Panique à Yaoundé cette nuit du 24 juillet 2020. « La trésorerie générale en feu», relaie-t-on sur les réseaux sociaux tard dans la nuit. Il est 23h. Les services publics sont libérés par leurs serviteurs et les usagers depuis des heures. Les pluies qui s’invitent ces derniers temps n’ont pas été au rendez-vous. La poste centrale qui grouille de monde est donc a priori déserte. C’est à ce moment-là que l’incendie s’est déclaré à la Trésorerie générale de Yaoundé. Su les images qui circulent, l’on aperçoit un énorme brasier qui en rajoute à l’éclairage public au milieu de la nuit.
Mais l’incident ne durera pas longtemps. Les sapeurs pompiers alertés n’ont pas tardé à arriver sur les lieux. L’intervention des soldats du sauvetage a permis de circonscrire l’incendie au bâtiment arrière et des bureaux voisins. Cependant, les conséquences risquent d’être pour le moins lourdes tant c’est le service informatique qui est particulièrement sinistré. A un moment délicat. Les salaires des fonctionnaires tombent généralement le 24 du mois. L’incendie affectera-t-il le calcul puis le transfert des salaires des fonctionnaires ? Le ministère des Finances devrait certainement communiquer sur le sujet. De même que les causes de cet incendie qui restent pour le moment inconnues.
Ci-dessous, quelques images de ce qu’il reste des bureaux sinistrés
Armel Liempime, le gendarme tué pour une affaire de 100F
Armel Joseph Liempime n’est pas mort au front de l’une des « guerres » qui déstabilisent la quiétude des Camerounais depuis un peu plus de cinq ans. Ce gendarme qui revenait d’ailleurs fraîchement du front du NOSO (Nord-ouest et Sud-ouest). Et pourtant il décède sur un autre front : celui d’une guerre d’un autre genre à lui déclarée par des employés de l’agence de transport Finex voyages. Selon des sources concordantes, le gendarme venu à cette agence pour une commission, en compagnie d’un de ses collègue, a été pris à partie par des employés de la compagnie de transports qui lui exigeaient la somme de cent francs comme frais des toilettes qu’il a empruntées pour se soulager des urines. Selon une des sources, le gendarme aurait brandi un billet de cinq cents francs, qui serait l’objet du désaccord avec le préposé au service des toilettes. Ce dernier ne disposant pas de petite monnaie pour lui rembourser son reliquat. La vidéo de l’incident qui circule montre comment l’incompréhension a poussé un groupe de personnes s’en prendre aux deux gendarmes e ténues civiles. La loi du nombre fera son effet. Un coup fatal reçu par le maréchal des logis Armel Liempime coupera le souffle de l’homme. Apeurés, les agresseurs vont interrompre la partie. Il se fait tard. Le pandore est déjà propulsé dans l’au-delà. Son collègue dans un état grave et transporté à l’hôpital.
Les présumés assassins
Finex voyages scellé à Douala
Selon une information de la gendarmerie nationale, les assassins de celui qui était jusqu’ici en service à la Direction technique et logistique de la Gendarmerie nationale ont été interpellés et subissent les enquêtes préliminaires dans le care d’une enquête ouverte par la Légion de Gendarmerie du Littoral. Le dossier devrait être transmis par la suite devant les tribunaux, pour meurtre. A charge pour le procureur de déterminer si l’acte était volontaire ou non.
En attendant, l’agence de voyage « incriminée » a été scellée ce soir, le temps de voir clair dans l’affaire. Des plaintes et témoignages fusant sur les réseaux sociaux et les médias au sujet du traitement des voyageurs dans cette compagnie, et même dans la plupart des agences de transport en commun qui font payer ce service de besoins biologiques naturels aux passagers.
L’Assemblée nationale ne verra plus jamais la silhouette de l’honorable Harouna Bougue. Pire, le séjour sur terre du député a connu sa fin ce 22 juillet 2020. La faucheuse a croisé le chemin de l’élu de la Nation sur une route à Djaba, localité située entre Ngaoundéré et Garoua. Les images de laissent découvrir le véhicule de marque Mercedez qui transportait le député complètement froissé sur le côté droit. Un camion venant en face a heurté la petite voiture qu’elle a réduite en un amas de ferraille. Emportant dans l’au-delà le député du Mayo Louti, région du Nord. Deux autres députés, tous du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) comme Harouna Bougue, figurent parmi les victimes de cet accident : Ahmadou Mohamadou et Nafissatou Alim. Le premier, grièvement blessé, se bat contre la mort dans un hôpital, pendant que la seconde s’en est sortie relativement avec un choc de moindre envergure.
