mercredi, avril 1, 2026
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 Port de Douala : 40 milliards de FCFA pour moderniser le réseau ferroviaire

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Le projet qui sera réalisé par Douala Port Railway Investment Company porte sur la conception, la construction, la modernisation et l’exploitation d’un réseau ferroviaire performant intégrant des technologies innovantes et permettant d’optimiser le transport des marchandises.

Le 19 mars dernier, le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD), a conclu un contrat de concession avec la Douala Port Railway Investment Company (DPRIC), représentée par Nicolaï Rose. Ce partenariat vise à moderniser et étendre le réseau ferroviaire de la zone portuaire de Douala-Bonabéri. 

Concrètement, il est question de la réalisation des études, la conception, la construction, la modernisation ainsi que l’exploitation d’un réseau ferroviaire performant et intégrant des technologies innovantes. Il vise à renforcer la performance, l’attractivité et la compétitivité du Port de Douala. Car, le partenaire privé devra mettre en place un réseau ferroviaire performant qui intègre des technologies innovantes pour répondre efficacement aux besoins d’un trafic portuaire croissant. Cette modernisation permettra d’optimiser le transport des marchandises et de mieux connecter le port à son hinterland, renforçant ainsi son rôle stratégique dans la chaîne logistique régionale.

 L’accord sous la forme d’un partenariat public-privé de type Design-Build-Finance-Maintain, porte sur une période de 25 ans.  Le coût global de cet investissement est de 40 milliards de FCFA, entièrement financé  par le partenaire privé qui doit réaliser toutes les phases, depuis les études et la conception jusqu’à la maintenance, avant la rétrocession des infrastructures au PAD.

Selon les informations du PAD, ce partenariat devra générer des revenus substantiels pour l’autorité portuaire, grâce à une redevance annuelle fixe, et à un pourcentage progressif suivant le chiffre d’affaires.  5% durant les 10 premières années, 7% de la 11ᵉ à la 20ᵉ année, et 8% de la 21ᵉ à la 25ᵉ année. Soit en tout, 8, 5 milliards de FCFA hors taxes sur la durée du projet.

120 emplois directs et 360 emplois indirects sont attendus.  Ceci  à côté d’un programme conjoint annuel de formation et d’insertion professionnelle des jeunes diplômés camerounais qui sera mis en œuvre par les deux parties.

Le projet est présenté comme une contribution à l’amélioration des conditions de vie urbaine, à travers la décongestion du trafic routier liée aux camions, la réduction des accidents de circulation, ainsi que la diminution de la pollution atmosphérique et sonore.

 

Contributions fiscales : Le Port de Kribi génère plus de 1 000 milliards FCFA de recettes douanières en huit ans

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De mars 2018 à mars 2026, huit années se sont écoulées depuis la mise en service du port en eau profonde de Kribi. Huit années durant lesquelles cette infrastructure stratégique a progressivement trouvé sa place dans le paysage économique du Cameroun. Depuis son inauguration, la plateforme portuaire accompagne une montée en puissance continue des flux commerciaux. Les navires de grande capacité, attirés par ses installations modernes, ont ouvert de nouvelles routes d’échanges, donnant au Cameroun une visibilité accrue sur les corridors régionaux.

Les données officielles disponibles indiquent que les recettes douanières cumulées générées par l’activité du port dépassent désormais 1 000 milliards de FCFA. Pour la seule année 2025, elles atteignent 335 milliards de FCFA. Cette progression suit de près l’évolution du trafic, en particulier celui des conteneurs qui s’impose comme le principal moteur de croissance. En 2025, le port a traité 555 398 équivalents vingt pieds, soit une hausse annuelle de 82,4%.

