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Hydrocarbures : le PAK, la SCDP et le consortium PARLYM/EJN posent les bases du futur terminal hydrocarbures

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C’est donc une étape décisive du projet de mise en œuvre d’un terminal hydrocarbures au Port de Kribi qui vient d’être franchie. Le Port Autonome de Kribi (PAK), la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) et le Consortium PARLYM/EJN, ont signé, le 18 décembre 2025, un protocole d’accord d’une durée de 12 mois pour consolider la conception technique de ce projet, avant les décisions d’investissement. Ensemble, ils ont donc posé les bases du futur terminal hydrocarbures de Kribi, une infrastructure appelée à transformer le paysage énergétique du Cameroun. Une démarche collective qui traduit la vocation du Port de Kribi de bâtir des infrastructures d’envergure pour soutenir le développement du Cameroun. 

Le terminal hydrocarbures de Kribi s’articulera autour d’un quai pétrolier en eau profonde, de cuves de stockage à grande capacité et d’un réseau de pipelines interconnecté.  Cette architecture intégrée, précise-t-on, permettra d’accueillir de plus grands navires, d’optimiser les chaînes d’approvisionnement et de réduire significativement les coûts logistiques.  Le projet contribuera à sécuriser les flux d’hydrocarbures et fiabiliser les approvisionnements ; renforcer le stock stratégique national pour faire face aux fluctuations du marché mondial et stimuler la compétitivité de la filière énergétique nationale grâce à une logistique modernisée. 

Le terminal hydrocarbures du PAK est un projet stratégique majeur, géré en partie par la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), pour faciliter l’exportation d’hydrocarbures (pétrole, gaz) et de minerais, complétant les terminaux existants à conteneurs et polyvalent, avec des travaux de développement en cours et planifiés, transformant Kribi en un hub énergétique et logistique clé en Afrique centrale, avec des projets de stockage et de transport par pipeline.

D’une capacité de 230 000 m3 de produits blancs (super, pétrole, gasoil, etc.) et de 40 000 tonnes métriques (TM) de gaz domestique (GPL). Baptisé THK, la construction de ce terminal hydrocarbures annoncée démarrer courant 2026, sera réalisée dans la zone industrialo-portuaire de Kribi. A terme, il permettra au stockeur public de doubler ses capacités actuelles sur les produits blancs, officiellement estimées à 245 500 m3, et de multiplier pratiquement par dix ses capacités sur le gaz domestique, qui sont de 5005 TM actuellement.

Cameroun-Autriche : les secteurs pour renforcer la coopération économique identifiés

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Production de l’énergie renouvelable, gestion des déchets, industrialisation. Ce sont-là entre autres les secteurs par l’Autriche pour renforcer sa coopération économique avec le Cameroun. Ces secteurs ont été explorés lors de l’audience accordée, le 18 décembre 2025 à Yaoundé, par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey au nouvel Ambassadeur de l’Autriche au Cameroun, Son Excellence, Peter Guschelbauer.

« Je pense que nous avons eu une réunion fructueuse et cordiale, dans le but de faire avancer les relations économiques entre le Cameroun et mon pays, l’Autriche. Nous avons identifié plusieurs secteurs dans lesquels nous pouvons renforcer notre coopération. De la production de l’énergie renouvelable, en passant par la gestion des déchets, à l’industrialisation. Nous sommes très confiants à l’idée de renforcer notre collaboration et les échanges économiques entre nos deux pays de manière substantielle », a indiqué Son Excellence, Peter Guschelbauer au sortir de cette entrevue avec Alamine Ousmane Mey.

En rappel, l’Autriche avait déjà débloqué environ 13 milliards FCFA pour construire des logements sociaux et réduire le déficit, avec un objectif de 350 unités. Aussi, près de 33 milliards FCFA sont prévus pour la construction de centres de formation professionnelle, renforçant les compétences locales. Tout comme l’Autriche souhaite investir dans l’énergie, la santé, l’agriculture, l’environnement et la filière bois, en partageant son savoir-faire.

Toujours dans l’objectif de renforcer la coopération économique entre l’Autriche et le Cameroun, des Camerounais résidant en Australie et réunis au sein de la Cameroon Knect ont organisé du 18 au 19 septembre 2025 à Sydney, la première édition des Journées économiques du Cameroun en Australie (JECA). Un événement qui avait pour objectif de promouvoir les opportunités d’investissement et d’affaires au Cameroun, de renforcer les relations économiques et diplomatiques avec l’Australie, et de développer des partenariats stratégiques. Les secteurs présentés lors de ces journées et qui pourront faire l’objet de partenariats étaient notamment l’agriculture et l’agro-industrie, les mines et l’énergie, les infrastructures et le BTP, les technologies et l’innovation, ainsi que le tourisme et les services.