Une vue de l’accident qui a coûté la vie au député du Mayo Louti
Harouna Abdoulaye Bougue, 41 ans, était à son premier mandat de député. Il n’ira pas au terme de son mandat. Quelques mois seulement passés à l’Hémicycle de Ngoa-Ekelle, et la mort s’est interposée.
Au
bord du précipice depuis plusieurs années, le chef de l’Etat envisage d’ouvrir
le capital social de la compagnie aérienne nationale à hauteur de 51 % à un
partenaire stratégique privé pour éviter un éventuel crash.
En proie à de tensions de
trésorerie depuis de nombreuses années et croulant sous le poids des affres du
coronavirus, la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) est en passe de
devenir une entreprise contrôlée par un privé. C’est ce que révèle la
correspondance du secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand
Ngoh Ngoh adressée au Premier ministre, Joseph Dion Ngute le 14 juillet
dernier. Dans cette lettre, le chef de l’État ordonne au Premier ministre,
d’élaborer en urgence, en collaboration avec le ministre des Transports, le
ministre des Finances, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale,
Camair-Co et la CCAA (Autorité aéronautique), un plan de restructuration, de
relance et de développement de la compagnie nationale aérienne. Ceci en vue
d’ouvrir son capital social à hauteur de 51 % à un partenaire stratégique
privé, conformément à l’article 5 du décret du 11 septembre 2006, portant
création de la Camair-Co.En clair, le président de la République, pour sauver
l’ « étoile du Cameroun » et la rendre plus rentable, va enfin céder des parts
de l’entreprise à un opérateur privé. En attendant la privatisation de la
compagnie nationale, Ferdinand Ngoh Ngoh fait savoir au PM, que le chef de
l’État a récemment ordonné une nouvelle subvention de 15 milliards de francs
CFA à Camair-Co pour «l’envoi en maintenance de l’un des Boeing 737-700 NG;
l’acquisition de deux aéronefs Dash Bombardier Q400, mieux adaptés aux lignes
de courte distance; et la location de deux moteurs susceptibles de permettre la
remise en vol du deuxième Boeing 737-700 NG». Aussi, écrit-il, le plan de
restructuration de la compagnie devra intégrer la rationalisation de la gestion
des ressources humaines et la réduction de la masse salariale. Ce qui pourrait
signifier que le gouvernement envisage des licenciements à Camair-Co, dont 65 %
du personnel est déjà en congé technique depuis juin 2020, pour une période de
trois mois du fait de la pandémie du coronavirus.
Comprendre
la décision de Paul Biya
Pour comprendre cette décision du président de la République, il faut remonter la situation économique de cette entreprise publique. En effet, depuis sa mise en service en 2011, Camair-Co connait de nombreuses difficultés financières marquées par des pertes d’environ 126,2 milliards de francs CFA, un capital propre inférieur à la moitié du capital social qui est 21,8 milliards de francs CFA, des dettes salariales et de maintenances des avions. De plus, la pandémie du coronavirus est de nouveau venue mettre à rouge les signaux de la compagnie. D’ailleurs, en juin dernier, le commissaire aux comptes de Camair-Co, le cabinet Okalla Ahanda & Associés, alertait le gouvernement sur la situation « catastrophique » de l’entreprise. « Nous avions déjà relevé dans notre rapport de commissariat aux comptes au titre de l’exercice 2015, émis le 9 avril 2018, que les capitaux propres de Camair-Co étaient devenus inférieurs à la moitié du capital social, et que l’Assemblée générale (AG) devait décider s’il y a lieu de procéder à la dissolution anticipée de la société ou non (…) La compagnie dispose désormais d’un seul aéronef (MA 60) susceptible de voler à brève échéance(…) Le personnel cumule actuellement quatre mois d’arriérés de salaires pour une masse salariale mensuelle d’environ 500 millions de FCFA», expliquait le cabinet Okalla Ahanda & Associés. Le cabinet faisait également savoir qu’à ce jour, Camair-co ne dispose justement d’aucun avion opérationnel. Ses deux MA60, d’antan déployés sur les lignes domestiques, requièrent une maintenance ; son unique Bombardier Dash 8 fait l’objet d’une rupture unilatérale du contrat par son loueur, Abu Dhabi aviation, qui réclame des millions d’impayés de location ; ses deux 737-700, cloués au sol depuis février 2019, de même que le « Dja » attendent désespérément d’être convoyés pour y subir une maintenance. « Il y a lieu de rappeler l’urgence du règlement de la prime d’assurance avion évalué au titre du premier trimestre 2020 à 371 millions francs CFA pour permettre le convoyage vers le centre de maintenance des deux boeings 737-700 encore immobilisés à Douala », révèle le directeur général de Camair-Co, Louis Georges Njipendi, au ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le 14 juin dernier.
