samedi, juin 13, 2026
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Revendications post-électorales : Le Mrc reporte sa marche du 6 avril

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Me Emmanuel Simh: le droit à la visite et à l'assistance ont été violés

Les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) ne marcheront plus samedi prochain. C’est ce qui ressort du communiqué signé par le directoire du parti, le 1er avril dernier. Dans cette communication virale, l’instance dirigeante du parti de Maurice Kamto, non sans évoquer les raisons qui ont motivé ce report, instruit ses militants de déposer, dès mardi 2 avril, et à travers tout le pays, les demandes pour une manifestation publique prévue le 13 avril, de 10 à 18 heures. « L’objet des déclarations est la redynamisation de nos activités. Cependant lors des meetings, nous allons demander avec force la libération immédiate du 3e président élu Maurice Kamto, nos alliés, nos militants, dénoncer la modification sélective du code électoral, en demandant encore une fois la reforme consensuelle du code électoral avant les élections, et le cas échéant exiger l’organisation des municipales avant les régionales, nous allons dénoncer la gabegie des fonds publics liés à l’organisation de la CAN », explique le communiqué. A travers les réseaux sociaux, les militants du MRC ont epousé l’idée du report des marches, affirmant qu’ils respecteront à la lettre les consignes du directoire du parti.

Controverses

Si les militants du MRC montrent de plus en plus leur détermination à poursuivre l’idée des marches blanches initiées depuis la fin de la dernière élection présidentielle, toute l’opinion et la classe politique ne partage toujours pas cette idée de continuer avec les marches. Le politologue Mathias Eric Owona Nguini a un point de vue tranché sur la question, dimanche dernier, il a condamné cet appel à manifester. L’enseignant de Sciences politiques à l’université de Soa estime que le MRC est avide de sang. Comme lui, Simon Metsengue, militant du Rdpc et candidat à la mairie de Lobo’o estime que : « les prétendus marches prévues au préalable le 06 avril, n’étaient qu’une malheureuse récupération d’une date qui pour les Camerounais représente, la victoire de la République sur la barbarie ». Pour lui, le fait que le communiqué du MRC ne donne pas les raisons qui ont motivé le report des marches, prouve à souhait que « ce parti engage des actions auxquelles il ne croit pas et se désengage à la moindre critique » Le sociologue Yves Ondoa a quant à lui, une opinion partagée. Selon lui, l’obsession du MRC à marcher, « témoigne de l’ampleur que prend la révolution. Ces marches sont légitimes et travaillent à redéfinir et à réinventer le système politique actuel. C’est l’expression même de la démocratie. Si on part du fait qu’il y’a un ensemble de règles à respecter par tous les citoyens, et qu’a un moment on se rend compte que ces règles sont favorables à une tendance politique, il est parfois légitime de les braver ». En revanche, ajoute-il, « Il est inopportun d’organiser de telles marches dans un contexte sociopolitique tendu comme le nôtre. Le MRC gagnerait à plus de retenue. La communication politique, dont se sert ce parti est inadaptée au contexte. L’époque des Sankara est révolue et l’Etat a le devoir de réguler tout ce qui touche à sa vie ».

Les demandes de manifestation sont déposées dans les sous-préfectures et préfectures du pays depuis mardi dernier, mais il faut déjà s’attendre que les autorités administratives refusent de façon concertée la tenue de ses manifestations. Le parti de Maurice Kamto n’a pas encore annoncé s’il va, comme d’habitude, braver cette interdiction. Mais au regard de la détermination de certains de ses militants, cette journée du 13 avril risque ouvrir la voie à un nouveau bras de fer entre les forces de l’ordre et les militants du MRC. Une situation qu’il faut craindre, dans un pays où le climat sociopolitique est déjà tendu et où l’on prête des intentions de déstabilisation à certaines puissances étrangères.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

