jeudi, juin 4, 2026
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Assemblée générale de l’Onac: 142 Architectes prêtent serment à Yaoundé

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«Dans le respect de l’intérêt public attaché à la qualité architecturale, je jure d’exercer ma profession avec conscience et probité, et d’observer les règles contenues dans les textes régissant l’exercice de la profession d’architecte au Cameroun». Cette formule rituelle a été prononcée par 142 architectes le vendredi 21 juin 2024 à Yaoundé. Main droite levée, ces bâtisseurs se sont engagés à respecter les textes régissant la profession et à placer l’intérêt public au cœur de leurs préoccupations.

C’était à l’occasion de l’Assemblée générale extraordinaire de l’Ordre national des architectes du Cameroun (Onac). Cet événement marque une étape importante dans la carrière d’un architecte. Il est « important ! Parce que cela fait bientôt 50 ans que nous organisons une prestation de serment de ce type, c’est-à-dire une assemblée générale extraordinaire avec un seul élément à l’ordre du jour : la prestation de serment de ces nouveaux architectes. Nous avons voulu la rendre solennelle pour montrer l’importance du métier d’architecte et pour répondre à votre question sur ce que nous attendons des architectes », a indiqué Jean-Christophe Ndongo, président du Conseil de l’Onac. Pour Célestine Ketcha Courtes : « Assister à cette prestation était à la fois un devoir et un plaisir. Servir notre pays et accompagner le chef de l’État dans la modernisation urbaine sont des missions que j’ai entreprises avec foi, engagement, justice et respect des textes », a-t-elle précisé.

Recommandations du Minhdu

Maîtrisant les enjeux de l’architecture pour un pays dont l’émergence est fixée en 2035, la Minhdu rappelle aux nouveaux architectes qui rejoignent cette profession, qu’elle est une profession très importante pour la modernisation de nos villes, «surtout à l’heure de la mise en œuvre de la décentralisation voulue par le président de la République », a-t-elle ajouté. Il est évident qu’ils ont un rôle essentiel, tant au niveau national qu’au niveau local. « Les maires, actuellement engagés dans la pratique de la décentralisation, doivent collaborer avec ces professionnels pour construire une ville digne de nos enfants. Je suis profondément heureuse d’être ici, pour une durée de deux ans », a ensuite recommandé le membre du gouvernement.

Hommage à Theophile Yimgaing Moyo

Cette session de prestation de serment a été l’occasion pour le Bureau du Conseil de l’Ordre de rendre hommage à Théophile Yimgaing Moyo, architecte de renom décédé en 2021 à l’âge de 72 ans. Ancien président de l’Onac et de l’Ordre national des urbanistes, Yimgaing Moyo a laissé une empreinte indélébile sur l’architecture camerounaise et africaine. La promotion de 142 architectes a ainsi été baptisée en son honneur, perpétuant sa mémoire et soulignant son immense contribution à la profession. C’est ainsi que le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a vivement « encouragé les jeunes architectes à suivre l’exemple de leurs aînés et à saisir les opportunités liées aux enjeux climatiques et aux défis auxquels tous les États sont confrontés. La SND-30 est notre boussole au Cameroun, et le chef de l’État a déjà mis en œuvre des projets pour moderniser notre économie ».

Créé par la loi du 8 décembre 1975, l’Onac est le premier ordre professionnel établi au Cameroun regroupant tous les architectes exerçant dans le pays. Son rôle consiste à maintenir les principes de moralité et de dévouement indispensables à la profession, tout en veillant au respect du code de déontologie. Placé sous la tutelle du ministère de l’Habitat et du Développement urbain, l’Onac joue un rôle essentiel dans la promotion d’un développement durable et équitable, ainsi que dans l’amélioration de la qualité de l’habitat au Cameroun.