Dans la même lancée, le 23 mars, dans une correspondance, adressée au ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, le directeur général de Camair-co, expliquait déjà à sa tutelle les effets négatifs du Covid-19 sur le fonctionnement de la compagnie notamment la réduction drastique du flux de passagers et la baisse des recettes. Disert sur le montant du manque à gagner, le top manager pensait à une cessation des activités de Camair-Co si le gouvernement ne lui accorde pas une subvention de deux milliards de francs CFA chaque mois ou la suspension provisoire de l’exploitation de la compagnie et la mise en chômage technique du personnel non essentiel jusqu’à la fin de l’épidémie. Par ailleurs, le commissaire aux comptes de Camair-Co révélait que les pertes de la compagnie, qui ont été annulées au 31 décembre 2018, étaient de près de 99,2 milliards de francs CFA. À cela s’ajoute une perte prévisionnelle de 15 milliards de francs CFA au titre de l’exercice 2019 et 12 milliards au titre du premier semestre 2020, soit 126,2 milliards de pertes au total.
Le
groupe bancaire panafricain a récemment reçu le prix de la Meilleure banque
africaine en matière de responsabilité sociétale d’entreprise par Euromoney.
En matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), le groupe bancaire panafricain Ecobank est le meilleur en Afrique. En effet, Euromoney a récemment décerné à l’institution bancaire le prix de meilleure banque africaine en matière des RSE lors des prix Euromoney pour l’Excellence. D’après les responsables du groupe bancaire, grâce à cette distinction, Euromoney reconnait la banque comme acteur majeur de durabilité, des partenariats y afférents et son impact probant en matière sociale et environnementale en Afrique. « Nous sommes passionnés par la conception conjointe des partenariats pour conduire le changement au sein des communautés à travers notre empreinte panafricaine. Le prix Euromoney pour l’Excellence reconnait notre collaboration avec les communautés africaines et des partenaires qui partagent la même vision », a indiqué le directeur des opérations de la fondation Ecobank, Carl Manlan. En réalité, la responsabilité citoyenne d’Ecobank se focalise principalement sur trois domaines notamment la santé, l’éducation et l’inclusion financière. C’est ainsi que le groupe bancaire basé au Togo a initié une campagne de trois ans pour la sensibilisation aux maladies non transmissibles et éduquer les communautés sur les régimes alimentaires et le style de vie à adopter pour prévenir ces maladies telles que le diabète et le cancer. La banque a également instauré une journée communautaire de bénévole pour venir en aide aux couches les plus vulnérables.
Dans le domaine de la santé, le groupe a contribué à hauteur de 3 millions de dollar, en numéraires, matériel de santé et fournitures médicales. L’établissement de crédit a en outre déployé ses capacités financières en faveur du Centre de contrôle et de prévention des maladies de l’Union Africaine et dans la diaspora et fait des dons pour la riposte contre le Covid19. Et depuis le début de ce mois, Ecobank a lancé une initiative en partenariat avec Speak Up Africa baptisée « Zéro Palu-Les entreprises s’engagent », pour soutenir les programmes nationaux de lutte contre le paludisme. « La fondation Ecobank effectue un travail remarquable en respectant son engagement à améliorer la qualité de la vie des populations sur l’ensemble du continent africain. La fondation devrait à juste titre être fière de son impact incessant et de la réelle différence qu’elle marque dans de nombreuses régions du continent. A travers la fondation, notre groupe met à profit ses ressources et ses capacités pour contribuer au développement économique et social de l’Afrique », avait fait savoir Ade Ayeyemi, directeur général du groupe Ecobank.
