samedi, avril 11, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 183

Accidents de la route : Pourquoi Ngalle Bibehe durcit le ton face à Trésor voyages

0
Un accident de Trésor voyages

La suspension de Trésor voyages prenait fin en principe ce 12 juillet 2024. La compagnie ayant écopé de sept jours de suspension. Mais le week-end est passé, les agences de la compagnie de transports interurbains desservant les régions du Littoral, du Centre et de l’Ouest, sont restées fermées. Aucun véhicule n’a décollé. Aucun passager n’a d’ailleurs été enregistré. C’est que Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe le ministre des Transports (Mintrsports), a décidé de renouveler la sanction de la compagnie, à l’échéance. « Il a été établi, sources concordantes, que la compagnie Trésor voyages a délibérément contourné la sanction en procédant à l’enregistrement des passagers et au chargement de ceux-ci dans des terminaux par ses bus de la compagnie Princesse voyages », a-t-il justifié.
Et donc Princesse voyages n’a pas échappé à la trappe. La compagnie complice de tricherie écope à son tour de sept jours de suspension à titre conservatoire. On apprend du ministère des Transports que « les deux compagnies appartiennent à la même personne».

Avertissement

Trésor Voyages avait été suspendu le 5 juillet dernier, à la suite d’un accident de circulation ayant impliqué une de ses voitures et qui a causé cinq morts. Les images vidéo du système interne de vidéo du véhicule, ainsi que les vidéos obtenues du système de prévention routière ayant révélé un chauffeur pris par le sommeil pendant le voyage. Trésor voyages s’était alors engagé à prendre des mesures visant à garantir plus de sécurité aux passagers. Avant de trouver un raccourci pour contourner la sanction. En prenant de nouvelles sanctions, le ministre met en garde les deux compagnies contre une nouvelle rébellion qu’il sanctionnerait avec plus de vigueur.

Depuis le début de l’année en cours, l’on assiste à une sorte de championnat national des accidents de la route, avec un peu plus de 250 morts déjà, selon les chiffres officiels. Et selon le ministère des Transports, une grosse part de responsabilité revient aux compagnies de transports, et en particulier les chauffeurs qui ne respectent pas la limitation des vitesses et le code de la route.

Igor Dylan Defo : l’Aiglon qui vole haut

0
Igor Dylan Defo

Une pointe de vitesse un peu au-dessus de la moyenne de son âge, des dribbles déroutantes, une beauté dans les gestes techniques. Telles sont quelques qualités dont est doué Igor Dylan Defo Badjou. Le milieu de terrain de l’Aigle royal de la Menoua a usé de ces qualités pour porter à sa manière son club en finale de la Coupe du Cameroun cette année. Depuis les 8èmes de finale du tournoi, le jeune garçon a été de la partie. Utilisé comme milieu offensif. Accompagnant ainsi Aigle royal de la Menoua en finale de la compétition dont la finale clôture la saison sportive au Cameroun. Devant le premier sportif dans quelques semaines, l’homme devrait être un des principaux animateurs de cette rencontre. Une fois de plus, le monde du football aura l’occasion de découvrir le talent à l’état pur.

Formé au pôle régional du Sud de l’Académie nationale de football (Anafoot) du Cameroun, Igor Dylan Défo Badjou a su être le digne ambassadeur de cette académie publique. Igor Dylan Défo a su allier sport et études. L’homme passait les examens pendant la compétition, et a relevé le défi.

Port de Douala: le terminal à conteneurs  de plus en plus moderne

0

Gestion intégrant l’intelligence artificielle, acquisition de nouveaux portiques de parc de dernière génération, un nouveau plan du terminal, un réseau privé de communication… La régie du terminal à conteneurs est engagée dans un vaste chantier pour s’arrimer aux standards internationaux.

Depuis le démarrage de ses activités en 2020, la Régie du Terminal à Conteneurs (RTC)  du Port autonome de Douala (PAD) revendique la mise en œuvre de divers projets. Parmi ceux-ci figure le chantier de modernisation de ce terminal qui concentre la plus grande partie des recettes du port. Selon ses responsables, cette démarche de modernisation touche divers  points.

