jeudi, avril 9, 2026
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CAN 2025: Une liste de Lions Indomptables sans les cadres

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Aussitôt nommé à la tête des Lions indomptables, le nouveau staff conduit par Martin Ndtoungou Mpile et David Pagou, a rendu publique une liste de joueurs devant défendre les couleurs du Cameroun à la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) prévue au Maroc entre décembre 2025 et janvier 2026. Et comme on pouvait s’y attendre, les cadres de l’équipe sont absents, notamment le capitaine Vincent Aboubakar, le vice-capitaine André Onana, Eric-Maxime Choupo Moting, Franck Zambo Anguissa, Michaël Ngadjui, Faï Collins,…
Ils ont en commun d’avoir été en première ligne de la défense de Marc Brys. On les avait vu lire la lettre ouverte adressée au président de la Fecafoot, pour implorer la présence de Joachim Mununga, l’assistant de Marc Brys, sur le banc de touche. Lettre qui avait été lue en direct sur les réseaux sociaux et sur certaines chaînes de télévision nationales.

La liste des joueurs convoqués

En même temps qu’on y retrouve de nouveaux noms qui n’ont jamais jusqu’ici fait partie des effectifs des Lions indomptables, l’on peut constater la première place que devraient occuper certains joueurs jouant jusqu’ici des rôles secondaires. C’est le cas par exemple Devys Epassi qui devrait être le premier gardien. Ou encore en défense Enzo Boyomo, Darling Yongwa, Christopher Wooh, Arthur Avom Mohamadou Nagida, Danny Namasso, Etta Eyong, Franck Magri,…

La célérité avec laquelle Ndtoungou Mpile et David Pagou ont rendu cette liste, juste après l’annonce de leur nomination, laisse croire qu’ils y travaillaient déjà depuis bien longtemps. Il est fort probable que cette liste ait déjà été envoyée à la CAF. Mais rien n’est encore acquis, tant l’Etat n’a pas encore réagi au limogeage de Marc Brys. Samuel Eto’o, lui, a lancé la guerre totale.

Tatiana Tjang et Ghislaine Ossomba en tête d’affiche d’un récital lyrique à Yaoundé

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La soirée sera conduite par Tatiana Tjang, l’une des voix les plus suivies de la scène lyrique locale. Elle partagera l’affiche avec Ghislaine Ossomba et plusieurs jeunes chanteuses en ascension. Le programme annonce un mélange de répertoire classique européen, d’arrangements contemporains et d’influences camerounaises, dans une logique de croisement culturel. Tatiana Tjang explique que cette proposition vise à rendre la musique classique plus accessible, en l’inscrivant dans une sensibilité nationale.

Les billets sont déjà en vente et l’intérêt du public se confirme. L’événement est soutenu par Antoine Félix Samba, engagé de longue date dans la promotion des initiatives artistiques locales. Son parrainage accompagne la volonté de renforcer la visibilité des voix féminines dans un domaine encore peu exploré au Cameroun.

Avec ce récital, l’hôtel Albatros accueillera l’un des premiers rendez-vous culturels marquants de 2026. Une date qui devrait installer le chant lyrique dans un espace plus familier pour le public de Yaoundé.

L’UE, l’opposition et Yaoundé réagissent au décès en détention d’Anicet Ekane

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Le décès en détention d’Anicet Ekane, président du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM), survenu le 1er décembre 2025 au Centre médical militaire de la Gendarmerie nationale à Yaoundé, a déclenché une vague de réactions politiques et diplomatiques. Arrêté le 24 octobre à Douala, ce leader connu depuis les années 1990 pour son engagement en faveur du pluralisme démocratique, est mort alors qu’il était placé en garde à vue.

La Délégation de l’Union européenne au Cameroun et pour la Guinée équatoriale a exprimé sa « profonde tristesse » et adressé ses condoléances à la famille et au parti du défunt. Elle a salué la mémoire d’un « militant engagé » et rappelé la nécessité de garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les acteurs politiques. L’Union européenne a pris note de l’annonce du ministère de la Défense concernant l’ouverture d’une enquête et a réitéré son appel à la libération des personnes détenues arbitrairement depuis l’élection présidentielle. L’Ambassade d’Allemagne s’est associée à cette déclaration, exprimant sa « profonde préoccupation ».

