Fécafoot : Comment Séidou Mbombo Njoya tenté en vain d’empêcher sa « destitution »

Sollicitée la veille de l’Assemblée générale du 12 octobre 2021, la FIFA est intervenue deux semaines après l’événement.

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Dans une lettre écrite au secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), faction de Tsinga, Jean Marie Kenny, directeur de la division Associations membres de la FIFA, rappelle que « le président Séidou Mbombo Njoya et son comité exécutif en place depuis 2018, restent les dirigeants légitimes de la Fécafoot, conformément à la sentence arbitrale du TAS du 15 janvier 2021 et à notre courrier du 16 janvier y afférent, et jusqu’à l’issue des élections fédérales qui devraient en principe avoir lieu le 11 décembre 2021». Une simple répétition de ce qu’elle a déjà plusieurs fois dit. Et pourtant, l’instance faîtière répond ainsi à Une saisine en urgence de Parfait Siki, le secrétaire général par intérim de la Fécafoot, version Tsinga. En date du 11 octobre 2021, veille de tenue de l’Assemblée générale des membres de 2009.

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La FIFA répond le 25 octobre, soit deux semaines après la saisine de Parfait Siki. Pour constater que « nous notons que ladite Assemblée générale a bel et bien eu lieu, et les décisions susmentionnées semblent avoir été prises». Evoquant la destitution de Séidou Mbombo Njoya et la mise en place d’un Comité exécutif provisoire (CEP), tel que l’avaient prévu les organisateurs des assises du 12 octobre dernier. DE fait, l’AG du 12 octobre a débouché sur la mise sur pied d’un Comité exécutif provisoire à la tête duquel trône le sénateur Albert Mbida. Lequel a programmé son installation et une session de son comité le 26 octobre dernier, avant de se résigner et tenir sa réunion dans un lieu tenu secret. L’Administration territoriale et la soldatesque du pouvoir de Yaoundé s’étant jetées à leurs trousses, afin de les empêcher de se réunir.

La FIFA jadis sur le qui-vive, n’agit plus qu’a posteriori

Pour le signataire de la lettre de la FIFA, « il semble s’agir d’une action similaire à celle entreprise par les mêmes individus en février dernier». Avant de s’appuyer sur la lettre de la Fécafoot pour « observer que la Fécafoot souligne que faute d’avoir été convoquée dans le respect des statuts applicables, une telle assemblée est dénuée de tout effet valable». Pour demander à la Fécafoot « de bien vouloir nous tenir informés des suites de cette affaire ». Promettant être à votre disposition en cas d’assistance nécessaire ». Rien de plus.

Ainsi, Gianni Infantino et ses hommes ne sont plus prompts à réagir illico presto au moindre pet de leurs protégés de Tsinga. De l’eau a peut-être coulé sous le pont. Deux personnalités se disputent la présidence de la Fécafoot. L’une installée à Tsinga avec la bénédiction de la FIFA et d’une partie du gouvernement ; l’autre localisée au quartier Fouda, mais en réalité sans domicile fixe, et soutenue par l’Assemblée générale de 2009 qui revendique la légitimité à la Fécafoot. Le gouvernement assiste de plus en plus en spectateur, le pourrissement. Entre temps, Albert Mbida a saisi le TAS pour attaquer la signature de Séidou Mbombo Njoya apposée sur l’Accord-cadre de la CAN 2021. La guerre promet de se poursuivre.

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