Fabrice Beloko

Yaoundé : Pourquoi des coups de feu à Bastos

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L’après-midi du 20 juin 2024 a été agité sur la nouvelle route Bastos à Yaoundé. Des coups de feu ont brouillé la quiétude des habitants et autres travailleurs du coin, plutôt habitués à une vie calme et pour le moins rangée. Ce boulevard « présidentiel » a connu une forte présence des éléments de la gendarmerie armés jusqu’aux dents. Les pandores ont encerclé une partie de ce quartier résidentiel, restreignant les mouvements des personnes. « Nous étions de passage dans le coin, on nous a contraint de changer notre direction. Nul ne pouvait pénétrer le quartier», témoigne un travailleur du coin. « On parle d’un gang qui s’est retranché quelque part ici», rapportait un des témoins de la scène.

On apprendra nuitamment qu’il s’agissait d’un « escroc» du nom de Parfait Bapout, qui usurpait l’identité du contre-amiral Joseph Fouda, conseiller spécial du président de la République, pour extorquer de l’argent à des personnes, au nom du contre-amiral Joseph Fouda. Cette personne est présentée pourtant comme un proche du contre-amiral Joseph Fouda. « Utilisait le nom du contre-amiral Joseph Fouda, Parfait Bapout a réussi à tromper d nombreuses personnalités en leur promettant des nominations à des postes de haut rang au sein du gouvernement et de l’administration publique». On apprend de sources concordantes que l’action menée par la gendarmerie nationale fait suite à une plainte du contre-amiral Joseph Fouda. Il s’avère que l’homme n’agissait pas seul. Les enquêteurs s’activent à retrouver les complices de l’homme. Au terme de l’assaut, un gendarme a été blessé par le fugitif.

Sécheresse : la production agricole menacée dans 2 régions du Cameroun

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 Près de 5 millions d’hectares de terres sont fortement dégradées dans le Nord et l’Extrême nord du pays,  mettant en péril les rendements des cultures telles que le riz, l’oignon, le maïs et l’arachide.

Des milliers d’hectares de sols fertiles disparaissent chaque année  dans le monde du fait de la sécheresse et de la désertification. Au Cameroun, un rapport de, réalisé 2017 dans le cadre de la neutralité de dégradation des terres, indique que 12 millions d’ha de terres et des paysages sont dégradés dans le pays.  Les régions trois régions septentrionales (Extrême nord, Nord et Adamaoua) sont les impactées avec 8 millions d’ha affectés.

Cette situation menace fortement l’activité agricole et même le système alimentaire du pays où plusieurs millions de personnes sont considérées comme en insécurité alimentaire. Le Nord et  et l’Extrême-Nord font particulièrement face aux défis de la dégradation des terres, des écosystèmes et du changement climatique. Cette zone soudano-sahélienne est écologiquement évaluée comme étant la plus fragile.   Cela est notamment dû à la forte exposition de ces régions à la sécheresse et aux pluies irrégulières. Ce qui provoque des pénuries d’eau entraînant une réduction de l’humidité des sols et une érosion des sols. Cette situation affecte des cultures pluviales telles que le riz, l’oignon, le maïs et l’arachide,  dont les principaux bassins de production du pays se trouvent dans ces régions. Selon des estimations, les rendements  de ces cultures devraient chuter de manière significative d’ici 2050 si rien n’est fait.

La FAO exécute dans ces régions un projet  qui vise à renforcer les techniques de restauration des terres agricoles pour lutter contre les facteurs de la dégradation, afin d’augmenter la fertilité des sols, la production des cultures et de fait de maximiser les moyens de subsistance ruraux durables, en intégrant les aspects environnementaux et de changements climatiques.

Il faut souligner que le Cameroun s’est engagé à restaurer plus de 12 millions d’hectares de paysages déboisés et dégradés à travers le pays d’ici 2030. Le pays a défini ses objectifs nationaux volontaires de neutralité de dégradation des terres et cherche à les atteindre en suivant une approche de mise en œuvre municipale, qui préconise que 90 % de ses communes dans les « zones prioritaires » luttent contre la dégradation des terres et atteignent la neutralité. Plusieurs actions sont en cours avec le soutien des Organisations non gouvernementales et de la société civile.