Vie et mort de Jean Pierre Saah

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Jean-Pierre ne peut pas mourir comme… Saah ! Avec la puissance financière qu’on lui prêtait et toutes ces légendes sur son rôle de Grand Maître de l’ordre des Feymen, je suis plutôt déçu par la facilité avec laquelle il est tombé. Un seul « gardien » pas formé et rien d’autre ? Un scénario ubuesque, digne d’un mauvais navet, plus idiot que certains scenarii de Télé Novelas ou Canal 2 Movies des soirs de déprime. Avec ces scènes et dialogues qui vous donnent envie de boire pour oublier, à défaut de vous tirer une balle dans la tête. Si JPS était le « Capo di tutti i capi » ou « Capo dei capi » alors on devrait l’excommunier pour atteinte grave à l’image et à la réputation d’une « noble » confrérie. Nous avons déjà tous vu au cinéma à quoi ressemble la sécurité autour de la résidence d’un Capo de la mafia. Entre les sentinelles, les caméras thermonucléaires, des filtres visibles et invisibles et des gros bras à la mine patibulaire, l’acteur a souvent recours à des ruses surréalistes pour déloger le chef bandit. Depuis quand un parrain est gardé par une seule personne dans une rue aussi facile d’accès ? Finalement c’était quel type de Capo ce JPS ?

J’ai rencontré Jean-Pierre Saah au début des années 2000 à Paris. Je faisais des reportages pour mon employeur et je conduisais des recherches académiques sur la question de la diffusion de nos musiques, en France notamment. JPS avait installé ses bureaux cossus au 124, sur la très distinguée Avenue de Wagram, au cœur de Paris. Quand on sait à peu près le prix du mètre carré dans ce périmètre entre le 8e et le 17e arrondissement, on n’était pas peu fier de voir une enseigne africaine côtoyée les majors de l’époque.

L’espace était bien tenu et décoré avec classe. Toutes les figures majeures des musiques africaines avaient signé chez JPS. Sauf celles qui étaient sous contrat avec des majors comme Youssou Ndour ou Salif Keita, Alpha Blondy etc. Tout le reste avait signé au moins pour un album avec JPS à travers le chanteur Elvis Kemayo alors directeur artistique de la maison. Un catalogue sans fin ni direction. Un investissement incontrôlable et quasi ingérable. L’organisation m’avait semblé peu rigoureuse mais sa signature généreuse avait ouvert la maison aux stars antillaises et même certaines vedettes noires américaines demandaient déjà le téléphone du boss.

De Magic System à Ben Decca, de Werrason à Manu Dibango…de Koffi Olomide à Lady Ponce, JPS Production était devenue la référence, « The place to be ». Un bureau ouvert à Douala voyait défiler tout ce que le pays compte de chanteurs connus ou non. Le carnet de chèques de JPS avait des allures de gâteau mille-feuille. A Paris, l’homme bien que discret roulait carrosse et son insolent parc automobile avait fini par intriguer le fisc français mais rien de répréhensible ne lui fut opposé.

D’où pouvait provenir une telle fortune ? On ne lui connaissait pas d’héritage ou de projets industriels. Les rumeurs les plus cinématographiques circulaient sur son compte. Mais sa réputation sulfureuse n’avait pas pu étouffer les voix qu’il avait fait émerger. Dans le milieu culturel, c’était un concert de louanges, aucune fausse note. JPS aimait les artistes qui le lui rendaient bien. N’empêche que je me suis tourné un soir vers tonton Manu Dibango pour lui demander si cette image douteuse de l’homme JPS ne lui posait pas un problème éthique ? Il est parti dans un grand éclat de rires qui m’a inondé. J’avais l’air con. Il a loué ma naïveté avant de m’inviter à aller lire l’histoire du Jazz. « Si Jean-Pierre est le parrain de la mafia dont on parle, alors rien de nouveau sous le soleil. S’il peut aider à créer nos conservatoires ou nos Berklee colleges of music…ça me va. Je ne suis pas policier ou juge. D’autres mafia vident les caisses de nos États et ne créent rien… ». Je suis un peu resté sans voix. Puis, je suis allé lire.

En effet, « les liens étroits entre la pègre des années 20/30 aux EtatUnis et les musiciens de jazz sont aujourd’hui connus ; les gangsters ont été des mécènes formidables pour l’épanouissement de cette musique en ouvrant des clubs et cabarets sophistiqués, en offrant des contrats de longue durée et bien rémunérés aux grands orchestres swing qui permirent à de nombreux génies d’éclore et de développer des œuvres musicales exceptionnelles ». L’on sait désormais les liens incestueux entre le légendaire Franck Sinatra et la Cosa Nostra. Le célèbre crooner américain a servi de transporteur de fonds pour la mafia, et il a même failli être arrêté en possession d’une valise contenant 3,5 millions de dollars en liquide. Selon l’une de ses dernières biographies.