8 nouveaux portiques

De 4 portiques présents sous l’administration de l’ancien concessionnaire  Douala International Terminal, le terminal à conteneurs du PAD  en compte désormais 12. En  novembre 2023,  quatre grues à portique mobile ont été réceptionnées. De type Rubber Tyred Gantry (RTG), ces grues de parc rejoignent les quatre premières arrivées un mois plus tôt. Ce qui s’ajoute aux quatre portiques à quai acquis depuis une quinzaine d’années par le PAD. Le total de portiques passe donc à 12.  Grâce à  ces nouveaux équipements présentés comme les plus modernes de l’heure, la RTC révolutionne la manutention  des conteneurs. «  On est passé du Reachtaker, c’est-à-dire qu’on piquait au coup par coup, à la manutention full RTG en optimisant des espaces et des rendements. Cela veut dire que même en terme informatique, nous allons devoir optimiser l’utilisation de notre Terminal Operating System (TOS) qui va désormais pouvoir causer de manière automatique avec les équipements de parc, repérer les conteneurs plus rapidement et les charger tout autant rapidement que ce que nous avions avant », avait expliqué  le DG de la RTC Dieudonné Onana Ndo,  dans une sortie médiatique.  Ces équipements devront permettre de doubler la capacité de stockage du terminal, réduire le temps de passage des camions et de traitement des navires. Les huit portiques ont été acquis sur fonds propres à 12 milliards de FCFA.

Une gestion basée sur l’intelligence artificielle

L’une des innovations dont le top management du PAD est fier à ce jour, c’est la mise en place d’un système moderne d’exploitation à la RTC.  Appelé Navis N4, ce système est présenté comme l’un des plus sophistiqués utilisés dans seulement quelques pays en  Afrique.  L’outil informatique adossé à l’intelligence artificielle permet l’automatisation de la planification et de l’exécution des opérations. Il sert par exemple à retrouver facilement les conteneurs qui se comptent par milliers ou encore pour une facturation intelligente. C’est une révolution qui permet en même temps d’avoir une plateforme moderne et d’optimiser la gestion des coûts.  Ce système a selon les experts, l’avantage de favoriser la productivité à moindre coût.   En adoptant ce système, le Cameroun est désormais cité comme une référence en la matière. D’ailleurs,  l’expertise des informaticiens du PAD est dorénavant sollicitée par d’autres pays qui veulent implémenter le même système.

Des recettes en hausse

 Dans cette dynamique de modernisation, la RTC a mis en place un réseau privé de communication. Il s’agit d’un réseau présenté comme étant du même niveau que celui offert par les opérateurs de téléphonie. Il contribue ainsi à la performance et à la sécurité dans la gestion de cette plateforme portuaire. La  RTC se félicite aussi de la nouvelle configurationdu terminal. D’une présentation perpendiculaire, on est passé à un plan  parallèle. Ce qui rend le terminal plus aéré  et augmente ses capacités  d’accueil.  Ajoutés à la réduction de 10% des tarifs à la RTC, les résultats en chiffres sont positifs.  Entre 2020 et 2023, la Régie du terminal à conteneurs du port de Douala dit avoir versé des redevances d’un montant total de 69,2 milliards de FCFA. Ces redevances sont en hausse année après année. Elles sont passées de 15,7 milliards de FCFA en 2020 à 16,5 milliards en 2021,  17,9 milliards de FCFA en 2022 puis 19,1 milliards de FCFA en 2023. D’après les responsables de la Régie, ces redevances sont 3 fois plus élevées que  celles enregistrées à l’époque de l’ancien concessionnaire.

Crédits aux PME: Proparco rehausse la ligne de garantie accordée à Afriland First Bank

0

 Cette facilité de crédit permettra aux PME locales d’accéder à des financements  pour l’importation des matières premières ainsi que des équipements pour leur activité de production, de commercialisation et de distribution.