 Sur la période 2018-2025, la progression cumulée atteint plus de 300%. Cette dynamique traduit une intensification des échanges formels et une meilleure traçabilité des marchandises, deux facteurs déterminants pour la mobilisation des recettes fiscales. La montée en régime des infrastructures joue un rôle central dans ce processus. L’entrée en phase 2 du port, avec l’extension des quais à 1 330 mètres, l’installation de sept portiques et l’aménagement de 60 hectares d’aires de stockage, permet d’accueillir des navires de grande capacité. Cette évolution favorise une concentration accrue des flux au sein d’un circuit contrôlé, limitant les pertes liées à l’informel et aux pratiques frauduleuses.

Au-delà du segment conteneurisé, le terminal polyvalent affiche également une forte progression. Les volumes traités passent de moins de 240 000 tonnes en 2018 à 1,27 million de tonnes en 2025. Cette diversification des flux élargit l’assiette fiscale et renforce la contribution du port aux recettes publiques L’activité globale confirme cette tendance. Le volume de marchandises franchit 12 millions de tonnes en 2025, contre un peu plus de 7 millions à l’ouverture. Le nombre d’escales atteint 559 la même année, sur un total de 3 471 depuis 2018.

 Les premiers chiffres de 2026 prolongent cette trajectoire avec plus de 122 000 EVP déjà manutentionnés en deux mois L’effet budgétaire du port s’inscrit dans une transformation plus large de l’économie. En structurant une zone industrialo-portuaire et en générant environ 15 000 emplois, la plateforme contribue à formaliser les activités et à sécuriser les flux économiques.

Cette formalisation élargit mécaniquement la base taxable et améliore le rendement des prélèvements. Les investissements périphériques renforcent cette logique. La mise en place d’une ligne énergétique de 225 kV et la réhabilitation des axes Edéa Kribi et Kribi Yaoundé visent à fluidifier l’acheminement des marchandises vers l’hinterland. Cette amélioration des corridors réduit les coûts logistiques et favorise une concentration accrue des échanges dans des circuits officiels.

À mesure que le port s’affirme comme hub régional, la question budgétaire prend une dimension stratégique. La capacité à capter et sécuriser les flux commerciaux devient un levier de financement interne. Dans un contexte de pression sur les ressources publiques, le Port de Kribi apparaît comme un instrument de consolidation des recettes et de renforcement de la souveraineté budgétaire du Cameroun.

Prévention des risques : La Sonara ouvre aux assureurs un marché de 5 milliards de FCFA pour ses installations

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La Société nationale de raffinage (Sonara) veut recruter une ou plusieurs compagnies d’assurances pour couvrir ses biens et ses installations dans le cadre d’un marché évalué à 5,1 milliards de FCFA sur trois ans. L’information ressort d’un appel d’offres national ouvert publié le 4 mars 2026 par la direction générale de l’entreprise pétrolière publique. Selon le document consulté sur la plateforme de l’Agence de régulation des marchés publics, la procédure vise à sélectionner un assureur ou un groupement d’assureurs de droit camerounais pour prendre en charge différents risques liés aux actifs de la raffinerie de Limbé entre le 1er juillet 2026 et le 30 juin 2029.

Le financement sera assuré par le budget autonome de la Sonara. Les garanties recherchées couvrent un large périmètre de biens et d’équipements. Les prestations attendues concernent notamment la couverture des risques liés aux installations industrielles, aux équipements informatiques, aux bureaux ainsi qu’aux habitations ou locaux administratifs appartenant à l’entreprise. Certaines catégories d’infrastructures restent toutefois exclues du dispositif d’assurance, comme certaines unités de stockage ou des installations portuaires, selon les termes de référence de l’appel d’offres. Le contrat ne prévoit pas d’allotissement. Les compagnies intéressées devront donc proposer une offre couvrant l’ensemble du périmètre défini dans le dossier d’appel d’offres.

 Les entreprises admises à soumissionner doivent être établies au Cameroun et disposer des agréments requis pour exercer dans la branche dommages aux biens, conformément à la réglementation en vigueur dans les pays membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances. Les documents exigés aux candidats incluent la preuve de l’absence de sanctions de la CIMA ainsi que des engagements de réassurance d’au moins 200 milliards de FCFA. Les dossiers devront être déposés au plus tard le 1er avril 2026 à Limbé.

