Internet : la protection des enfants sur les réseaux sociaux préoccupe.

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Plusieurs administrations publiques et le secteur privé étaient réunis autour du ministre des Postes et télécommunications les 15 et 16 novembre 2022, à l’effet de trouver des solutions.

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Le ministre des Postes et Télé communications a présidé du 15 au 16 novembre 2022 à Yaoundé, un atelier sur la protection des enfants en ligne. Cette assise organisée avec l’appui de Meta (nouveau nom du groupe américain Facebook), a consisté « à réunir les acteurs nationaux publics et privés, et les acteurs internationaux, en vue d’un partage d’idées et d’expertise sur les meilleures pratiques mondiales en matière de protection des enfants en ligne », a indiqué la ministre Minette Libom Li Likeng.

Les travaux visaient quatre principaux objectifs. D’abord, partager les expériences et l’expertise en matière de protection des enfants en ligne. Puis, comprendre les fondements, en ce qui concerne les concepts clés, les principes et les normes régionales et internationales en matière de protection des enfants en ligne. Ensuite, com prendre comment la protection des enfants en ligne est liée à la fois à la sphère numérique et à la sphère non numérique, au niveau national, continental et global et les éléments à prendre en compte dans la réglementation. Et enfin, apprécier la complexité de la réglementation en matière de protection des enfants en ligne, qui nécessite une collaboration et un alignement sur les meilleures pratiques au niveau régional, continental et mondial pour faciliter la conformité et la mise en œuvre de la réglementation.

Une charte de protection de l’enfant en ligne en gestation

Ainsi, les échanges ont tourné autour de plusieurs sujets tels que : les outils et ressources sur la sécurité des enfants sur Meta ; la politique et des programmes de sécurité en ligne en Afrique ; les instruments juridiques régionaux et internationaux de protection des droits de l’enfant ; les fonctionnalités et outils de confidentialité de Meta pour les jeunes etc. En effet, selon un rapport 2017 de l’Unicef, un tiers des internautes dans le monde sont des enfants et les jeunes constituent dorénavant la tranche d’âge la plus connectée. Cependant, peu de mesures sont prises pour les protéger des dangers du monde numérique et accroître leur accès à des contenus plus sûrs sur Interne. L’atelier de Yaoundé entend donc trouver des solutions pour protéger efficacement les enfants de l’exposition à des fléaux comme la pornographie, le harcèle ment, la violence en ligne, etc.

Il convient de rappeler qu’une charte de protection de l’enfant en ligne est en cours d’élaboration au Cameroun. « Cet important outil ambitionne de mettre face à leurs responsabilités les fournisseurs d’accès et de contenus Internet sur l’es pace cybernétique national », déclarait Minette Libom Li Likeng. L’atelier qui s’est tenu ces deux derniers jours à Yaoundé rentre dans le cadre de la Campagne nationale pour la promotion de la culture de la cybersécurité et la sensibilisation à l’utilisation responsable des ré seaux sociaux lancée depuis le 12 août 2020. Cette campagne vise notamment à poser les bases d’une éducation numérique responsable au Cameroun.

Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunication 

« La protection des enfants en ligne est un défi complexe qui implique différents aspects sur les plans politique, opérationnel, technique, juridique et en matière de gouvernance. L’expansion de l’accès à Internet pour tous les enfants et les jeunes, sans discrimination ni exclusion, dans toutes les parties du monde, ainsi que la promotion de la citoyenneté et de la responsabilité numériques doivent faire partie des objectifs prioritaires des décideurs politiques soucieux d’accroître les possibilités offertes aux enfants. Et dans cette op tique, la construction d’un accès plus sûr à Internet constitue une préoccupation importante des politiques internationales en matière de digitalisation. C’est fort de cela que l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), dans le cadre de l’initiative mondiale « Child Online Protection (COP) initiative » a élaboré et publié en 2010 des lignes directrices de la protection des enfants en ligne. A la suite de la publication de ces lignes di rectrices, les Etats membres, ont adopté dans ce cadre plusieurs résolutions qui reconnaissent notamment, l’urgence de la protection des enfants en ligne et invitent chaque État membre à mettre en œuvre des actions concrètes. L’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique Centrale (ARTAC)a par ailleurs demandé, aux Gouvernements, parents, éducateurs et à l’industrie de créer un environnement digital approprié. En ce qui concerne le Cameroun, l’objectif du Gouvernement est de garantir un internet fiable et sécurisé pour tous.

Dans l’optique de réduire les risques encourus par les enfants lors de l’utilisation d’Internet sur le territoire national, le gouvernement, sous l’autorité du Premier Ministre, Chef du gouvernement, a élaboré un avant-projet de loi portant protection des enfants en ligne au Cameroun. Cette loi, véritable charte nationale de protection des enfants en ligne au Cameroun, définie le cadre réglementaire applicable à tous les acteurs en vue de la protection des enfants sur le web, ainsi que les principales règles applicables à toutes les activités impliquant des enfants dans le monde virtuel, afin de créer un environnement numérique sûr et adapté à l’âge, pour la sécurité des enfants en ligne et l’utilisation responsable des TIC.

La charte de protection des enfants en ligne renforce en même temps les pouvoirs des régulateurs du secteur des communications électro niques, face aux effets pervers d’Internet afin de renforcer la confiance numérique. Et s’inscrit par ailleurs en droite ligne de l’initiative Child Online Protection de l’Union Internationale des Télécommunications. De manière plus détaillée, la charte de protection en ligne des enfants au Cameroun, protège l’enfant contre l’accès à des contenus illicites, fait obligation aux opérateurs de communications électroniques notamment les fournisseurs d’accès à internet (FAI), d’établir un contrôle d’accès des contenus pour adultes, de prévoir des mécanismes de signalisation des abus , de disposer de guides pour enfants et parents et de porter à la connaissance des autorités, tous les actes constitutifs de pédo pornographie ; cette dernière obligation s’étend aux fournisseurs de contenus numériques et aux cybers cafés ».

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