JPS était-il une figure trouble de la mafia internationale ? Auquel cas avec son argent, il aura fait mécène, révolutionnant littéralement le monde de la production africaine et permettant à nos musiques de s’affirmer auprès de nombreux publics. Dans quel registre cette ligne sera-t-elle inscrite à son bilan ? Pour les artistes, la réponse est plutôt évidente.

La fin de Jean-Pierre me fait penser à certains films d’Alain Delon. Quand le criminel se croit hors de danger et qu’il a baissé la garde, c’est à ce moment que survient l’improbable. Avec la déception qu’ici le plan séquence est plutôt peu réussi. La légende/scénario voulait qu’il ait gagné les combats les plus durs, les luttes les plus féroces…et réussi les coups les plus tordus. Ce n’était pas pour s’échouer à l’heure du repos devant « d’ordinaires voyous » de bas étage au rez-de-chaussée de son palais non ? On ne quitte pas aussi pauvrement une scène qu’on a autant illuminée et enrichie. Qui plus est, à un pas du 1er avril ! Comme une farce qui a mal tourné. La fin de ce film doit être réécrite. Celui de la vie et de la mort de Jean Pierre Saah. A suivre donc.

Par Alex Siéwé, correspondance particulière

Cimencam : le prix du ciment ne baissera pas

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Avec sa nouvelle usine de production de ciment opérationnelle à Nomayos, près de Yaoundé, Cimencam porte sa production annuelle à 2 millions de tonnes par an. Nomayos devant produire actuellement 500 mille tonnes par an, mais avec une capacité pouvant atteindre 700 mille tonnes/an. Un investissement de 27 milliards de francs Cfa. « Nous allons la développer progressivement, puisque c’est une usine modulaire. Au fur et à mesure du développement du marché, nous pouvons ajouter différents éléments », peut même se vanter Emmanuel Rigaux, le directeur Afrique centrale et de l’Ouest de Lafargeholcim Maroc Afrique. « Aujourd’hui, nous avons un silo, nous en aurons bientôt un deuxième. Cette capacité, nous allons accroître ». Mieux, « nous utilisons des ressources minérales locales, à savoir la pouzzolane pour fabriquer notre ciment. Nous limitons autant que possible l’import de matériaux qui viennent de l’étranger. C’est un élément important de notre production », agrémente-t-il.

Et pourtant, le prix restera élevé. Du moins chez l’ancien détenteur du monopole dans le secteur de la cimenterie. Aucun des hauts cadres de l’entreprise n’aborde directement la question. « Je pense que la bonne question est plutôt celle de la rentabilité. Si vous êtes un tenancier de fabrique de parpaings, combien de parpaings pouvez-vous faire avec un sac de ciment ? Avec notre ciment, vous pouvez produire plus de parpaings qu’avec n’importe quel autre ciment », dévie Emmanuel Rigaux. « Vous pouvez regarder le prix, et nous nous attelons à baisser le prix. Mais vous devez davantage considérer la qualité du produit. Et vous voyez qu’avec notre ciment, on construit des écoles, des ponts, diverses infrastructures lourdes », prolonge-t-il face à la relance de la presse. Cimencam a le regard ailleurs: « On travaille beaucoup l’innovation. On veut trouver de nouvelles solutions à tous nos concitoyens. Donc on met sur le marché un ciment qui va beaucoup plus répondre aux besoins des populations », réoriente Benoit Galichet, le directeur général de Cimencam. « On a par exemple un nouveau produit qui va être moins cher que Robust, et qui pourra résoudre beaucoup de problèmes. On va lancer le ciment blanc. Ça va nous différencier et ça va nous permettre de résoudre un certain nombre de problèmes. Nous allons bientôt lancer un ciment hydro qui, lorsqu’on en fait du béton, il ne pourra pas être attaqué par l’humidité. Il est question de fournir des solutions performantes à nos clients », argumente l’homme qui a la charge de la reconquête des parts de marché perdu sous le ciel du Cameroun.

En clair, le consommateur camerounais ne devra pas rêver d’une baisse du prix du sac de ciment de sitôt chez son compatriote Cimencam. En revanche, il en aura suffisamment et en temps réel. L’usine de Nomayos devant desservir prioritairement les régions du Centre, du Sud et de l’Est du pays. Avec des projections sur la République centrafricaine, envisage Cimencam.