Cette nouvelle procédure d’assurance intervient dans un contexte où la question de la couverture des risques industriels demeure particulièrement sensible pour la raffinerie camerounaise. Le 19 décembre 2019, un important incendie avait ravagé plusieurs unités de production du site de Limbé, provoquant l’arrêt des activités de raffinage et entraînant des pertes financières considérables pour l’entreprise. Depuis cet incident, la Sonara poursuit un programme de reconstruction et de modernisation de ses installations tout en renforçant ses dispositifs de gestion des risques.

Littoral : des pêcheurs mobilisés contre la pêche illégale

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Dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne, des communautés de pêcheurs côtiers de Yoyo et Mbiako ont été formés sur les outils modernes de surveillance et ont également reçu des subventions afin de les à aider à gérer leurs eaux de manière responsable.

A Yoyo et Mbiako, localités situées le long de la côte atlantique du Cameroun, des pêcheurs sont de plus en plus autonomisés pour protéger les eaux côtières et lutter contre la pêche illégale. Pendant une semaine, deux associations de cogestion des pêcheries nouvellement constituées dans ces petits villages de la région du Littoral ont bénéficié d’un appui d’Environmental Justice Foundation (EJF), une ONG qui milite pour la protection de l’environnement.

Les bénéficiaires, une cinquantaine étaient des groupes qui renforcent la gestion locale des pêcheries et forment des équipes de patrouilleurs à l’utilisation de l’application DASE de l’EJF pour documenter et signaler les cas de pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Ils ont ainsi reçu une formation sur les technologies et des patrouilles afin de protéger leurs moyens de subsistance, l’alimentation et la vie marine. Car, la pêche illicite a un impact direct sur les communautés côtières, entraînant un déclin des populations de poissons. Ce qui réduit les revenus des pêcheurs locaux et leur alimentation. « Si elle n’est pas contrôlée, elle peut détruire les habitats marins et menacer la durabilité à long terme des pêcheries artisanales », commente EJF. Cette activité se situait dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne visant à aider les communautés à gérer leurs eaux de manière responsable. Parmi les apprenants figuraient également des employés du parc et un fonctionnaire du ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales.

A côté de l’appui technique, EJF a également accordé un financement direct aux Comité Riverain de Gestion Participative (CRGP) de Yoyo et Mbiako afin de soutenir la gestion des pêcheries et la surveillance côtière menées par les communautés. « En soutenant les patrouilles de surveillance côtière aux côtés des autorités locales, nous donnons aux communautés les outils dont elles ont besoin pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans leurs eaux côtières. Cela contribuera à reconstituer les populations de poissons, à alléger la pression sur les pêcheries locales et à garantir un accès équitable aux ressources marines pour les communautés qui en dépendent », a déclaré Will May, coordinateur du programme EJF.

Les Comité Riverain de Gestion Participative ont été mis en place l’année dernière dans ces localités de la Sanaga Maritime. Ces instances constituées des représentants issus de divers groupes sociaux, y compris des pêcheurs étrangers, des femmes, des jeunes et des chefs de village viennent donner aux populations locales un pouvoir direct de décision sur les ressources halieutiques dont elles dépendent. Une étape historique pour la conservation et le développement durable du Parc National de Douala-Édéa. Cette organisation garantit ainsi la gouvernance inclusive et une gestion transparente et responsable des fonds qui sont alloués. « La pêche durable est plus forte lorsque les communautés sont au centre de la prise de décision et de l’application de la loi. Donner du pouvoir aux petits pêcheurs est synonyme de succès pour le peuple camerounais et notre océan commun », a déclaré Nsowa Immaculate Munkeng, responsable du programme pour l’Afrique francophone à l’EJF.

