mercredi, avril 1, 2026
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Tristesse: Foly Dirane est mort

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L’animateur émérite a cassé son micro ce 26 mars des suites d’une longue maladie.

Le monde de la presse vient d’être encore frappé. Foly Dirane n’est plus. L’animateur radio-TV a cassé son micro ce 26 mars 2026. Une « délivrance » pour beaucoup de confrères qui réagissent à cette disparition, tant Adrien Tafeng (de son vrai nom) aura souffert ces dernières années. Annoncé quelques fois mort, l’homme a toujours réussi à se relever, jusqu’à ce soir.

C’est un mythe qui s’en va. Foly Dirane a passé plusieurs décennies au service de la Cameroon radio television (Crtv), animant des émissions phares des années 9O comme « Emergence », « Délire »; et formant nombre d’animateurs et même des journalistes actuels.

Sur le terrain artistique et culturel, ce chansonnier a également inscrit des marques indélébiles et suscité des talents.

Assemblée nationale : Huit mois de bonus pour les députés

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Par un décret rendu public ce 25 mars 20026, le président de la République proroge le mandat des députés du 31 mars au 20 décembre 2026. Ce deux jours après l’adoption par les députés de la loi portant cet objet. La nouvelle était attendue depuis plusieurs mois, tant les signaux étaient clairs, qui indiquaient cette volonté du pouvoir de Yaoundé de proroger une dernière fois le mandat des députés, qui avait déjà expiré en 2025.

Le gouvernement justifie cette autre prorogation par des « contraintes budgétaires » et « l’incapacité logistique d’Elecam ». Sans trop de détails. Indiquant par la voix de François Bolvine Wakata, ministre délégué à la présidence, chargé des Relations avec les assemblées, que « l’État camerounais s’emploie encore à réparer les dégâts de la crise post-électorale de 2025 ». En prorogeant la première fois, Paul Biya avait prétexté qu’il était difficile de tenir quatre élections sur une même année, à savoir la présidentielle, les régionales, les législatives et les municipales. organiser des élections législatives et municipales dans de meilleures conditions.

Cela survient alors que Cavaye Yeguie Djibril vient de perdre le perchoir de l’Assemblée nationale, au profit de Théodore Datouo, jadis vice-président de l’institution. Le nouveau patron de l’assemblée nationale a ainsi la possibilité de présider une année parlementaire, notamment les trois sessions ordinaires.

RACHAT D’ENEO : Des blocages administratifs retardent encore le départ d’Actis du Cameroun

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Le retrait effectif du fonds britannique Actis du capital d’Eneo reste suspendu à une série de formalités administratives et financières, alors même que l’État camerounais affirme avoir déjà honoré ses engagements financiers. Cette situation a été révélée le 19 mars 2026, à l’issue d’un échange entre le ministre de l’Eau et de l’Énergie et les membres de l’Organisation interprofessionnelle des sociétés d’électricité et d’eau du Cameroun (Oriselec).

Face au ministre, les responsables d’Oriselec sont venus chercher des clarifications sur ce processus encore inachevé. Leur président, Bertrand Poh, rapporte que « nous voulions mieux comprendre le passage de Actis à l’État. Sur cette doléance, le ministre nous a dit qu’en ce moment, Actis a été entièrement payé et qu’ils attendent seulement les éléments de devises avec la Banque des États de l’Afrique centrale et les problèmes fiscaux pour que l’argent soit dans les comptes d’Actis et aussitôt que cela sera fait, l’équipe dirigeante d’Actis va partir ».

Dans les faits, le Trésor public a déjà déboursé 78 milliards de FCFA correspondant aux 51 % détenus par l’investisseur. L’État contrôle désormais 95 % du capital d’Eneo, les 5 % restants étant détenus par les employés. Le paiement est intervenu avant l’échéance contractuelle de mi-février, marquant l’aboutissement de discussions engagées depuis plus de deux ans entre Yaoundé et son partenaire financier.

