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L’Apme lance le « fonds proto » pour mieux accompagner les entrepreneurs

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Réduire les difficultés éprouvées par les entrepreneurs et protéger la propriété intellectuelle relative à leurs idées de projet ou leur projet. Tel est l’un des objectifs du nouvel outil d’accompagnement des Petites et Moyennes Entreprises (PME), baptisé Fonds de prototypage (Fonfd proto )  a été lancé lundi 15 juin 2020 par l’Agence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (Apme). Il s’agit en effet, d’un mécanisme de facilitation de l’amorçage des projets innovants dans le but de favoriser l’accès au marché des produits / services, en produisant des prototypes définitifs sur une période de trois ans au plus après le démarrage du projet. « De nombreuses entreprises nouvellement créées présentent une fragilité naturelle face aux concurrents établis. Il en est de même pour nombre de porteurs de projets qui éprouvent des difficultés à maturer et tester lesdites idées de projet après des phases préalables de formation et d’élaboration de Business plan », indique un communiqué de l’Apme.

D’après le document, au cours de cette première édition du Fonds prototypage il sera aussi question de mobiliser les acteurs financiers et les institutions bancaires pour financer les étapes du prototypage et d’assurer la viabilité et la pérennité du Fonds. Cet outil d’accompagnement des PME servira également à renforcer l’efficacité et l’efficience des interventions en se dotant d’un dispositif d’appui financier et technique visant à assurer la réussite des PME. « Ces derniers rencontrant de surcroit des difficultés d’accès au financement classiques ou même aux financement alternatifs », fait savoir l’Apme.

Par ailleurs, l’Agence que dirige Jean Marie Louis Badga révèle que les entrepreneurs, les dirigeants de PME âgés de moins de 35 ans, désireux de bénéficier financements de leurs projets à partir de ce fonds ont un mois à compter de ce 15 juin. Pour cela, ils devront présenter un échantillon ou une maquette du produit fini. Les 20 PME ou porteurs de projet des dix régions du pays retenus à l’issu cette compétition bénéficieront chaque année des appuis multiformes de ce Fonds.

Défis Actuels

Elizabeth Tchoungui nommée directrice exécutive du Groupe orange

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Dès le 1er septembre prochain, Elizabeth Tchoungui prendra ses fonctions de directrice exécutive Responsabilité Sociale d’Entreprise (RSE), Diversité et Solidarité du groupe français Orange. Elle remplace à ce poste Christine Albanel. A 46 ans, la Camerounaise sera chargée de la supervision de la politique de Responsabilité Sociale d’Orange dans le cadre des objectifs du plan stratégique Engage 2025. Elle assurera également la présidence déléguée de la Fondation Orange. Des fonctions qui ne lui seront pas inconnues puisque cette camerounaise est administratrice de plusieurs Organisations Non Gouvernement en charge des populations vulnérables notamment Action contre la Faim, la première ONG internationale de lutte contre la faim dans le monde auprès des populations les plus vulnérables ( présente dans 47 pays est venue en aide à près de 15 millions de personnes en 2016) ainsi que le Club XXIe Siècle, think tank et do tank qui promeut la diversité par l’excellence et l’exemplarité des parcours.

Diplômée de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille en France, Elizabeth Tchoungui était jusqu’à sa nomination, présentatrice pour France 2 (Groupe France Télévisions) et RMC STORY (Groupe Altice). Bien avant cette journaliste et écrivaine franco-camerounaise, a dirigé le service culture de France 24 et était la présentation vedette de l’émission « Les Maternelles » sur France 5. Elle fut d’ailleurs la première journaliste africaine à présenter le journal de TV5 Monde et la première femme, après Bernard Pivot, Guillaume Durand et Franz-Olivier Giesbert, à présenter le magazine hebdomadaire culturel emblématique de France 2, première chaîne nationale publique française.