Cameroun – Banque mondiale : de nouveaux investissements annoncés dans l’énergie et l’emploi des jeunes

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La Banque mondiale prépare de nouveaux investissements destinés à renforcer l’accès à l’électricité et à soutenir l’emploi des jeunes au Cameroun. L’annonce a été faite à l’issue d’une audience récemment accordée à Yaoundé par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, au directeur des opérations de l’institution pour le Cameroun, Cheick Kanté. Les échanges ont principalement porté sur le renforcement des programmes de développement en cours ainsi que sur l’accélération de la mise en œuvre de projets jugés prioritaires par le gouvernement camerounais.

La rencontre a également permis de passer en revue le cadre global de coopération entre le Cameroun et l’institution de Bretton Woods, qui finance déjà plusieurs programmes dans des secteurs clés tels que le développement numérique, l’urbanisme, l’éducation, l’énergie, la décentralisation et les infrastructures de transport. Au cours de l’audience, les deux responsables ont évalué l’état d’avancement de ces initiatives et examiné les moyens de consolider le partenariat afin d’obtenir des résultats plus significatifs.

Les discussions ont également porté sur l’appui de la Banque mondiale aux réformes de politiques publiques engagées par le gouvernement. S’exprimant à la presse à l’issue de la rencontre, Cheick Kanté a indiqué que les échanges ont notamment porté sur l’accompagnement de l’institution financière internationale aux priorités de développement du Cameroun. Il a souligné que le secteur de l’énergie figure parmi les axes majeurs de coopération, compte tenu de son importance stratégique pour la transformation économique du pays.

Selon lui, le développement énergétique constitue un levier essentiel pour soutenir la croissance et accompagner l’ambition du Cameroun de devenir un pays émergent à l’horizon 2035. La Banque mondiale intervient déjà dans ce domaine à travers plusieurs instruments de financement, notamment des garanties et des financements directs destinés à accélérer la réalisation de projets. Les deux parties ont également évoqué la participation du Cameroun au programme énergétique visant à élargir l’accès à l’électricité à grande échelle.

 L’objectif est de permettre à environ huit millions de Camerounais supplémentaires d’être connectés au réseau électrique d’ici 2030, avec l’appui déterminant de la Banque mondiale. La question de l’emploi des jeunes et du développement des compétences a également occupé une place importante dans les discussions.

Dans un contexte marqué par la nécessité d’accroître les opportunités professionnelles pour la jeunesse, l’institution financière internationale étudie les moyens de soutenir des programmes favorisant la création d’emplois, notamment à travers la transformation économique et le renforcement des formations adaptées aux besoins du marché. Pour sa part, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a salué la qualité de la coopération entre le Cameroun et la Banque mondiale. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre et à renforcer ce partenariat stratégique afin d’assurer la réussite des projets de développement engagés au bénéfice des populations.

Forages SNH/Tower Resources : une rallonge des délais en négociation

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C ’est un sursis qui pourrait débloquer une situation qui s’éternisait. Dix ans après la signature du contrat de partage de production avec l’État camerounais, l’opérateur britannique Tower Resources n’a toujours pas foré le puits promis sur le bloc Thali, situé dans le bassin sédimentaire du Rio Del Rey. Alors que les délais fixés par l’administration se rapprochent inexorablement, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) va recommander au ministère des Mines de repousser l’échéance. « Au Cameroun, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) indique qu’elle recommandera au ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique d’accorder une extension d’un an de la première période d’exploration de la licence Thali, ce qui porterait son échéance à mars 2027″ indique Tower Resources dans son communiqué.

