Le projet qui sera réalisé par Douala Port Railway Investment Company porte sur la conception, la construction, la modernisation et l’exploitation d’un réseau ferroviaire performant intégrant des technologies innovantes et permettant d’optimiser le transport des marchandises.
Le 19 mars dernier, le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD), a conclu un contrat de concession avec la Douala Port Railway Investment Company (DPRIC), représentée par Nicolaï Rose. Ce partenariat vise à moderniser et étendre le réseau ferroviaire de la zone portuaire de Douala-Bonabéri.
Concrètement, il est question de la réalisation des études, la conception, la construction, la modernisation ainsi que l’exploitation d’un réseau ferroviaire performant et intégrant des technologies innovantes. Il vise à renforcer la performance, l’attractivité et la compétitivité du Port de Douala. Car, le partenaire privé devra mettre en place un réseau ferroviaire performant qui intègre des technologies innovantes pour répondre efficacement aux besoins d’un trafic portuaire croissant. Cette modernisation permettra d’optimiser le transport des marchandises et de mieux connecter le port à son hinterland, renforçant ainsi son rôle stratégique dans la chaîne logistique régionale.
L’accord sous la forme d’un partenariat public-privé de type Design-Build-Finance-Maintain, porte sur une période de 25 ans. Le coût global de cet investissement est de 40 milliards de FCFA, entièrement financé par le partenaire privé qui doit réaliser toutes les phases, depuis les études et la conception jusqu’à la maintenance, avant la rétrocession des infrastructures au PAD.
Selon les informations du PAD, ce partenariat devra générer des revenus substantiels pour l’autorité portuaire, grâce à une redevance annuelle fixe, et à un pourcentage progressif suivant le chiffre d’affaires. 5% durant les 10 premières années, 7% de la 11ᵉ à la 20ᵉ année, et 8% de la 21ᵉ à la 25ᵉ année. Soit en tout, 8, 5 milliards de FCFA hors taxes sur la durée du projet.
120 emplois directs et 360 emplois indirects sont attendus. Ceci à côté d’un programme conjoint annuel de formation et d’insertion professionnelle des jeunes diplômés camerounais qui sera mis en œuvre par les deux parties.
Le projet est présenté comme une contribution à l’amélioration des conditions de vie urbaine, à travers la décongestion du trafic routier liée aux camions, la réduction des accidents de circulation, ainsi que la diminution de la pollution atmosphérique et sonore.