Passionnée des lettres, ce chevalier des Arts et Lettres est l’auteure de plusieurs ouvrages dont : « Le jour où tu es né une deuxième fois » (Flammarion), récit du parcours de son fils autiste Asperger, « Je vous souhaite la pluie » ( Plon), traduit en italien et enseigné dans les établissements secondaires et universitaires au Cameroun, « Bamako Climax » (Plon), qui traite de la question du terrorisme dans la bande sahélienne et « Billets d’Humeur au féminin» (Léo Scheer), recueil d’éditoriaux publié sur le site aufeminin.com. Elle est membre du Parlement des écrivaines francophones et intervient régulièrement auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Défis Actuels

Cpp: La justice désavoue Atanga Nji

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Edith Kahbang Walla est (toujours) la présidente du Cameroon people’s party (Cpp). Le Tribunal administratif du Centre a tranché ce jour dans le litige qui opposait le Cpp (version Kah Walla) au ministère de l’Administration territoriale (Minat). Dans un post publié sur les plateformes de la coalition Stand-up for Cameroon, la présidente du parti en a fait l’annonce: « Le tribunal administratif de la région du Centre a annulé la décision de M.Atanga Nji du 20 juillet 2018, où il s’était impliqué illégalement dans les affaires du Cpp et avait nommé différentes personnes à la tête du Cpp« , écrit-elle. « Nous, le Cpp, avons battu M. Atanga Nji au tribunal aujourd’hui« , jubile-t-elle. La présidente du Cpp qui indique que « nous allons continuer, comme nous l’avons toujours fait, dans l’exercice de nos fonctions de dirigeants du Cpp« , y voit un pas de plus vers la Transition politique qu’elle appelle depuis deux ans: « pas à pas, nous nous dirigeons vers la transition politique. Même un tribunal du régime Biya a reconnu notre légitimité aujourd’hui« , salue-t-elle.

De quoi arracher tant les applaudissements que la satire de ses partisans contre Paul Atanga Nji, le Minat qui avait désigné le 17 juillet 2018, des leaders à la tête de certains partis politiques au motifs de dissensions internes: Samuel Tita Fon au Cpp au détriment de Kah Walla, Robert Bapoh Lipot comme secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (Upc) alors que le Congrès unitaire d’octobre 2017 avait désigné Baleguel Nkot et Anicet Ekane à la tête du Comité de direction du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), au lieu de Dieudonné Yebga.

Si les deux derniers partis vivaient des crises de leadership internes, le Cpp ne souffrait d’aucun problème de légalité, ni de légitimité. Kah Wallah qui a régulièrement mobilisé les militants de son parti pour célébrer la fête nationale de l’unité en dénonçant les problèmes de management et les tares de la démocratie, était un facteur perturbateur pour la quiétude du pouvoir de Yaoundé à cette veille de la présidentielle 2018 qui continue de secouer la vie publique au Cameroun.

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Atanga Nji nomme des leaders à la tête de partis d’opposition

Port Autonome de Douala : 26 milliards pour l’adduction en eau potable et la défense contre l’incendie

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Le Port Autonome de Douala (PAD) sera doté d’ici deux d’un réseau d’eau potable et d’un système de défense moderne et efficace contre l’incendie afin d’assumer, pleinement ses responsabilités publiques vis-à-vis des usagers et des navires fréquentant son Port. Le directeur général de l’autorité portuaire, Cyrus Ngo’o et le président du groupe Afric Concept à cet effet signé la semaine dernière une convention portant autorisation de construction, d’exploitation, de maintenance et de remise à niveau avant transfert au PAD, d’un système indépendant d’alimentation en eau potable et d’un réseau de service public de défense contre l’incendie dans la circonscription du Port de Douala-Bonabéri. Le coût global de ce projet est évalué à 26, 281 milliards de francs CFA hors taxes et intérêts bancaires soit 14, 928 milliards de francs CFA pour le réseau « eau potable » ; 10, 153 milliards pour le volet « défense contre l’incendie » et 1,003 milliard de francs CFA représentant les frais de maîtrise d’œuvre. STRUCTURATION ET AVANTAGES DU PROJET