Rdpc Ouest: Sylvestre Ngouchinghe dénonce ses camarades

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Profitant d’une séance de travail à la maison du parti de Bafoussam samedi dernier, le sénateur de la région de l’ouest a accusé ses camarades de médisance et de calomnie.
Les tensions entre certains militants du Rdpc de la région de l’Ouest étaient restées sous cape jusque-là. Mais depuis samedi dernier, elles ont été mises au gout du jour. Réuni avec ses camarades, dans le cadre d’une séance de travail à la maison du parti de Bafoussam, Sylvestre Ngouchinghe a exprimé sa colère contre certains de ses camarades. « Que dois-je encore faire pour mériter la confiance de mes camarades ?» a-t-il demandé devant Jean Kuete, Secrétaire général du comité central du Rdpc. Le sénateur de la Mifi accuse Crispin Pettang, le chargé de mission du Rdpc auprès de la délégation permanente régionale du comité central du Rdpc de l’Ouest, d’être à l’origine de ses malheurs au sein du parti. Pour le président directeur général de Congelcam, les manœuvres initiés contre lui, par son camarade de parti ont pour but de le déstabiliser politiquement et économiquement. S’adressant au Secrétaire général du comité central du Rdpc, Sylvestre Ngouchinghe a renouvelé sa loyauté, sans faille au Rdpc et à son président.

Origines des tensions

La brouille entre les 2 hommes proviendrait du fait qu’après l’élection présidentielle, Crispin Pettang aurait affirmé devant le comité central, qu’il détient la liste des cadres de son parti qui ont financé la campagne du MRC. Même si cette liste n’a pas encore été rendue publique. Sylvestre Ngouchinghe dit être pointé du doigt partout où il va, comme étant celui qui a financé la campagne de l’opposition. Pour calmer le jeu, Jean Nkuété a demandé à son camarade Sylvestre Ngouchingué de ne pas prendre en compte ces calomnies et médisances qui selon lui, sont des ingrédients du jeu politique. Le Secrétaire général du comité central du Rdpc, a dit avoir été lui-même accusé d’avoir financé la campagne de Cabral Libii, et a conseillé ses camarades de travailler plutôt pour la bonne marche du parti.

Diplomatie : Pourquoi Paul Biya nomme-t-il enfin un ambassadeur à Paris ?

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Alfred Nguini, le nouvel ambassadeur du Cameroun en France

Alfred Nguini est le nouvel ambassadeur du Cameroun en France. Il remplace à cette fonction, Samuel Mvondo Ayolo, nommé depuis le 03 mars 2018, au poste de directeur du cabinet civil de la présidence de la République. Une nomination qui vient ainsi mettre fin à plus d’un an de vacance à la tête de la représentation diplomatique camerounaise à Paris. Et qui survient juste 2 mois après les casses survenues dans cette ambassade à la fin du mois de janvier dernier et que l’on attribue à des Camerounais proches du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Ces actes de vandalismes auraient-ils poussé le président de la République à nommer enfin un ambassadeur à Paris ? Car de l’avis de plusieurs, l’absence d’un diplomate en poste en France aurait de quelque façon, favorisé les actes d’incivisme qu’a enregistré l’ambassade camerounaise, et surtout l’attitude de la police française qui n’avait manifesté aucun effort pour empêcher les casseurs de prendre d’assaut l’édifice.

Au lendemain de ces casses, le gouvernement camerounais par la voix de son ministre des Relations extérieures, a tenu à exprimer à Paris son mécontentement suite à ces incidents malheureux. Lejeune Mbella Mbella qui recevait en audience Gilles Thibault, l’ambassadeur de France au Cameroun, a exprimé les préoccupations de son gouvernement quant à la protection de son ambassade à Paris. Malgré cette position ferme de Yaoundé vis-à-vis de Paris, il est encore à redouter que les casseurs récidivent. La crainte est là, mais il est évident qu’au cas où une menace de ce genre refait surface, l’ambassadeur qui est déjà en poste à Paris, fera des réquisitions en bonne et due forme aux autorités françaises, afin qu’elles prennent des mesures sécuritaires appropriées.