Pourtant, cette avancée ne suffit pas à acter juridiquement la sortie d’Actis. Le blocage tient à des contraintes de nature technique. « Les transferts en devises, encadrés par la Banque des États de l’Afrique centrale, ainsi que des ajustements fiscaux liés à l’opération, retardent le versement effectif des fonds sur les comptes du vendeur. Tant que ces étapes ne sont pas finalisées, la transaction demeure incomplète sur le plan opérationnel, ce qui empêche toute prise de contrôle effective par les nouvelles équipes », souligne un expert.

Ce délai technique n’est pas sans conséquence pour les acteurs locaux. Les entreprises membres de l’Oriselec, qui interviennent dans la chaîne de valeur du secteur électrique, espéraient justement trouver auprès du ministre une réponse à leurs difficultés immédiates, notamment sur le paiement de leurs arriérés. Mais sur ce point, Gaston Eloundou Essomba a coupé court à toute attente de solution rapide. « Il a dit qu’actuellement les interlocuteurs en face ne peuvent pas se permettre de gérer ce genre de préoccupations. La nouvelle équipe avisera », a rapporté Bertrand Poh.

Une réponse qui confirme que tant que l’équipe dirigeante d’Actis est encore en place, les arbitrages structurants sur la gouvernance et la gestion financière d’Eneo restent en suspens. Dès la signature de l’accord de cession le 19 novembre dernier, les autorités avaient anticipé une transition progressive. Le ministre des Finances Louis Paul Motaze et le ministre de l’Eau et de l’Énergie Gaston Eloundou Essomba avaient alors présenté ce rachat comme une opération maîtrisée, garantissant la stabilité des contrats de travail et des acquis sociaux. Depuis, un comité interministériel pilote la transition. Mais la nouvelle architecture managériale n’a pas encore été rendue publique.

 Dans l’attente du départ officiel d’Actis, le gouvernement prépare néanmoins le terrain. Le ministère de l’Énergie a déjà détaillé devant des chefs d’entreprise réunis à Douala un programme d’actions à court terme destiné à stabiliser les comptes d’Eneo. Le concessionnaire fait face à un endettement jugé contraignant et à des pertes commerciales estimées à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA par an. Le plan prévoit des discussions avec les banques locales pour transformer les concours actuels en financements amortissables sur des maturités plus longues, une réduction des coûts d’exploitation et un effort accru de recouvrement auprès des entités publiques.

Barrage Nachtigal : Manque d’eau et réseau incomplet freinent production et distribution

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À Nachtigal, dans la région du Centre, la production d’électricité reste en deçà des capacités installées, freinée à la fois par une hydrologie défavorable et par un réseau de transport encore inachevé. Sur le site, visité le 18 mars par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, les écrans de la salle de commande donnent la mesure de ces contraintes. À 8 heures, le jour de la visite, environ 3 900 m³ d’eau par seconde traversaient les turbines, un niveau jugé insuffisant pour faire fonctionner l’ensemble des groupes à plein régime, selon les données communiquées sur place.

 Dans ces conditions, seuls trois groupes produisent, chacun autour de 70 MW, soit une puissance totale de 210 MW, bien en dessous des 420 MW attendus à terme. Le ministre Gaston Eloundou Essomba, qui s’exprimait devant la presse, a détaillé les limites actuelles du système en insistant sur le rôle déterminant du débit. Il a expliqué que chaque groupe nécessite environ 150 m³ d’eau par seconde pour fonctionner de manière optimale, avant de préciser que « nous sommes en période d’étiage, ce qui signifie que la quantité d’eau que le barrage reçoit peut baisser.

Le volume actuellement disponible provient des barrages en amont et cela ne permet pas de produire plus ». Cette contrainte saisonnière, bien connue des exploitants hydroélectriques, devrait toutefois s’atténuer dans les prochains mois. Toujours selon le membre du gouvernement, le retour des pluies pourrait modifier sensiblement l’équation de production. « Le volume d’eau disponible va certainement augmenter puisque nous passerons de l’étiage à la saison des pluies. Cela va nous permettre d’augmenter la production », a-t-il indiqué, évoquant une montée possible autour de 300 MW à partir de juillet.