Il y a deux ans, une convention de garantie d’opérations de trade finance a été signée entre Afriland First Bank et Proparco, filiale de l’Agence Française de Développement (AFD) dédiée au secteur privé.  Ladite convention portait sur un montant de 15 millions d’euros, soit un peu plus de 9,8 milliards de FCFA.  Cette enveloppe vient d’être revue à la hausse  grâce à un nouvel accord signé entre les deux institutions.  Cette ligne de garantie passe  désormais de 15 millions d’euros à  20 millions d’euros (13,119 milliards de FCFA). Soit une  augmentation en monnaie locale de  3,28 milliards de FCFA.  Les documents y relatif ont été signés à Douala par Emmanuel Haye, responsable Afrique de la division institutions financières et inclusion chez Proparco et Youssoufa Bouba, DGA d’Afriland Firts Bank. La facilité de Trade Finance de Proparco permettra ainsi à Afriland First Bank d’émettre des instruments de financement du commerce international pour les entreprises locales.

Le renouvellement et l’augmentation de la ligne de trade finance entre Afriland et proparco, sera bénéfique pour les acteurs économiques engagés dans des activités d’importation.  Cet instrument offre une facilité aux entreprises camerounaises, en particulier les PME  pour leurs activités de commerce international. Cela  leur permettra  par exemple d’accéder à des financements pour acquérir des matières premières ainsi que des équipements pour leur activité de production, de commercialisation et de distribution. 

Selon Proparco, ce renouvellement  est justifié par « l’excellent taux d’utilisation de la ligne » par Afriland First Bank.  Au 31 décembre 2023, Afriland revendique  un montant de 1241 milliards de FCFA de crédits accordés à l’économie dont la grande partie aux PME.

À travers son programme de garantie Trade Finance, Proparco cherche à faciliter ses mises en relation et intervient en tant que garant dans la relation financière entre banques émettrices et banques confirmantes. Cela permet ainsi aux banques locales de bénéficier de limites plus importantes auprès de leurs banques correspondantes et de financer davantage de transactions, grâce à l’élargissement de leur réseau et à l’atténuation du risque réalisé par Proparco sur les lignes existantes. De nombreux besoins ont été recensés et l’intégration de banques confirmantes en Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est et Afrique Australe est à l’étude (permettant ainsi d’accompagner l’intensification des flux au sein de la zone ZLECAF).

Conflit russo-ukrainien: la flotte fantôme russe sous pavillon camerounais refait surface en Ukraine

0
LEAD Technologies Inc. V1.01

Le 11 juillet 2024, l’Ukraine a saisi un navire battant pavillon camerounais, le Usko Mfu, pour avoir prétendument transporté du grain ukrainien volé depuis la Crimée occupée par la Russie. Le navire aurait effectué plusieurs voyages au port de Sébastopol, en Crimée, malgré l’interdiction ukrainienne et les lois maritimes internationales. Selon les autorités ukrainiennes, le navire éteignait régulièrement son système de localisation GPS pour dissimuler ses mouvements et enregistrait de fausses informations de voyage.

Les navires battant pavillon camerounais sont souvent qualifiés de faisant partie de la « flotte fantôme » russe en raison de leur implication dans des activités maritimes illégales, notamment l’évasion des sanctions internationales et le transport de pétrole russe sous embargo. «Le Cameroun est devenu un pavillon de complaisance pour les navires cherchant à éviter les régulations strictes, la classification et l’assurance maritime traditionnelles. En particulier, le pavillon camerounais est utilisé par de nombreux navires impliqués dans des opérations discrètes et illégales, comme le transfert de pétrole en haute mer avec leurs transpondeurs AIS éteints pour éviter la détection. Par exemple, certains navires sous pavillon camerounais ont été trouvés transportant du pétrole russe, malgré les interdictions imposées par les sanctions occidentales. La réputation de ce pavillon comme « havre » pour la flotte fantôme a conduit à des interdictions d’accès dans plusieurs ports, y compris ceux des Émirats arabes unis, en raison des risques élevés associés à ces navires, notamment le manque d’assurance et de conformité aux normes de sécurité», souligne un expert contacté par nos confrères du quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