De manière détaillée, la composante « eau potable » comprendra, entre autres : cinq forages haut débit ; cinq unités complètes de déferrisation ; quatre châteaux d’eau de 700 m3 de capacité chacun ; trois réservoirs au sol de 1500 m3 ; deux forages piézométriques pour l’étude de la nappe ; environ quarante et 41 kilomètres de canalisation en PEHD PN10 ; un local technique pour l’analyse de l’eau ; 350 compteurs électromagnétiques pour les amodiataires ; Six groupes électrogènes. Tandis que la composante « défense contre l’incendie » sera constituée de 31 kilomètres linéaires de canalisation en PEHD PN16 ; de la réhabilitation du réseau électrique de l’immeuble siège du PAD ; deux réservoirs boulonnés au sol d’une de capacité 1500 m3 chacun ; 115 poteaux incendie de DN 100 et DN 150 ; 126 bouches d’incendie de DN 100 ; un camion de forte puissance pour les interventions des marins pompiers ;un camion à bras élévateur télescopique pour défense contre l’incendie ; quatre plateformes d’aspiration sur les quais ; trois centrales de défense contre l’incendie ; trois groupes électrogènes de relais ainsi que d’une formation d’une équipe d’élite de pompiers.

D’après les deux parties, ce projet a pour avantage le ravitaillement constant du port de Douala en eau potable ; la mise en conformité du Port en matière de lutte contre l’incendie et la reprise de l’ensemble des investissements dûment remis à niveau avant leur rétrocession à la fin de l’autorisation. « Au-delà de la fourniture d’une eau de qualité à tous les occupants du domaine portuaire, le Port de Douala- Bonabéri sera aux normes en matière de protection contre l’incendie et en phase avec le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires. Il pourra aussi, en cas de besoin, apporter naturellement son soutien à la ville de Douala », fait savoir le directeur général du PAD.

ENGAGEMENTS

D’après les termes du contrat, le groupe Afric Concept s’engage au cours de cette convention de cinq ans (la phase de construction (deux ans) et la phase d’exploitation, trois ans), à ses frais à la fourniture des équipements et infrastructures utiles à l’exécution des activités autorisées. « Ce partenariat Camerouno-camerounais initié en 2017 va apporter sa pierre à l’édification d’un Port de Douala-Bonabéri moderne, attractif et compétitif. Il s’agit de l’engagement affirmé d’un opérateur national, le Groupe Afric Concept, qu’accompagne, pour la mobilisation des financements nécessaires, une institution bancaire nationale de renom. Et c’est l’économie camerounaise et l’industrie portuaire qui gagnent », explique Cyrus Ngo’o. il devra par ailleurs appliquer les objectifs opérationnels projetés définis par le PAD, à savoir une production journalière minimale en eau potable de 7 900 m3, avec des pressions minimales exigibles de 2 bars dans le réseau « eau potable » et 4 bars en permanence dans le réseau « incendie » et 12 bars en cas d’incendie pour intervention ; Il assurera la construction, l’exploitation, l’entretien, la maintenance et la remise à niveau de l’ensemble du réseau, avant sa rétrocession au PAD à la fin de l’autorisation. Afin de mener bien ces travaux et de respecter ses engagements, l’opérateur camerounais provisoire a créé une Société de Projet dénommée « Eau du Port de Douala » (EPD).

LE PAD BENEFICIERA D’UNE REDEVANCE DE 16 MILLIARDS

De sources de l’autorité portuaire, à titre de contrepartie des droits sur le réseau « Eau Potable », Afric Concept reversera au PAD une redevance fixe (calculée sur la base de l’application du barème du Domaine aux surfaces occupées pour l’exercice des activités de l’Opérateur ou sur la base des valeurs contenues dans le business plan du projet). Cette redevance est estimée à 16 milliards de francs CFA au terme de la convention. A contrario, dans le cadre du réseau de service public de Défense Contre l’Incendie, le PAD procèdera au remboursement de ce volet à travers un compte séquestre. La plateforme portuaire relève à cet effet qu’il s’agit d’une obligation de souveraineté incombant au PAD. En revanche, l’opérateur appliquera une tarification homologuée conformément aux dispositions légales et conventionnelles aux usagers.