LES LIGNES DE TRANSPORT UN PROBLÈME CONNU DE LONGUE DATE

Mais au-delà du facteur hydrologique, c’est aussi l’acheminement de l’électricité qui limite aujourd’hui l’exploitation optimale de Nachtigal. D’après les explications fournies par le ministre au micro de Cameroon Tribune, l’énergie produite est intégralement injectée dans le réseau et transite par le poste de Nyom II pour alimenter principalement les régions du Centre, du Sud et de l’Est, dont la demande cumulée avoisine 375 MW. Dans ce contexte, toute hausse de production se heurte à des goulets d’étranglement en aval.

 Le point critique se situe entre Edéa et Douala, où les infrastructures existantes ne permettent pas d’absorber des volumes supplémentaires. « Entre Edéa et Douala, il y a un problème, ce bout de ligne est congestionné et des travaux sont en cours pour construire un nouveau corridor qui part de Yaoundé avec 400 kV et arrive à Edéa, puis prend la ligne de 225 kV et arrive à Ngodi, Bakoko à Douala. Cette ligne sera achevée au mois de juin 2026, ce qui va correspondre à la remontée du niveau de production et il y aura un deuxième couloir qui va transporter aisément cette énergie », a expliqué Gaston Eloundou Essomba.

 Le membre du gouvernement a également tenu à souligner que le calendrier des infrastructures de production et de transport a été pensé de manière coordonnée, tout en reconnaissant les aléas propres aux projets de lignes électriques. Il a notamment évoqué les difficultés liées à la libération des emprises et aux indemnisations, qui ralentissent certains chantiers. Selon lui, ces obstacles devraient être levés d’ici mi-2026, horizon auquel « le problème de transport de l’électricité sera totalement résolu ».

 Exploitée par NHPC, avec l’appui de la Sonatrel dirigée par Victor Mbemi Nyaknga, la centrale de Nachtigal affiche pourtant des performances notables depuis sa mise en service en mai 2025. D’après les données communiquées par les responsables du projet, elle a déjà contribué à hauteur d’environ 30 % au mix énergétique national, pour une production annuelle estimée à 2,9 TWh

Yaoundé 5 : Plus de 250 jeunes recrutés à la maire en 6 ans

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« Préparons-nous à consolider davantage la force et la place du parti derrière le président national ». C’est sous ce thème que se sont tenus hier mardi 24 mars 2026 sur l’ensemble du territoire national, les manifestations du 41ème anniversaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir.

« Yaoundé 5 a voulu, à travers cette forte mobilisation dans ce gymnase du petit sport de Kanina, envoyer de nouveau un message clair à notre président national, son excellence Paul Biya. C’est-à-dire que nous nous tenons davantage près derrière lui pour le soutenir, notamment dans les grandes réformes institutionnelles et constitutionnelles qui s’annoncent » a réaffirmé Augustin Bala, président de la section RDPC du Mfoundi 5 et par ailleurs édile de ladite commune.

S’adressant aux militants et sympathisants du RDPC qui ont fait le plein de la salle, Augustin Bala leur a rappelé l’intérêt de la circulaire du 11 mars 2026, du Secrétaire général du Comité central de leur parti politique, Jean Nkuete. « Le secrétaire général du comité central a insisté sur le cas des jeunes et des femmes qui forment la masse critique déterminante de l’électorat et dont la prise en compte spécifique préoccupe au plus haut point le parti et son élu, le président » leur a-t-il rappelé.

Le président de section du Mfoundi 5 a profité de l’occasion pour demander aux jeunes et aux femmes de redoubler de vigilance et d’agilité pour barrer la route à l’opposition afin que toute force ou faiblesse ne mette en cause les opportunités du RDPC. Le patron politique de Yaoundé 5 n’a pas manqué d’évoquer les réalisations locales afin de galvaniser les populations à voter pour le RDPC aux prochaines élections.