L’établissement
de crédit de Paul Fokam Kammogne a été la seule institution sur les 15 en
activité au pays à figurer dans la 12e édition du classement des 30 banques
africaines à fort impact régional du journal panafricain Financial Afrik.
d ans son classement des 30 banques africaines à fort
impact régional, le journal panafricain Financial Afrik a positionné une seule
banque sur les 15 en activité au Cameroun: Afriland First Bank. Classé 25e avec
une note de 9,8, l’établissement de crédit du milliardaire camerounais Paul
Fokam Kammogne devient ainsi l’unique banque camerounaise à « fort impact
régional ». Elle, tout comme les 29 autres, a été jugée sur la base du reś eau
–pays soit 1 point par pays, le total bilan (1 point par milliard de dollars) ;
le Produit Net Bancaire (1 point par milliard USD) ; l’encours crédit (1 point
par milliard de dollars) ; les dépôts (1 point par milliard de dollars) ainsi
que la capitalisation boursière (1 point par milliard). Ce n’est pas la
première fois qu’Afriland First Bank est la seule institution en exercice au
Cameroun à figurer dans ce classement. En 2019, dans le classement des 17
banques africaines à fort impact régional, la banque occupait la dernière
position avec un total bilan de 1581 milliards de francs CFA et un taux de
crédit de 60 % entre autres. La First Bank doit cette performance, apprend-on,
à son émergence dans le secteur bancaire en Afrique, et son opérationnalité
dans plusieurs pays, notamment au sein de la Communauté Economique et Monétaire
de l’Afrique Centrale (Cemac). Leader du secteur bancaire au Cameroun avec un
total bilan de 1 150 milliards en 2019, l’institution bancaire que dirige
Alphonse Nafack revendique à ce jour 45 agences et 1/5e des parts du marché
composé de 15 établissements de crédit, 126 guichets automatiques de billet et
241 terminaux de paiement électronique. « Elle jouit d’une grande solidité
financière et bénéficie de la technicité de plus de 800 collègues travaillant
au quotidien pour assurer un service de qualité optimal à tous ses clients »,
s’en orgueillit la banque.
Cette reconnaissance intervient alors que Afriland first
Bank vient de créer sa société de bourse dénommée Afriland Bourse &
Investiment. Elle est chargée de la gestion d’actifs financiers, du placement
collectif en valeurs mobilières; des opérations de bourse, de l’ingénierie
financière, l’intermédiation financière et activités connexes, des prestations
de services d’investissements et toutes autres activités financières. La
filiale du groupe bancaire camerounais propose également une autre alternative
de financement par des levées de fonds sur les marchés financiers tout en
offrant des produits d’investissements et de placements aux particuliers et
entreprises Notons que ce classement 30 banques africaines à fort impact
régional de Financial Afrik montre que les actifs sont fonction de la
démographie, du Produit Intérieur Brut, du degré́d’industrialisation du pays
d’origine, de son ouverture et de son insertion dans les chain̂ es de valeur
financier̀e et industrielle mondiales. « Confrontées àun environnement
réglementaire souvent difficile, ces banques africaines sont les acteurs du
processus historique indispensable dans la construction d’un secteur privé
dynamique et l’élargissement des classes moyennes», précise Financial Afrik.
La
régie déléguée qui gère le terminal à conteneurs du port de douala-Bonabéri
depuis le 1er janvier 2020 vient de boucler son 1er semestre d’activités sur
une note de satisfaction.
23,982 milliards de francs.
C’est le chiffre d’affaires réalisé par la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC)
du port de Douala -Bonabéri de janvier à fin juin 2020. Selon des données
obtenues par votre journal auprès de Faustin Dingana le Directeur Délégué de la
RTC, cette entité créée par une résolution du conseil d’administration du Port
Autonome de Douala (PAD) en décembre 2019, a manutentionné un volume de 173.593
conteneurs (équivalent vingt pieds, Evp) durant la même période. L’année
dernière, pour la même période, le chiffre d’affaires était d’environ 20,6
milliards de francs, et le volume de conteneurs manutentionnés de 153.898 Evp
(équivalent vingt pieds). « On aurait pu faire mieux et nous ne pouvons pas
comparer objectivement les résultats de la RTC avec ce qui s’est fait durant
les six premiers mois de 2019, vu que nous sommes dans un contexte de
systématisation de la baisse de 10 % sur les tarifs de prestation terre,
instruite par l’autorité portuaire », explique un responsable de la régie
approché par notre rédaction. La même source relève aussi que la pandémie du
coronavirus, « a impacté les commandes ».