Face à cette situation, le gouvernement camerounais a publié un communiqué officiel. Il affirme que M. Ekane souffrait de pathologies avant sa détention et qu’il a bénéficié de soins médicaux, tant de la part des médecins militaires que de ses praticiens personnels. Le gouvernement a présenté ses condoléances à la famille et aux militants du MANIDEM, tout en annonçant qu’une enquête a été prescrite par le Chef de l’État pour établir les circonstances exactes du décès. Il a appelé la population au calme et à la retenue afin d’éviter toute instrumentalisation de l’événement.

Sur le plan politique national, les réactions se sont multipliées. Le Social Democratic Front (SDF) a exprimé sa vive émotion et rappelé le rôle d’Anicet Ekane dans la lutte pour la démocratie et les libertés fondamentales. Le parti a demandé une enquête indépendante, transparente et impartiale pour déterminer les responsabilités et éviter que de telles situations ne se reproduisent. Le SDF insiste sur la protection de l’intégrité physique et morale des acteurs politiques, principe qu’il considère comme intangible dans un État de droit.

L’Union Démocratique du Cameroun (UDC) a également réagi avec indignation. Dans sa déclaration, le parti évoque une « circonstance scabreuse » et interpelle le gouvernement pour que toute la lumière soit faite sur ce décès. L’UDC rappelle sa demande de libération des détenus politiques arrêtés après l’élection présidentielle et dénonce les conditions de détention jugées inhumaines. Le parti appelle à un sursaut républicain et à des actes forts pour restaurer la paix durable, la réconciliation et la confiance des citoyens.

La mort d’Anicet Ekane en détention met en évidence les tensions persistantes autour de la gestion des opposants politiques au Cameroun. Elle soulève des interrogations sur les conditions de détention et sur la prise en charge médicale des prisonniers. Les réactions convergent sur un point : la nécessité d’une enquête crédible et transparente pour établir les faits et rassurer l’opinion publique nationale et internationale.

479 milliards FCFA déjà collectés pour apurer la dette de la Sonara et préparer sa reconstruction

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Le 29 novembre 2025, lors de la présentation de son projet de budget à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a indiqué qu’environ 479 milliards FCFA ont déja été déposés au 31 octobre 2025 sur le compte logé à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Cette enveloppe provient de la ligne de soutien de 47,88 FCFA prélevée sur chaque litre de carburant vendu dans le pays, introduite en 2020 pour contribuer à l’apurement de la dette de la Société nationale de raffinage (Sonara), évaluée alors à 1 000 milliards FCFA.

Cette communication intervient près d’un an après celle du 4 décembre 2024, lorsque le même membre du gouvernement déclarait devant les députés que 353 milliards FCFA avaient été collectés au 31 octobre 2024. À la même période en 2023, ce compte affichait 270 milliards FCFA, contre 194,7 milliards FCFA en 2022, selon les chiffres fournis par le ministre. Ce dispositif avait été créé pour soutenir la dette de la Sonara.

Cette taxe a été instituée au lendemain de l’incendie du 31 mai 2019, qui a contraint la Sonara à suspendre toute activité de raffinage et à ne plus honorer ses engagements dans les délais. Pour rassurer les créanciers, l’État et la Sonara ont engagé des conventions de restructuration et de remboursement avec les banques et les négociants pétroliers, parallèlement à l’ouverture du compte de soutien à la BEAC.

Alors que les remboursements se poursuivent, le gouvernement prépare désormais la réhabilitation complète de la raffinerie. Le Programme économique, financier, social et culturel de l’exercice 2026, présenté le 26 novembre 2025 par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, chiffre ce chantier à 300 milliards FCFA. Le montant découle d’une étude de faisabilité confiée au groupe français Axens et lancée officiellement le 19 mars 2025 lors d’une réunion à Limbé.

Axens devait conduire pendant quarante-deux semaines un avant-projet sommaire incluant une analyse de marché, une étude technico-financière complète, la définition de la future capacité de traitement et la préparation des documents techniques nécessaires. Cependant, des diagnostics antérieurs, réalisés par le cabinet Ekium et cités par l’agence Argus, estimaient que 75 % des installations étaient récupérables, 8 % définitivement perdues et 17 % en cours de vérification.

Recettes non fiscales : l’e-visa rapporte près de 47 milliards FCFA en neuf mois

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La plateforme de délivrance en ligne des visas d’entrée au Cameroun a généré, au 30 septembre 2025, 411 439 visas payants représentant 46,873 milliards FCFA de recettes publiques, auxquels s’ajoutent 34 508 visas gratuits. Ces données sont issues du Programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice 2026 présenté à l’Assemblée nationale le 26 novembre 2025 par le Premier ministre, Joseph Dion Nguté.

