Gestion publique : les réformes en cours à la bourse de Douala.

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Selon Louis Bangantolo, le DG de la Bourse, trois principales réformes sont en cours. Elles visent entre autres, le renforcement des fonds propres et des ressources humaines de la Bvmac.

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Un cadre permettant aux entreprises et aux Etats de mobiliser des fonds, et à toute autre entité, y compris les particuliers, d’investir. C’est en ces termes que Louis Banga Ntolo a défini, lors d’une récente interview au micro de la chaîne de télévision nationale (Crtv), la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (Bvmac). Ainsi, pour assurer ses missions au quotidien, le patron de la Bourse commune aux six Etats de la Cemac (Cameroun, République du Congo, Gabon, Tchad, République Centrafricaine et Guinée Equatoriale) a en gagé un vaste chantier de réformes. La première porte sur le renforcement des fonds propres de la Bvmac par la consolidation de certaines créances des actionnaires historiques en fonds propres ; l’apport en numéraire de certains actionnaires, le prêt subordonné d’un milliard de F CFA de la Cemac.

La deuxième réforme est relative au renforcement de la visibilité de la Bourse sur le plan international avec la publication de l’indice boursier. Et enfin, la troisième réforme qui vise le renforcement des ressources humaines avec le recrutement de trois directeurs qui seront sélectionnés non seulement sur la base des compétences, mais aussi entenant compte de l’intégration de différentes nationalités de la sous-région Cemac. De même, dit-on à la Bvmac, « L’horizon 2023 connaîtra un immense évènement : la mise en place du Dépositaire Central Unique, société dans laquelle la Bvmac détiendra 40 % du capital social ; la situation bénéficiaire de cette société favorisera l’évolution du compte de résultat de la Bvmac ».

7 entreprises cotées d’ici La fin d’année 2022

La Bourse située à Douala est en effet présentée comme une vitrine permettant aux entreprises et aux pays d’ac croître leur visibilité et leur crédibilité tant sur le plan national qu’international. A ce jour, cinq pays de la sous-région ont déjà présenté la liste des entreprises de leur portefeuilles susceptibles d’être cotées en Bourse. Il s’agit de : 4 sociétés pour le Camroun ; 5 sociétés pour le Congo ; 3 sociétés pour le Gabon ; 3 sociétés pour la Centrafrique ; et 3 autres pour la Guinée Équatoriale dont l’une, à l’occurrence Bange Bank Cameroun a procédé à son introduction en Bourse le 28 septembre 2022. « Dans les prochaines semaines, SCG-Ré (Société Commerciale Gabonaise de Réassurance, Ndlr.), de la liste gabonaise, suivra le pas, ce qui fera un total de 7 entreprises cotées d’ici la fin d’année 2022 », informe la Bvmac. Celle-ci envisage accompagner les sociétés de Bourse dans les démarches de transformation des sociétés listées par les 5 États en opérations de marché.

Dans le même sillage, la Bourse, en collaboration avec les groupements patronaux du secteur privé, songe à émettre un plaidoyer auprès des Etats émetteurs pour l’émission des emprunts obligataires à des taux de sortie raisonnables (moins chers) afin de booster les émissions d’emprunts privés quasi-inexistants en bourse.

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