Cela dit, soutien un haut
cadre du Port Autonome de Douala, l’entreprise se réjouit d’avoir pu «
poursuivre normalement le service public au Terminal à Conteneurs, contribuant
ainsi à soutenir efficacement l’économie camerounaise tout en dissipant les
doutes au sein des lignes maritimes et des chargeurs (…) sur la capacité de la
RTC à se prendre en main et exploiter le terminal ». Ces doutes, il faut le
relever ont été « rapidement évacués par les performances de la jeune entité,
et surtout avec l’appropriation rapide et intelligente du nouveau système
d’information Navis N4, acquis en procédure d’urgence par le PAD », estime
notre interlocuteur. C’est vrai que sur les quais et dans les allées du
terminal à conteneurs, la présence de grands armateurs (Maersk Line, Cma Cgm,
Msc, Pil, Grimaldi…) reste visible. Une confiance maintenue, selon le PAD, en
raison d’une « amélioration de l’offre érigée en priorité ». Concrètement, au
cours des six premiers mois de l’année en cours, la régie a engagé un certain
nombre d’actions visant justement cette amélioration de la qualité du service.
Entre autres : la mise en place de cadres de concertation permanents et
réguliers avec ses différents partenaires commerciaux ; ainsi que la limitation
des fréquentations physiques dans les services de facturation par la
vulgarisation du télétravail à travers une offre de services en ligne, etc.
Modernisation
Plusieurs activités entrent
en droite ligne des travaux déjà engagés. il s’agit des chantiers de
rénovation, de modernisation et de développement qui vont de la construction
des voiries, l’enlèvement des épaves qui jonchaient les quais et les plan
d’eau, la reconstruction d’un duc d’Albe pétrolier, l’aménagement et la
construction de nouveaux quais, la sécurisation du périmètre externe et interne
du port, l’autonomisation du Dragage avec l’acquisition de deux nouvelles
dragues pour les pieds de quai et le chenal, la création d’une base logistique
de transit vers les pays sans littoral que sont le Tchad et la Centrafrique,
etc… Pour mémoire, la Régie du Terminal à Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri
est né à la suite d’un différend qui opposait l’Autorité Portuaire de Douala,
le PAD, au groupement Bolloré SA-APM Terminals, actionnaire de DIT, l’ancien
concessionnaire du Terminal à Conteneurs querellé. Arrivé 7ème à l’Appel Public
International à Manifestation d’Intérêt pour la concession des activités de
rénovation, de modernisation, d’exploitation et de maintenance du Terminal à
Conteneurs du Port de Douala-Bonabéri, selon le PAD, le Groupement Bolloré
SA-APM Terminals, a esté en justice le Port Autonome de Douala, pour contester
son élimination et solliciter la suspension du processus afin d’être remis en
course. Face à cette procédure qui s’annonçait longue, et au danger qu’elle
faisait courir à l’économie camerounaise suite à un arrêt de l’exploitation du
Terminal à Conteneurs, le chef de l’État Paul Biya, dans sa grande sagesse, a
instruit le 23 octobre 2019, la suspension d’attribution du Terminal à un
nouveau concessionnaire, afin de vider les contentieux pendants devant les
tribunaux du Cameroun et d’ailleurs, au sujet de ce pan important de l’activité
portuaire de Douala.