Ainsi, les JECA 2025, organisées en partenariat avec First Nation Economics et l’Agence de promotion des investissements (API) du Cameroun, ont constitué une plateforme de référence pour des rencontres B2B, G2G et G2B, des présentations sectorielles ciblées, ainsi que la signature d’accords de coopération, réunissant décideurs publics, investisseurs privés et parties prenantes internationales, espèrent les promoteurs.

Dieudonné Hervé Ayissi nommé Directeur général adjoint d’Afriland First Bank Cameroun

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Yaoundé, 18 décembre 2025 — Afriland First Bank Cameroun a annoncé la nomination de Ayissi Dieudonné Hervé au poste de Directeur général adjoint, à l’issue de la session ordinaire de son Conseil d’administration tenue ce jeudi 18 décembre 2025 à Yaoundé. Cette décision marque une étape importante dans le renforcement de la gouvernance exécutive de l’institution bancaire.

La nomination du nouveau Directeur général adjoint est intervenue au cours d’une réunion au cours de laquelle le Conseil d’administration a également examiné et validé le budget de l’exercice 2026 soumis par la Direction générale. Elle s’inscrit dans une dynamique visant à consolider l’équipe dirigeante, à soutenir la mise en œuvre de la stratégie de développement et à accroître l’efficacité opérationnelle de la banque.

Titulaire d’un Executive MBA de la Southern Polytechnic State University d’Atlanta (États-Unis) et du PKFOKAM Institute of Excellence, Ayissi Dieudonné Hervé totalise seize années d’expérience dans les métiers de la finance et de la banque. Il a accompli l’essentiel de sa carrière au sein d’Afriland First Group, dont dix années à des fonctions stratégiques à Afriland First Bank Cameroun, une trajectoire qui lui confère une connaissance approfondie des enjeux du groupe et du secteur bancaire national.

Selon le Conseil d’administration, cette nomination traduit la volonté de renforcer durablement la gouvernance exécutive, au bénéfice de la clientèle, des partenaires institutionnels et de l’ensemble des parties prenantes, dans un contexte de croissance et de transformation du marché financier.

Conformément à la réglementation en vigueur, la prise de fonction de M. Ayissi Dieudonné Hervé demeure subordonnée à l’approbation préalable des autorités administratives et de supervision compétentes. Un communiqué complémentaire sera diffusé dès l’obtention des autorisations requises.

Afriland First Bank Cameroun a par ailleurs tenu à rassurer ses clients, partenaires institutionnels et le public quant à la continuité normale de ses activités, à la solidité de sa gouvernance et à son engagement constant en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et de la création de valeur durable.

Leader du marché bancaire camerounais et acteur financier de premier plan en Afrique centrale, Afriland First Bank affichait, au 31 octobre 2025, un total de bilan de 2 489,5 milliards de FCFA, un encours de crédits de 1 627 milliards de FCFA et des dépôts de 1 840 milliards de FCFA. La banque revendique également plus de 488 milliards de FCFA de financements accordés aux États et institutions sous-régionales à travers des titres obligataires et des bons du Trésor assimilables, confirmant son rôle moteur dans le financement de l’économie et le développement de solutions financières innovantes adaptées à tous les segments de clientèle.

La start-up kenyane Farmer Lifeline, lauréate 2025 du programme africain de mentorat de Qualcomm

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La distinction a été rendue publique lors de la finale virtuelle du programme, organisée depuis Johannesburg. Farmer Lifeline a été sélectionnée parmi dix startups africaines accompagnées en 2025, issues du Kenya, de la Tunisie, du Nigéria, du Bénin et du Sénégal. Ces entreprises ont été retenues à l’issue d’un appel à candidatures ayant enregistré plus de 400 dossiers provenant de 19 pays africains.

La startup kényane développe des dispositifs agricoles autonomes, alimentés à l’énergie solaire, capables de détecter la présence de parasites et de maladies dans les champs. Les informations collectées sont transmises directement aux agriculteurs via leurs téléphones mobiles. L’objectif affiché est d’améliorer les rendements agricoles et de renforcer la sécurité alimentaire au niveau local.

« Farmer Lifeline s’est distingué par une technologie innovante permettant aux exploitants locaux de scanner leurs champs pour protéger leurs cultures, augmenter leurs rendements et améliorer leur sécurité alimentaire », a déclaré Erica Ciaraldi, vice-présidente de Wireless Reach chez Qualcomm Incorporated. Elle précise que le fonds attribué permettra à l’entreprise « d’amplifier davantage son impact ».

Le Fonds Wireless Reach, attribué chaque année dans le cadre du programme, combine un appui financier et un accompagnement technique. Qualcomm indique que Farmer Lifeline bénéficiera d’un soutien dédié pour étendre le déploiement de sa solution. Par ailleurs, l’ensemble des dix startups finalistes de l’édition 2025 recevront chacune une allocation de 5 000 dollars, destinée à soutenir leur développement stratégique et la protection de leur propriété intellectuelle.