Notons que le Port Autonome de Douala est engagé depuis bientôt quatre ans, dans un vaste processus de Rénovation, de Modernisation et de Développement de ses infrastructures et Superstructures. Dans cette optique, de nombreux chantiers de transformation en profondeur du Combinat portuaire de Douala-Bonabéri ont été lancés. Ceci afin d’arrimer cette plateforme portuaire aux standards internationaux reconnus du secteur, et d’en faire un véritable vecteur de croissance.

Défis Actuels

Institutions : De nouveaux membres au Conseil supérieur de la magistrature

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Une-ancienne-équipe-du-Conseil-supérieur-de-la-magistrature

Le Conseil supérieur de la magistrature a de nouveaux membres depuis ce 15 juin 2020. Par un décret présidentiel, Paul Biya a ainsi renouvelé l’équipe de l’instance supérieure de la magistrature. Mais a priori, d’anciens caciques du régime résistent au changement. Amadou Ali qui y siège déjà depuis juin 2017, et dont la santé est chancelante ces dernières années au point d’être évacué, est le choix du président de la République, mais comme suppléant. Remplacé qu’il était déjà depuis 2017 comme titulaire par l’ex gouverneur Albert Nna Ekona. Cavaye Yeguie Djibril, le président de l’Assemblée nationale a jeté son dévolu sur Rolande Ngo Issy, député du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) de Cabral Libii, comme membre suppléant. Une ouverture rare tant l’élue de la nation est un jeune loup dans l’arène politique, et arrive à la Chambre basse du parlement par le truchement d’un parti de l’opposition. Toujours est-il que la 3ème personnalité de la République a également fait promettre un communicant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir : Engelbert Essomba Bengono, un autre jeune député. C’est ici que tous les représentants ont été remplacés; beaucoup n’ayant pas été réélus.

Le patron de l’administration de cette instance est le magistrat hors hiérarchie Abel Minko Minko, jusqu’ici président de la Cour d’appel du Littoral. Lequel remplace Jean Foumane Akame décédé en janvier 2019.
La nouvelle équipe du Conseil supérieur de la magistrature résout un problème de vide juridique qui se pose depuis trois ans. En effet, le mandat de l’équipe sortante a expiré depuis 2017. Mais les préférés de Biya étaient toujours aux affaires. Les nouveaux membres du Conseil ont un mandat de cinq ans dès ce jour.

Les membres titulaires du Conseil

  • Désignés par l’Assemblée nationale
    • Ali Mamouda
    • Engelbert Essomba Bengono
    • Marlyse Soppo Toute
  • Désignés par la Cour suprême
    • Cunégonde Christine Mekoulou, épouse Ngotty
    • Fofung Nabun, épouse Wacka
    • Isaac Manga Moukouri
  • Désignés par le président de la République
    • Nna Albert Ekono

  • Les membres suppléants du Conseil
  • Désignés par l’Assemblée nationale
    • Abe Mikhael Ndra
    • Mariam Ngoni
    • Rolande Ngo Issi
  • Désignés par le président de la République : Amadou Ali
  • Désignés par la Cour suprême
    • Ntyam Ondo, épouse Mengue Me Zomo
    • Njumbe Ernest Njumbe
    • Oumarou Abdou
    Secrétaire permanent : Abel Minko Minko