Expertise
nationale
En application des termes du Contrat de concession de 2004 entre le PAD et DIT, notamment les articles 42 et 48, le Port Autonome de Douala appelé dans ce cas Concédant ou simplement bailleur, pouvait reprendre le contrôle et l’exploitation de son terminal. C’est donc fort des missions et prérogatives que lui confère le décret du 24 janvier 2019, le réorganisant, que la Direction Générale du Port Autonome de Douala a proposé à son Conseil d’Administration, la création d’une Régie déléguée en charge de la gestion du Terminal à Conteneurs. Pour mémoire, l’article 42 sus-évoqué stipulait qu’ : « à l’expiration de la concession et quelles qu’en soient les causes, le nouveau Concessionnaire, le concédant, est subrogé au présent Concessionnaire dans tous ses droits et perçoit notamment tous les revenus et produits constatés à partir de la date d’expiration ». Quant à l’article 48, il précise pour sa part qu’: « en cas de faillite du Concessionnaire ou de cessation d’activité pour toute autre cause, le Concédant a un droit de préemption sur tout le matériel et équipement du Concessionnaire. En outre, le Concessionnaire est tenu de mettre à la disposition du concédant l’organisation et l’ensemble du personnel affectés à l’exploitation du service sur une période n’excédant pas dix (06) mois ».
C’est donc dans ce contexte et au moyen de ces dispositions juridiques que la Régie du Terminal à Conteneur sera donc créée le 6 décembre 2019 par une résolution comme le prévoit les textes. Mais comment allait-elle reprendre l’exploitation après le 31 décembre 2019, date de départ de DIT, sans personnel et sans matériels ? En réponse, le PAD va tout simplement activer son droit de subrogation ou remplacement et de préemption que lui confèrent les articles 42 et 48 de l’instrument juridique qui liait les deux parties ainsi et que ses prérogatives de puissance publique. Le contrat de concession en l’occurrence, ainsi que les textes juridiques régissant l’activité portuaire lui donnaient justement les moyens techniques et humains, afin de poursuivre l’exploitation du Terminal à conteneurs. Les équipements et les personnels réquisitionnés vont donc continuer à travailler, mais sous la direction de la RTC, dès la reprise des activités du Port de Douala-Bonabéri, le 2 janvier 2020. Six mois après, l’expertise camerounaise est donc à la manœuvre, avec un succès éclatant.
On parle avec insistance
de l’imminence d’un remaniement ministériel. Mais avant, quelle lecture
faudrait-il faire de l’actuel gouvernement ?
Premier constat d’évidence :
le gouvernement Macky Sall – c’est le lieu de le dire, puisqu’il n’y a plus de
Premier ministre – est composé de 33 ministres et de 3 secrétaires d’État. Il a
battu le record de longévité. En 8 ans de pouvoir, le chef de l’État a opéré 10
remaniements ministériels et réaménagements techniques et a effectué un turn
over d’environ 100 ministres. Globalement, il procède à des changements
légers ou partiels tous les 8 à 9 mois. Et le gouvernement actuel, en 15 mois,
a largement dépassé « le temps critique » du fait sûrement du
confinement.
Deuxième constat. Le
président Macky Sall a placé sa confiance dans un noyau dur, un carré de
fidèles, une short-list de 10 figures emblématiques qui habitent depuis
7 à 8 ans dans tous les gouvernements successifs. Ils sont dans le deep
state (Etat profond). Ce sont, dès 2012, Abdoulaye Daouda Diallo, Aly
Ngouille Ndiaye, Mariama Sarr, Serigne Mbaye Thiam, Omar Guèye et Aminata
Mbengue Ndiaye – jusqu’à son départ pour la présidence du HCCT (Haut Conseil
des Collectivités Locales). Et depuis 2013, on compte Amadou Ba, Sidiki Kaba,
Alioune Sarr et Oumar Youm. Tel est le top 10 de l’échafaudage gouvernemental.
Troisième constat. Dans
cette short-list, des hommes-clés comptent certainement sur le marché
électoral, mais, ils ne pèsent pas vraiment, si l’on se réfère aux dernières
élections. Ce sont des piliers du gouvernement, mais ils ne sont pas encore des
poids lourds électoraux ; sauf relativement les maires Aly Ngouille
Ndiaye, Mariama Sarr, Omar Gueye, Oumar Youm et Alioune Sarr. N’oubliez pas que
les locales sont prévues, au plus tard, le 28 mars 2021. A cet édifice
institutionnel, il faut ajouter les deux grandes révélations de l’année :
Amadou Hot, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et Abdou Karim
Fofana, ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène.
Après cet éclairage,
qu’est-ce qui pourrait justifier un éventuel remaniement ?