Le programme Qualcomm Make in Africa, lancé sans prise de participation au capital des startups, propose un accompagnement structuré comprenant mentorat individuel, appui commercial, consultations techniques et conseils en propriété intellectuelle. Les entreprises sélectionnées ont également accès gratuitement à la formation en ligne L2Pro Africa, développée par Qualcomm.

« La cohorte de cette année a fait preuve d’une ingéniosité remarquable, en apportant des réponses technologiques à des défis concrets », a déclaré Elizabeth Migwalla, vice-présidente des affaires gouvernementales internationales de Qualcomm.

Qualcomm a par ailleurs confirmé, le lancement d’une quatrième édition du programme en 2026, avec un accent mis sur le prototypage rapide et l’intégration de solutions technologiques ouvertes. Les candidatures sont d’ores et déjà ouvertes via le site internet du groupe américain.

Entreprise américaine spécialisée dans les semi-conducteurs et les technologies de connectivité, Qualcomm précise que ses activités de produits, de recherche et développement sont principalement portées par sa filiale Qualcomm Technologies, Inc., tandis que Qualcomm Incorporated conserve son activité de licences de brevets. Avec la désignation de Farmer Lifeline, le groupe met en avant une solution agricole au cœur des enjeux de productivité et de sécurité alimentaire sur le continent africain.

Programme spatial Camerounais : CAMSPACE entre défis technologiques, ambitions stratégiques et blocages administratifs

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Depuis plusieurs mois, une même interrogation revient dans les cercles économiques, technologiques et politiques : où en est réellement le programme spatial du Cameroun ? Baptisé CAMSPACE, ce projet, présenté comme structurant pour la souveraineté numérique et territoriale du pays, semble avoir disparu des radars officiels. Projet gelé ? Mirage technologique ? Ou chantier stratégique ralenti par les pesanteurs administratives ? Pour répondre à ces questions, nous avons conduit une enquête approfondie, en croisant des documents techniques et administratifs et discours officiels avec des éléments issus des travaux du cabinet d’étude international mandaté par l’État camerounais.

 Ce que révèle cette investigation est plus nuancé que les rumeurs : CAMSPACE n’est ni mort, ni achevé. Il avance, mais à bas bruit, prisonnier d’un enchevêtrement institutionnel qui en brouille la lecture publique. Un projet que l’on croit récent, mais qui plonge ses racines dans l’histoire Contrairement à une idée largement répandue, CAMSPACE n’est pas une lubie technocratique apparue subitement en 2023.

Le Cameroun entretient une relation ancienne avec le spatial. Dès les années 1960, le pays adhère à INTELSAT et installe ses premières stations terriennes. Dans les années 2000, CAMTEL gère une partie du segment spatial national, mais dans une logique de simple exploitation, sans réelle maîtrise souveraine ni stratégie intégrée. Le véritable tournant politique intervient à partir de 2015.

Sur instruction du Premier ministre, le MINPOSTEL est chargé d’explorer des solutions satellitaires pour répondre à des problématiques concrètes : déforestation, braconnage, inondations récurrentes, fracture numérique. Entre 2015 et 2020, le dossier s’épaissit : études de préfaisabilité, résolutions du CIABAF, validations gouvernementales successives. Peu à peu, un consensus se dessine : le Cameroun ne peut plus dépendre exclusivement de capacités spatiales étrangères pour gérer son territoire et son économie numérique.

C’EST AINSI QUE NAÎT, FORMELLEMENT, LE PROGRAMME SPATIAL NATIONAL CAMSPACE

 Le 14 février 2023 marque une étape décisive avec le lancement d’un Appel à Manifestation d’Intérêt international. Trois groupements sont présélectionnés. Le 13 octobre 2023, le marché est attribué au groupement EUROCONSULT – INTEGC – DIGIGLOBE pour un montant de 2,012 milliards FCFA TTC. Le 4 décembre 2023, l’ordre de service est notifié. À cet instant précis, CAMSPACE quitte le registre des intentions politiques pour entrer dans celui de l’ingénierie concrète.

CAMSPACE, BIEN PLUS QU’UN SATELLITE

L’un des malentendus majeurs autour du programme tient à sa perception. CAMSPACE n’est pas l’achat ponctuel d’un satellite, encore moins un gadget technologique. Il s’agit d’un programme structuré, architectural, reposant sur deux piliers indissociables. Le premier est spatial : satellites d’observation et de télécommunications, positionnés sur différentes orbites selon les usages. Le second – et le plus stratégique – est terrestre. C’est là que se joue la véritable souveraineté.

Les documents analysés détaillent une architecture nationale ambitieuse : création d’une Agence spatiale camerounaise, mise en place d’un Centre des techniques spatiales dédié à la télédétection et à la surveillance environnementale, développement d’un Centre d’intégration pouvant accueillir à terme l’assemblage ou les tests de nanosatellites, sans oublier un Centre d’exploitation des télécommunications spatiales et un Centre de développement des applications. Autrement dit, CAMSPACE vise à doter le Cameroun d’un écosystème complet, capable non seulement d’utiliser l’espace, mais d’en maîtriser les usages, les données et la valeur économique.

