Elig-Mfomo pourrait rejoindre la carte des zones de prospection du cobalt et du nickel au Cameroun. Une étude publiée le 28 octobre dans la revue scientifique Discover Geoscience met en évidence des concentrations importantes de ces deux métaux dans les sols latéritiques de cette localité de la région du Centre. Les travaux sont signés par cinq chercheurs affiliés notamment aux universités de Buéa et de Bamenda, ainsi qu’à Explorers 33 Consulting Group, à Yaoundé.
L’étude, intitulée Petrology, geochemistry and Ni-Co mineralization of Elig-Mfomo mafic-ultramafic rocks and laterites in Yaounde Group, Cameroon, repose sur l’analyse géologique et chimique de roches et de sols prélevés dans la zone. Les chercheurs ont notamment examiné neuf échantillons de latérites provenant de six tranchées. Les analyses ont permis d’identifier un enrichissement marqué en cobalt et en nickel dans certains horizons superficiels.
DEUX ÉCHANTILLONS PRÉSENTENT LES CONCENTRATIONS LES PLUS ÉLEVÉES
Les résultats les plus significatifs concernent les échantillons NS7A et NS7B. Le premier présente des concentrations d’environ 0,9 % de cobalt et 0,5 % de nickel. Le second contient plus de 1 % de cobalt et environ 0,7 % de nickel, selon les valeurs arrondies publiées par les chercheurs. Dans l’ensemble des sols analysés, les concentrations de nickel varient de 928 à 7 530 parties par million, tandis que celles de cobalt vont de 19 à plus de 10 000 parties par million.
Les chercheurs relient cet enrichissement à l’altération de roches riches en minéraux ferromagnésiens, notamment les pyroxénites et les serpentinites. Sous l’effet des conditions climatiques tropicales, certains éléments chimiques sont progressivement mobilisés puis concentrés dans les formations latéritiques. La goethite, un minéral riche en fer, apparaît comme l’un des principaux supports de cette concentration métallique.
Dans leur conclusion, les auteurs écrivent, dans une traduction de l’anglais : « L’altération chimique de ces roches a entraîné la mobilisation, puis la concentration de ces métaux critiques dans les sols latéritiques sus-jacents. La goethite a été identifiée comme la phase minérale dominante dans les latérites et constitue le principal minéral hôte de la minéralisation en nickel et en cobalt. »
UN POTENTIEL À RAPPROCHER DES GISEMENTS DE L’EST
Les recherches camerounaises sur le cobalt et le nickel ont principalement porté jusqu’ici sur les formations latéritiques du Sud-Est, notamment celles de Nkamouna, dans la région de Lomié. Les auteurs relèvent des similitudes entre les mécanismes d’enrichissement observés à EligMfomo et ceux décrits dans les gisements de cette partie du pays.
L’intérêt d’Elig-Mfomo réside ainsi dans l’identification de nouvelles formations géologiques susceptibles de faire l’objet de travaux d’exploration plus approfondis. Les teneurs observées ne suffisent cependant pas à établir l’existence d’un gisement exploitable. L’étude ne détermine ni les tonnages disponibles, ni l’épaisseur continue des horizons minéralisés, ni les coûts de récupération des métaux. La concentration maximale de nickel, proche de 0,75 %, demeure également inférieure à la limite basse de 0,8 % mentionnée par les chercheurs pour certaines exploitations économiquement viables de nickel latéritique.
Les concentrations de cobalt observées dans les deux échantillons les plus riches sont, en revanche, particulièrement élevées. Les auteurs soulignent cette différence et estiment que les secteurs correspondant aux échantillons NS7A et NS7B méritent une attention particulière. Les caractéristiques géologiques relevées ouvrent ainsi de nouvelles perspectives de recherche, au-delà des périmètres miniers déjà connus dans l’Est du pays.
Elig-Mfomo pourrait rejoindre la carte des zones de prospection du cobalt et du nickel au Cameroun. Une étude publiée le 28 octobre dans la revue scientifique Discover Geoscience met en évidence des concentrations importantes de ces deux métaux dans les sols latéritiques de cette localité de la région du Centre. Les travaux sont signés par cinq chercheurs affiliés notamment aux universités de Buéa et de Bamenda, ainsi qu’à Explorers 33 Consulting Group, à Yaoundé.
L’étude, intitulée Petrology, geochemistry and Ni-Co mineralization of Elig-Mfomo mafic-ultramafic rocks and laterites in Yaounde Group, Cameroon, repose sur l’analyse géologique et chimique de roches et de sols prélevés dans la zone. Les chercheurs ont notamment examiné neuf échantillons de latérites provenant de six tranchées. Les analyses ont permis d’identifier un enrichissement marqué en cobalt et en nickel dans certains horizons superficiels.
DEUX ÉCHANTILLONS PRÉSENTENT LES CONCENTRATIONS LES PLUS ÉLEVÉES
Les résultats les plus significatifs concernent les échantillons NS7A et NS7B. Le premier présente des concentrations d’environ 0,9 % de cobalt et 0,5 % de nickel. Le second contient plus de 1 % de cobalt et environ 0,7 % de nickel, selon les valeurs arrondies publiées par les chercheurs. Dans l’ensemble des sols analysés, les concentrations de nickel varient de 928 à 7 530 parties par million, tandis que celles de cobalt vont de 19 à plus de 10 000 parties par million.
Les chercheurs relient cet enrichissement à l’altération de roches riches en minéraux ferromagnésiens, notamment les pyroxénites et les serpentinites. Sous l’effet des conditions climatiques tropicales, certains éléments chimiques sont progressivement mobilisés puis concentrés dans les formations latéritiques. La goethite, un minéral riche en fer, apparaît comme l’un des principaux supports de cette concentration métallique.
Dans leur conclusion, les auteurs écrivent, dans une traduction de l’anglais : « L’altération chimique de ces roches a entraîné la mobilisation, puis la concentration de ces métaux critiques dans les sols latéritiques sus-jacents. La goethite a été identifiée comme la phase minérale dominante dans les latérites et constitue le principal minéral hôte de la minéralisation en nickel et en cobalt. »
UN POTENTIEL À RAPPROCHER DES GISEMENTS DE L’EST
Les recherches camerounaises sur le cobalt et le nickel ont principalement porté jusqu’ici sur les formations latéritiques du Sud-Est, notamment celles de Nkamouna, dans la région de Lomié. Les auteurs relèvent des similitudes entre les mécanismes d’enrichissement observés à EligMfomo et ceux décrits dans les gisements de cette partie du pays.
L’intérêt d’Elig-Mfomo réside ainsi dans l’identification de nouvelles formations géologiques susceptibles de faire l’objet de travaux d’exploration plus approfondis. Les teneurs observées ne suffisent cependant pas à établir l’existence d’un gisement exploitable. L’étude ne détermine ni les tonnages disponibles, ni l’épaisseur continue des horizons minéralisés, ni les coûts de récupération des métaux. La concentration maximale de nickel, proche de 0,75 %, demeure également inférieure à la limite basse de 0,8 % mentionnée par les chercheurs pour certaines exploitations économiquement viables de nickel latéritique.
Les concentrations de cobalt observées dans les deux échantillons les plus riches sont, en revanche, particulièrement élevées. Les auteurs soulignent cette différence et estiment que les secteurs correspondant aux échantillons NS7A et NS7B méritent une attention particulière. Les caractéristiques géologiques relevées ouvrent ainsi de nouvelles perspectives de recherche, au-delà des périmètres miniers déjà connus dans l’Est du pays.