Ce volume marque une progression notable. Pour mémoire, le ministère des Relations extérieures rappelait qu’entre avril 2023 et octobre 2024, l’e-visa avait permis de collecter 29 milliards FCFA en dix-huit mois. La hausse correspond à l’accélération du traitement et à l’élargissement du dispositif.

L’e-visa est un système de demande dématérialisée permettant au voyageur de solliciter son autorisation d’entrée sans dépôt physique de passeport. Le processus repose sur une plateforme centralisée qui collecte, analyse et valide les dossiers, réduisant les files d’attente en ambassade et limitant les risques de falsification grâce à la traçabilité numérique.

Cette montée en charge accompagne le chantier de transformation digitale engagé à Yaoundé depuis avril 2024, avec la construction d’un centre technologique intégrant un data center et un système informatique unifié destiné à standardiser les procédures consulaires. Sur le réseau extérieur, 44 postes diplomatiques et consulaires sont déjà équipés.

Sur le territoire, 19 postes-frontières sur les 25 prévus en première phase disposent des nouveaux terminaux nécessaires à l’identification et au contrôle automatisé. Les autorités reconnaissent l’existence de dysfonctionnements ponctuels, mais mettent en avant un traitement plus rapide et une sécurisation accrue des flux.

L’usage de l’e-visa s’inscrit dans une tendance continentale. Près de 30 pays africains ont adopté une solution similaire, dont le Rwanda, le Kenya, l’Éthiopie, l’Afrique du Sud, le Maroc, l’Égypte ou la Tanzanie.

Certains États, tels que le Bénin ou la Gambie, ont opté pour des régimes d’entrée simplifiés pour les ressortissants africains afin de fluidifier les échanges régionaux. Dans ce contexte, la performance du Cameroun illustre l’intégration progressive du pays dans les standards numériques de gestion des mobilités, tout en renforçant une source de recettes non fiscales devenue significative.

Le Cameroun  signe un accord de 75 milliards FCFA avec l’espagnol Salvi Lighting pour moderniser l’éclairage public

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Le Cameroun a signé, le 18 novembre 2025, un contrat commercial évalué à 74,95 milliards FCFA TTC avec l’entreprise espagnole Salvi Lighting. L’information a été révélée le 29 novembre 2025, devant les membres de la Commission du budget et des finances de l’Assemblée nationale, par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba. Ce contrat découle d’un protocole d’accord conclu à Yaoundé le 7 août 2025 entre l’État et la société espagnole. Ce premier acte avait officiellement lancé le Projet Smart Lighting Cameroon, un programme dédié à la modernisation de l’éclairage public dans plusieurs grandes villes.

Les autorités rappellent que la convention du mois d’août a aussitôt ouvert la voie aux premières études techniques. Elles ont été menées « dans les villes de Bafoussam, Yaoundé et Douala, avec un diagnostic des réseaux, un inventaire des points lumineux existants et une collecte de données technico-économiques ». Le rapport d’étude élaboré à l’issue de cette opération, a fait apparaître un besoin de 53 573 luminaires LED, de 35 068 poteaux en acier galvanisé de 11 mètres, d’environ 1,74 million de mètres de câbles torsadés, de 577 armoires électriques de protection, ainsi que le déploiement du système SMARTEC sur environ 1 870 km.

Sur la base de ces conclusions, l’État a donc scellé le contrat de novembre avec Salvi Lighting. La société, basée à Barcelone et forte d’une longue expérience dans l’éclairage public, doit fournir les équipements et accompagner le Cameroun dans la mise en service des solutions intelligentes retenues. Selon les précisions fournies lors de la signature du premier accord, les technologies proposées doivent permettre un pilotage en temps réel de l’éclairage urbain, une adaptation de l’intensité selon les besoins et une réduction des gaspillages, grace à un système de gestion à distance baptisé Smartec.

Gaston Eloundou Essomba avance un objectif d’économies annuelles d’environ 4 milliards FCFA sur la facture d’électricité publique. Le Minee prévoit également une baisse d’environ 15 MW de la demande en période de pointe, un enjeu présenté comme significatif pour un réseau national régulièrement sous tension.

À l’Assemblée nationale, le ministre a indiqué que la recherche et la structuration du financement global du projet sont en cours, ce qui constitue l’étape suivante avant l’engagement des travaux sur le terrain.