La nomination d’Alfred Nguini est donc selon toute vraisemblance, une reprise en main du contrôle de la situation par les autorités camerounaises. Ce d’autant plus que du côté de la diaspora camerounaise à Paris, un spectre hostile au régime est né, la Brigade anti-sardinard, et menace de prendre à partie toutes les autorités camerounaises qui fouleront le sol parisien. En plus du simple fait de juguler la menace de la diaspora camerounaise, le nouvel ambassadeur pourra en principe peser de son poids auprès des autorités françaises pour diligenter les enquêtes ouvertes contre les casseurs de l’ambassade. Une procédure qui doit en effet produire, si elle existe, la preuve de la responsabilité de Maurice Kamto dans les casses de la représentation diplomatique du Cameroun en France et dont le Cameroun en aura besoin, pour enfoncer le leader du MRC devant le tribunal de Genève où ses avocats comptent déporter le procès.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

Cour d’appel du Centre : le MrC manifeste contre les audiences à huis clos

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La détermination des leaders du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) ne fait plus de doute. En audience mardi dernier, dans le procès en appel où ils comparaissaient pour dénoncer l’irrégularité du rejet de leurs requêtes par le TGI du Centre administratif de Yaoundé, Maurice Kamto et ses camarades l’ont encore démontré. Devant le juge de ladite cour, les militants du  n’ont pas emprunté quatre chemins pour manifester leur indignation contre la tenue des audiences à huis clos. « Nous sommes accusés d’hostilité à la patrie, il faut donc que la patrie puisse venir assister aux audiences », a martelé Alain Fogue, trésorier du parti lui aussi en détention. Pour cet enseignant de droit à l’université de Yaoundé II, les faits qui leur sont reprochés sont censés avoir été commis publiquement, il n’est donc pas question que le procès relatif à ses fais présumés, se tiennent en salle fermée. « Le hold-up électoral a été public, il faut  que les audiences le soient également », a -t-il ajouté. Ses coaccusés Albert Dzongang et Paul Éric Kingue n’ont pas eux aussi caché leur mécontentement. A la suite d’Alain Fogue, ils ont dénoncé à haute voix « le refoulement systématique des personnes désireuses de se rapprocher pour s’enquérir du déroulement de l’audience ». Ils ont en plus blâmé le fait que cette audience se tienne dans le cabinet du juge de la Cour d’appel du Centre, et ont demandé à ce dernier de prendre ses responsabilités. Car, ont-ils estimé, ce n’est pas un juge Yougoslave qui viendra « sanctionner les illégalités flagrantes » qui entachent le procès en cours.

Cette audience qui se tenait le 26 mars dernier, et qui concernait 14 personnes, s’est déroulée en 2 phases. Maurice Kamto et six de ses alliés ont comparu pour la première phase et leur procès a été renvoyé au 02 avril au motif de la mise en état du dossier. Le procès des 7 autres militants qui comparaissaient en deuxième lieu a lui aussi été renvoyé le 09 avril pour les mêmes motifs. Cette mise en état du dossier ayant motivé le renvoi du juge, repose sur la nécessité de produire au préalable, les pièces que sont le titre de détention en vertu duquel Maurice Kamto et les siens sont emprisonnés, ensuite le dossier sur la base duquel a statué le TGI, et l’expédition de l’ordonnance rendue par le juge de l’habeas corpus du tribunal en première instance et qui a débouté les militants du MRC, en rejetant toutes leurs requêtes, a précisé un des avocats de la défense au sortir de l’audience.

Il faut préciser que l’un des vice-présidents du MRC, Me Emmanuel Simh a annoncé que d’autres manifestations auront lieu, le 06 avril prochain.

Par Joseph Essama
Source : Défis actuels

Compétition : Le Feicom incite les collectivités à plus de performance

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Remise-du-prix-Féicom.-Image-d'archives

Le Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale (Feicom) a lancé le 29 mai dernier la 3e édition du Prix National des meilleures pratiques communales de développement local, soit trois ans après la dernière édition. Ce prix qui vise à récompenser les initiatives novatrices ou ayant contribué de façon remarquable et durable à l’amélioration du cadre de vie des populations est ouvert aux 360 communes et les 14 communautés urbaines du Cameroun. Contrairement aux années précédentes, les initiatives de cette 3e édition porteront sur cinq domaines au lieu de quatre. Il s’agit notamment de la gouvernance locale, la gestion des infrastructures et des équipements, la mobilisation des ressources, le développement durable et comme innovation, le développement économique. « Nous voulons voir si les projets qui sont mis en oeuvre au niveau des collectivités se font avec le concours de la population », fait savoir un cadre du Feicom.