Pièces officielles : Paul Biya augmente les prix

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Pour l’établissement ou l’authentification de leurs documents officiels, les Camerounais devront désormais débourser un peu plus d’argent. Le président de la République a rendu publique ce 20 juin 2024, une ordonnance modifiant la loi du 19 décembre 2023 portant loi de finances 2024.

Ainsi, le droit de timbre sur passeport passe à 110 000Fcfa tant pour la délivrance que le renouvellement ou la prorogation (article 548). Les prix des visas évoluent également en hausse. Ainsi, un visa ordinaire de six mois coutera désormais 100 mille francs CFA, le visa express 150 000Fcfa. Pour ce qui est de la Carte nationale d’identité, l’article 549 prévoit son timbre à 10 000F contre 2800F jusqu’ici. Les cartes consulaires passent respectivement à 20 000F, 25000F et 30 000F respectivement pour les Camerounais résidant en Afrique, en Asie et en Europe/Amérique.

En tout, ce sont 17 articles qui ont subi des modifications, portant révision à la hausse des prix de ces services parmi les plus sollicités par le peuple au quotidien. Du coup, le budget de l’Etat passe à sept mille 278 milliards 100 millions Fcfa dont sept mille 212 milliards 500 millions Fcfa de budget général et 65 600 000 000Fcfa d’affectations spéciales. Les prochains jours s’annoncent difficiles pour un pays où le panier de la ménagère ne fait que s’alléger. Paul Biya, lui, a des engagements qu’il veut atteindre, par tous les moyens.

 Boissons du Cameroun : 100 millions de FCFA pour des forages en 2023

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Les fonds ont permis de construire 11 points d’eau potable  adaptés aux normes de l’OMS  et réalisés par des entreprises camerounaises dans plusieurs régions du pays.

Boissons du Cameroun et ses filiales ont renforcé leur engagement social à améliorer les conditions de vie des populations en 2023.  A travers le pays, ils ont investi dans l’approvisionnement en eau potable dans un contexte où près de 80% des habitants n’ont pas  accès à l’eau potable selon le rapport de l’institut national de la statistique.  Les actions relevées étaient dans la suite des investissements engagés depuis les années antérieures.  C’est en effet un total  de 16 forages équipés aux normes de l’OMS qui ont été rétrocédés aux populations sur l’étendue du territoire camerounais depuis 2017.

 En 2023, on a recensé 11 forages supplémentaires réalisés dans le cadre d’une campagne de construction lancée par Boissons du Cameroun, la Société Camerounaise de Verrerie (Socaver) et la Société des Eaux Minérales du Cameroun (SEMC).  Ces ouvrages équipés de pompes à motricité humaine ont été réalisés dans diverses localités situées dans différentes régions du pays où l’accès à l’eau potable est une véritable problématique.  Il s’agit précisément des localités de Meri et Gazawa dans l’Extrême Nord du Cameroun, Pitoa et Gaschiga dans la région du Nord, Nkong-Zem dans la région de l’Ouest, Loum dans la région du Littoral, Limbe dans la région du Sud- Ouest, Akonolinga et Edinding dans la région du Centre, KRIBI dans la Région du Sud et Bertoua dans la région de l’Est.

Selon les informations relayées par Boissons du Cameroun, ces investissements ont coûté au total 100 millions de FCFA. Ils ont été construits aux normes de l’OMS par deux entreprises camerounaises : Mat Confort et ANPD.  Pour Boissons du Cameroun et ses filiales, cet investissement social visait à faciliter l’accès à l’eau potable aux populations des zones rurales et urbaines du pays. Le leader de l’industrie agro-alimentaire, classée première entreprise citoyenne au Cameroun  dit  respecter  sa mission  qui est de « procurer le bien-être en contribuant au développement du Cameroun. »

Ces points d’eau équipés de pompes à motricité humaine ont été construits dans des endroits choisis sur la base de plusieurs critères. Il y a notamment la forte demande en eau potable, le nombre de personnes qui pourraient être impactées, la proximité d’une école ou encore la vision du plan de développement communal  de la localité concernée.