Des mesures pour régler la mire

Cette opération intervient trois mois après l’annonce des autorités camerounaises de suspendre, pour une période de six mois renouvelables, les immatriculations des engins flottants naviguant hors des eaux territoriales camerounaises. Dans un communiqué signé le 22 avril dernier, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, précisait qu’un recensement physique de ces engins opérant sous le pavillon camerounais serait réalisé pendant cette période afin de procéder à la numérisation du registre des immatriculations. Le pays avait d’ailleurs été fortement critiqué pour son laxisme en matière de régulation maritime, ce qui a permis à de nombreux navires impliqués dans des activités illicites, notamment le contournement des sanctions contre la Russie, de battre pavillon camerounais. Pour combattre ce problème, le Cameroun a pris certaines mesures, bien que leurs effets restent limités.

 Par exemple, les autorités ont commencé à améliorer leurs processus d’enregistrement des navires pour assurer une meilleure vérification de la légalité des activités de ces derniers. De plus, des collaborations avec des organisations internationales sont en cours pour renforcer les capacités de surveillance et de régulation maritime du pays. Cependant, le Cameroun fait toujours face à des pressions internationales pour en faire davantage. La récente interdiction des navires battant pavillon camerounais par les Émirats Arabes Unis, due à des préoccupations concernant les activités illégales de ces navires, souligne l’urgence d’une action plus stricte et coordonnée pour lutter contre la flotte fantôme.

Financement des entreprises : l’affacturage à la rescousse des TPE/PME locales

0

Un vent nouveau souffle pour les Très petites entreprises (TPE) et Petites et Moyennes entreprises (PME) camerounaises. C’est le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilekin III vient de mettre sur les rails, l’opération de l’affacturage dans le cadre du projet BluPass. C’est une bouée de sauvetage pour les PME et TPE parce que « ces grandes entreprises vont aider les TPE à desserrer les difficultés de solvabilité », a rassuré Achille Bassilekin III. Ce mécanisme encadré par la loi du 23 avril 2014 apporte une solution au besoin en fonds de roulement qui caractérise les types d’entreprises cibles. Pour sa mise en œuvre, le gouvernement a sélectionné neuf entreprises.

 L’essentiel de ces entreprises dont le siège social se trouve à Douala, opèrent dans les secteurs de commerce et distribution ; fabrication et commercialisation ; brasseries ; expédition et transport maritime et industrie métallurgique. A savoir : Tradex Cameroun ; Total Cameroun ; Ola Cameroun ; Cimencam ; CIMAF ; Boissons du Cameroun ; Union Bank of Cameroon (UBC) ; CMACGM et l’Aluminium du Cameroun (Alucam). Ces dernières vont en effet identifier les PME prestataires dans leurs structures présentant un profil acceptable qui peuvent bénéficier de l’opération de l’affacturage et dresser une liste de ces PME ayant des factures en attente de paiement et transmettre à la Société camerounaise d’Equipement (SCE).

Pour davantage dynamiser le recours à l’affacturage, le gouvernement a pris l’initiative d’entrer en collaboration avec une société BluPass, le 18 décembre 2023. « À partir du moment où on est capable d’avoir de l’information financière facilement, fiable et qui est comprise par les TPE/PME, et par les partenaires financiers aussi, ça veut dire qu’on est capable de faciliter l’accès de ces entités aux financements », avait expliqué François Xavier Tokpanou, directeur général de Blupass, alors qu’il signait une convention de collaboration avec Achille Bassilekin III.

