Les recettes pétrolières chutent à 482,2 milliards en 2021

Elles se sont inscrites en baisse de 10 % par rapport aux objectifs, soit un recul de 53,8 milliards de francs CFA.

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ouvrier sur une plateforme petrolière

Au terme de l’exercice 2021, les recettes totales mobilisées par les différentes administrations, hors dons, se sont établies à 3489,5 milliards contre 3466,1 milliards envisagés dans la Loi de Finances Rectificative (LFR). Soit un taux de réalisation de 101 %. Cette performance est essentiellement attribuable à la bonne mobilisation des recettes non pétrolières. Celles-ci ont connu un accroissement de 2,6 %, soit plus de 77,2 milliards, par rapport aux objectifs de la LFR 2021. Cette performance est notamment tirée par les bons résultats réalisés par les administrations des impôts (+39,1milliards) et des douanes (+47,6 milliards). A l’inverse des recettes non pétrolières, les recettes pétrolières elles, ont chuté au cours de l’exercice 2021. Elles se sont inscrites en baisse de 10 % par rapport aux objectifs de la LFR pour se situer à 482,2 milliards, soit un recul de 53,8 milliards et un taux de réalisation de 90 %.

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La tendance devrait néanmoins s’inverser au cours de l’exercice 2022 en cours. Selon l’ordonnance du 2 juin 2022 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi de finances 2022, le chef de l’Etat fixe les nouveaux objectifs de recettes de l’Etat à 4 243,2 milliards de F CFA contre 4 029,2 milliards de F CFA, soit une hausse de 214 milliards de F CFA. Cette hausse devrait en effet découler de l’augmentation des recettes pétrolières qui avaient été calculées sur la base du prix du baril à 64 dollars, alors qu’il culmine à plus de 100 dollars depuis plusieurs mois. Ce qui induit une projection de recettes pétrolières de l’ordre de 806 milliards de francs CFA contre 562 milliards de F CFA prévus dans la loi de finances initiale. Soit une augmentation attendue de l’ordre de 244 milliards de francs CFA.


Toujours au titre des facteurs garantissant de belles performances en perspective, le gouvernement explique que « les recettes pétrolières comprennent la redevance SNH et l’impôt sur les sociétés pétrolières, auxquels sont ajoutées, depuis 2020, les recettes provenant de l’exportation du gaz naturel». En effet, depuis mars 2018, le Cameroun est devenu producteur et exportateur de Gaz Naturel Liquéfié (GNL), grâce à la mise en service du Hilli Episseyo, une unité flottante installée au large de Kribi, la cité balnéaire de la région du Sud. Depuis lors, la production gazière du pays n’a de cesse de monter en régime. Une nouvelle augmentation des capacités de production est d’ailleurs annoncée au cours de cette année 2022. En effet, à en croire Golar, l’entreprise qui exploite le navire flottant de Kribi, en partenariat avec la SNH, la production de GNL devrait passer de 1,2 million de tonnes par an à 1,4 million de tonnes à partir de 2022.

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