L’ONG Traffic sur la chaîne de valeur de la viande de brousse publié en 2024, des réseaux de trafic se tissent depuis les zones rurales jusqu’aux zones urbaines pour satisfaire la demande.
Les pays de l’Afrique Centrale connaissent une hausse de la consommation de viande de brousse. Les chercheurs estiment que la quantité de viande de rousse consommée y est passée de 0,73 millions à 1,10 million de tonnes entre 2000 et 2022 à raison d’une forte demande de plus en plus croissante des zones urbaines. Selon l’étude, ce commerce est devenu une source de revenus non négligeable pour les individus ruraux et urbains.
D’après le rapport de l’Organisation non gouvernementale (ONG) Traffic sur la chaîne de valeur de la viande de brousse publié en 2024, des réseaux de trafic se tissent depuis les zones rurales jusqu’aux zones urbaines pour satisfaire la demande en viande de brousse. A en croire les experts, en milieu urbain, l’intérêt porté sur certaines espèces protégées telles que les pangolins, les grands singes accroit le braconnage de ces espèces, atteignant parfois même les aires protégées.
Selon Frédéric Mbida Mbida, médecin de la conservation, coordonnateur de programme chez Helth And Conservation (HAC), l’intensification de la chasse et sa mécanisation ont pour conséquence directe, la réduction significative des populations d’animaux sauvages pourtant source principale de protéines animales des populations rurales et leur déplacement de leurs habitats naturels vers des zones plus éloignées pour échapper aux chasseurs.
Pour les spécialistes de la faune, il est primordial pour les états que les communautés s’impliquent dans les politiques et plans de gestion de la faune ; renforcer la règlementation sur la commercialisation et la consommation de la viande de brousse dans les zones urbaines et renforcer les capacités des éleveurs. Il est également question de développer des alternatives protéiques tant en milieu urbain qu’en milieu rural qui fera indubitablement baisser la pression sur les animaux sauvages.