Endettement: La dette publique du Cameroun a augmenté de près de 1000% en 16 ans

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siège de la Caisse autonome d'amortissement.

Au 31 décembre 2008, l’encours de la dette publique était de 1 379 milliards de FCFA. 16 ans plus tard, cet indicateur a crû de près de 1 000% pour s’établir à 12 714 milliards de FCFA au 31 mars 2024, selon des données de la Caisse autonome d’amortissement (CAA). Calculette à la main, cela signifie qu’au cours de la période sous-revue, l’encours de la dette de l’Etat du Cameroun a connu  une augmentation de 11 335 milliards de FCFA en valeur absolue. Si de tels chiffres peuvent donner le tournis aux camerounais les moins avertis, cet organisme d’État chargé de la gestion de la dette publique assure que la situation est loin d’être aussi alarmante que celle qui prévalait en 1996, au lendemain de la dévaluation du FCFA, où la dette publique a atteint 126% du PIB. A en croire la CAA, la dette de l’Etat du Cameroun qui représente 42,9% du PIB au 31 mars 2024 est encore largement soutenable. 

Stratégie nationale d’endettement

Lors d’un récent aparté avec la presse économique nationale, la Caisse autonome d’amortissement a indiqué que cet accroissement substantiel de la dette de l’Etat enregistré en près de deux décennies, a obéit à des besoins de financements conséquents, nécessaires pour la concrétisation des projets contenus  dans divers documents de référence tels que le Dsce (Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi) et la SND30 (Stratégie Nationale de Développement-Cameroun 2030). Le Cameroun compte d’ailleurs alourdir davantage sa dette au cours des 3 prochaines années pour continuer l’implémentation de la Snd 30 (d’un coût évalué à près de 40 000 milliards de FCFA), qui selon le gouvernement, devrait nous permettre d’atteindre l’émergence en 2035.

Pour ce faire, la stratégie nationale d’endettement élaboré avec le concours du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire indique que pour la période 2024-2026, le besoin d’endettement est évalué à 5 578 milliards de FCFA, dont 1 723 milliards de FCFA pour l’année 2024, soit 5,5% du PIB. Selon ce plan, les 1 723 milliards de FCFA de financement à capter en 2024 seront mobilisés à travers la consolidation de 1 041 milliards de FCA, d’emprunts extérieurs (soit 60%) dont 907 milliards de FCFA de prêts projets et 134 milliards de FCA d’appuis budgétaires, et 681 milliards de FCFA d’emprunts intérieurs (soit 40%), dont 450 milliards de FCFA d’obligations du trésor et un encours des BTA de 231 milliards de FCFA à fin 2024.

Gouvernance : Malachie Manaouda sommé de payer près de 700 millions de dépenses « non-conformes » au Fonds mondial

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Malachie Manaouda a des ennuis avec le Fonds mondial

Le ciel n’est pas bleu entre le Cameroun et le Fonds mondial pour la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/Sida. Après l’annonce de la réduction de sa subvention au Cameroun, l’instance réclame de l’argent à l’Etat du Cameroun via le ministère de la Santé publique (Minsanté). « Le tableau en annexe 2 contient les détails des montants non-conformes identifiés par l’évaluation ponctuelle citée en objet », peut-on lire dans la lettre que Noah Zahrobsky, Gestionnaire de portefeuille principal, Gestionnaire des subventions du Fonds mondial au Cameroun, a écrite à Malachie Manaouda le 11 juin dernier. Plus concrètement, « le rapport de l’évaluation de la phase une a souligné un montant des dépenses potentiellement non-conformes de USD 1 395 648,69, notamment USD 1 095 055,86 en produits de la santé contribuant à la lutte contre le paludisme, et USD 300 592,83 en coûts de gestion d’approvisionnement et du stockage liés à ces produits», poursuit-il. Ce qui fait un montant d’environ 700 millions de francs CFA. Et ce n’est pas tout : « Nous vous prions de bien vouloir noter que des montants additionnels pourraient être classifiés comme potentiellement non-conformes à la suite d’autres évaluations ponctuelles en cours», souligne-t-il. En clair, la situation pourrait s’alourdir davantage pour Malachie Manaouda.

