mercredi, avril 29, 2026
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Noël Désiré Tchinda : « Nous rendrons nos chantiers dans les délais,…mi-octobre »

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Peut-on espérer si Prime sera prêt à l‘arrivée des émissaires de la Caf ?

Je ne sais pas si nous sommes prêts, mais ce que je sais c’est que nous passons des nuits blanches, parce que nous mettons tout sur pied pour que cette visite soit totale.

Mais au moins, les observations faites par la Caf après la dernière visite, les avez-vous déjà corrigées ?

Vous serez surpris, mais par rapport au planning que nous avons remis à la Caf, nous sommes légèrement en avance. Ce qui nous met dans une position très confortable. Nous ne nous contentons pas de cela, mais nous nous mettons absolument prouver aux Camerounais que nous pouvons réaliser ce challenge. Et nous vous invitons le 8 (août, Ndlr) pour voir le PowerPoint que nous allons projeter pour faire la comparaison entre ce qui est réellement fait et ce qui était prévu par la Caf.

Précisément, vous évaluez l’avancée à quel niveau ?

C’est très simple ; le planning c’est juste un tableau qui vous situe sur le niveau des travaux par rapport à des dates précises. Vous allez voir que dans ce tableau, lorsque nous avons prévu que nous serons à X point de tels travaux à telle date, à ce jour nous avons dépassé ce niveau. Et donc ce qui nous intéresse maintenant, ce qui nous met dans la grosse pression actuellement, ce sont les délais contractuels qui sont très serrés ; et nous sommes tenus de respecter ces délais. C’est ça notre défi.

Et en ce moment, vous effectuez quels travaux ?

Pour les infrastructures sportives, hormis les couvertures qui sont en train d’arriver, nous avons bouclé avec les gros œuvres. Les seconds œuvres sont en train d’être amorcés. Ça n’a pas encore effectivement démarré parce qu’il y a des préalables ; on a des normes à respecter, des procédures à respecter. Pour poser un matériel de second œuvre, il faut préalablement soumettre sa fiche technique à la maîtrise d’œuvre, qu’on vérifie si ce

« ces ouvriers étaient nourris ici gratuitement, et malgré cette gratuité, ils avaient encore droit à des primes de logement, de nutrition dans leurs salaires. Et il y avait également des primes de rendement »

matériel respecte la norme, respecte le cahier de charge. Quand cette fiche technique est validée, c’est en ce moment qu’on l’achemine à la direction des opérations et de la logistique pour entrer en contact avec les fournisseurs. Nous sommes en train de boucler cette phase qui est capitale, parce que vous pouvez commander un matériel qui n’est pas réceptionné. On l’a presque bouclée, les commandes sont lancées, et d’ici quelques jours vous pouvez assister au début de la pose des carrelages dans les vestiaires.

Et dans les hôtels ?

Dans les hôtels nous avons encore de gros œuvres qui ne sont pas encore bouclés. Comme on vous a dit, pour l’Hôtel 100 chambres, nous avons encore trois planchers ; mais nous sommes passés à un système de préfabriqués qui nous permet de boucler un plancher en quinze jours. Donc logiquement, dans un mois nous serons dans les finitions des gros œuvres. Entre temps, il y a une mission qui doit aller aux Etats-Unis, en Italie, pour réceptionner sur place les équipements qui vont aller dans les hôtels. Je crois que nous sommes en train de boucler ce réglage-là. L’administration, la maîtrise d’œuvre vont effectuer ce voyage pour acheminer ce matériel au Cameroun.

Qu’est-ce qui vous a poussé à opter pour les préfabriqués ? Ce n’était pas prévu au départ, je pense…

C’est un problème de délais. Les préfabriqués nous permettent de gagner en temps.

Sur les aires de jeu, on a l’impression que rien n’est prêt ?