Vers un accord de prêt de 98 milliards FCFA entre le Cameroun et la BEI pour la voie de contournement de Yaoundé

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Dans son projet de budget présenté au Parlement la semaine dernière, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), révèle que le Ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) examine actuellement un financement de la Banque européenne d’investissement (BEI) estimé à 150 millions d’euros (98,3 milliards de FCFA). Cette enveloppe est destinée au lancement des travaux du tronçon T3 de la Voie de contournement de Yaoundé, longue de 22,8 km. Cette portion de route reliera le quartier de Nkozoa à l’autoroute Yaoundé-Douala, en passant par Minkoameyos

« Pour ce qui est du tronçon T3 de la Voie de Contournement de Yaoundé, les avancées sont tout aussi significatives : le décret d’indemnisation a été signé par le Premier Ministre, l’Union Européenne a confirmé une subvention de 49 millions d’euros et la Banque Européenne d’Investissement a transmis un projet d’accord de prêt de 150 millions d’euros (98,3 milliards FCFA), actuellement en examen au MINEPAT. », peut-on lire dans le document susmentionné, dans lequel il est par ailleurs indiqué que

Selon les documents budgétaires transmis au Parlement, la validation de ce projet d’accord devrait permettre d’engager les travaux dès l’année prochaine. « Ces avancées permettront d’engager, dès l’année prochaine, les travaux sur le lot N°1 Nkozoa – Nkong (13 km), dans la Commune d’Okola », précise le Minhdu.

Pour obtenir des financements pour l’aménagement des autres tronçons, le Cameroun multiplie les opérations de charme. Du 7 au 15 juin 2025, une délégation conduite par la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, a pris part au 16e Forum international de la construction et de l’investissement des infrastructures à Macao. Ce rendez-vous annuel, organisé par la China International Contractors Association, est une plateforme stratégique pour nouer des partenariats dans les secteurs du transport et du logement.

 À Macao, la ministre a notamment rencontré le président de la China Harbour Engineering Company (CHEC), une filiale du groupe chinois CCCC, déjà implanté au Cameroun à travers plusieurs projets d’infrastructure majeurs comme l’autoroute Kribi-Lolabé ou le port en eau profonde de Kribi. La société a exprimé son intérêt pour accompagner le Cameroun dans ses ambitions urbaines, notamment la création d’une nouvelle ville moderne sur l’un des pôles de développement intégrés de la future rocade.

«Le projet va se mettre en place d’ici 2023. Nous sommes en train de remplir les conditionnalités attendues des bailleurs pour démarrer le projet». Ces paroles rassurantes, sont celles de Célestine Ketcha Courtès, ministre de l’Habitat et du développement urbain (Mindhu). Le membre du gouvernement s’exprimait ainsi en 2022, au sortir d’un forum sur l’habitat organisé en Pologne.

A l’issue  de cet événement qui rassemblait les institutions financières mondiales les plus importantes, le Cameroun a, à en croire le Mindhu, réussi à négocier des promesses de financement d’un montant de 175 milliards de F pour son projet de construction d’une voie de contournement dans la ville de Yaoundé.

Toutefois, malgré les projections optimistes de Célestine Ketcha Courtès qui s’attendait à recevoir l’argent promis par les investisseurs au courant de l’année 2023, afin de démarrer les travaux pendant la même période, les bailleurs de fonds sont, depuis lors, restés muets.

Le projet de voie de contournement de Yaoundé est l’un des plus ambitieux en matière de transport et d’urbanisme dans le pays. Il prévoit la construction d’une autoroute périphérique de 85 kilomètres destinée à désengorger la capitale, aujourd’hui saturée par un trafic de transit dense en provenance des corridors Tchad-RCA. Le coût global du projet s’élève à 1 264 milliards de francs CFA (environ 1,9 milliard d’euros), incluant les indemnisations, les relocalisations et l’aménagement de quatre zones urbaines intégrées.

Activité bancaire : Afriland First Bank en tête des banques les plus prêteuses au 1er semestre 2025

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De l’analyse globale du marché bancaire faite dans la note d’informations financières et monétaires du premier semestre, récemment produite par le ministère des Finances, il ressort que cinq banques concentrent 57% du total des bilans consolidés des banques et 59% des dépôts du secteur. Afriland First Bank, Société générale Cameroun, Atlantic Financial Group Bank, Commercial Bank Cameroun et Société commerciale de banque Cameroun sont ainsi sur le podium des banques les plus prêteuses. Et dans ce top 5, émerge au 1er rang Afriland First Bank, la 1ère banque du Cameroun en termes de dépôts était déjà au 1er trimestre 2025, avec 18,8% de crédits accordés, en tête du classement des banques ayant accordées le plus de crédit au cours de cette période, devant la SGC avec (10,3%), et la CBC (9,1%) et la SCB (8,5 %).