UN DÉLAI CONDITIONNÉ À UNE RECOMPOSITION DU TOUR DE TABLE

Ce répit accordé à la firme cotée à Londres n’est pas un blanc-seing. Il est lié à une opération financière majeure que la SNH valide dans le même mouvement. L’instance publique recommande en effet d’approuver le projet de farmout de Tower Resources, qui prévoit la cession de 42,5 % de ses parts dans la licence Thali à la société Prime Global Energies Ltd. Cet accord d’amodiation, récemment signé par les deux parties, doit permettre à Tower Resources d’injecter des liquidités fraîches, environ 15 millions de dollars (près de 10 milliards de FCFA), indispensables pour lancer enfin les opérations de terrain. Tower Resources indique toutefois qu’elle reste dans l’attente d’une confirmation écrite officielle de cette recommandation de la part du département ministériel compétent. Pour comprendre les origines de ce feuilleton, il faut revenir à la genèse du projet.

En septembre 2015, la SNH officialisait à Yaoundé la signature d’un contrat de partage de production avec Tower Resources pour le compte du bloc Thali, une zone offshore située dans le bassin du Rio Del Rey, une extension naturelle des riches gisements du Delta du Niger nigérian. À l’époque, l’enthousiasme était palpable. L’opérateur britannique, également intéressé par le bloc voisin Dissoni, présentait un programme ambitieux. La planification initiale prévoyait l’acquisition de données sismiques en trois dimensions dès 2016, avec un lancement effectif des forages programmé sur la période 2017-2018.

 Dix ans plus tard, le constat est celui d’une exploration au point mort. La licence Thali, qui recèle pourtant des prospects identifiés comme la structure NJOM-3, n’a pas vu le moindre forage aboutir. Ce bloc est considéré comme stratégique pour le Cameroun en raison de sa localisation en eaux peu profondes, à proximité de champs pétroliers déjà en activité, ce qui promet des coûts de développement maîtrisés et des possibilités de raccordement rapides en cas de découverte. Mais le développement de l’actif butait depuis des années sur les difficultés de financement de Tower Resources, un petit opérateur londonien contraint de céder des parts pour réunir le capital nécessaire.

Le contexte pétrolier mondial, longtemps défavorable aux petits explorateurs, a également joué un rôle dans cette inertie. Avec cette extension de délai et l’entrée imminente de Prime Global Energies à son capital, l’ultimatum est désormais connu de tous : il faudra forer avant mars 2027.

CAMWATER : le directeur général dénonce la fraude autour des kits de branchement

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DR BLAISE MOUSSA, Directeur général de la Cameroon Water Utilities (Camwater), Président du 23e Congrès de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA)

Le Directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER), Dr Blaise Moussa, a vivement dénoncé des pratiques frauduleuses qui, selon lui, entravent l’accès normal des populations aux services d’eau potable. Dans une déclaration rendue publique récemment, le patron de l’entreprise publique s’est insurgé contre les plaintes persistantes d’usagers affirmant ne pas trouver de matériel pour se raccorder au réseau.

 Selon lui, ces accusations ne reflètent pas la réalité des stocks disponibles au sein de l’entreprise. « Je suis fatigué d’entendre dire que les kits de branchement sont introuvables alors que chacune des douze délégations régionales dispose de milliers de kits qui ne sont pas transformés en branchements effectifs et en abonnements », a déclaré Blaise Moussa.

PLUS DE 80 000 KITS DISPONIBLES

 Le directeur général a révélé que CAMWATER dispose actuellement de plus de 80 000 kits complets de branchement répartis dans ses magasins à travers le pays. Malgré cette disponibilité, de nombreux ménages continuent pourtant de signaler des retards dans la réalisation de leurs raccordements. Pour la direction de l’entreprise, cette situation serait en grande partie liée à des comportements frauduleux de certains agents indélicats. Ces derniers informeraient faussement les usagers d’une rupture de stock, tout en proposant les équipements de manière officieuse contre des paiements illégaux. « Ces brebis galeuses mentent aux potentiels abonnés et tentent de leur extorquer de l’argent en prétendant que le matériel est indisponible », a dénoncé le directeur général, promettant des sanctions exemplaires contre les agents impliqués. Selon lui, la direction de CAMWATER n’hésitera pas à engager des procédures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement pour tout personnel reconnu coupable de corruption ou de création artificielle de pénuries.