« Dans le domaine de la lutte contre le chômage, je voudrais rappeler que depuis deux-mille-vingt, à la mairie de Yaoundé cinq, nous avons recruté plus de deux-cent-cinquante jeunes définitivement. Aujourd’hui, nous avons les employés des cadres communaux issus de toutes les dix régions de notre pays. En ce moment même, à la mairie de Yaoundé 5, se déploient plus de quatre-cents jeunes recrutés dans le cadre du plan spécial d’assainissement financé par le président de la République » a indiqué Augustin Bala.

Région de l’Est : 585 millions FCFA du Feicom pour la construction de l’Hôtel de ville de Dimako

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Georges Elanga Obam, ministre en charge de la Décentralisation et du développement local (Minddevel) a présidé jeudi 19 mars 2026, la cérémonie de l’inauguration de l’hôtel de ville de Dimako, département du Haut-Nyong dans la région de l’Est Cameroun.

En effet, au cours des exercices 2021 et 2024, Yves Didier Tokambou Ntéme, maire de la commune d’arrondissement de Dimako a sollicité du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom), respectivement un des trois autres financements à hauteur de 29 millions FCFA pour le premier ; 69 millions FCFA pour le deuxième ; 136 millions FCFA pour le troisième et 49 millions FCFA pour le quatrième.

Lesdits financements avaient pour objectif de la prise en charge des prestations complémentaires résultants des contraintes architecturales et techniques du projet. Ils ont également servi aux travaux d’aménagement extérieurs à l’édifice, de l’ameublement de l’hôtel de ville et du raccordement site au réseau interconnecté d’électricité et fibre optique.

Appui du Feicom

Lors de allocution de circonstance, Philippe Camille Akoa, directeur général du Feicom a expliqué que, le comité des concours financiers de l’institution dont il a la charge qui avait été saisi de ces nouvelles requêtes les avait approuvé au cours de ses sessions du 9 novembre 2022 pour la première et du 27 novembre 2024 pour les trois autres requêtes, en accordant à la municipalité, les financements sollicités, soit 585 millions FCFA du Feicom pour la construction et l’ameublement de l’hôtel de ville de Dimako.

« La construction des hôtels de villes s’inscrit dans un programme défini par le conseil d’administration du Feicom qui est en droite ligne de Stratégie nationale de développement 2020-2030 qui précise en son point 416 : Dans la perspective d’améliorer la gestion des ressources humaines, le gouvernement entend améliorer le cade de travail des agents publics à travers la fixation et le respect des normes, en termes d’espace de travail et de matériel adéquat » a rappelé Philippe Camille Akoa.

Ce dernier n’a pas manqué de rappeler que les projets sociaux (écoles, centres de santé, approvisionnement en eau potable, projet d’électrification, construction des ponts et des routes…) sont financés à hauteur de 85% sous forme de subventions (contributions de solidarité) et 15% d’apport propre pour chaque commune qui sont donnés sous forme de prêts par le Feicom.

L’hôtel de ville de Dimako a été financé à hauteur de 65% sous forme de subventions. Sur les 585 millions FCFA mobilisés par le Feicom pour la réalisation dudit projet, la commune ne remboursera que 204 millions FCFA sur 15 ans.

« De manière générale, sur un montant cumulé des financements accordés par le Feicom sur la période de 2006 à nos jours, de 543 milliards 22 millions de FCFA à l’ensemble des 360 et 14 communautés urbaines du Cameroun, les 33 communes et la communauté urbaine que compte la région, ont bénéficié d’une enveloppe de 48 milliards 323 millions de FCFA pour la réalisation de 539 projets de développement, ce qui représente en valeur relative, un peu plus de 8,9% de l’enveloppe globale dépensée » a expliqué le DG du Feicom.

Au cours de la période allant de 2008 à 2025, le Feicom a reversé à ces municipalités, la somme de 66 milliards 183 millions FCFA au titre de centimes additionnels communaux et autres impôts communaux soumis à péréquation sur un montant global de 1 327 milliards 515 millions FCFA.