UN ENJEU ÉCONOMIQUE ET STRATÉGIQUE SOUS-ESTIMÉ

Pourquoi un tel investissement ? L’enquête menée au MINPOSTEL montre que les bénéfices attendus dépassent largement la symbolique de « mettre un satellite en orbite ». L’agriculture figure en première ligne : suivi des cultures, gestion intelligente de l’irrigation, anticipation des pertes liées aux aléas climatiques. Viennent ensuite la sécurité alimentaire, la surveillance environnementale, la gestion des catastrophes naturelles, la sécurité et la défense, notamment le contrôle des frontières et de la Zone économique exclusive.

Le volet télécommunications est tout aussi stratégique. Chaque année, le Cameroun dépense des sommes considérables pour louer des capacités satellitaires à l’étranger. CAMSPACE ambitionne de réduire cette dépendance et de rapatrier une partie de la valeur ajoutée sur le territoire national, tout en stimulant un écosystème d’innovation autour des données géospatiales, de l’intelligence artificielle et de la climat-tech. L’espace, loin d’être abstrait, irrigue déjà le quotidien : météo, GPS, connectivité rurale, agriculture intelligente. CAMSPACE entend structurer et nationaliser ces usages.

DES CHIFFRES QUI PARLENT D’EUX-MÊMES

L’étude conduite par le cabinet international, sur la base d’entretiens avec 35 administrations et structures publiques et privées, dresse une cartographie des besoins impressionnante. En télécommunications satellitaires, les besoins identifiés concernent 15 000 villages à connecter, 23 000 écoles primaires dont 14 000 en zones rurales, 4 400 collèges et lycées, 6 000 structures de santé, sans compter des centaines de sites étatiques nécessitant des liaisons sécurisées. En observation de la Terre, les enjeux sont tout aussi massifs : 4 600 kilomètres de frontières à surveiller, 16 500 km² de ZEE à contrôler, 475 000 km² de territoire à cartographier, 30 000 km² de terres agricoles à suivre, plus de 100 000 kilomètres de routes.

 Ces chiffres révèlent une évidence brute : sans capacités spatiales, le Cameroun gère son territoire à l’aveugle.

UN PROJET PLUS AVANCÉ QU’IL N’Y PARAÎT

Contrairement à l’impression de blocage, l’enquête montre que CAMSPACE a déjà franchi plusieurs jalons clés. Le cadrage global du projet est finalisé. Les études institutionnelles, techniques, économiques et comparatives sont achevées. L’Évaluation environnementale stratégique et sociale, exigée pour un projet de cette envergure, est finalisée et en cours de validation auprès du ministère compétent.

 L’Avant-Projet Sommaire, qui analyse les différents scénarios techniques, est engagé à environ 20 %. Ces livrables existent. Ils sont documentés. Ils invalident l’hypothèse d’un projet fantôme.

LE VRAI NŒUD DU PROBLÈME : L’ARGENT ET LA RÉFORME DU FST

Pourquoi alors cette impression d’arrêt ? Les documents consultés sont formels : les difficultés ne sont ni techniques, ni conceptuelles. Elles sont administratives et financières. La restructuration du Fonds spécial des télécommunications (FST), transféré hors du périmètre du MINPOSTEL, a suspendu les mécanismes d’engagement et de paiement. Résultat : des retards significatifs dans le règlement des décomptes, ralentissant mécaniquement l’exécution de l’étude. Cette situation a alimenté les soupçons d’abandon, alors même que les équipes techniques sont restées mobilisées et que les travaux demeurent scientifiquement valides.

LE SILENCE, ENNEMI DU PROJET

À ce blocage financier s’ajoute un autre facteur, plus politique : la faiblesse de la communication institutionnelle. Alors que des étapes importantes sont franchies, l’information publique s’est tarie. Le vide a laissé place aux spéculations : projet englouti, ambition démesurée, chimère technologique. Notre enquête montre pourtant une réalité plus complexe : CAMSPACE est un projet stratégique, techniquement solide, administrativement ralenti, et politiquement sous-communiqué.

 La question n’est donc pas de savoir si le Cameroun peut se doter d’un programme spatial. Il l’a déjà engagé. La vraie interrogation est désormais celle-ci : l’État camerounais saura-t-il lever les blocages institutionnels et assumer publiquement ce choix stratégique ? L’espace, qu’on le veuille ou non, est devenu un enjeu de souveraineté. Et le Cameroun y a déjà mis un pied. Reste à savoir s’il décidera d’y entrer pleinement.

CEMAC: croissance en recul à 2,4 % et inflation ramenée à 2,2 % à l’horizon 2026 selon la BEAC

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Réuni à Yaoundé, le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) anticipe un ralentissement de la croissance économique et une poursuite de la désinflation à l’approche de l’année 2026. Ces projections ont été rendues publiques le lundi 15 décembre, à l’issue de la quatrième session ordinaire du CPM.