Pour les aires de jeu, nous sommes en train de poser la terre végétale. C’est la dernière couche qui doit réceptionner le gazon. Nous avons posé des drains, posé du sable, et heureusement pour nous, on est en saison pluvieuse et cela nous a donné le temps d’expérimenter nos drains, de voir si nos aires de jeu fonctionnent. Et c’était avec beaucoup de satisfaction totale. Maintenant nous pouvons poser la terre végétale avec beaucoup de confort ; et cette opération prendra moins d’une semaine. Et après nous attendrons le gazon.

A quand donc la livraison des travaux de Prime Potomac ? Ce sera par étapes ?

Il peut avoir de légers décalages. Comme vous avez pu le constater, il y a Raï Rey et Cotonsport qui ont pris de l’avance Poumpoumre et le Cenajes qui ont 1% de retard par rapport aux autres, c’est aussi de cette façon que les finitions vont être effectuées. Il y en a qui vont boucler avant les autres, mais ce sera un décalage de quelques jours.

Ce sera à peu près quand ?

Je préfère rester dans nos délais contractuels, à savoir mi-octobre.

Vous dites donc que la page des grèves est tournée ?

Si chaque partie respecte ses engagements, je crois que nous n’allons plus vivre cet épisode. Mais le passé est définitivement tourné. Nous regardons vers l’avenir.

Et les droits sociaux de ceux dont vous vous êtes séparés ont-ils été réglés ?

Tout à l’heure devant vous, il y a un ouvrier qui est venu pur des réclamations, j’ai pris le soin de mettre une mention pour que son dossier soit rapidement traité. Pour le problème de règlement des droits sociaux, ça se traite parfois au cas par cas. Les employés n’ont pas les mêmes problèmes. Les ressources humaines passent parfois des nuits blanches pour traiter au cas par cas les préoccupations des uns et des autres. Certains ont juste un problème de certificat de travail, d’autres ont besoin de lettres de recommandation, d’autre ont des réclamations parce qu’ils ne sont pas satisfaits du règlement. Mais je vais vous dire une chose qui va vous surprendre : ces ouvriers étaient nourris ici gratuitement, et malgré cette gratuité, ils avaient encore droit à des primes de logement, de nutrition dans leurs salaires. Et il y avait également des primes de rendement. Ce qui fait que le jeune qui travaillait dans le chantier de Prime potomac pouvait gagner deux fois son salaire. Vous pouvez vérifier dans la ville de Garoua, vous comparez le niveau du salaire par rapport aux autres entreprises, je peux vous assurer que Prime paie les salaires comme aux Etats-Unis.

Combien d’employés compte Prime Potomoac aujourd’hui ?

Je ne peux pas vous donner des chiffres exacts ; seules les ressources humaines peuvent les avoir. Ça peut tourner autour de 800 personnes. Vous savez, nous sortons d’une grève et nous sommes encore en train de boucler avec les effectifs qui ont été maintenus. Et avons désormais opté pour la mécanisation des chantiers et progressivement, nous sommes en train de recruter un personnel qualifié et technique, qui maîtrise le matériel de pointe et réduire ceux qui ne le maîtrisent pas. Donc les effectifs bougent encore.

Propos recueillis par Ludovic Ngouéka, à Garoua

Can 2019/Garoua : Prime potomac retrouve la sérénité et regarde vers le futur

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Sur le site de L’hôtel des sports de Garoua ce matin du 03 août 2018, le soleil peine à imposer ses rayons au froid qui accompagne le ciel brumeux de Garoua. Il est 8h30. Les petits commerçants installés à l’entrée du site de ce chantier de 108 chambres ont pris position comme à l’accoutumée, et leurs principales cibles que sont les employés du chantier, sont passées à la trappe. Seuls quelques clients occasionnels défilent encore. A l’intérieur, sur la grande cour, des dizaines de personnes s’affairent à des commissions diverses. Entre les allées et venues de certains, il y en a qui transportent du matériel, d’autres qui échangent sur des commissions et courses à faire. La centrale à béton tourne déjà à plein régime. Sous le contrôle de quatre ou cinq personnes. Plus loin, l’atelier de ferraille. Ici, une jeune dame tord des fers qui sont coupés à l’aide d’une machine. Au-dessus de la bâtisse de R+2, plusieurs dizaines de manœuvres tissent ces fers et entrelacent sur un support en planches, pour préparer une dalle.