D’après le Comité d’organisation, les initiatives retenues sont celles qui ont une durée de mise en œuvre d’au moins deux ans. Elles seront également primées la base de leur pertinence, leur efficacité, leur efficience, leur transparente, leur transférabilité et sur l’innovation. « Les communes et les communautés urbaines vont jusqu’au 29 mai pour concourir. Les initiatives doivent être portées par les communes et non par les individus et les ONG. […] Nous attendons pour cela plus de participation et des initiatives de qualité à l’accélération du processus de décentralisation », indique un membre du comité d’organisation. Outre des primes financières évaluées à 100 millions de francs CFA, le Feicom fera visiter les initiatives récompensées par d’autres collectivités. « Nous allons aussi présenter les initiatives primées à l’international mais nous nous assurerons au surpréalable qu’elles répondent toujours à nos attentes », ajoute un cadre du Feicom. En collaboration avec ONU-Habitat, la banque des communes a pour ambition, à travers « le prix Feicom » d’inciter les Collectivités Territoriales Décentralisées à adopter les meilleures pratiques de développement susceptibles d’améliorer le cadre et les conditions de vie des populations.

Par Ghislaine Ngancha
Source : Défis actuels

Couverture santé : la Cnps va payer la moitié de dépenses médicales des pensionnés

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Le Conseil d’administration de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (Cnps) a autorisé le 27 mars dernier, le directeur général, Olivier Mekulu Mvondo, de signer avec des formations hospitalières, des conventions pour la prise en charge de 50 % des soins médicaux des pensionnés, de bénéficiaires d’allocations de vieillesse et de rentes d’accident de travail. Cette mesure qui jusqu’ici concernait uniquement les pensionnés des formations hospitalières de l’entreprise s’étend désormais à l’ensemble des pensionnés inscrit dans leur fichier. Bien que la Cnps n’a pas encore déterminé les prestations concernées par cette décision, les responsables indiquent qu’il pourrait s’agir en un premier temps des frais de consultation, d’hospitalisation, d’examens et de soins divers. Le directeur général rassure à cet effet qu’une procédure de contrôle sera mise en place après la signature des conventions avec les hôpitaux pour qu’il n’y ait pas d’abus. A en croire la Cnps, ce clin d’oeil en faveur des pensionnés s’inscrit dans « une logique de contribution à la mise en place progressive et maîtrisée d’une couverture santé universelle ». Pour Olivier Mekulu Mvondo, il s’agit d’une forme d´expérimentation qui peut aider à la généralisation de la Couverture santé universelle. L’entreprise souligne par ailleurs que cette mesure a été approuvée grâce au « parfait état financier de la Cnps ». D’ailleurs, les chiffres indiquent qu’en 2018 l’organisme en charge de la sécurité sociale a réalisé un résultat positif net de 62,3 milliards de francs CFA contre 54, 3 milliards en 2017 et 43,7 milliards en 2016.

Notons que la Cnps a engagé depuis 2016 une batterie de reformes visant à améliorer les conditions de vie des Camerounais. Il s’agit notamment de l’augmentation du montant des allocations familiales de 1800 à 2800 francs CFA par mois et par enfant, le relèvement du taux des cotisations sociales de 7 à 8,4 % et le relèvement du plafond des cotisations de 300 000 à 750 000 francs CFA. Et ce n’est pas tout. Le directeur général ambitionne encore de procéder au relèvement des pensions anciennes afin de permettre aux anciens pensionnés dont le niveau des pensions est jugé faible faire face au coût élevé de la vie. Selon les sources de l’entreprise, bien qu’en examen, cette reforme a d’ores et déjà rencontré l’assentiment du gouvernement.