L’affacturage est un moyen de financement et de recouvrement des créances qui permet à une entreprise appelée « adhérent », d’obtenir un paiement anticipé auprès d’un établissement de crédit, appelé « affactureur », et de sous-traiter la gestion de ces créances par ledit établissement. Ainsi, « la facture qui est due à l’entreprise n’est plus réglée auprès de cette dernière, puisqu’elle a déjà reçu un paiement anticipé de l’établissement de crédit ou « affactureur ». La facture est plutôt réglée, ultérieurement, auprès de l’établissement de crédit qui l’a acheté. Un tel procédé est à la fois un moyen d’externalisation des tâches administratives, d’assurance contre les impayés et de financement à court terme de l’Entreprise, résolvant ainsi le problème habituel de tension de trésorerie », a expliqué le Minpmeesa. Ce service qui permet aux entreprises d’améliorer leur trésorerie ou besoin en fonds de roulement et de réduire les délais de paiement, est rémunéré par une commission de gestion sur le montant des factures.

Réactions

Achille BASSILEKIN III, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa)

« Un nouvel oxygène à nos TPE/PME, pour l’essor de notre écosystème entrepreneurial »

Dans le but de dynamiser davantage le recours à l’affacturage, nous avons pris l’initiative d’entrer en collaboration avec une société qui s’appelle BluPass. Le 18 décembre 2023, dans cette même salle, nous avons signé une convention de collaboration pour explorer des solutions visant justement à alléger les difficultés d’accès au financement, de suivi comptable, de transparence autour des TPE qui représentent, comme vous le savez, 79% de notre écosystème entrepreneurial. Et donc aujourd’hui, avec la Société camerounaise d’équipement (SCE), l’option de l’affacturage a été davantage décuplée et nous voyons à travers les grandes entreprises ici représentées, C’était Total, Alucam, Boisson du Cameroun et bien d’autres grandes entreprises que nous encourageons à travers cette initiative pour qu’elles rejoignent les solutions liées à l’affacturage, pour réduire les délais de paiement, pour desserrer les difficultés parfois de règlement, de raccourcissement des délais d’accès, de solvabilité des très petites entreprises et des PME. Et donc j’ai très bon espoir que cette dynamique qui est aujourd’hui initiée va donner un nouvel oxygène à nos très petites entreprises, à nos PME, pour l’essor de notre écosystème entrepreneurial.

Raïssa WADEM, représentante de la Société camerounaise d’Equipement

« Nous pouvons aujourd’hui financer les PME jusqu’à hauteur de 70% du montant net à payer »

Donc la SCE, c’est un établissement financier agréé par le MINFI et qui est spécialisé dans le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises, principalement le crédit-bail. Donc aujourd’hui nous sommes en train d’élargir notre offre de produits et en partenariat avec le ministère des PME depuis quelques mois et le partenaire technique Blupass dont nous avons lancé SCE Factor. Donc c’est un produit qui est spécialisé, qui est adapté pour la PME et la TPE, dont les petites et moyennes entreprises et les très petites entreprises, et qui va leur permettre de pouvoir disposer de liquidités, on va dire à tout moment, de pouvoir anticiper sur leur tension de trésorerie et de les réduire également. Au niveau de la SCE, nous allons communiquer sur le produit. L’idée aujourd’hui, c’était d’entrer en relation déjà avec les grandes entreprises, parce que c’est un produit qui marche de manière répartit, donc il faut l’intervention de la grande entreprise, de la SCE et de la PME. Donc, après cette étape, nous allons nous adresser à la PME en leur présentant les conditions d’accompagnement qui sont très simples. Donc, nous pouvons aujourd’hui financer les PME jusqu’à hauteur de 70% du montant net à payer des factures qu’elles pourront avoir auprès de leurs grandes entreprises et donc sur une durée de trois mois renouvelables. C’est les principales caractéristiques du projet.

0
La CAF n'a pas retenu le stade Omnisports de Limbé pour la saison 2024-2025

Comme tous les ans, la Confédération africaine de football (CAF) vient de rendre publique la liste des stades homologués pour les compétitions internationales. Au Cameroun, quatre stades ont été reconnus aptes à accueillir des compétitions CAF. Il s’agit du stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, du stade de Japoma à Douala, du stade Roumde Adjia de Garoua et du stade de la réunification de Douala. Manque donc à l’appel comme on pouvait s’y attendre, le stade d’Olembe dont les travaux du complexe prévus pour se poursuivre après la Coupe d’Afrique des nations 2021, sont toujours à l’arrêt. Les travaux avaient été accélérés à quelques mois de la compétition qu’organisait le Cameroun entre janvier et février 2022, pour ce qui est de l’ouvrage principal du complexe car la poule A y était programmée, avec en prime le match d’ouverture et la finale. On sait que le stade avait même fait des morts suite à une bousculade en marge du match Cameroun-Comores.