Avec Macky Sall, il ne
faut jurer de rien. Je crois le connaître un peu, depuis bientôt 20 ans. Auprès
de lui, on n’impose pas, on expose. Avec lui, il ne faut pas dire :
« allez-y ! » il faut dire « allons-y ! ». Et
puis, c’est lui le maître du calendrier. Le momentum c’est lui ! Et
personne d’autre ! Alors, toutes les options sont sur sa table. Plusieurs
schémas : léger lifting ; changement profond ; gouvernement de
combat et de mission pour la relance économique ; équipe recentrée ;
gouvernement d’ouverture ; gouvernement d’unité nationale ou d’union
nationale. Réservé mais pas cadenassé, autoritaire mais pas arbitraire, Macky
Sall est un chef d’État indéchiffrable. Et personne ne sait mieux que lui ce
qu’il faut pour accéder à la fonction ministérielle. Le peu que j’en sais pour
avoir été dans l’arrière-cuisine de quelques remaniements sous le président
Wade, c’est que des calculs improbables et des considérations politiques,
électorales et même subjectives entrent toujours en jeu.
Nous entendons parler
surtout de gouvernement d’union nationale.
Cela ressemble plutôt à
une bulle politico-médiatique. Un gouvernement d’union nationale ou d’unité
nationale se caractérise par la cooptation de membres de l’opposition et de la
société civile, lorsque le pays traverse une grave crise politique, économique
ou sécuritaire, comme ce fut le cas, en Libye, en RDC, en RCA, au Soudan. A ce
que je sache, l’indépendance de la Nation n’est pas menacée, l’intégrité du
territoire n’est pas remise en cause. Ce terme est impropre dans le cas du
Sénégal.
Cheikh Omar Diallo, le Directeur de l’École d’Art Oratoire et de Leadership
Mais rien n’empêche le président de s’ouvrir à d’autres forces politiques.
Absolument ! C’était
envisageable, après le dialogue politique définitivement plombé par l’épidémie
du coronavirus. Et puis à tout moment, il peut faire appel à quelques identités
remarquables de la société civile et de l’opposition. On parlera alors de
gouvernement d’ouverture ou de majorité présidentielle élargie. C’est ainsi que
le président Diouf, soucieux d’apaiser les tensions post-électorales, en
1991-1992 puis en 1995-1998, avait formé des gouvernements composés des ténors
de l’opposition (Me Abdoulaye Wade, Me Ousmane Ngom, Me Massokhna Kane, Pr
Serigne Diop Aminata Tall, Idrissa Seck, Pr Abdoulaye Bathily, Amath Dansokho,
entre autres). Dans ce casting, on règle des contingences et on fait de la ruse
politique, mais on ne travaille que très peu pour le peuple. Au finish, on fait
des mécontents dans le parti majoritaire et des « jamais contents »
chez les nouveaux alliés minoritaires.
Alors, quel gouvernement
face à la crise sanitaire et économique ?
C’est vrai, nous sommes en
plein traumatisme économique, au bord du chaos social, face aux prochaines
élections locales et législatives. Devant ce tableau sombre, il faut un second
souffle, un peu d’air pour une nouvelle ère. A titre personnel, j’ai un faible
fort pour un gouvernement de combat pour la relance économique. Une équipe
recentrée autour de l’essentiel, le rebond économique. Cela dit, quel que soit
le cas de figure, il y a nécessité, d’imprimer un nouveau cap, dans la mesure
où le Plan Sénégal Emergent (PSE) est en veilleuse au profit du Plan de
Résilience Économique et Social. La nouvelle direction devrait fatalement
s’accompagner d’un nouveau casting. Une équipe qui se consacrera principalement
à la relance économique d’un pays profondément marqué par l’impact de la crise
du coronavirus et traversé par des tensions latentes. Je souhaite que ce
nouveau chemin soit marqué prioritairement par des politiques de
sauvetage, de relance de l’économie et de l’emploi.
Comment coordonner et
relancer ces secteurs vitaux avec toutes ces lenteurs et lourdeurs notées du
fait de l’absence de Premier ministre ? On ne parle même plus de fast-track.
Je l’ai dit en d’autres
circonstances : la fonction de Premier ministre est une fiction juridique
et politique. Partout où ce poste existe, l’on est tenté de le supprimer,
partout où il n’existe pas, l’on est tenté de le créer. Pour le cas du Sénégal,
il suffit d’un simple décret présidentiel précisant que le ministre d’État,
secrétaire général de la Présidence est chargé de la coordination de l’activité
gouvernementale et hop le tour est joué, comme au Bénin. C’est cela
« le réalisme magique ».