De cette enveloppe, le directeur général du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale a indiqué que les communes du département du Haut-Nyong ont reçu 19 milliards 522 millions FCFA et la commune de Dimako a reçu 1 milliard 346 millions FCFA dans cette enveloppe régionale.

Financement qui profitent à plusieurs communes de la région de l’Est Cameroun proviennent entre autres du Programme de construction de cités municipales, financé en partenariat avec le Crédit foncier du Cameroun (CFC) ; le Programme de développement économique et social des villes secondaires exposées à des facteurs d’instabilité financé par l’Union européenne (UE) avec l’appui de la KFW ; le Projet de développement des chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture (PDC-VEP) avec le concours de la Banque africaine de développement (BAD) outre le Guichet climat récemment mis en place.

Carburants : Dangote renforce l’approvisionnement du Cameroun en pleine crise pétrolière

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Au moment où les routes maritimes traditionnelles se tendent et où les cargaisons en provenance d’Europe et du MoyenOrient se raréfient, une nouvelle trajectoire s’impose progressivement dans l’approvisionnement du Cameroun en carburants. Elle passe désormais par Lagos, où la raffinerie du groupe Dangote reconfigure en profondeur les équilibres d’un marché longtemps dépendant des importations extra-africaines.

Selon Reuters, le Cameroun figure déjà parmi les premiers débouchés de cette montée en puissance. S’appuyant sur des données de Kpler une société spécialisée dans l’analyse de données sur les marchés des matières premières et sur des sources proches du marché, l’agence fait état de douze cargaisons d’essence, soit environ 456 000 tonnes métriques, expédiées vers plusieurs pays africains, dont le Cameroun.

 « Ces ventes constituent les premières exportations d’essence de Dangote depuis que l’installation a atteint sa pleine capacité en février », souligne Reuters. Le positionnement du Cameroun dans cette première vague de clients ne relève toutefois pas du hasard. Il apparaît plutôt comme l’aboutissement d’un faisceau d’initiatives, publiques et privées, engagées en amont. Du 23 au 26 janvier 2026, une délégation de la Société nationale de raffinage (Sonara) s’est rendue à Lagos pour des échanges avec les responsables de la raffinerie Dangote.

À l’issue de cette mission, l’entreprise publique a révélé que « l’objectif de ce déplacement visait à poser les bases d’une collaboration durable sur le plan technique et commercial, afin de sécuriser les approvisionnements du Cameroun, garantir une consommation locale satisfaisante et œuvrer à l’indépendance énergétique nationale ». Sans lien formel explicitement établi, ces démarches offrent néanmoins une grille de lecture cohérente du positionnement rapide du Cameroun parmi les premiers clients. Dans le même temps, le terrain avait déjà été préparé par certains opérateurs privés. Dès le lancement des activités de la raffinerie en 2024, des distributeurs locaux avaient pris attache avec le groupe nigérian. En décembre 2024, Neptune Oil, dirigé par Antoine Ndzengue, concrétisait cette dynamique à travers une première opération portant sur 60 000 tonnes d’essence à destination du Cameroun.

Cette transaction, présentée à l’époque comme un levier de sécurisation de l’approvisionnement national, apparaît rétrospectivement comme l’un des jalons ayant facilité l’intégration du marché camerounais dans les flux de Dangote Refinery. Ce mouvement se lit enfin dans les volumes globaux. D’après Reuters, les exportations nigérianes de produits raffinés atteignent environ 214 000 barils par jour depuis le début du mois de mars, contre près de 100 000 un mois plus tôt. Sur le seul marché africain, les livraisons ont plus que doublé, passant de 38 000 à 90 000 barils quotidiens. Au-delà de la progression des chiffres, c’est bien une recomposition progressive des flux énergétiques qui s’opère, avec un recentrage vers des circuits régionaux dans lesquels le Cameroun occupe désormais une place tangible.