 UNE PRIORITÉ : AMÉLIORER L’ACCÈS À L’EAU POTABLE

Cette sortie du directeur général intervient dans un contexte où l’entreprise fait face à des critiques récurrentes liées aux délais de raccordement et à la qualité de la communication avec les usagers. Dans plusieurs villes, des ménages affirment attendre pendant des mois leur connexion au réseau d’eau potable. Pourtant, la direction assure avoir engagé plusieurs initiatives visant à accélérer les branchements. Une campagne de raccordements massifs a notamment été lancée afin de répondre à la forte demande des populations, avec la mobilisation d’équipes techniques et la mise à disposition de matériel en quantité suffisante dans les agences commerciales. Dans cette dynamique, CAMWATER a également annoncé un programme visant la réalisation de près de 200 000 nouveaux branchements sur l’ensemble du territoire national afin d’améliorer l’accès des ménages à l’eau potable.

Parallèlement, l’entreprise intensifie sa lutte contre les pratiques illégales qui affectent le réseau de distribution, notamment les branchements clandestins et les fraudes. Ces dernières années, plusieurs opérations de contrôle ont permis de démanteler des réseaux illégaux alimentant des centaines de ménages, causant d’importantes pertes financières et des perturbations dans la distribution de l’eau. Afin d’encourager la transparence, la direction de CAMWATER invite les usagers à signaler toute tentative de corruption ou toute irrégularité rencontrée lors des procédures de branchement.

Des canaux de dénonciation, notamment via des numéros dédiés, ont été mis en place pour recueillir les plaintes et protéger l’identité des dénonciateurs. Pour Blaise Moussa, la restauration de l’intégrité et de l’efficacité du service public de l’eau constitue désormais une priorité. L’objectif affiché par la direction est de garantir un accès plus rapide et plus équitable à l’eau potable pour les populations sur l’ensemble du territoire.

Normalisation des produits : le gouvernement lance un programme d’accompagnement de 100 PME

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Le gouvernement camerounais renforce son dispositif de soutien aux petites et moyennes entreprises. À travers le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), un programme visant à former et accompagner 100 entreprises dans la normalisation et la certification de leurs produits vient d’être lancé. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Opération de Soutien au Secteur Privé Camerounais affecté par la pandémie de la Covid-19 (OSSP-CMR), un projet gouvernemental destiné à renforcer la résilience des entreprises face aux chocs économiques récents et à favoriser la relance de l’activité productive.

Le dispositif cible prioritairement les très petites entreprises, les petites entreprises, les artisans ainsi que les coopératives légalement constituées. Selon un communiqué signé par le coordonnateur national du projet, le professeur Christian Arnault Emini, cent structures seront retenues pour bénéficier d’une formation spécialisée et d’un accompagnement technique visant à faciliter la mise en conformité de leurs produits avec les normes nationales et internationales.

RENFORCER LA COMPÉTITIVITÉ DES PRODUITS LOCAUX

L’objectif principal du programme est d’aider les entreprises à améliorer la qualité et la traçabilité de leurs produits afin de mieux accéder aux marchés organisés. Les autorités entendent notamment favoriser l’intégration des productions locales dans des circuits commerciaux plus structurés, tant au niveau national qu’international. Dans cette perspective, les bénéficiaires recevront un appui technique destiné à améliorer leurs procédés de production et à garantir le respect des standards de qualité exigés par les organismes de certification.

La démarche vise également à accroître les capacités productives des PME tout en maintenant des exigences élevées en matière de qualité. Cette stratégie répond à un constat largement partagé par les pouvoirs publics : malgré leur dynamisme, de nombreuses petites entreprises camerounaises peinent encore à accéder aux marchés formels en raison de l’absence de certification ou de conformité aux normes techniques.