Le Sénégal est en
récession alors pourquoi ne pas supprimer des institutions budgétivores comme
le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) et le Haut Conseil des Collectivités
Territoriales (HCCT) ?
Là, nous sommes en
présence d’un argument ad populum. C’est-à-dire un raisonnement facile,
une musique douce à l’oreille de la grande majorité. Demander la suppression du
HCCT et du CESE est purement un argument populiste. A y regarder de près, les
deux institutions bénéficient d’une allocation de 8,6 milliards de FCFA pour le
premier et de 6,6 milliards de FCFA pour le second, sur un budget global de
plus de 4.200 milliards de FCFA. C’est un argument à la fois fallacieux et
démagogique, en ce qu’il a tendance à faire croire que l’État réalisera des
économies considérables.
Périodiquement, nous
assistons à la remise des rapports de l’Inspection Générale d’État (IGE) au
chef de l’État. Toujours la même indignation et aucune suite…
Exact ! L’IGE est un corps d’élites distingué et respectable, mais ses rapports relatifs à la gouvernance des organismes publics s’étendent entre 2015 et 2019. En dépit de ces retards très politiques, les mis en cause ne sont pas inquiétés. Et, la plupart d’entre eux ont été promus ou recasés. Seule l’exception, Khalifa Sall confirme la règle. Au fond, les leçons de l’IGE sont en train de se transformer en cours de bonne gouvernance, sans effet, tant que les élèves ne seront pas soumis à un examen annuel de passage avec un tableau d’honneur, des renvois et des redoublements et des sanctions. Rien de moins !
Fin de parcours pour Delphine Tsanga. L’ex ministre en charge des affaires sociales est décédée ce 16 juillet 2020 des suites de maladie. On la savait malade ces derniers mois. Membre du Conseil électoral d’Elections Cameroon (Elecam) depuis le 7 mai 2011, Delphine Tsanga n’avait plus été perçue aux travaux de cette instance depuis plusieurs mois, en raison de sa santé chancelante. La rumeur l’avait d’ailleurs annoncée morte en juin dernier, avant que la famille et Elecam ne démentent l’information. Le sort s’est abattu sur ce haut commis de l’Etat cet après-midi, à 85 ans.
Née en 1935 à Lomié, Delphine Tsanga est médecin de formation. Mais celle qui s’est formée en France s’est davantage illustrée sur le terrain politique national. Première femme ministre au Cameroiun et même en Afrique noire, Delphine Tsanga avait bénéficiée de la confiance du président Ahmadou Ahidjo qui la nomma ministre des Affaires sociales. Même si elle ne dura pas longtemps au gouvernement, Delphine Tsanga poursuivra une longue carrière au sein de l’appareil de l’Etat. Avant de quitter la scène avec la démission du premier président camerounais. L’Union nationale pour la démocratie et le progrès récupérera cette dernière, comme la plupart d’anciens ministres, dès la réouverture démocratique. Jusqu’à ce que Paul Biya la ramène aux affaires en 2011, au soir de sa vie. Delphine Tsanga y passera neuf ans avant de quitter la scène.
Daniel Urbain Ndongo est le nouveau directeur de l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC). Le ministre plénipotentiaire vient d’être nommé par un décret du président de la République. Paul Biya a donc jeté soin dévolu sur un diplomate pour diriger les élèves-diplomates. Ancien attaché au Cabinet civil de la présidence de la République, Daniel Urbain Ndongo était chef de la division de la coopération internationale aux Synergies africaines, l’Organisation créée par la Première dame Chantal Biya. Ce diplomate remplace à la tête de l’IRIC Salomon Eheth, lui aussi promu le 3 juillet dernier ambassadeur du Cameroun auprès de la mission diplomatique du Cameroun à Genève.
Créé en 1971, l’IRIC est aujourd’hui un établissement de l’université de Yaoundé II. Un établissement plus connu comme formatrice de diplomates, mais avec le temps, l’IRIC forme également entre autres en communication et actions internationales, Banque-monnaie-finances internationales, marketing international, coopération internationale, contentieux international, intégration régionale,…