Dans l’ensemble, pour ce qui est des crédits, les 19 banques recensées au Cameroun ont prêté pour 6162,3 milliards de FCFA, apprend-on de cette note du Minfi. En effet, fait-on savoir, on est passé de 6057,7 milliards de FCFA à fin décembre 2024 à 6162,3 milliards de FCFA au 30 juin 2025. Dans les détails, les crédits octroyés aux particuliers ont augmenté de 0,3% en six mois pour se fixer à 1357,5 milliards de FCFA. Pour ce qui est des crédits accordés aux administrations publiques, ils sont passés de 240,5 milliards de FCFA en décembre 2024 à 340 milliards de FCFA à juin 2025.

Les créances brutes en souffrance ont aussi augmenté passant de 774,2 milliards de FCFA, il y a un an à 910 milliards de FCFA au 30 juin. Au cours de la période sous revue, le bilan consolidé des banques s’est établi à 12 070,5 milliards de FCFA contre 12 736,8 milliards de FCFA à fin décembre 2024. En glissement annuel par contre, on est passé de 11 922 milliards de FCFA à fin juin 2024 à 12 070,5 milliards de FCFA un an plus tard.

Augmentation significative des dépôts bancaires

Au premier semestre 2025, les dépôts effectués auprès des banques sont de 8843,3 milliards de FCFA contre 7922,7 milliards de FCFA un an plus tôt. D’après la note d’informations financières et monétaires du ministère des Finances, on observe une hausse par rapport à la même période l’année dernière où cette enveloppe était de 7922,7 milliards de FCFA. « A fin juin 2025, les dépôts des particuliers et des autres sociétés non financières demeurent prépondérants. Ils sont suivis par les administrations publiques et les sociétés non financières publiques », détaille le document.

Sur le plan géographique, l’activité bancaire est restée concentrée dans les villes de Yaoundé, Douala, Bafoussam, Garoua et Kribi pour ce qui est du volet crédit. Quant aux dépôts, après les deux principales villes du pays, Bafoussam, Bamenda, Kribi et Garoua sont les lieux où on enregistre le plus d’épargne. S’agissant du respect des normes prudentielles, deux banques sur 19 n’ont pas respecté le ratio de couverture des risques. La norme prudentielle étant le rapport entre le montant des fonds propres nets et celui de l’ensemble des risques encourus du fait des opérations.

D’un autre côté, trois banques sont en marge de la norme sur le ratio de la couverture des immobilisations. 17 banques contre deux ont des disponibilités à vue supérieures ou égales au minimum règlementaire de 100% des exigibilités de même terme.

Tagus Finance, une microfinance tournée vers l’innovation digitale

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En Afrique, une large partie de la population reste en marge du système bancaire classique. Les contraintes administratives, les coûts élevés et la faible couverture des services financiers limitent l’accès des ménages, des jeunes et des petites entreprises aux outils essentiels de financement. À Yaoundé, une institution de microfinance, Tagus Finance, s’est donnée pour mission de combler ce vide en proposant des solutions adaptées aux réalités locales.

Tagus Finance est une coopérative de microfinance (COOP-CA) installée dans le quartier Elig-Essono. Sa vocation est de rendre les services financiers accessibles à des catégories souvent exclues : entrepreneurs, populations rurales, jeunes actifs et petites et moyennes entreprises. La microfinance, qui consiste à offrir des services financiers de base à des personnes n’ayant pas accès aux banques traditionnelles, joue un rôle déterminant dans la construction d’économies plus inclusives et résilientes.

L’institution se fixe une trajectoire ambitieuse : devenir, dans les cinq prochaines années, l’une des microfinances les plus influentes du Cameroun, et à l’horizon dix ans, évoluer vers une banque panafricaine moderne et ouverte à tous. Cette ambition repose sur une mission simple : faciliter l’accès aux services financiers modernes grâce à des solutions inclusives, rapides et sécurisées.

Le positionnement de Tagus Finance s’appuie sur l’innovation. L’institution intègre des outils digitaux pour réduire les délais et simplifier les procédures. Elle combine proximité avec les réalités africaines et coûts compétitifs, tout en offrant un accompagnement personnalisé. Cette approche vise à répondre aux besoins concrets des populations, qu’elles soient urbaines ou rurales.