A quelques jours de l’arrivée de la 3ème mission de la Confédération africaine de football (Caf), Prime Potomac a ainsi tourné la page des intrigues. Du moins, l’ère des grèves et autres mouvements d’humeur est révolue chez l’entrepreneur américain adjudicataire des marchés de six chantiers de construction d’infrastructures prévus pour abriter la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football, édition 2019. « N’eût été les grèves, on serait très loin maintenant. Certes, tous les postes de travail n’étaient pas asphyxiés par les mouvements, mais dans cette ambiance, le travail de terrain était complètement à l’arrêt, et cela nous a causé un tort », regrette Noël Tchinda, le directeur technique de Prime Potomac. Cependant, « par rapport au planning que nous avons remis à la Caf, nous sommes légèrement en avance. Ce qui nous met dans une position très confortable », se vante-t-il presque.

Rendez-vous en septembre-octobre

Pour autant, l’on ne veut pas courir le risque d’une trop grande assurance. « Nous ne nous contentons pas de cette avance. Nous voulons prouver aux Camerounais que nous pouvons réaliser le challenge et nous comptons rendre tous nos chantiers à temps », assure le patron technique de Prime potomac. Et l’Hôtel des sports, « le seul où le gros-œuvre n’est pas terminé », est le site où l’entreprise américaine compte jouer la carte de son challenge. « Ici, il manque encore deux niveau, mais ils seront terminés à temps. Nous sommes capables de couler une dalle en une journée. D’ici une semaine, on va commencer à remplir les murs », explique Achille Ndamdja Tabeth, le conducteur des travaux. Le chef des travaux de ce chantier est d’autant plus rassuré que l’option des préfabriqués et de la mécanisation du travail, sont de mise désormais, après la purge des effectifs consécutive à la dernière grande grève. « Nous fabriquons des prédalles. Lorsque les poutres sont coulées, la manutention et le reste se font à l’aide des machines. Il y a un projecteur de bétons qui pallie les efforts humains. On fait seulement des raccords », explique Bintu Tsimoa, le directeur des études. Des centaines de dalots sont disposés à l’arrière de la cour. La centrale à bétons, elle, « peut produire 200 mètres cube de béton par jour » selon les experts de Prime.

 

Sur les autres chantiers confiés à l’entreprise de Ben Modo, les chefs des travaux répètent le même refrain : « Le gros-œuvre est terminé ; il ne reste plus que les finitions ». Et surtout que « les délais de livraison seront respectés ». Bénéficiaire des marchés de gré à gré de six chantiers de construction/réhabilitation de six chantiers d’infrastructures liés à l’organisation de la Can 2019, sur le site de Garoua, Prime Potomac a connu plusieurs perturbations dans son déploiement, avec des grèves et mouvements d’humeur des employés et des fournisseurs. « Nous avons connu ces soucis à cause des retards dans le paiement des décomptes. Ce qui a causé des ennuis tant avec les employés qu’avec nos fournisseurs », justifie Noel Tchinda, le directeur technique de Prime Potomac. Une situation qui a semé le doute dans les esprits quant aux capacités de l’entreprise à tenir le pari « le jour dit », comme promis par Paul Biya, le président de la République lui-même. «Mais la situation est revenue à la normale. Le climat social a causé des dysfonctionnements, mais aujourd’hui, nous avons une équipe dynamique et motivée ». Ainsi, l’ère des grèves et mouvements d’humeur est révolue. Et l’on projette la fin des travaux à fin septembre, ou mi-octobre au plus tard.

Présidentielle 2018 : Elecam retient 9 candidats sur les 28

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Ils seront doc neuf à briguer la magistrature suprême le 7 octobre prochain. Paul Biya, Garga Haman, Maurice Kamto, Cabral Libii, Serges Espoir Matomba, Akere Muna, Adamou Ndam Njoya, Ndifor à Franklin et Joshua Osih. Tous les clients habituels et les grands noms jusqu’ici annoncés y sont donc. En revanche, aucune candidature féminine n’a échappé à la rigueur du Conseil électoral d’Elecam.