Outre Olembe, seul « géant » oublié, les stades Omnisports de Limbé et Bafoussam n’ont pas été retenus par la CAF. Du coup, Victoria united qui est qualifié pour la Ligue des champions, est contraint de jouer ses matchs ailleurs que dans son fief de Limbé. Les nombreux fans d’Opopo n’auront donc pas le bonheur de vivre les grands moments de la plus prestigieuse des compétitions de clubs en Afrique. Certainement, Valentin Nkwain et ses poulains se rabattront sur la ville de Douala, plus proche de Limbé.

Drame : Un Camerounais assassiné en Allemagne

0
William Chedjou

« L’ambassadeur du Cameroun en République fédérale d’Allemagne porte à la connaissance de la communauté camerounaise d’Allemagne qu’il a été informé du décès de M. William Chedjou, ressortissant camerounais, dans la ville de Berlin le 11 juillet 2024». L’annonce est faire par l’ambassadeur Victor Ndocki. Le haut diplomate camerounais explique que « les premières informations ce décès fait suite à un désaccord banal sur un parking public, qui a mené à une altercation au cours de laquelle M. Chedjou s’est vu infliger des blessures à l’arme blanche, en présence de plusieurs témoins». Confirmant le récit du lanceur d’alertes Paul Chouta, qui en avait fait la première annonce : « Selon les témoignages, la victime William Chedjou, Camerounais d’origine vivant à Brandeburg an der Havel, a été mortellement poignardé à l’issue d’une simple dispute pour une place de parking en plein cœur de Berlin à Gesunbrunen, une zone très fréquentée par les Camerounais», avait-il écrit. « L’assaillant a sorti cette arme blanche de couleur noire que tient cette policière en image de sa voiture, poignardant à maintes reprises et sans pitié William, jusqu’à ce que mort s’en suive», a poursuivi le lanceur d’alertes désormais en exil en Allemagne.

L’intervention de la police

On apprend de ce récit plus détaillé que la police est aussitôt intervenue pour interpeller le meurtrier, « mais l’intervention des secours n’a pas permis de sauver notre compatriote », regrette l’ambassadeur du Cameroun en Allemagne ». La dépouille a conduite dans un hôpital « pour procéder à l’identification et aux vérifications d’usage».

L’ambassadeur Victor Ndocki se dit « naturellement choqué par la mort de l’un de ses concitoyens dans de telles circonstances et exprime sa compassion aux proches du défunt». Et appelle la communauté camerounaise d’Allemagne « au calme et au recueillement ». Indiquant qu’une enquête criminelle est en cours.

Economie numérique : l’Intelligence Artificielle pour rattraper les retards du plan « Cameroun numérique 2020 » ?

0

En 2016, le gouvernement camerounais avait de grandes ambitions pour le secteur numérique. Elle s’est traduite à travers le plan « Cameroun numérique 2020 » ; qui visait à faire du numérique un levier majeur de l’industrialisation et du développement économique du pays. L’objectif était de doubler la contribution du numérique au PIB, la faisant passer de 5% à 10% en quatre ans. De même, les recettes fiscales issues du secteur devaient passer de 136 milliards de FCFA en 2016 à 300 milliards de FCFA. Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications qui affirmait à ce titre, dans une interview accordée le 26 janvier 2016 au quotidien public Cameroon tribune : « Ce plan permet de jeter les bases de la migration de notre pays vers une économie numérique, véritable levier de croissance et créateur d’emplois. Ce plan, dont la vision est de ‘’faire du Cameroun un pays numérique à l’horizon 2020’’, est axé sur le développement des infrastructures larges bandes, l’accroissement de la production de l’offre des contenus numériques, la transformation numérique de l’ensemble des secteurs d’activités, la promotion de la culture du numérique par la généralisation de l’usage des TIC dans la société de l’information, le renforcement de la confiance numérique et le développement d’une industrie locale du numérique entre autres ».