UN PROJET FINANCÉ PAR LA COOPÉRATION INTERNATIONALE

 Le programme est mis en œuvre en partenariat avec le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat ainsi que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Plusieurs institutions techniques seront également mobilisées pour l’évaluation et la certification des produits. L’Agence nationale des normes et de la qualité sera chargée de délivrer les certificats de conformité aux entreprises dont les produits satisfont aux exigences réglementaires.

Par ailleurs, certaines analyses seront réalisées par des laboratoires spécialisés afin de garantir la conformité des produits aux standards requis. Ce dispositif s’inscrit dans un programme plus large financé notamment grâce à un prêt de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Doté d’un financement global d’environ 12,8 milliards de FCFA, ce projet vise à soutenir la relance économique et à consolider les bases d’une croissance inclusive en renforçant la résilience des PME camerounaises.

Selon le ministère de l’Économie, près de 90 % des entreprises camerounaises ont été affectées par la pandémie de Covid-19, ce qui a conduit le gouvernement à mettre en place plusieurs mécanismes d’appui financier et technique pour soutenir le tissu productif national.

 DES RÉSULTATS DÉJÀ PERCEPTIBLES

Les premières phases du programme ont déjà permis d’apporter des financements et des équipements à plusieurs entreprises. En décembre 2025 par exemple, 179 entreprises ont bénéficié d’appuis financiers et techniques d’un montant global d’environ 855 millions de FCFA, dans le cadre de ce dispositif gouvernemental.

Les autorités espèrent que l’appui à la normalisation et à la certification permettra désormais à un plus grand nombre d’entreprises camerounaises d’améliorer leur compétitivité, d’accéder à de nouveaux marchés et de contribuer davantage à la transformation structurelle de l’économie. Les entreprises intéressées sont invitées à soumettre leur candidature en ligne via la plateforme numérique du projet OSSP-CMR. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 22 mars 2026.

Statistiques : l’INS célèbre 25 ans au service de la décision économique

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Face à la presse le 16 mars 2026, Joseph Tedou, directeur général de l’Institut national de la statistique (Ins) a situé l’enjeu de la célébration à venir. Il évoque « un moment important dans la vie de notre institution », rappelant que l’Ins a été créée en 2001 pour produire, analyser et diffuser des données essentielles à la compréhension des dynamiques économiques, sociales et démographiques du pays. La date précise n’a pas été dévoilée lors du point de presse. Le directeur général de l’Ins, Joseph Tedou, a toutefois indiqué que la célébration est prévue pour le mois d’avril 2026.

Depuis 25 ans, l’Institut s’est imposé comme un fournisseur central d’informations statistiques. Ces données, explique-t-il, sont « indispensables à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des politiques publiques ». Une fonction qui dépasse la simple production technique pour s’inscrire dans l’architecture même de la gouvernance économique.

La portée institutionnelle de cet anniversaire est renforcée par l’implication des plus hautes autorités. Le chef de l’État a donné son accord et désigné le ministre de l’Économie comme représentant personnel pour présider les principales séquences. Pour le directeur général, cette implication « témoigne de l’importance que les plus hautes autorités accordent à la statistique publique ».

 LA DONNÉE COMME LEVIER DE LA SND30

 Dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2030, la question de la donnée devient centrale. Le responsable de l’INS insiste sur le rôle structurant des statistiques dans la planification et le suivi des politiques publiques. « La statistique est un élément clé pour identifier les problèmes, mesurer leur ampleur et proposer des orientations », affirme-t-il. Il précise que les indicateurs produits permettent à la fois de dresser un état des lieux et de suivre l’évolution des performances dans le temps.

 L’enjeu est opérationnel. Les données servent à alimenter les stratégies sectorielles, à orienter les choix budgétaires et à mesurer les résultats. « La donnée est au début et à la fin », résume-t-il, soulignant son rôle dans tout le cycle de l’action publique. Au-delà de l’État, l’INS alimente aussi les acteurs économiques.

