Douala et ses grands maux

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Des activités informelles comme le moto-taxi et les petits commerces créent dans la ville un désordre général et lui donnent un piètre visage.


Douala donne l’air d’un marché à ciel ouvert. Des activités commerciales de toutes sortes jonchent les abords des routes. Dans plusieurs quartiers, des marchés spontanés ont vu le jour de manière anarchique. Une situation qui date. Depuis des décennies, de nombreuses personnes, d’horizons divers font continuellement une ruée vers la capitale économique dans l’optique d’y trouver un emploi ou de développer une activité. D’après des chiffres de la Communauté urbaine de Douala, la ville accueille tous les mois environ 10 000 personnes. La plupart d’entre elles se déversent dans des activités informelles, dont ces commerces installés sur le domaine public. Les petits commerces, la vente à l’étalage sur les trottoirs, la restauration, les salons de coiffure, les garages etc se superposent et obstruent les voies. Les piétons sont obligés de partager la chaussée avec les véhicules, faute de trottoirs.

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Le transport de masse

Un autre secteur à l’origine du désordre urbain, c’est celui des moto taxis. Ce mode de transport qui a vu le jour après les villes mortes est aujourd’hui incontournable dans la ville de Douala. On dénombrerait à ce jour plus de 35 000 conducteurs de moto dans la capitale économique selon certaines estimations. Si ce moyen de transport répond aux besoins de chômage mais aussi de mobilité parce qu’il permet de rallier facilement divers points de la ville, il reste cependant problématique. Face à une certaine tolérance administrative, cette activité s’est développée dans l’illégalité et pose de nombreux problèmes. Les conducteurs de moto taxis, sont très souvent impliqués dans des cas d’agressions ou de cambriolage. On leur reproche également d’évoluer pour la plupart en marge de la réglementation. Non port du casque, défaut de plaque d’immatriculation, pas de police d’assurance, ils ne respectent pas le code de la route et sont de ce fait à l’origine de nombreux accidents de la circulation. Le secteur des moto taxis est davantage non maîtrisé ces dernières années avec l’arrivée des déplacés internes et externes en provenance des zones de conflit. Les syndicalistes disent organiser des sessions de sensibilisation et de formation de leurs membres toutes les deux semaines et les aider à obtenir des permis de conduire. Mais ce secteur reste mal organisé. Plusieurs initiatives ont été prises par le passé visant à assainir ce secteur, mais sans succès. L’actuelle équipe de la mairie de la ville envisage à son tour de réguler ces activités qui occasionnent un désordre dans la ville.

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