Développement : la banque mondiale octroie 36 milliards de F CFa pour le Lac Tchad

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Le ministre de l’Economie Alamine Ousmane Mey a présidé le 17 janvier 2021, la première session du Comité national de pilotage du projet de relance et de développement du Lac Tchad (prolac).

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En raison de la pandémie de Covid-19, le Comité national de pilotage du Projet de relance et de développement de la région du Lac Tchad (Prolac), présidé par le ministre de l’Economie Alamine Ousmane Mey, n’a pas pu siéger en 2021. Il s’est réuni en sa première session, le 17 janvier dernier. Objectif, passer en revue les activités implantées par l’unité de mise en œuvre du projet, examiner et approuver le plan de travail et le budget 2022, désorientations pour une mise en œuvre efficace du projet. Car la situation dans cette partie du Cameroun devient alarmante avec les populations victimes des contraintes climatiques et sécuritaires. A cet effet, les pays du Bassin du Lac Tchad (Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigeria), ont engagé une démarche et des actions au niveau régional, pour apporter de manière concertée une réponse coordonnée et efficace aux défis communs qui les interpellent, à travers la mise en œuvre du Prolac. Ce projet bénéficie de 36 milliards de FCFA de la part de la Banque mondiale.

Fruit de la coopération Cameroun-Banque mondiale, le Prolac vise à améliorer les conditions d’existence et de résilience des populations du département du Logone et Chari dans la région de l’Extrême-Nord, en leur offrant des facilités d’accès aux infrastructures de mobilité rurale, de croissance économique, ainsi que des opportunités pour leurs activités économiques. Ce projet a démarré en mars 2021, et devra s’achever en décembre 2025.

80 MILLE BENEFICIAIRES DIRECTS

Ses composantes sont la mise en place d’une plateforme régionale de gestion des connaissances et la facilitation de la mobilité rurale en vue de permettre l’acheminement des productions agricoles des bassins vers les marchés, et le développement des chaînes de valeur agricoles en vue de contribuer à la mise en place des activités génératrices des revenus dans la zone. Les bénéficiaires du projet sont répertoriés en deux groupes notamment, ceux directs (populations    des dix arrondissements du Logone et Chari, les étudiants et enseignants et étudiants des institutions universitaires et de recherche). Le nombre de bénéficiaires directs pour le Cameroun est estimé à 80 mille, répartis dans les dix arrondissements de ce département (Logone Kousséri, Makary, Birni, Zina, Fotokol, Darak,…) Les bénéficiaires indirects sont essentiellement les communes et les personnes vulnérables dans la cadre des travaux publics à haute intensité de main d’œuvre. Le nombre de bénéficiaires est estimé à 300 mille.

Après 12 ans de violence, les services sociaux de base et les ressources naturelles déjà limitées sont mis en épreuve. D’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha), 3,3 millions de personnes sont en insécurité alimentaire et 400 000 enfants souffrent de malnutrition sévère. 1 050 écoles ne fonctionnent pas dans le Bassin du Lac Tchad en raison des attaques, privant des milliers d’enfants d’éducation. 2,8millions de personnes sont déplacées à l’intérieur, dont 2 millions au Nigéria seulement, et 264 000 sont des réfugiés. La violence continue de se propager avec 70 incidents sécuritaires enregistrés en Octobre 2021, et causant la mort de 259 personnes.

En 2019, la crise du bassin du lac Tchad a entamé sa dixième année. Elle est restée l’une des plus grandes urgences humanitaires au monde. C’est au Nigéria, en 2002, que le groupe militant islamique Boko Haram est apparu, revendiquant l’instauration d’un califat dans le nord du pays. Depuis 2009, les combattants de Boko Haram sont à l’origine de nombreuses attaques terroristes ayant déjà engendré la mort de plus de 20 000 personnes et des déplacements massifs de populations.

Par Amandine Atangana

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