Les entreprises utilisent ces informations pour apprécier les tendances de consommation ou d’investissement. Les universitaires s’en servent pour la recherche, tandis que la société civile y trouve matière à débat. « L’Institut ne produit pas pour lui-même. Il produit pour les besoins des utilisateurs », insiste le directeur général.

Bange Bank entend poursuivre son expansion au Cameroun en 2026

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Elle est devenue un acteur majeur dans l’univers bancaire au Cameroun. Avec déjà neuf agences déjà opérationnelles, dont trois à Douala, trois à Yaoundé et une dans chacune des localités de Kribi, Sangmélima et Kye-Ossi, dans la région du Sud. Mais, la banque publique équato-guinéenne n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Sa filiale locale, Bange Bank Cameroun,  prévoit d’ouvrir six nouvelles agences dans le cadre de l’exécution de son cahier de charges 2026. Soit, deux nouvelles agences à Douala (Littoral), une à Yaoundé (Centre), une à Bafoussam (Ouest) et une à Garoua (Nord).

Pour Angelica Monayong Esono, directrice commerciale adjointe de Bange Bank Cameroun, l’objectif est de porter le réseau à 15 agences dans le pays d’ici 2027. À travers cette expansion, la banque veut renforcer sa présence sur le marché camerounais, où elle a démarré ses activités en 2021. Selon Bange Bank, cet ancrage doit lui permettre de consolider sa visibilité et de capter une clientèle plus diversifiée.

Consolider sa croissance commerciale

Après des pertes cumulées de 10,2 milliards FCFA en 2022 et 2023, l’établissement financier affirme avoir renoué avec des résultats positifs en 2024. D’après les données du marché bancaire, son bilan a progressé de 58,6 % sur un an, pour atteindre 67,2 milliards FCFA. Selon Angelica Monayong Esono, cette performance découle d’une stratégie fondée sur l’inclusion financière, la proximité avec les entrepreneurs et une lecture fine des besoins du tissu économique. En ciblant des projets créateurs de valeur et d’emplois, la banque cherche à se positionner comme un partenaire des PME, segment présenté comme central pour le développement économique.

Dépôts en forte hausse, crédit PME en nette progression

Les dépôts ont atteint 37,8 milliards FCFA en 2024, en hausse de 116 % par rapport à l’année précédente. La banque indique toutefois que l’essentiel de ces ressources provient de comptes à vue, ce qui traduit une dépendance à des financements plus volatils. Sur le crédit, Bange Bank affiche un encours de 53,5 milliards FCFA en 2024, soit près de 0,88 % du marché. Classée 14e sur ce segment, elle revendique un taux de transformation des dépôts en crédits de 93,5 %, l’un des plus élevés du secteur, ce qui traduit une forte mobilisation des ressources collectées.

La progression est particulièrement visible sur le financement des PME. Entre 2023 et 2024, les crédits accordés aux petites et moyennes entreprises locales sont passés de 1,6 milliard FCFA à 6,6 milliards FCFA, soit une hausse de 99,91 %. Cette dynamique lui a valu le « Prix de la banque ayant le plus accompagné les PME », décerné le 26 février 2026 à Douala par L’Economie Media Group.

Une ambition affirmée

La vision de BANGE, rappelle-t-on,  est de devenir le groupe bancaire de référence de la sous-région CEMAC à moyen terme, et à vocation internationale de long terme. Ce, en apportant des solutions financières génératrices de valeur ajoutée pour ses clients, dans un environnement de professionnalisme et de talent maximum de ses collaborateurs, d’un engagement en faveur de l’innovation technologique et de la diversification de ses produits. L’atteinte de cet objectif ambitieux, explique-t-on, implique un nouveau style de comportement pour l’ensemble des personnes qui forment le Groupe. C’est ici où réside la force de Banque Nationale de Guinée-Équatoriale et son plus grand avantage compétitif pour construire le futur, vante-t-on.

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