Présidant les travaux, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a indiqué que la croissance économique dans la sous-région CEMAC devrait s’établir à 2,4 %, contre 2,7 % enregistrés à la clôture de l’exercice 2024. Un tassement qui s’explique, selon l’institution d’émission, par un contexte international toujours incertain et par des contraintes structurelles persistantes dans les économies de la zone.

Sur le front des prix, les perspectives sont en revanche plus favorables. L’inflation devrait reculer à 2,2 % en 2026, contre 4,1 % en 2024. Une évolution qui traduit, selon le CPM, les effets combinés du resserrement monétaire antérieur et de la détente progressive des tensions sur les marchés internationaux.

Concernant les équilibres budgétaires, le gouverneur a annoncé une légère amélioration du solde budgétaire hors dons, attendu à 1,4 % du produit intérieur brut (PIB), contre un déficit de 1,6 % du PIB en 2024. En revanche, le solde du compte courant, dons inclus, se détériorerait pour s’établir à –2,9 % du PIB, après un niveau positif de 0,3 % en 2024.La liquidité bancaire devrait, pour sa part, progresser de 5,1 % pour atteindre 21 977,7 milliards de FCFA à fin décembre 2025. Les réserves de change, en revanche, sont projetées en baisse de 2,6 %, à 6 377,3 milliards de FCFA au 31 décembre 2025. Ce niveau permettrait de couvrir 4,2 mois d’importations de biens et services, contre 4,9 mois en 2024, traduisant une fragilisation de la position extérieure de la sous-région. Le taux de couverture extérieure de la monnaie passerait ainsi de 74,9 % à 67,0 %.

Au plan international, le CPM s’est appuyé sur les perspectives de l’économie mondiale telles que présentées dans le rapport World Economic Outlook du Fonds monétaire international (FMI), publié en octobre 2025. Selon le FMI, la croissance mondiale devrait atteindre 3,1 % en 2026, après 3,3 % en 2024 et 3,1 % en 2025. L’inflation mondiale, quant à elle, est attendue à 3,7 % en 2026, contre 4,2 % en 2025 et 5,8 % en 2024.Ajustement des taux directeurs.

Tenant compte de ces évolutions globales et régionales, le Comité de Politique Monétaire a procédé à un ajustement de certains taux directeurs. Le taux d’intérêt des appels d’offres a été relevé de 4,50 % à 4,75 %, tandis que le taux de la facilité de prêt marginal est passé de 6,00 % à 6,25 %. Le taux de la facilité de dépôt, en revanche, a été maintenu à 0 %. Les coefficients de réserves obligatoires demeurent inchangés, à 7,00 % pour les dépôts à vue et 4,50 % pour les dépôts à terme. Appel à l’accélération de la substitution aux importations.

Au-delà des chiffres, le gouverneur de la BEAC a lancé un appel pressant aux États membres de la CEMAC pour qu’ils traduisent concrètement la politique de substitution aux importations. Selon Yvan Sana Bangui, la dépendance excessive vis-à-vis des importations continue de peser lourdement sur les réserves de change. Il a regretté que certains pays consacrent jusqu’à 1 000 milliards de FCFA par an à l’importation de biens, appelant à des mesures fortes pour stimuler la production locale et soutenir la croissance.

 Interrogé sur la question sensible de la rapatriation des réserves de change, notamment dans les industries extractives, le gouverneur a reconnu les difficultés persistantes. Il a révélé que des discussions récentes, notamment à Washington, avec les entreprises concernées, n’ont pas encore permis d’aboutir à des avancées significatives. Selon lui, les négociations achoppent sur des intérêts divergents, certaines entreprises conditionnant leur coopération à une remise en cause de l’immunité de la Banque centrale.

 La BEAC n’exclut pas, a-t-il précisé, le recours à un cabinet international de droit pour soutenir ses démarches. Dans un contexte marqué par le ralentissement économique et la pression sur les réserves extérieures, la BEAC mise ainsi sur une combinaison de vigilance monétaire, de réformes structurelles et d’un engagement accru des États pour préserver la stabilité macroéconomique de la sous-région.

Plus de 39,2 milliards de FCFA pour étendre la vidéosurveillance et renforcer la sécurité urbaine

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Le Cameroun renforce sa stratégie de sécurité urbaine en s’appuyant sur l’extension de son système intelligent de vidéosurveillance, financé par des concours bancaires chinois. Un décret présidentiel signé le 17 décembre 2025 autorise le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire à contracter un nouvel emprunt pour ce programme. L’accord de prêt va être conclu avec la China CITIC Bank Corporation Ltd, branche de Shenzhen, afin d’assurer le financement complémentaire du dispositif à l’échelle nationale.