Equipe sortante
A- Personnalités désignées par l’Assemblée Nationale
-Mme Bebande Brigitte
-M. Nkoa Luc
-M. Laoussou Pierre
B- Personnalités désignées par la Cour Suprême
– Mme Cunegonde Ngotty épouse Mekolou
-M. Manga Moukouri
-Mme Fofung Justin Nébum épouse Wacka
C- Personnalité désignée par le Président de la République
-M. Akono Nna Albert
II- Membres suppléants
A- Personnalités désignées par l’Assemblée Nationale
-M. Melingui Roger
-Chief Paul Nji Tumasang
-Mme Adama épouse Njibrine
B- Personnalités désignées par la Cour Suprême
-Mme Suzanne Ntyam épouse Mengue Zomo
-M. Njumbe Ernest Njumbe
-M. Oumarou Abdou
C- Personnalité désignée par le Président de la République
M. Amadou Ali.

Electrification rurale: la Banque Mondiale prête 87,8 milliards au Cameroun

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les effets de la Covid-19 sur l’économie

Le projet d’Electrification Rurale   et d’Accès à l’Electricité   dans les Régions sous-desservies (Perace) va bientôt recevoir   des ressources nécessaires à sa mise en oeuvre. En effet, le ministre de   l’Economie, de la Planification et de   l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey et le représentant   du directeur des Opérations   de la Banque Mondiale au Cameroun, Ibrah Sanoussi, ont signé le   12 juin dernier à Yaoundé un accord   de crédit d’un montant de 150 millions   de dollars, soit 87,8 milliards de   francs CFA.   Le Perace vise entre autres, à « réduire   les disparités régionales en   termes de taux d’accès à l’électricité, à jeter les bases de l’amélioration de l’accès à l’électricité des ménages et à soutenir l’industrie productive et le   développement des activités génératrices des revenus ». D’une durée de   mise en oeuvre de cinq ans, les six régions ciblées sont notamment l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, le   Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Est.   Ce projet comporte plusieurs composantes ; à savoir l’électrification rurale par extension du réseau. Cette composante financera l’électrification   d’environ 417 nouvelles localités dans certaines zones rurales, pour une population totale de 1 040 963   personnes, ce qui représente une   clientèle potentielle d’environ 256   265 ménages des régions de l’Extrême-   Nord, du Nord-Ouest, Sud- Ouest et l’Est. Seront également financés, la construction de nouveaux   postes de distribution HTA et/ou de   postes HTB/HTA. Il sera aussi question   de moderniser la moyenne tension   monophasée et les réseaux à moyenne tension monophasés en réseaux triphasés pour faire face à la   croissance de la demande et la restructuration   du réseau HTA pour   électrifier de nouvelles localités.   L’autre composante porte sur le soutien aux ménages pour les coûts de production. Dans cette perspective, il sera question d’appuyer la création d’un fonds renouvelable pour aider à   financer les coûts initiaux de raccordement   des ménages, (y compris les   tableaux prêts à l’emploi) afin d’obtenir   l’approvisionnement sur réseau   dans les 417 localités et dans les 12   localités qui sont déjà électrifiées.   L’objectif du fonds renouvelable est   d’aider les ménages à payer les frais   de raccordement initiaux. Ce fonds   obéira aux critères et autres principes   définis dans le manuel opérationnel   et les spécifications techniques du   fonds renouvelable utilisés par Eneo.  

Par Junior Matock ( Défis Actuels 488)  

Management: le Minfi dote les ministères de paieries spécialisées

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le minfi dote les ministères de paieries spécialisées