UN CLASSEMENT PEU HONORABLE EN AFRIQUE CENTRALE

Cependant, huit ans après la mise en œuvre de ce plan ambitieux, les résultats sont loin des attentes. La contribution du numérique au PIB stagne à 5%, comme l’a confirmé la ministre des Postes et Télécommunications, lors de la première édition des Journées scientifiques de l’économie numérique en juin 2024. Un résultat qui se vérifie avec le classement de l’Indice de développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) publié en décembre 2023 par L’Union internationale des télécommunications (UIT). Le Cameroun obtient un score de 36,8 points, et se classe au 6e rang des pays d’Afrique centrale en termes de développement des TIC parmi les 10 pays évalués de la sous-région.

En plus, l’étude, intitulée « Measuring digital development: The ICT Development Index 2023 », analyse les progrès réalisés dans le domaine des TIC dans 169 pays et territoires en évaluant sur une échelle de 0 à 100 points en se basant sur 10 indicateurs, tels que le pourcentage d’utilisateurs d’Internet, la pénétration de la téléphonie mobile à large bande, le trafic Internet mobile (en gigaoctets par abonnement), le coût des données mobiles et des services vocaux, ainsi que le taux de possession de téléphones mobiles, ne dira pas moins. Selon cette étude, le Cameroun se situe en dessous de la moyenne dans la plupart des indicateurs. Par exemple, en ce qui concerne la couverture des réseaux 3G et 4G, le Cameroun obtient un score de 18,4 sur 100, tandis que le Gabon atteint 98 sur 100 et Sao Tomé 37,6 sur 100. En ce qui concerne le prix des données mobiles et des services vocaux, le Cameroun obtient seulement 0,8 %, tandis que le Gabon affiche 85,2 %.

 L’IA UN IMPORTANT CHANTIER DU GOUVERNEMENT

 Malgré ce constat peu reluisant, le gouvernement ne baisse pas les bras et continue de croire au potentiel du numérique pour le développement du Cameroun. En juin 2024, il a organisé des Concertations nationales sur l’intelligence artificielle (Conia) afin de réfléchir aux moyens de booster le secteur. Spécifiquement, il veut tirer profit des opportunités qu’offre l’IA. Parmi les principales recommandations issues de ces concertations figurent: l’élaboration d’une stratégie nationale de développement de l’IA ; le renforcement des infrastructures numériques ; le développement des compétences en IA ; la promotion de l’innovation et de la recherche en intelligence artificielle ; l’élaboration d’un cadre juridique et réglementaire adapté pour l’IA et l’adoption de l’IA dans les secteurs de la Santé, de l’éducation, l’agriculture et autres secteurs à fort impact de transformation sociale et la promotion de l’éthique et de la responsabilité en IA.

Ces recommandations constituent une feuille de route ambitieuse pour le développement du numérique. « Dans un contexte, qui nous impose une remise en question permanente pour l’efficacité de nos actions, il nous revient dès lors de veiller à ce que les initiatives de l’ensemble des acteurs contribuent, dans les proportions espérées, à la mise en œuvre des recommandations issues de nos concertations nationales sur l’intelligence artificielle. Ceci afin de garantir plus de performance, avec des solutions adaptées aux préoccupations majeures de la transformation numérique. Il s’agit là d’un important chantier pour le gouvernement », a indiqué Minette Libom Li Likeng à la clôture de la Conia.

LE CAMEROUN PEUT-IL RATTRAPER SON RETARD ?

