C’est dans le cadre du Projet de gouvernance locale et communautés résilientes.
Georges Elanga Obam, ministre en charge de la Décentralisation et du développement local a récemment publié un communiqué relatif au lancement du programme de formation des jeunes des communautés à l’entretien et à la maintenance des infrastructures communautaires dans six régions du pays. C’est dans le cadre du Projet gouvernance locale et communautés résilientes (Prolog)
Il s’agit des régions de l’Adamaoua, l’Est, l’Extrême-Nord, le Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Le programme poursuit quatre objectifs : d’abord, former 12 510 jeunes membres des communautés bénéficiaires de 139 communes, en deux cycles soit 8 340 en 2026 et 4 170 en 2027.
Ensuite, doter chaque communauté bénéficiaire de compétences techniques locales, immédiatement mobilisables pour l’entretien et la maintenance des ouvrages financés par le projet, afin de sécuriser l’investissement public sur le long terme.
Il s’agit aussi de couvrir les besoins de maintenance du portefeuille d’infrastructures du Prolog grâce à des filières retenues, conjointement avec le ministère en charge de l’Emploi et de formation professionnelle, notamment la maçonnerie, la plomberie, l’électricité, la menuiserie, la réparation des équipements solaires et des ouvrages hydrauliques.
Le projet envisage aussi de place la commune au cœur du renforcement des capacités des membres des communautés en articulation avec les services déconcentrés de l’Etat du Cameroun.
En effet, faute de compétences techniques disponibles localement pour en assurer l’entretien courant et la maintenance, de nombreuses infrastructures publiques se dégradent prématurément, au détriment des populations et du rendement des fonds publics investis.
Le communiqué du membre du gouvernement précise qu’en formant des jeunes issus des communautés elles-mêmes, le programme confie la maintenance à des acteurs de proximité, ce qui réduit les délais et les coûts d’intervention en cas de panne ou de dégradation.
« Les jeunes formés acquièrent en outre une qualification professionnelle reconnue, qui favorise leur insertion économique durable et leur permet de répondre à d’autres besoins de leur communauté » renseigne le communiqué.






