant les points les plus proches de vous », peut-on lire sur la page facebook de l’entreprise brassicole.

Notons que depuis la survenue des premiers cas de coronavirus au Cameroun, la Sabc a prêté main forte au gouvernement dans sa stratégie de riposte de propagation de la Covid-19. Le mastodonte a remis des équipements médicaux, des solutions hydroalcoliques et des produits de première nécessité dans 33 hôpitaux et 28 prisons du Cameroun. L’entreprise a également installé dans les marchés des 10 régions du pays de plus de 100 stations des lavages de mains.

La Sonara veut évaluer la phase i de son projet d’extension et de modernisation

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Un an après l’incendie qui avait ravagé quatre unités de la Société Nationale de Raffinage (Sonara), le directeur général de l’unique raffinerie du Cameroun, Jean-Paul Simo Njonou, veut en savoir davantage sur l’écart entre les prévisions et les réalisations techniques de la phase I du projet d’extension et de modernisation de l’entreprise qu’il dirige depuis janvier 2019. Il a pour cela commandé un audit global de la phase I dudit projet à travers un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI). « La mission d’audit a pour but d’éclairer la Sonara par l’explication détaillée et documentée des écarts entre les prévisions et les réalisations, tant en ce qui concerne les réalisations techniques, qu’en ce qui concerne l’allongement des délais et l’augmentation des coûts. L’objectifs du présent AMI est de permettre la sélection d’organismes ou cabinets spécialisés et expérimentés dans le domaine d’activité, ceux -ci devant, au terme de la présente procédure, participer à un Appel d’Offres International Restreint », a-t-il écrit.

D’après le top manager, cet audit vise concrètement à faire un bilan sur l’ensemble des aspects du projet : technique, financier et comptable, planning, organisation, qualité, construction, tests, démarrage et sécurité ; identifier les causes profondes des dysfonctionnements du projet ; identifier et évaluer les risques et les aider à la prise de décision sur les actions optimales à mettre en place ; une communication entre les différents acteurs du projet par le partage des incertitudes pesant sur ce dernier ou ses activités ; évaluer la maitrise des risques de conduite du projet ou ses activités et enfin proposer, au terme de la mission, un plan d’actions de management des risques clair, hiérarchisé et partagé par tous. « Chaque point d’audit constituera un jalon et fera l’objet d’un rapport spécifique. Les rapports spécifiques sont déposés au fur et à mesures de l’exécution de la mission. Au terme de sa mission, le prestataire dépose un rapport général récapitulant l’ensemble des travaux réalisés ainsi que l’objectif de la mission, les méthodes employées, les personnes interviewées, le diagnostic analysé, les points forts observés, les axes d’amélioration et les recommandations », peut-on lire dans l’AMI. A titre de rappel, la première phase du projet d’extension et de modernisation de la Sonara lancée en 2010 et achevé en 2018, avait pour objectif de porter la capacité de production de la Sonara de 2,1 millions de tonnes à 3,5 millions de tonnes par an.

Cette modernisation infrastructurelle devrait également permettre au raffineur de traiter le pétrole lourd camerounais et même celui des autres pays de la sous-région de l’Afrique centrale. Notons que la Sonara a pour principal objectif d’exploiter une raffinerie de pétrole brut pour satisfaire en priorité les besoins du marché camerounais en produits finis tel que le butane, le super, le gazole, le distillat, le fuel oil, le pétrole lampant et le carburéacteur.  

Manuels Scolaires: pourquoi les livres vont progressivement changer

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 En mi-mai dernier, le ministre des Enseignements Secondaires (Minsec), Pr Nalova Lyonga a rendu publique la liste des manuels scolaires comptant pour l’année Scolaire 2020/ 2021. Une analyse comparative montre qu’il y a de nouveaux ouvrages pour les classes de premières (système francophone et anglophone). Tenez, en littérature, les oeuvres « les tribus de capitoline » de Ombete Bella ; « Nouvelle anthologie africaine » de Jacques Chevrier et le « Misanthrope » de Molière ont été retirées du programme. Les élèves utiliseront désormais « Au grand bonheur des dames » d’Emile Zola et « Balafon » d’Engelbert Mveng. En philosophie, « l’Excellence » de Tiago Youadjeu est remplacé par « Philosophie 1ères sciences et techniques » de Josué Foumane. Les indiscrétions laissent croire que certains livres de la classe de Terminale vont être changés au cours de l’année scolaire 2021/2022. A l’éducation de base, les livres de la maternelle et certaines classes du primaire notamment la Sil et le Cp changent dès la rentrée prochaine.

LES RAISONS D’UN CHANGEMENT

Et pourtant, le décret du 23 novembre 2017 du Premier ministre consacre une durée de vie de six ans aux manuels scolaires dans le programme. Qu’est-ce qui justifie le changement des ouvrages à moins de trois d’utilisation ? A en croire le secrétaire permanent du Conseil National d’Agrément des Manuels Scolaires et Matériels Didactiques (Cnamsmd), Pr Marcelin Vounda Etoa, c’est la validation l’année dernière des nouveaux programmes basés sur l’Approche Par Compétence (APC) qui a entrainé le changement des livres dans les classes de premières avant moins de six années de vie. En effet, ajoute-t-il, l’entrée en vigueur progressive des programmes basés sur l’Approche Par Compétence (APC) va modifier continuellement les manuels scolaires dans les cycles secondaire ou primaire. « L’année prochaine lorsque les nouveaux programmes des classes de terminales auront été validés, la boucle de la refonte des manuels scolaires pour les conformer aux nouveaux programmes aura été bouclé pour le secondaire », fait savoir Pr Marcelin Vounda Etoa. En ce qui concerne le primaire, bien que les nouveaux programmes ont été validés depuis 2018, le changement des manuels scolaires se feront de manière progressive. C’est pourquoi dès la rentrée scolaire prochaine, explique le secrétaire permanent de la Cnamsmd, les livres les manuels scolaires de la maternelle, de la Sil et du CP seront nouveaux et ne changeront plus avant six ans. Ainsi, l’année d’après suivront les CE1 et CE2, ceux du CM1 et CM2 interviendront deux ans plustard. « Les nouveaux programmes ont été validés mais face à la difficulté de faire concevoir et produire tous les manuels scolaires de la Sil au CM2 à la fois, le ministre de l’Education de base, afin de garantir la qualité, a prescrit l’évaluation graduelle et l’agrément progressif des nouveaux manuels », explique Pr Marcelin Vounda Etoa.

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