Cependant, la messe n’est pas encore dite pour les 19 recalés par Elections Cameroon (Elecam). D’autant plus que le Code électoral prévoit des recours auprès du Conseil constitutionnel. Lequel, en dernier ressort, peut réhabiliter certains dossiers rejetés par l’organe technique en charge des élections. En fonction des arguments que présenteront les éventuels requérants, et au vu de la pertinence des pièces qu’ils produiront. Du coup, le rêve d’entrer à Etoudi est encore permis pour Jean Patrice Etonde Etonde et compagnie.

Défis Actuels n°317

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Gouvernance: les agents du Minfi à l’école de l’audit

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Les agents du Minfi à l’école de l’audit.

« Méthodologie et techniques de vérification : de la préparation à la rédaction du rapport ». Tel est le thème qui a meublé l’atelier de formation adressé aux responsables exerçant dans les services de contrôle du ministère des Finances (Minfi) le 25 juillet dernier à Yaoundé. Présidé par Louis Paul Motaze, en compagnie du ministre délégué auprès du Minfi, Yaouba Abdoulaye et du ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’Etat, Rose Mbah Acha. A l’entame de cette session de formation, Louis Paul Motaze a tenu à définir ce que l’on entend par audit, et ce, à la lumière du décret no 2013/15 du 15 mai 2013. L’audit, a-t-il souligné, se définit comme « une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue ainsi à créer de la valeur ajoutée ».

Aussi a-t-il ajouté que l’organisation de cet atelier s’inscrit dans la « continuation d’un vaste programme de renforcement de capacités de nos collaborateurs lancé depuis quelques années au sein de notre département ministériel, constitue un témoignage fort éloquent de notre adhésion à l’enracinement des valeurs de bonne gouvernance dans notre pays, conformément aux dispositions de la loi no2018/011 du 11 juillet 2018 portant code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques au Cameroun ». Il a également signifier aux participants cette rencontre se « situe dans un élan quasi universel de transformation de la gestion publique amorcée depuis la fin des années 80 par un ensemble de pays à travers le monde, pour mieux se prémunir contre les tourments de la crise économique ».

Dans la même veine, le Minfi a ajouté que cette initiative répond à un souci grandissant du gouvernement qui consiste à oeuvre pour la « maîtrise des dépenses publiques et de l’adaptation au secteur public de méthodes de gestion et d’évaluation des résultats empruntés au management des entreprises, l’implantation dans la réalité publique d’une culture de performance, une conception plus exigeante de la reddition des comptes, devenue un véritable impératif et une responsabilisation plus accrue des gestionnaires ». Car, a-t-il insisté, « l’audit est un outil essentiel de bonne gouvernance ». Ainsi, le Minfi a demandé aux participants de cerner de manière spécifique, « la méthodologie et les techniques de vérification, aux travers des techniques appropriées de la planification, de l’exécution et de rédaction des rapports ».

Compétitivité : la semc veut repositionner sa marque « Source Tangui »

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La Semc veut repositionner sa marque « Source Tangui ».