Remboursement conditionné

Ce sont des fonds mis à la disposition de l’Etat du Cameroun via le ministère de la Santé publique. Et c’est à ce titre que le Fonds mondial demande des comptes au responsable de ce département. Mieux, le Fonds mondial demande que les fonds querellés lui soient rétrocédés. A cet effet, « selon les directives du Fonds mondial, le MSP (ministère de la Santé publique), bénéficiaire principal (PR) de la subvention citée en objet mise en œuvre par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp), dispose à présent de soixante (60) jours (jusqu’au 11 août 2024), soit pour justifier les dépenses non-conformes, soit pour rembourser les montants au Fonds mondial dans leur totalité. Passé ce délai, ces dépenses seront classées non-conformes et feront l’objet d’une lettre de recouvrement sollicitant le remboursement de leur totalité », met-il en garde le Minsanté. En excluant que les fonds du Fonds mondial participent à ce remboursement. « Dans l’hypothèse où le PR devait procéder au remboursement suite à la réception de la présente lettre, nous rappelons que les fonds servant au remboursement ne peuvent provenir des financements décaissés par le Fonds mondial dans le cadre d’un accord de subvention passé, présent ou future entre le Fonds mondial et l’Etat de la République du Cameroun / PR », recadre le Fond mondial.

Lions indomptables : Marc Brys va-t-il partir ?

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Marc Brys pourrait quitter précocement le Cameroun

« Le ministère nigérian des Sports envisage notre compatriote Marc Brys pour succéder à Finidi George». L’information est du site internet nieuwsblad.be, relayé par le journal belge Le soir. Indiquant que la fédération nigériane de football est à la recherche d’un nouvel entraîneur national après la démission de Georges Finidi. Et tant la fédération que l’Etat nigérian, lorgnent vers le technicien belge à la tête des Lions indomptables depuis seulement deux mois.

Georges Finidi a succédé provisoirement au Portugais José Peseiro en mars, mais les résultats ne suivent pas. L’ancien Super eagle ne rassure pas. En éliminatoires de la Coupe du monde 2026, le Nigéria a fait match nul (1-1) avec l’Afrique du Sud et a perdu (2-1) face au Bénin. Du coup, le pays, géant en Afrique, n’est que 4ème de son groupe, avec seulement 3 points sur 12. Une performance qui inquiète et met les Super eagles dos au mur dans un groupe a priori à leur portée. Georges Finidi a préféré jeter l’éponge pendant qu’il n’est pas encore trop tard. Du coup, le pays est contraint de trouver un nouvel entraîneur avant la reprise des éliminatoires en mars 2025. Et les yeux sont rivés sur un technicien en difficulté chez le voisin camerounais. A en croire le site du journal Le soir, « forcément, avec ce qu’il s’est passé, Marc Brys pourrait déjà avoir envie de changer d’air». Avant d’indiquer que « Marc Brys a récemment confié qu’il se sentait bien au Cameroun ».

Marc Brys a été annoncé comme nouvel entraîneur des Lions indomptables le 2 avril dernier, par un communiqué du ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), répercutant les « Très hautes instructions » de la présidence de a République. Ce qui a déclenché une guerre sans merci avec la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) qui ne l’a pas entendu de cette oreille. Et Samuel Eto’o a vomi la nouvelle recrue, qu’l a d’ailleurs menacé verbalement et même physiquement, avant de le suspendre, puis le réadmettre. Au cours des deux matchs livrés par le remplaçant de Rigobert Song, le Cameroun a arraché une victoire (contre le Cap vert, 4-1) et un nul contre l’Angola (1-1). Rassurant bon nombre de Camerounais qu’il pouvait être l’homme de la refondation.