De l’avis de certains agents de la fonction publique, le processus de paiement des crédits      auprès de certains départements ministériels constituait pendant longtemps une entrave à la mise en oeuvre de certaines activités. Ce qui avait un impact significatif sur l’atteinte des objectifs de performance. Il fallait donc fluidifier le circuit en créant de nouvelles paieries spécialisées auprès des départements ministériels concernés. C’est en tout cas ce qui justifie      la création, le 11 juin dernier, par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, de nouvelles pairies. L’arrêté y relatif porte en effet sur la création de 16 paieries ministérielles. La plupart      d’entre elles, apprend-on des sources du Minfi, sont assignataires des opérations d’au moins deux départements ministériels. D’après des sources au ministère des Finances, la création de ces paieries « s’inscrit dans la dynamique décongestionnement du circuit de la dépense en général et de la paierie générale du Trésor en particulier ». D’après les mêmes sources, l’objectif final de cette décision est de « parvenir à un ratio d’un payeur pour chaque département ministériel ». « A travers ce texte, nous pourrons désormais avoir accès à des ressources financières dans les délais raisonnables pour nos différentes interventions sur le terrain », explique Bertrand P, cadre d’administration au ministère de l’Eau et de l’Energie. Pour Jean-Claude P, cadre contractuel au ministère de la Fonction Publique, « cet arrêté est salutaire en ce sens qu’il      vient faciliter l’activité des dépenses      auprès des départements ministériels      sans avoir besoin de toujours recourir      au ministère des Finances. Nous gagnons en temps et c’est bénéfique      pour l’accomplissement de nos      différentes activités ».     

 Eclatement des circonscriptions  financières    

L’autre texte signé par le ministre des Finances, est relatif à l’éclatement des      circonscriptions financières de Yaoundé et de Maroua. D’après les mêmes sources au Minfi, ce texte « s’avérait impérieux au regard du volume élevé de leurs opérations et  postes comptables rattachés, lesquels sont deux, voire trois fois supérieures à ceux des autres circonscriptions      financières ». Selon les mêmes sources, cette situation a continuellement exposés ces circonscriptions  financières à un risque élevé de non-maîtrise de leurs différentes opérations      pouvant donner lieu à des fraudes diverses. Toujours selon ces sources, la signature de ces textes      s’inscrit dans la poursuite de la mise en oeuvre de la réforme de la comptabilité publique, telle qu’organisée par la loi du 11 juillet 2018, portant régime financier de l’Etat et des autres      entités publiques. Aussi, poursuivent ces sources, cette réforme vise à « aligner notre système      comptable aux standards internationaux. Elle entend aboutir à terme, à l’aménagement d’un réseau comptable dont la forte déconcentration doit permettre de satisfaire à l’exigence de production des comptes patrimoniaux au niveau de chaque département ministériel et de certification des états financiers de l’Etat par la juridiction financière agissant en qualité de commissaire aux comptes pour les entités publiques ». Il va sans dire que le nouveau cadre      ainsi mis en place, devrait, selon des experts du Minfi, « garantir la transparence dans l’exécution des opérations budgétaires, l’instauration du contrôle interne comptable au niveau de chaque département  ministériel en vue de la maîtrise des risques liés à l’exécution du budget, à la tenue des comptes, au  maniement des fonds publics et à l’éradication des mauvaises pratiques  dues à une très forte concentration des opérations dans un seul      poste comptable ».   

Par Junior Matock ( Défis Actuels 488)     

Résilience des entreprises : ce que propose le Gicam

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Résilience des entreprises: ce que propose le Gicam