C’est un acte qui va assurément faire un tabac dans le marché de l’eau minérale au Cameroun. Le 25 juillet dernier à Douala, la Société des Eaux Minérales du Cameroun (Semc), filiale du groupe brassicole Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc), a signé une convention de partenariat avec l’Ordre National des Médecins du Cameroun (Onmc). A travers cette convention, l’Onmc « autorise l’exploitation de son image par Semc dans ses campagnes publicitaires et dans les actions effectuées par la marque Source Tangui dans le secteur de la consommation de l’eau », explique un responsable du département marketing de la Semc. De plus, a poursuivi la même source, « la Semc et l’Onmc s’engagent, à travers Source Tangui, à promouvoir le bienêtre et la santé des populations », confie l’entreprise. Et ce, pendant la durée du contrat qui s’étend de 2018 à 2021. De plus, la convention prévoit également que la Semc s’engage à « soutenir les projets de l’Onmc en faveur de la promotion de la santé au Cameroun ; à renforcer son engagement citoyen par la collecte et le recyclage des bouteilles plastiques vides issues de ses usines ; à continuer à faire de la qualité, sa priorité pour la satisfaction des clients et consommateurs… ». Selon des spécialistes en marketing, cet acte traduit le désir de la Semc de repositionner son produit phare « Source Tangui » sur le marché de l’eau minérale. Après des moments difficiles par lesquels il est passé au point de perdre 34 % des parts de marché au profit de Supermont dont les parts se situaient alors à 52 %. Cette performance était le résultat de la baisse du volume d’eau minérale Tangui de 10,6 % par rapport à l’année précédente et il était de 583.138 hl. Le document précisait en outre que cette situation trouve son explication à la guerre des prix menée par la plupart des concurrents de la Semc ; mais aussi à l’ouverture plus grande des ventes aux clients ex Works au détriment de la distribution par Sabc dont le réseau de Centres Commerciaux /Centres de Distribution est plus dense ; mais également à une politique tarifaire désordonnée. Notons qu’au premier semestre 2017, Semc affichait une baisse de son chiffre d’affaires à hauteur de 3630 millions de francs CFA, contre 5121 à la même période en 2016, selon le rapport d’activité de l’entreprise. Des experts du secteur affirment d’ailleurs que la signature de cette convention va contribuer à booster la marque « Source Tangui » sur un marché dans lequel il était pourtant leader il y a peu. Il convient de souligner que la reconquête du marché avait déjà été amorcée grâce au lancement en 2017, d’une nouvelle marque baptisée « Vitale », dont les prix se situent au même niveau que ceux des concurrents.

Christophe Eken : « cet argent est beaucoup, mais peu »

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« Cet argent est beaucoup, mais peu »

Christophe Eken, président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de l’Artisanat.

« Nous voulons d’abord remercier l’Union Européenne pour la mise à disposition du Cameroun de ces fonds. 6,5 milliards de francs CFA pour cinq ans, il faut se le dire, c’est beaucoup mais c’est peu aussi. Il faut savoir que le tissu camerounais est constitué d’à peu près 95 % des Petites et Moyennes Entreprises qui ont aujourd’hui des problèmes de compétitivité, de la qualité, etc. Notre souhait au niveau de la Chambre de Commerce d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat du Cameroun et du secteur professionnel privé que ces fonds soient utilisés en réduisant au maximum la partie administrative de ces fonds. Et que les PME soient prioritaires. Nous sommes disposés à aller vers nos membres, vers les PME pour leur donner l’information qu’il faut. Nous demandons à l’Union Européenne d’utiliser ce canal (la chambre de Commerce) pour pouvoir donner l’information totale aux PME ».

Cameroun-Union Européenne : 6,5 milliards pour accroître la compétitivité des entreprises

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6,5 milliards pour accroître la compétitivité des entreprises.

Le Programme d’Appui à la Compétitivité de l’économie camerounaise (Pacom) arrive à terme le 31 juillet prochain. Mais avant, l’Union Européenne et le Cameroun lui ont trouvé un successeur : le Dispositif d’Appui à la Compétitivité du Cameroun (Dacc). Bénéficiant d’une enveloppe de 10 millions d’euro, soit 6,5 milliards de francs CFA, c’est ce nouvel instrument qui va désormais contribuer à accroître la compétitivité des entreprises camerounaises. La signature de la convention de financement y relative a eu lieu le 25 juillet dernier à Yaoundé entre le Hans Peter Shadek, ambassadeur, chef de la mission de l’Union Européenne au Cameroun et Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat). S’inscrivant dans le cadre du Programme Indicatif National du 11ème Fonds Européen de Développement, le Dacc va s’étendre sur quatre ans dans les dix régions. L’objectif global de ce nouveau projet, a-t-on appris de la voix de Hans Peter Shadek, est : « d’améliorer la compétitivité du Cameroun par un renforcement des capacités de ses opérateurs économiques et par la promotion d’un environnement institutionnel plus propice aux affaires lui permettant ainsi de mieux tirer profit de la libéralisation des échanges y inclus celle découlant de la mise en œuvre des Accords de Partenariat Economique (APE), et de stimuler la croissance économique et la création d’emploi ».