Il y a actuellement de l’accalmie, mais il est certain que la reprise des compétitions sera une nouvelle occasion de batailles car Marc Brys n’a pas fait mystère de son choix de ne travailler qu’avec des collaborateurs nommés par l’Etat. Un départ n’est certainement pas à envisager. L’homme ayant déjà montré qu’’il pouvait supporter cette situation et donner du répondant à son employeur qui ne l’aime pas. Mais tout est possible. D’autres acteurs (comme l’ambassade de Belgique au Cameroun qui a déjà dû intervenir au plus fort de la crise), peuvent pousser l’homme qui avait dit se sentir bien au Cameroun, à se dédire. Surtout que, faute d’avoir un contrat dûment signé avec la Fécafoot, le technicien ne bénéficierait d’aucune couverture de la Fifa en cas de violation de ses droits par le Cameroun.

RSE: les employés d’Orange Cameroun  au service de l’environnement

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Chacun des plus de 700 employés de la filiale locale du groupe va consacrer 3 jours par an pour faire du bénévolat en faveur des projets sociaux et environnementaux.

Pas moins de 150 salariés d’Orange Cameroun  étaient mobilisés à Douala le 5 juin dernier pour le ramassage des déchets plastiques le long des berges du fleuve Wouri. Cette activité qui se déroulait dans le cadre de la journée Internationale de l’Environnement, marquait le lancement du nouveau programme « Orange Engage for Change ».

Il s’agit du programme  par lequel le groupe de télécommunications renforce son engagement social et environnemental. Celui-ci  consacre une forte implication de ses salariés pour la réalisation de ce programme dont l’objectif est  d’atteindre un équilibre net zéro carbone à l’horizon 2040.  Les salariés vont prendre une part active dans diverses initiatives écologiques. C’est un engagement collectif pour un impact durable que le groupe joint désormais à ses initiatives de RSE.  « Avec le programme Orange Engage For Change, chacun des plus de 700 employés d’Orange Cameroun pourra pendant 3 jours de l’année contribuer en tant que bénévole à des projets sociaux et environnementaux. Au-delà des engagements permanents de notre société auprès des communautés, cette nouvelle dynamique va permettre à chacun de nos collègues de mettre son expertise personnelle directement au service de l’amélioration du cadre et des conditions de vie de nos populations », précise  Patrick Benon, Directeur Général Orange Cameroun.

Une plateforme web  a été créée dans le cadre de ce programme d’Orange Environnement. Cette plateforme est accessible à tous les salariés du groupe Orange pour se porter volontaires et au grand public.  Cette initiative multi-pays s’appuie sur les programmes de la Fondation Orange et du réseau des Orange Digital Center pour soutenir et développer des actions bénévoles avec les salariés engagés.

La collecte de déchets qui a eu lieu à Douala est le début d’une série d’activités. « Nous collectons les déchets plastiques sur les rives mais aussi dans les mangroves. L’idée pour nous c’est de prêcher par l’exemple, d’être nous-même sur le terrain avec nos partenaires, avec de nombreux jeunes avec qui nous travaillons chaque jour. Là, il s’agit de 150 personnes et tout au long du mois de juin, vous allez remarquer la présence des employés du groupe Orange un peu partout en train de faire ce type d’activités dont le message principal est que nous devons contribuer ensemble pour la préservation de notre environnement », souligne Yves Kom, responsable marketing orange Cameroun.

Réaction

 Alain  Blaise  Batongue, Directeur des Affaires Institutionnelles et Règlementaires

Orange Cameroun

 « Nous devons poser des actes qui nous rapprochent des populations »

« Orange est fortement engagée dans la préservation de l’environnement. Pour cette journée particulière, le symbole que nous avons pris est celui de venir curer les berges du Wouri qui sont encombrées de divers déchets plastiques. En partenariat avec des ONG locales, nous avons opté de venir faire ce travail avec une centaine de bénévoles qui sont sur toute l’étendue de cet espace pour marquer notre engagement solidaire pour la protection de l’environnement par ce qu’en fait comme vous le savez, l’avenir de l’humanité nous intéresse. Et tous les risques à travers les changements climatiques nous interpellent. Et donc petit à petit nous devons poser des actes qui nous permettent de nous rapprocher des populations riveraines. Le mois de juin est dédié à l’environnement et nous avons prévu plusieurs activités et vous verrez comment nous allons les dérouler au fur et à mesure. »