UNE SOLUTION RÉGIONALE ENCORE SOUS CONTRAINTE

Cette montée en puissance dessine une piste sérieuse, sans pour autant lever toutes les incertitudes. Car derrière l’essor des exportations, la raffinerie Dangote reste confrontée à ses propres limites. L’accès au brut constitue le principal point de tension. Malgré une capacité de 650 000 barils par jour, l’installation ne reçoit qu’un volume limité de cargaisons de la compagnie publique nigériane, selon Bloomberg cité par Reuters, ce qui l’oblige à se tourner vers les marchés internationaux. Cette dépendance aux achats extérieurs expose directement la raffinerie à la volatilité actuelle. La hausse rapide des prix du brut, combinée à l’augmentation des coûts logistiques, se répercute sur les prix de sortie. En l’état, les volumes de brut actuellement disponibles restent nettement en deçà des capacités de traitement de l’installation, qui pourrait en absorber plus du double. Cette insuffisance d’alimentation freine son rendement et oblige l’opérateur à se tourner vers des approvisionnements extérieurs, avec pour corollaire une exposition accrue aux fluctuations des prix internationaux. C’est sur ce point précis que le groupe cherche désormais à infléchir la situation. Dangote Group a multiplié les échanges avec les autorités nigérianes pour obtenir un accès plus important au brut produit localement. L’enjeu est clair : privilégier des achats domestiques, libellés en monnaie nationale, afin de réduire les coûts associés aux intermédiaires, à la logistique et aux variations de change. Une orientation d’autant plus stratégique que, selon des informations rapportées par Bloomberg, les prix du pétrole, les coûts de transport maritime et les primes d’assurance ont connu une hausse marquée en l’espace de quelques jours, dans un contexte de tensions liées à la crise iranienne.

Mbé : Comment les enseignants enlevés à Kontcha ont été libérés.

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Cyrille Mbah, Ngwebam Ngadjo, Sylvia Yong, Vincent Kempoure et Harouna Adamou sont à nouveau libres de leurs mouvements. Leurs images posant avec des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) ont été diffusées hier sur les réseaux sociaux. Mais c’est depuis la veille qu’ils ont été libérés. « Après avoir été déplacés précipitamment et nuitamment parce que les militaires venaient dans leur direction, les otages ont fini par être abandonnés à eux-mêmes dans la soirée du 22 mars 2026. Et ce n’est que le 23 mars matin que les ex otages se sont rendus compte qu’ils étaient seuls », rapporte une source au 5ème BIR basé à Ngaoundéré, dans les colonnes du quotidien régional L’œil du Sahel. « Dès lors les otages ont commencé à appeler leurs familles et grâce à l’étroite collaboration entre ces dernières et l’état-major de crise du poste de commandement du 5è BIR, leur géolocalisation a été facile et permis au groupe engagé dans leur direction de les recueillir et faire sortir de la brousse », poursuit la source. Sous la conduite du lieutenant-colonel Eric Richard Tsoungui Omam, les éléments du 5ème BIR se sont donc lancés sur le terrain et ont retrouvé cinq otages dans la localité de Mbé lundi dernier.

Plutôt que quatre otages annoncés le 12 mars dernier lors de leurs enlèvements, il s’avère donc qu’ils étaient cinq. Ce jour-là, les enseignants En réalité, les cinq ex otages qui ont retrouvé le vent de la liberté le 23 mars 2023 sont effectivement ceux qui avaient été enlevés le 12 mars dernier sur l’axe Mayo-Balé – Kontcha dans le département du Faro et Déo, région de l’Adamaoua. Il s’agit de Cyrille Mbah, Nadège Ngwebam Ngandjo, directrice de l’école publique de Gadjiwan, sa collaboratrice Sylvia Yong, et leur conducteur à moto Kentourè Ousseini, ont été enlevés par des inconnus alors qu’ils sont partis de Mayo-Baléo pour Kontcha, pour un séminaire. Peu avant eux, Cyrille Mbah, chef du poste forestier de Kontcha, avait déjà été enlevé sur la même route. Une rançon de 15 millions de francs CFA avait été réclamée pour la libération de chacun des trois agents de l’Etat. Visiblement, ils n’étaient pa seuls. Un certain Harouna Adamou faisait partie des victimes des hors-la-loi.