 Le défi est immense, mais pas impossible. Le Cameroun dispose d’atouts importants, tels qu’une population jeune et connectée. Avec notamment 3,9 millions d’utilisateurs et un taux de pénétration de 13,8% selon le rapport annuel sur le digital proposé par MeltWater et We Are Social apporte des données sur les chiffres des réseaux sociaux au Cameroun en 2023. Le gouvernement affiche une détermination à développer le secteur numérique et un environnement des affaires en amélioration. « À ce jour, notre pays dispose de près de 15 000 km de câbles à fibre optique, de 4 câbles sous-marins d’une capacité de 32 To, de boucles optiques urbaines, de deux points d’échange Internet, de plusieurs centres de données, et une couverture réseau nationale de près de 90 %. » ; avait indiqué le Minpostel en août 2023 en reconnaissant lors du Forum sur la gouvernance Internet en Afrique Centrale la nécessité de développer les infrastructures numériques.

D’après les experts, le gouvernement devra également s’assurer que le secteur privé joue un rôle moteur dans le développement du numérique. Le programme numérique de la SND-30 dont le calendrier de mise en œuvre va de 2021 à 2030 consiste notamment à la réduction considérable de la fracture numérique par la poursuite de l’expansion du réseau fibre optique ; à la construction des Datacenters (installation physique conçue pour héberger les applications et données critiques d’une ou de plusieurs organisations) et la mise en œuvre du système de gouvernance électronique (E-Government). Le budget alloué à ce programme s’élève à 250 milliards de FCFA, apprend-on. L’on note également le Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (Patnuc), qui bénéficie d’un appui de la Banque mondiale d’une valeur de 60 milliards de FCFA. Lancé en août 2023, ce programme vise l’inclusion numérique et l’utilisation des solutions agricoles numériques par des petits exploitants agricoles, acteurs des chaînes de valeur. Ceci en vue d’accroître la contribution du PIB du secteur.

Zone du lac Tchad: 69 combattants de Boko Haram déposent les armes

0
Grâce à la perspicacité de ces hommes, Boko haram se fragilise de jour en jour

Selon les informations du trihebdomadaire L’Oeil du Sahel, dans son édition de ce 12 juillet 2024, en tout 56 combattants de Boko Haram et 12 membres de leurs familles ont déposé les armes entre le 1er et le 6 juillet dernier pour se rendre à la Force multinationale mixte (FMM), dans son secteur numéro un, à Mora. Il s’agit de 13 hommes adultes, 43 femmes et enfants, ainsi que 12 membres de leurs familles dont 5 femmes et 7 enfants. En parallèle, un autre terroriste de la secte islamiste s’est rendu au secteur numero 4 de la FMM, basée au Niger.

On lit dans l’article de L’Oeil du Sahel qu’il s’est agi pour la libération des 56 terroristes, d’«une opération maritime conjointe menée par les forces camerounaises et nigérianes», menée le 6 juillet dernier. Pour ce qui est du combattant qui s’est libéré au secteur numéro 4, Tijjani Muhammad, âgé de 24 ans, l’homme «s’est rendu aux troupes avec un fusil AK-47, quatre chargeurs et une quantité importante de munitions de 7,62mm. Il a expliqué qu’il avait fui un camp de Boko Haram à Libye Soroa, motivé par l’approche non cinétique de l’opération Lake Sanity 2», apprend-on dans l’article.

Cette reddition des éléments de Boko Haram est à mettre à l’actif de l’opération Lake Sanity 2, que mène la FMM et qui depuis quelques mois, a pu convaincre des centaines de combattants de la secte islamiste, pour retrouver la vie civile ordinaire. Les désormais ex-combattants qui ont depose les armes, «ont été transférées aux troupes du secteur 1 de l’opération Hadin Kai, à Gamboru et Banki, pour des procédures supplémentaires».

Ces multiples redditions contribuent à affaiblir la capacité opérationnelle de Boko Haram et certainement peuvent affecter le moral des combattants encore dans les rangs du mouvement fondé par Aboubakar Shekau. Lentement mais progressivement, la vie paisible est de retour dans la région du lac Tchad.

- Publicité -
Google search engine