Dans le but de protéger les entreprises des effets négatifs du coronavirus, le Groupement Inter Patronal du Cameroun (Gicam) a récemment publié un support qui permet aux chefs d’entreprises de réajuster leurs stratégies pendant cette période de crise sanitaire. Il s’agit du Plan de Continuité d’activités, une méthode intelligente qui permet de mettre les entreprises à l’abri des chocs qu’elles pourraient subir. Cet outil suggère aux chefs d’entreprise, dans un premier temps, d’identifier ses produits et services, car soutient le groupement, dans les moments difficiles, toute entreprise gagnerait à se concentrer sur son offre de base. Ceci pourrait se faire en ayant une idée claire sur la demande qui est faite pour chaque produit. Ensuite s’interroger sur la part du chiffre d’affaires que génère chacun des produits de l’entreprises. Les prochaines consistent à chercher à savoir si la non-livraison des produits entache la réputation de l’entreprise, selon le Gicam. Dans cette perspective, le Gican demande d’identifier les procédures qui endiguent la livraison, puis esquisser le cycle de vie de ses produits. Par ailleurs, il faudra identifier et détailler sept étapes de livraison de son produit, et ce, de l’achat à la vente. Ensuite, il faudra repérer les perturbations qui pourraient affectées chaque étape à l’instar de l’interruption des chaînes d’approvisionnement. Pour résoudre ces contraintes, il est conseillé d’établir les mesures pour limiter les perturbations et définir les responsabilités. De plus, conseille le Gicam, à chaque étape, l’évaluation des risques de chaque étape s’avère indispensable tout en formulant la solution qui pourrait permettre d’atténuer le risque. A titre       d’illustration, si ses employés ne peuvent pas travailler à partir de la maison, leur trouver des équipements de protection individuelle. Aussi, l’autre méthode consisterait à mettre de l’argent de côté au cas où les prix des fournitures indispensables comme les boîtes de conserve augmenterait. Toutefois, le Gicam propose de faire du Plan de Continuité d’Activités un document évolutif, qui s’adapte à l’évolution de la situation sur le terrain. Ceci n’excluant pas la situation qui prévaut au niveau international. Tout ceci pourrait permettre, estime le Gicam, à mieux protéger les entreprises en cette période de crise sanitaire. 

Par Junior Matock ( Défis Actuels 488)        

Relance de l’économie : les propositions des entreprises

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Relance de l’économie : les propositions des entreprises

Dans une récente enquête menée par l’Institut National de la Statistique (INS), les patrons d’entreprises se sont prononcés sur les mesures qui pourraient être prises par le gouvernement pour juguler les effets de la Covid-19 sur leurs activités et leur permettre d’être plus résilientes. Ainsi, les résultats de cette enquête révèlent que près de 49 % de chefs d’entreprises préconisent la levée des mesures de restriction sur les activités économiques. D’après le rapport, il s’agit principalement, suivant les secteurs d’activité, « de la fermeture après 18h des activités de restauration et de bar, du retour au transport normal, de l’autorisation des regroupements de plus de 50 personnes, etc ». De l’avis des chefs d’entreprises interrogés, cette contrainte semble toucher plus durement les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Unités de Production Industrielles (UPI) pour plus de 50 % que les grandes entreprises à hauteur de 33 %. En outre, 23 % des chefs d’entreprises relèvent la nécessité de lever la restriction sur la fermeture des frontières. Cette préoccupation émane davantage des grandes entreprises 45 % que les PME modernes 24 % et les UPI 14 %.

Mesures de relance de l’économie

 A la suite des solutions proposées par les entreprises pour atténuer les effets de la Covid-19 sur les différentes structures, les responsables ont proposé une série de mesures pour relancer l’activité économique. Dans cette perspective, les chefs d’entreprises mettent en relief la nécessité : de revoir la politique fiscale (43 % des entreprises), soit en suspendant pendant cette période, le paiement de certains impôts, soit en apportant des subventions à certaines activités jugées sinistrées. Par ailleurs, les responsables d’entreprises proposent que l’Etat leur accordent des aides financières (32 %). Les Unités de Production Informelles, il est urgent que l’Etat oeuvre à la baisse des prix des marchandises et des intrants. Dans le détail, l’Etat pourrait notamment atténuer les effets de la Covid-19 sur la trésorerie des entreprises. Mais comment ? En effet, les sociétés mettent en avant « l’apurement du stock des crédits de TVA ; la poursuite de l’apurement de la dette intérieure, notamment aux entreprises des sous-secteurs sinistrés du fait de la crise avec un accent particulier sur la situation des PME ; l’annulation et/ou l’accord de moratoires pour le paiement de certains impôts ; et la facilitation de l’accès au crédit, notamment à travers la garantie de l’Etat lorsque c’est possible, mais aussi le soutien aux microfinances pour l’accompagnement des acteurs du secteur informel ».