L’accord prend la forme d’un crédit-acheteur d’un montant de 59,8 millions d’euros, soit environ 39,24 milliards de francs CFA. Ce type de financement, courant dans les projets d’infrastructures impliquant des fournisseurs étrangers, lie généralement le prêt à l’acquisition d’équipements ou de services auprès d’entreprises du pays prêteur. Dans le cas camerounais, il vise à renforcer le déploiement d’un système de vidéosurveillance dit « intelligent », c’est-à-dire intégrant des technologies numériques avancées permettant la collecte, la transmission et l’analyse d’images en temps réel.

Selon le gouvernement, le système intelligent de vidéosurveillance urbaine répond à un objectif opérationnel précis : améliorer la prévention et la lutte contre l’insécurité, tout en renforçant les capacités de surveillance du territoire par les forces de maintien de l’ordre. Concrètement, il s’agit de doter les principales agglomérations du pays d’équipements technologiques interconnectés, capables d’appuyer les interventions policières, de faciliter la coordination entre unités et de produire des données exploitables dans le cadre des enquêtes.

Le projet ne part pas de zéro. Une première phase, financée à hauteur de 46 milliards de francs CFA par la Bank of China, a déjà été mise en œuvre. D’après des données officielles, cette étape initiale a permis l’installation de 1 500 caméras de vidéosurveillance dans certaines villes camerounaises, ainsi que l’acquisition de 2 000 postes émetteurs-récepteurs portatifs destinés à la police nationale. Ces équipements de communication, utilisés sur le terrain, visent à améliorer la transmission d’informations entre agents et centres de commandement, un aspect central dans la gestion des opérations de sécurité.

La couverture territoriale de cette première phase a été conçue selon une logique à la fois administrative et stratégique. Les chefs-lieux des dix régions du pays ont été ciblés, de même que des villes considérées comme sensibles ou à fort enjeu sécuritaire et économique. C’est le cas de Kribi, pôle portuaire majeur et vitrine maritime du Cameroun, de Kyé-Ossi et Garoua-Boulaï, situées aux frontières respectives avec la Guinée équatoriale et la République centrafricaine, ainsi que de plusieurs localités de l’Extrême-Nord — Waza, Fotokol, Kousseri et Amchidé — confrontées depuis 2013 aux attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram. Dans ces zones, la vidéosurveillance est présentée comme un outil d’appui à la surveillance continue et à l’anticipation des risques.

L’extension actuelle du programme intervient toutefois dans un contexte financier marqué par un ajustement des partenariats. La Caisse autonome d’amortissement (CAA), organisme public chargé de la gestion de la dette du Cameroun, indique dans sa note de conjoncture sur la dette publique à fin septembre 2024 que le financement de 33 milliards de francs CFA initialement prévu pour la phase 2 du projet a été annulé à la suite du retrait du partenaire financier. La CAA ne cite pas explicitement l’établissement concerné, mais il est établi que le 29 décembre 2021, un décret présidentiel avait habilité le ministre de l’Économie à contracter un prêt de ce montant auprès de la China Construction Bank Corporation (CCBC) pour la réalisation de cette extension. Les raisons de ce désengagement n’ont pas été rendues publiques.

Pour les autorités camerounaises, la vidéosurveillance intelligente s’inscrit dans une politique publique plus large de modernisation des forces de sécurité, dans un contexte urbain marqué par la croissance démographique, la pression sur les infrastructures et la diversification des formes de criminalité. L’enjeu dépasse la simple installation de caméras : il s’agit de bâtir un système intégré, capable de soutenir l’action policière sur l’ensemble du territoire, tout en s’appuyant sur des partenariats financiers et technologiques internationaux.

Cameroun : Ce gouvernement fonce vers l’aggravation de la crise sociale en 2026

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Par Louis-Marie KAKDEU

En plus de toutes les crises politiques que le pays traverse, j’indiquais ce 1er décembre 2025 que le gouvernement ne comprenait pas toujours le sens de la politique de l’import-substitution au regard de la mauvaise qualité du projet de loi des finances 2026 voté ce jour-là au Parlement. Voilà que ce 2 décembre 2025, le Ministre en charge du commerce nous donne une bonne illustration des faits que je relevais.

Il célèbre dans un communiqué rendu public, l’arrivée d’une « société indienne de renom » pour acheter « d’importantes quantités de manioc en provenance du Cameroun ». Pire, il explique que c’est une « excellente opportunité à saisir, de nature à contribuer à la résorption du chômage dans notre pays » non sans indiquer que cela s’inscrit « dans le droit fil du septennat de la Grandeur et de l’Espérance ». Cette situation est invraisemblable et je vous propose de décrypter ensemble cette énième décision politique inappropriée.

Le manioc est un aliment de base pour les populations dans 9 régions sur 10 au Cameroun. Il est aussi un intrant principal pour l’industrie locale. En 2025, le pays traverse une situation de déficit de production pour combler les besoins locaux. La production nationale de manioc est d’environ 19 millions de tonnes par an, ce qui ne suffit pas à satisfaire une demande nationale estimée à 50 millions de tonnes, créant un déficit de 31 millions de tonnes.

