La nouvelle est tombée nuitamment e 15 août 2026. Emmanuel Gérard Ondo Ndong n’est plus. L’ancien directeur général du Fonds spécial d’équipements et d’intervention intercommunal (Feicom) est décédé. Sans détails. Toujours est-il que l’homme avait une santé fragile depuis sa sortie de prison en février dernier. Au-delà de l’âge, la prison où l’ancien baron du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, a passé vingt années de sa vie, aura affecté la santé de l’homme.
Directeur général du Feicom de 2001 à 2005, le natif de la Vallée du Ntem s’est fait une réputation d’homme généreux, arrosant collaborateurs, médias, amis, frères, camarades du parti, parti,… de fortes sommes d’argent lorsque l’occasion se présentait. Devenant ainsi l’un des hommes les plus influents du pays.
Mais alors que l’envol du baron politique d’Ambam n’avait pas atteint son apogée, il est vite happé par l’Epervier, du nom de l’opération d’assainissement des caisses de l’Etat. Il en est un des premiers clients en 2007. D’abord limogé en novembre 2005, le tout puissant bienfaiteur public entamera une descente aux enfers. Il sera interpellé quelques mois plus tard et placé en détention au Secrétariat d’État à la défense (SED). S’en suivra une procédure judiciaire qui aboutira à une condamnation à 50 ans de prison, pour détournement de deniers publics, évalués à des milliards de francs CFA. Ses biens dont des maisons disséminées dans la ville de Yaoundé, des complexes commerciaux, des hôtels, des stations services, seront confisqués, au profit de l’Etat.
Des procédures d’appel lui permettront de ramener la peine privative de liberté à 20 ans en 2013. C’est ce séjour qu’Ondo Ndongo a bouclé le 21 février 2026. Et à sa sortie, l’homme n’a pas manqué de se redonner une certaine santé médiatique, faisant valoir sa loyauté au président Paul Biya qu’il remerciait. Paul Biya n’aura jamais l’occasion de manifester officiellement sa reconnaissance à ce vieux compagnon de route qui malgré son incarcération, a trouvé le moyen de battre campagne à sa manière depuis sa cellule de la prison centrale de Yaoundé, pour le candidat du Rdpc à l’élection présidentielle d’octobre 2011.