16 juin 2024 : la triste situation de l’enfant africain

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Au moment où le Cameroun se joint à la communauté africaine pour célébrer la journée de l’enfant africain, Nadine Perrault, Représentante de l’Unicef au Cameroun déclare que « près de 6 millions d’enfants ne voient pas encore leurs droits garantis pleinement ». Indiquant que « près d’un enfant sur deux (47,5% des enfants âgés de 0 à 17 ans) souffre de privations multiples » telles que l’alimentation, la santé, la protection, l’accès à l’eau, « altèrent son développement ». Sur le plan sanitaire, lui-même défavorisé, « chaque année, 336 000 enfants meurent avant leur 5ème anniversaire, et près de 28/1 000 meurent dès le premier jour ». Ce à cause notamment du VIH, des infections respiratoires aigües, de la diarrhée et du paludisme. « En outre, seules 69% des naissances sont assistées par du personnel qualifié et seules 65% des mères enceintes réalisent les 4 consultations prénatales recommandées », regrette l’Unicef.

Dans cette situation, « 27,3% des enfants des milieux ruraux subissent des privations sévères contre seulement 3,0% pour les enfants des milieux urbains ». A cela, l’Unicef estime que « l’impact du changement climatique sur les enfants amplifie leurs vulnérabilités ». C’est que, « dans des zones climatiques très différentes, les changements et les chocs sont variés, entraînant des sècheresses, des inondations, des perturbations du cycle de la saison des pluies, qui génèrent une dégradation des moyens d’existence et une tension sur la demande de services sociaux de base ». Les statistiques sont encore plus alarmantes dans d’autres domaines. Ainsi, 85,6 % des enfants de 5 à 11 ans vont à l’école, mais dans certaines régions comme le Nord, « 35% des enfants ne suivent aucun apprentissage. De plus, 69% des écoles n’ont pas d’accès à l’eau potable, et 59% n’ont pas de latrines adéquates ».

Selon l’Unicef, « les privations touchent particulièrement les filles et les femmes ». Soulignant que « des différences sont marquées au niveau de l’éducation et du revenu par habitant ». On apprend du communiqué de la Représentante pays de l’Unicef, que « les filles sont plus touchées par l’exclusion scolaire (26,6% contre 7,8% pour les garçons), et pour celles qui ne vont pas à l’école, la pire des alternatives est souvent le mariage ». De façon précise, « près de 10% des filles de moins de 15 ans sont mariées, et 24% des filles 15-19 ans ont commencé leur vie reproductive, empêchant leur autonomisation future et entraînant des problèmes de santé ». Aussi, 47% des enfants de 5 à 17 ans ont travaillé et 40% sont engagés dans un travail dommageable pour leur santé et développement.

Responsabilités

Et pourtant le Cameroun a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) en 1993, puis la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant en 1997. L’Unicef ne condamne pas forcément l’Etat camerounais de manquements délibérément voulus dans son devoir. « Outre les défis structurels, une décennie de crises combinée aux impacts du changement climatique handicapent la continuité des services sociaux de base en faveur des enfants », relève l’organisation onusienne. Citant notamment la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, le Bassin du Lac Tchad et l’arrivée des réfugiés issus de la crise centrafricaine.

Face à ces défis, l’Unicef au Cameroun soutient les autorités autour des priorités définies dans son Document de programme pays 2022-2026, qui s’attaque aux causes structurelles et conjoncturelles qui minent le bien-être des enfants. Pour les femmes enceintes et les nourrissons, l’Unicef apporte un accompagnement médical de la future mère dès le début de la grossesse, à travers l’accès à la santé, à la vaccination, à l’identité légale, à une nutrition adaptée et à des installations sanitaires décentes. Aussi, l’organe onusien soutient la politique gouvernementale dans l’appui à la vaccination et aux services de santé, le renforcement de l’accès à une éducation de qualité, la réduction des effets néfastes des changements climatiques sur les enfants.

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