En prenant la parole au cours de cette cérémonie, Alamine Ousmane Mey a fait savoir que le Dacc se décline en trois composantes : « l’appui aux entreprises, l’amélioration du climat des affaires, la normalisation et l’efficacité énergétique ». De manière précise a-t-il indiqué, la première composante consiste à « renforcer les capacités des entreprises et autres structures sélectionnées en matière d’organisation et de gestion, de production, de veille technologique et concurrentielle, de commercialisation, de démarchés collectives localisées, d’innovation, de recherche et d’obtention de financement. Il s’agira aussi d’améliorer l’offre de services d’appui aux entreprises, star-up, etc. Mais en plus faciliter l’accès au financement pour les entreprises ». Dans la composante amélioration du climat des affaires, il sera principalement question de « mieux renforcer le dialogue public-privé afin qu’il soit mieux structuré ». Quant à ce qui concerne la troisième composante, le Dacc a pour ambition « d’aider la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de la Normalisation pour la période (2018-2022) mais aussi sensibiliser le secteur productif sur l’efficacité énergétique afin de réduire les coûts énergétiques ».

Climat des affaires: comment le Pacom a impacté la bourse de sous-traitance

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Comment le Pacom a impacté la bourse de sous-traitance.

L’heure est désormais au bilan des réalisations du Programme d’Appui à l’amélioration de la Compétitivité de l’économie (Pacom). Alors qu’il arrive à terme le 31 juillet prochain, ce projet financé par l’Union Européenne à hauteur de 10 millions d’euros, soit 6,5 milliards de francs CFA a positivement impacté la Bourse de sous-traitance et de partenariat. Isaac Tamba, le directeur général de l’économie et de la programmation des investissements publics au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) a récemment fait le point à Douala, lors de la dernière session du Comité de pilotage du Pacom. Ainsi, il ressort que le Pacom a contribué au profilage de 182 Petites et Moyennes Entreprises (PME) ; réalisé la mise en relation de 362 sous-traitants et donneurs d’ordres. On note aussi que le Pacom a formé une centaine de personnels des entreprises sur les mécanismes de cotraitance et de cautionnement mutuel (société coopérative de cautionnement mutuel en cours de mise en place). Sans oublier l’homologation de 24 soudeurs et le bencmarking de 91 PME de sous-traitance.

Autres résultats atteints par Le PACOM

En plus de l’impact qu’il a eu sur la Bourse de sous-traitance et de partenariat, le Pacom a aussi œuvrer à l’opérationnalisation d’un Centre technique d’analyse physico-chimique et bactériologique ; la certification de 36 consultants nationaux comme auditeur tierce-partie pour les référentiels ISO 9001, 14001 et ISO 22000. Ce programme a également accompagné 15 entreprises à la mise en œuvre de leurs plans de mise à niveau ; renforcer le dispositif de normalisation et de certification de l’Agence des Normes et de la Qualité. En ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires, Isaac Tamba a relevé, sans en donné les détails, que le Pacom a permis « la mise en œuvre de 15 activités du plan d’actions du Cameroun Business Forum ». L’objectif global de développement auquel a contribué le Pacom était le renforcement de la compétitivité de l’économie camerounaise à travers l’amélioration de la productivité et la progression qualitative des entreprises ; permettant ainsi la mise en œuvre des deux composantes de la stratégie commerciale souhaitée par l’Etat à savoir : la valorisation des avantages comparatifs des filières compétitives sur les marchés d’exportation (régionaux et internationaux) et le développement des entreprises nationales sur le marché intérieur notamment sur l’axe de la sous-traitance.

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