Finalement, aucune rançon ne sera payée, visiblement. Les otages ayant retrouvé leur liberté dans des circonstances non prévues par leurs ravisseurs. Abandonnés à eux-mêmes, les otages ont pris leur destin en main, avant d’être retrouvés par l’armée qui a bénéficié de la collaboration des familles des otages. Lesquelles ont permis de les repérer.

Pour mieux comprendre le sujet

Faro et Déo : Trois agents de l’Etat enlevés près de Kontcha

Camrail recherche des fournisseurs en équipements ferroviaires lourds

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L’entreprise a lancé un appel d’offres en vue d’acquérir notamment des intrants indispensables à la maintenance des infrastructures de voie afin d’optimiser le transport fret dans le corridor stratégique Douala-N’Djamena.

Les entreprises spécialisées en métallurgie et en ingénierie mécanique ont une opportunité de marché avec le concessionnaire ferroviaire camerounais. Camrail a en effet ouvert son cycle d’appels d’offres pour l’approvisionnement en équipements ferroviaires lourds et en composants techniques spécialisés. Il est question de fournir des intrants pour la maintenance lourde des infrastructures de voie.  Il s’agit par exemple d’avoir des rails de haute résistance, des traverses en béton et des appareils de voie destinés à remplacer les sections dégradées sur les axes à fort tonnage.

Cette initiative fait partie du Plan Quinquennal d’Investissements de la structure qui vise à sécuriser le réseau et optimiser le transport fret dans le corridor stratégique Douala-N’Djamena. Un des objectifs est d’atténuer les risques d’usure prématurée et à d’assurer une fluidité constante pour le transport des produits miniers et des marchandises conteneurisées

Les soumissionnaires doivent démontrer une conformité totale aux normes de l’Union Internationale des Chemins de Fer (UIC). Pour les composants de voie, les critères portent sur la capacité de résistance à une charge à l’essieu de 20 tonnes ; la robustesse métallurgique face à l’usure ondulatoire. Les fournisseurs doivent également prouver l’efficacité des traitements anticorrosion appliqués à toutes les pièces métalliques, avec des protocoles validés par des tests en brouillard salin pour faire face à l’hygrométrie élevée propre au climat équatorial.

Pour les pièces de rechange du matériel roulant, Camrail attend des candidats la fourniture de nomenclatures détaillées et la compatibilité absolue des pièces avec les systèmes de traction diesel-électrique actuellement en service. Le fournisseur devrait aussi garantir un transfert de compétences techniques vers les ateliers de maintenance de Bassa à Douala et Yaoundé.

Camrail déclare ne pas être uniquement à la recherche des fournisseurs, mais des partenaires capables d’accompagner durablement son programme de modernisation de l’outil ferroviaire. Les entreprises intéressées ont jusqu’à la fin du trimestre pour déposer leurs dossiers.

 Il faut dire que Camrail avait par ailleurs annoncé l’acquisition de nouvelles locomotives  fin mars 2026. Il s’agit de quatre locomotives équipées de systèmes de commande informatisés, de dispositifs de diagnostic embarqués et de mécanismes de sécurité renforcés. L’ensemble vise à optimiser la conduite des trains, améliorer la fiabilité du matériel roulant et réduire les incidents techniques.

La Fondation Orange lance les Olympiades ALL Connected Challenge à Mbalmayo

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Dans une société où enfants comme adultes passent de plus en plus de temps en ligne, Orange Cameroun via sa Fondation et son partenaire SOS Villages d’Enfants Cameroun ont décidé d’agir de concert pour sensibiliser parents et enfants dans un souci de protection des plus jeunes à travers une journée d’activités ludiques alliant sports et échanges instructifs.