Des solutions pour booster la demande intérieure

Pour relancer la demande intérieure, les entreprises proposent comme solutions, la « priorisation des entreprises locales pour ce qui est de la commande publique et l’intensification de la promotion du patriotisme économique ». En ce qui concerne l’atténuation des effets de la Covid-19 sur les coûts de production, il est proposé « d’assurer un contrôle permanent des prix sur les marchés pour éviter les tensions inflationnistes résultant des comportements de spéculation », mais également de « mettre en place un mécanisme de veille pour garantir l’approvisionnement suffisant du marché intérieur en biens intermédiaires ». Aussi, pour minimiser les effets de la Covid-19 sur la réduction d’employés dans les entreprises, les patrons ont proposé l’octroie des subventions et aides financières aux entreprises des branches les plus touchées par la pandémie, notamment les PME et les entreprises des secteurs à forte intensité de main d’oeuvre. En plus, sur le long terme, le gouvernement pourrait, selon les avis recueillis auprès des chef d’entreprises, « continuer l’intensification du patriotisme économique, encadrer le développement des microfinances et des autres instruments financiers au profit des acteurs du secteur informel ; accélérer les réformes sur le climat des affaires (Doing Business) notamment concernant les mesures relatives à la taxation des entreprises et le commerce international ». Les autres solutions pourraient aussi consister à la « promotion de l’innovation technologique pour la transformation des produits de l’agriculture et de l’élevage pour une diversification locale de l’offre, source de création d’emplois divers ». Ceci permettrait également, selon ces derniers, de garantir l’approvisionnement local de certaines branches en cas de choc négatif sur le circuit international. Autre solution préconisée par ces créateurs de richesses, c’est celle « d’accélérer le développement des TIC et de l’économie numérique ».

Par Junior Matock ( Défis Actuels 488) 

Disparition : Nguéa Laroute casse son micro

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Nguéa Laroute n’est plus. La nouvelle a circulé comme une rumeur, avant d’être confirmée par l’artiste musicienne Nicole Mara. Nguéa Laroute a finalement cassé son micro aux premières heures de ce 14 juin 2020. Tournant définitivement la page de son existence sur cette terre qui l’ vu souffrir ces deux dernières années. Au point de se voir amputée ses deux jambes. L’une d’abord, et l’autre des mois plus tard. Du fait d’un diabète détecté à un stade avancé.

En aout 2019, Nguéa Laroute avait fait un direct sur facebook pour solliciter de l’aide. A l’en croire, l’artiste malade avait besoin de cinq millions de francs pour une évacuation sanitaire au Maroc pour une opération chirurgicale en lien avec le diabète qui la ronge depuis quelques années. Dans cette sortie, celle qui avait sorti une chanson populaire à la gloire de Samuel Eto’o, s’en est prise à l’ancien capitaine des Lions indomptables qui n’aurait pas jusque-là tenu une promesse d’aide de dix millions de francs. Vexée, Louise Koubinom, de son vrai nom, demandait à celui qui lui avait déjà manifesté sa magnanimité par le passé, de ne pas assister à son deuil au cas où cette maladie l’emportait. Moins d’un an après, elle est passée de vie à trépas. Après que ses jambes soient amputées. Le cri de détresse n’avait pas emporté une adhésion massive ; mais le ministère des Arts et de la culture s’était manifesté. Sauf que « c’est trop petit, si le ministère des Arts et de la culture pouvait m’ajouter un peu d’argent pour aller de l’autre côté», avait minimisé la bénéficiaire. Elle ne sera pas évacuée.

Mama Ngué, comme l’appelaient affectueusement ses fans, quitte la scène trois jours après Claude Ndam, une autre légende de la musique camerounaise ; des suites d’un accident vasculaire cérébral (Avc) qui l’a attaqué pour la 3ème fois de sa vie (depuis 2020), le 15 février dernier. Perpétuant ainsi les pleurs dans le monde des mélomanes qui ne cessent de pleurer depuis quelques mois. Avec parmi, un certain Manu Dibango.

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