Par Ghislaine Ngancha
Source Défis actuels

Limitation des importations: l’Etat mise sur les PMe et la transformation locale

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Le gouvernement camerounais veut implémenter une piste de solution pour réduire les importations de certains produits de première nécessité. Il s’agit, tel que l’avait déjà suggéré le chef de l’Etat alors en campagne en vue de la présidentielle du 7 octobre 2018, du développement des industries de transformation locale et d’un soutien plus accru aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) ainsi qu’aux Petites et Moyennes Industries (PMI). Le sujet était au centre des discussions le 28 mars dernier, lors du Conseil de Cabinet présidé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute. Concrètement, il a été question des leviers de transformation industrielle des produits agricoles. L’on apprendra que les PME doivent être impliquées notamment à travers la création de chaînes de valeur en vue de la réduction des importations des biens et des services. « La chaîne de valeurs expliquait à Cameroon Tribune [édition du 29 mars 2019, Ndlr.] le ministre des PME, c’est un processus qui mérite qu’on lui accorde une très grande importance. Parce que dans le cadre de la balance commerciale des biens ou des services, on enregistre un déficit qui est de plus en plus abyssal ». Seulement, ces PME doivent se structurer autour de ces chaînes de valeur. Pourquoi ? « D’abord, il s’agit de bénéficier des financements pour renforcer leur production, de disposer du capital technologique nécessaire, de bénéficier des structures de mise à niveau, mais entend aussi, de respecter les normes et les certifications en termes de production », répond le ministre Achille Bassilekin III.

Mesures incitatives

Il existe en effet, à en croire le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, des possibilités de transformation industrielle des produits locaux. Selon Gabriel Dodo Ndoke, les leviers à actionner actuellement pour l’accélération locale de ces produits agricoles sont ceux qui devraient être assis sur l’existant industriel. « A savoir dit-il à Cameroon Tribune, accroître la capacité de production des unités existantes et mettre en place un maillage des acteurs qui interviennent directement dans le processus de production de la matière première et de la transformation ». Si cela est fait, « nous pensons que le processus de transformation locale devrait s’accélérer et être accompagné par des mesures incitatives et protectrices de ces produits sur le marché local », poursuit le ministre. Pour lui, les mines représentent près de 28% de la valeur ajoutée du secteur secondaire hors pétrole. Alors que l’on dénombre à ce jour 210 000 unités économiques dans le secteur des PME à qui le gouvernement entend apporter les différents appuis annoncés par le chef de l’Etat. Objectif : permettre à ces entreprises d’accroître leur production pour la couverture du marché national principalement.

Par Arthur Wandji
Source Défis actuels

Entreprises brassicoles : Plus de 40 milliards de perte

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Les entreprises brassicoles, industries meunières, industries laitières, dont les unités de production sont installées hors des régions du Sud-ouest et du Nord-ouest sont également impactées par la crise. Le climat d’insécurité a conduit au retrait des représentations commerciales et même à une impossible couverture de plusieurs zones de ces Régions. Plusieurs entreprises ont été contraintes au démantèlement des infrastructures logistiques et de commercialisation lorsque celles-ci ont échappé aux vandalismes et destructions.

De manière détaillée, les entreprises de fabrication des boissons observent notamment des pertes de chiffres d’affaires allant jusqu’à 40 milliards de francs CFA. Les actes de vol et de vandalismes ont déjà coûté à ces dernières plus de 500 millions de francs CFA en pertes matériels sans compter les sommes déboursées par leurs employés pour échapper aux rackets et autres menaces. Les industries meunières, bien que n’ayant pas minoterie installée dans ces régions voient également leurs activités souffrir de ce climat d’insécurité. Des camions de livraison leur appartenant ou à des tiers travaillant directement ou indirectement pour leur compte ont été incendiés. Les livraisons auprès des clients ont baissé, même si l’intensité diffère d’une entreprise à une autre. Elles vont notamment de 5% à 40% pour les entreprises les plus impactées. Le manque à gagner pour l’ensemble de la filière pourrait ainsi avoisiner 4,9 milliards francs CFA. Les entreprises ont notamment perdu le contact avec des clients boulangers et autres grossistes, le nombre de livraison a chuté, drastiquement dans certains cas. Des licenciements pouvant atteindre 15 % des effectifs sont en étude si la situation perdure.

Dans le secteur des services à l’agriculture, à savoir la distribution des produits phytosanitaires, machinisme agricole, conseil agricole, commercialisation,) s’en trouvent impactés. Le document du Gicam indique que pour la distribution des produits phytosanitaires en particulier, la chute des activités atteint 60 % des ventes en raison notamment des difficultés que rencontrent aussi bien les agro-industries que les petits producteurs de ces régions qui ont dû déguerpir les champs pour se réfugier dans les villes ou ailleurs.

Par Junior Matock
Source Défis actuels

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