En présence de M. Gilles-Christian Sadi, Préfet du Nyong-et-So’o, cette deuxième phase s’est décliné en une journée sportive, ludique et éducative au bénéfice d’une centaine d’enfants vulnérables âgés de 3 à 18 ans dans la ville de Mbalmayo avec la participation active des parents, proches et une vingtaine de salariés bénévoles d’Orange Cameroun aux cotés des personnels de SOS Village d’Enfants Cameroun.

Le partenariat entre la Fondation Orange Cameroun et l’ONG SOS Village d’Enfants Cameroun a, le temps de cette journée riche en activités sportives et en ateliers éducatifs, d’échanges et de partage d’expériences, permis de mettre en lumière l’importance de l’éducation numérique. « Il s’agit de faire vivre à nos tout-petits des expériences impactantes des nouveaux outils numériques tout en encouragent les bonnes pratiques dans ce vaste univers », a déclaré M. le Préfet, dont le message résonne comme un appel à l’action, invitant parents et enfants à s’engager ensemble pour un usage réfléchi des outils digitaux.

Le ALL Connected Challenge se fixe pour ambition de s’attaquer à des problématiques telles que le cyberharcèlement, l’accès à des contenus inappropriés et la question de l’addiction aux écrans. En traitant ces sujets lors d’ateliers interactifs et de discussions animées, l’événement qui a drainé quelques 400 personnes dont près de 250 enfants et 145 athlètes, a édifié l’ensemble des participants et éveillé les consciences sur les dangers potentiels qui guettent les jeunes en ligne. Le public nombreux a ainsi pu découvrir les droits des enfants en matière de protection numérique, ainsi que les politiques mises en place pour leur garantir un environnement sûr.

Ne se limitant pas à ce seul événement, le ALL Connected Challenge s’inscrit dans une dynamique de promotion des divertissements comme levier d’épanouissement, d’inclusion sociale et de développement personnel chez l’enfant dont les objectifs principaux sont de répondre au :

• Besoin d’épanouissement psychologique et social des enfants

 • Manque d’activités ludiques structurées

• Besoin de socialisation et d’intégration communautaire

• La nécessité d’accompagnement éducatif et citoyen La Fondation Orange qui en 2024 dejà en avait posé les bases à travers l’initiative ForGoodConnections pour la prise de conscience collective, ambitionne de créer une véritable dynamique autour de l’éducation aux médias numériques.

Aujourd’hui, avec le ALL Connected Challenge, elle et son partenaire renforcent leur engagement commun par cette approche innovante. « Je suis satisfait de constater que les participants repartent édifiés mais surtout, j’espère qu’ils appliqueront les conseils pratiques partagés lors de cette journée. Notre rôle à tous en tant que parents est d’assurer la sécurité de nos proches au premier rang desquels nos enfants, il se fond avec les missions de la Fondation orange et SOS Village d’Enfants Cameroun qui œuvrent à leur garantir un mode de vie numérique sain », a souligné M. Gilles-Christian Sadi.

S’appuyant sur le sport et les activités ludiques et éducatives, ALL Connected Challenge permet aux jeunes d’apprendre tout en s’amusant. Les jeux interactifs conçus pour l’occasion visaient non seulement à divertir, mais aussi à sensibiliser sur les enjeux liés à l’utilisation des technologies. Les parents, quant à eux, ont été invités à s’impliquer plus activement et à renforcer les liens familiaux autour de la question du digital. Elle s’inscrit dans une dynamique de promotion du ludique comme levier d’épanouissement, d’inclusion sociale et de développement personnel chez l’enfant.

La Fondation Orange Cameroun s’affirme comme un leader responsable, conscient des enjeux sociétaux liés à l’ère numérique avec une vision globale sur ce que doit être la protection des jeunes en ligne. Un engagement qui résonne avec les préoccupations contemporaines en matière de sécurité en ligne. Déployé dans l’ensemble des pays de la zone Orange Afrique et MoyenOrient (MEA), All Connected Challenge se veut être la réponse à la nécessité l’adoption de nouvelles habitudes digitales saines et responsables.

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