Le gouvernement ne peut pas favoriser l’exportation du peu de production du pays sans aggraver la crise sociale. J’explique : si les Camerounais n’avaient que 2 repas par jour, le gouvernement ne peut plus soutenir une politique qui vise à leur réduire un repas. Le Ministre du commerce se trompe constamment de tâche : il est en charge de la consommation et il se comporte comme un ministre en charge de la production, ce qui casse l’équilibre social.

Ce n’est pas à lui de lutter contre le chômage. Il doit lutter contre l’inflation ou encore contre la vie chère sans se comporter comme un commerçant ou comme le ministre des commerçants. En tant que le représentant de l’Etat, il est plutôt le ministre des consommateurs, ce qu’il ne comprend pas toujours.

Si le Ministre du commerce jouait bien son rôle, il ne se comporterait pas comme un bayam sellam. Il créerait par exemple des bourses agricoles ou alimentaires qui permettent, comme en Suisse, d’avoir la pleine maîtrise du niveau de production réelle du pays en temps réel en vue de favoriser ou non l’entrée ou la sortie (l’importation ou l’exportation) de certains produits.

En clair, l’on structure les producteurs nationaux par secteurs d’activité et l’on s’assure de savoir par jour, par semaine ou par mois le niveau réel de production du pays. Cela permet de savoir quelle quantité et quelle qualité de produit le pays peut importer ou exporter : On importe en cas de déficit la quantité nécessaire pour combler la demande intérieure et l’on ne favorise l’exportation qu’en cas d’excédent.

On ne peut aller entrer dans le circuit long (importation ou exportation) que si le circuit court (marché local ou national) est saturé ou vide en fonction des cas. En décembre 2025, le Ministre du commerce ne devait pas favoriser l’exportation du manioc du Cameroun. Au contraire, il devait favoriser l’importation de 31 millions de tonnes pour combler la demande immédiate en attendant que les ministres en charge de la production (agriculture, PME/PMI, etc.) s’occupe de la production locale en vue de la création des richesses et de la croissance.

L’on pourrait m’opposer l’argument selon lequel l’activité de production est aujourd’hui orientée marché (Market Oriented) c’est-à-dire que l’on trouve d’abord le marché avant de produire. Cette approche signifie que le marché est libre et que le gouvernement n’y intervient pas pour créer une concurrence déloyale à travers des mesures d’incitation qui profitent aux étrangers contre les locaux.

Le Ministre du commerce n’a pas à faire la publicité d’une entreprise étrangère ; il n’a qu’à laisser la « société indienne de renom » venir affronter le marché dans sa réalité et s’occuper uniquement de la régulation. C’est ce que fait le gouvernement dans tout pays normal. Par exemple, entre les années 2022 et 2023, l’Inde lui-même, premier producteur mondial de riz, avait imposé diverses restrictions et interdictions sur l’exportation de certaines variétés afin de maîtriser les prix intérieurs (lutte contre l’inflation) et d’assurer sa sécurité alimentaire.

L’interdiction d’exporter le riz blanc non basmati, initialement mise en place en juillet 2023, n’a été levée qu’en septembre et octobre 2024, suite à une récolte supérieure aux attentes en 2024 et à des stocks nationaux suffisants. En l’état, le Cameroun vit dans une situation d’insécurité alimentaire grave, ne disposant pas de stocks. Aussi, l’interdiction d’exporter le riz brisé en Inde, en vigueur depuis septembre 2022, n’a été levée qu’en mars 2025.

Je pourrais aussi prendre l’exemple de la Russie qui met en œuvre des quotas d’exportation de céréales, incluant le blé, pour garantir la sécurité alimentaire nationale et stabiliser les prix intérieurs. Pour une partie de la saison 2025, un quota de 10,6 millions de tonnes de blé avait été fixé par le gouvernement. Ces mesures sont conjoncturelles et dépendent de la situation réelle de l’offre et de la demande sur le marché.

Notre gouvernement ne comprend pas ces enjeux probablement pour des raisons égoïstes et clientélistes ; l’orientation des politiques publiques n’est pas pro-camerounaise, ce qui fonde notre opposition. Il faut utiliser un système de contingents (quotas) à l’importation et à l’exportation pour réguler le marché local.

Je prends deux exemples concrets sur le marché actuel : En novembre et décembre 2025, la production locale d’oignons est déjà disponible et le Cameroun continue de subir l’importation massive des oignons en provenance du Nigéria. Par conséquent, des oignons pourris jonchent déjà nos marchés, compromettant les revenus des producteurs et des commerçants locaux.

Où est le Ministre du commerce pendant ce temps ? L’on ne peut pas favoriser l’importation de la tomate lorsque les tomates pourrissent sur le marché comme cela a été encore le cas cette année. Le gouvernement doit travailler pour l’intérêt national et pour l’intérêt collectif. La régulation n’est pas synonyme de répression des locaux comme on peut le regretter en parcourant nos lois des finances. La régulation permet de maintenir les équilibres sociaux et économiques.

