Développement : l’industrialisation de l’Afrique au cœur des débats

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Les acteurs présents à la cérémonie d’ouverture officielle de Promote 2022 le 21 février dernier, ont saisi l’occasion de plaider pour la formation des jeunes dans les nouveaux métiers du numérique.

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« L ’industrialisation de l’Afrique, une clé de l’émergence du continent ». Le thème du huitième Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat (Promote 2022) officiellement ouvert le 21 février dernier au Palais des Congrès de Yaoundé, a été l’occasion pour les acteurs du monde des affaires de dresser un diagnostic des obstacles à l’industrialisation du continent en général et du Cameroun en particulier. Plusieurs facteurs reviennent à chaque fois : le chômage, la faible croissance économique, la non adéquation du système éducatif aux nouvelles techniques. « Les politiques de développement mises sur pieds n’arrivent pas à endiguer le phénomène de chômage. L’industrialisation de notre continent peut apporter une amélioration à cette condition », a expliqué Samuel Njanga Kondo, le président du syndicat des investisseurs du Cameroun. Pour inverser la tendance et donc, booster la croissance économique de l’Afrique et du Cameroun, plusieurs propositions de solutions ont émergé. Il s’agit entre autres de la mise à disposition des nouvelles techniques de développement au sein du système éducatif, l’amélioration de la formation des jeunes aux métiers à forte valeur ajoutée, et l’intégration physique et intégrale des jeunes dans les métiers de l’industrialisation.

 Selon l’administrateur directeur général d’Afriland First Bank, Alphonse Nafack, une Afrique industrialisée à l’horizon 2050 est tout à fait possible. A condition, dit-il, de « regarder les choses en face et de s’engager à former les jeunes dans l’espoir qu’ils conçoivent et développent des services performants et des applications opérationnelles capables d’accélérer l’industrialisation en Afrique par la transformation numérique ». S’il déplore l’inadéquation des profils en Afrique, Alphonse Nafack pense comme plusieurs autres acteurs du monde des affaires, que la formation, la recherche universitaire et l’éducation peuvent renforcer l’innovation et la compétitivité économique du continent.

« L’industrialisation de l’Afrique est un engagement de tous les acteurs. Si l’Afrique veut rester compétitive dans l’économie mondiale, elle n’a pas le choix : elle doit prendre le train en marche. Et pour y parvenir, le challenge est de former la jeunesse africaine aux aux nouveaux métiers à forte valeur ajoutée », a insisté l’ADG d’Afriland First Bank. Parmi les métiers à forte valeur ajoutée, il cite les codeurs, les experts en intelligence artificielle, les ingénieurs cloud, les architectes cybersécurité, les coachs de robots, les chief data officers, les data scientists, les développeurs IOT, les ingénieurs en simulation numérique, les ingénieurs en fabrication additive ingénieurs en robotique, etc.

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