Le rôle de Tagus Finance dans l’économie africaine s’exprime à travers plusieurs actions complémentaires : l’institution facilite l’accès aux financements pour les projets portés par les entrepreneurs, accompagne le développement des petites et moyennes entreprises, accélère la digitalisation des services financiers grâce à sa solution Tagus Pay, contribue à réduire les obstacles administratifs et logistiques, et œuvre à l’inclusion financière aussi bien dans les zones rurales que dans les milieux urbains.

Tagus Pay illustre cette stratégie. Il s’agit d’une plateforme panafricaine de transfert d’argent, accessible via le web et bientôt via application mobile. Elle permet d’envoyer et de recevoir des fonds dans plusieurs pays africains. Contrairement aux services traditionnels, souvent marqués par des lenteurs et des déplacements coûteux vers les agences, Tagus Pay propose une alternative digitalisée, flexible et adaptée aux contraintes locales.

Derrière cette initiative se trouve Borel Taguia Kana, ingénieur camerounais né en 1994. Diplômé en énergies renouvelables et en génie électrique, il dirige un consortium de six entreprises, dont Tagus Drone et Tagus Engineering. Lauréat de plusieurs distinctions, dont le prix du meilleur jeune entrepreneur aux Cameroon Youths Awards 2024, il s’est engagé dans la finance et la fintech pour répondre à une question centrale : comment développer le potentiel économique du continent si l’accès aux financements reste un luxe ?

Tagus Finance et Tagus Pay s’inscrivent ainsi dans une dynamique plus large : contribuer à bâtir une Afrique financièrement autonome en offrant des solutions simples et accessibles. Pour les jeunes, les entrepreneurs et les PME, cette institution se présente comme un acteur stratégique du développement économique et de la résilience africaine.

Lutte contre le chômage: des avantages pour les entreprises qui recrutent en priorité des jeunes

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Le discours d’investiture prononcé par le président Paul Biya le 6 novembre 2025 à l’Assemblée nationale se voulait le signal d’une reconquête. Face à une jeunesse souvent convaincue que les politiques publiques ne la concernent plus, le chef de l’État a multiplié les promesses, notamment celle d’un mécanisme capable de réduire le coût de l’emploi pour les entreprises qui acceptent de recruter des jeunes. Quelques semaines plus tard, le projet de loi de finances 2026 en discussion au Parlement apporte une traduction concrète à ces annonces.

Le document introduit un dispositif fiscal centré sur le recrutement des Camerounais de moins de 35 ans qui arrivent sur le marché du travail. Selon le texte, les entreprises classées au régime du réel, c’est-à-dire celles soumises à une comptabilité complète et à l’impôt sur le bénéfice réel, peuvent bénéficier d’exonérations lorsqu’elles embauchent un jeune dans le cadre d’un premier emploi. Cette possibilité vaut aussi pour les entreprises adhérentes à un Centre de gestion agréé, des structures reconnues par l’État qui accompagnent les PME dans la tenue de leur comptabilité afin d’améliorer leur conformité fiscale.

Concrètement, lorsqu’une entreprise recrute un jeune diplômé en contrat à durée indéterminée ou déterminée, ou l’admet en stage pratique pré-emploi, elle peut être dispensée de charges fiscales et patronales appliquées d’ordinaire sur les salaires. Le texte précise toutefois que les cotisations sociales restent dues, car elles relèvent de la protection sociale et de la couverture retraite, et ne sont donc pas concernées par les allègements.

La durée d’application de ces avantages est fixée à trois ans à partir de la signature du contrat de travail ou de l’admission du jeune en stage ou en alternance professionnelle. Le dispositif introduit ainsi une visibilité relativement longue pour les entreprises, qui peuvent anticiper une réduction de leurs charges pendant toute la période d’intégration du jeune salarié.

À côté de ces exonérations, le projet de loi de finances 2026 ajoute un autre levier destiné à réduire le coût de l’insertion professionnelle. Les entreprises peuvent prétendre à un crédit d’impôt équivalent à vingt pour cent des dépenses engagées pour la formation, l’encadrement ou l’accompagnement professionnel des jeunes concernés. Un crédit d’impôt correspond à une somme déduite directement du montant d’impôt à payer, ce qui constitue un avantage plus significatif qu’une simple déduction de charges

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