Nous sommes très loin du compte et chaque jour, le pays se rapproche encore davantage d’une crise sociale sévère. A nous de voir !

Louis-Marie Kakdeu, MPA, PhD et HDR

Conseil régional du Sud : la rébellion gagnante de Gervais Éric Ndo

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Pour la mandature 2025-2030, Gervais Éric Ndo présidera aux destinées du Conseil régional du Sud. Ainsi en ont décidé les électeurs ce 17 décembre 2025. Le commandant des douanes a supplanté Antoine Bikoro Alo’o (66 voix contre 22). Battant ainsi à plate couture le candidat désigné par le comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Vingt-quatre heures après la date prévue par le Code électoral pour la session de plein droit.

C’est que la veille, face à la radicalisation des positions, le gouverneur du Sud a dû suspendre les travaux pour le lendemain. Les partisans de Cathy Meba ayant refusé tout compromis, en s’alignant derrière Gervais Éric Ndo. La candidate qui a jeté l’éponge, n’était pas non plus disposée à accepter le poste de secrétaire que lui avait préparé le comité central. Malgré les interventions de Jacques Fame Ndongo, première personnalité du parti dans la région natale du président de la République et non moins président national du Rdpc arrivé en renfort à Joseph Le le mandataire initialement choisi par le sommet du parti pour porter le pli fermé, rien n’y changera.

Gervais Eric Ndo qui avait déjà concédé de mettre en berne ses ambitions en 2020 pour céder la place à Emmanuel Mve Elemva, a tenu bon cette fois-ci. Aidé en cela par une Cathy Meba qui n’a pas manqué de brandir par moments l’argument de sa relation avec Paul Biya dont elle est là nièce. Celle-ci bénéficie du strapontin de première vice-présidente. Bien mieux que le poste de secrétaire. Et l’exécutif régional sera autre que celui pensé par Jean Nkuete le secrétaire général du comité central et compagnie.

Composition du Conseil régional
President: Gervais Ndo (Mvila)
1er VP: Cathy MEBA ( Dja et lobo)
2e VP : SM SILLA JEAN CLAUDE ( Ocean)

Questeurs
1) EKORO OVONO CASIMIR (Vallée du Ntem)
2) NDO BILO’O DANIEL ( Dja et Lobo)

Secrétaires
1) BIKO FERDINAND (Ocean)
2) SM MESSA PETIT ALBERT BERNARD ( Vallée du Ntem)

Douala accueille la quatrième édition de son Forum économique en mai 2026

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L’évènement sera marqué par un side event dédié à l’économie sociale et solidaire et un concours citoyen visant à primer les meilleures initiatives en faveur de la modernisation de la ville .

Après l’immobilier et la logistique en 2024, le Forum économique de Douala (FED), abordera en 2026 la question de transformation urbaine.  « Douala, les défis de la transformation urbaine » est le thème central de ce rendez vous dont la quatrième édition se tiendra du 5 au 8 mai 2026. Les contours de cet événement ont été dévoilés à la presse à Douala par son coordonnateur, Olivier Kingue Molli.

Quatre marqueurs majeurs vont guider les réflexions autour du thème central : l’innovation et la transformation numérique, le développement des compétences et du capital humain, le développement durable, et la diaspora, partenariats et financements.  « Bien articulés, ces 4 marqueurs peuvent contribuer à la transformation urbaine sous le chapeau de la CUD, qui ne va cependant pas arrêter d’adresser les problématiques quotidiennes que sont : la mobilité urbaine, l’habitat, l’assainissement ou l’éclairage publique », indiquent les organisateurs.

Le Forum s’ouvrira sur un side event dédié à l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce choix est justifié par la volonté de mettre en lumière un modèle économique centré sur l’humain, la solidarité, la coopération avec la quête de la transformation urbaine de la capitale économique. Ce side event sera u cadre d’échanges entre acteurs publics, collectivités, organisations de la société civile, entreprises sociales, bailleurs de fonds et experts.  

L’une des principales innovations sera le concours citoyen pour la transformation urbaine. Il récompensera les meilleurs projets en faveur de la modernisation de la ville, autour des quatre marqueurs. L’innovation et la transformation numérique, le développement durable, l’économie sociale et solidaire et les initiatives de la diaspora. Les jeunes porteurs de projets, les femmes entrepreneurs, les startups, les associations locales, la diaspora camerounaise, les centres de recherche et les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) pourront postuler lors du lancement prévu deux mois avant le Forum.  Les lauréats bénéficieront d’un appui technique et institutionnel de la CUD pour la mise en œuvre de leurs projets ; d’un financement initial ainsi que d’un mentorat et suivi pendant 12 mois.

Le Forum économique de Douala  est organisé par le cabinet Impact Economique et parrainé par la Communauté Urbaine de Douala (CUD).

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