Le public a fait son grand retour le 18 juin dernier à l’espace A(fro)Topo au quartier Mballa 2 à Yaoundé. Au menu, le concert de sortie de résidence de création de plusieurs jours des artistes de musiques traditionnelles africains et européens. Y étaient attendus, les artistes camerounais François Alima et son Mvet, Ali Kaka le berger devenu musicien et ses instruments du sahel, Denis Shei Nfor le danseur et multi-instrumentiste aux côtés de Simon Ho de la Suisse le talentueux pianiste et la sublime violoniste Catherine Graindorge de la Belgique, sous la direction artistique d’Aimé Mama. Face à un public venu nombreux, ils ont confirmé l’étendue de leurs richesses dans la maîtrise des instruments et du dialogue des cultures.
En une heure et quelques de set, les six artistes ont ébloui le public des titres inédits pour l’essentiel, cousus aux couleurs de plusieurs instruments de musique traditionnels. D’abord des intro qui installent ce dialogue des instruments. Progressivement, on fonce vers des titres chantés tels Angnan Angnan ou Soh ni ngon. On parle des histoires du berger, du lamido ou encore des contes de la forêt. On ouvre même le chapitre de la vie de Pie Claude Ngumu, une sorte d’éloges à la hauteur de l’oeuvre de l’illustre ethnomusicologue décédé en 1993 à l’âge de 61 ans à Yaoundé. Ses enfants ont décidé de lui dédier l’espace A(fro)Topos pour son oeuvre sur le dialogue des cultures et les instruments de musique traditionnels africains. C’est la page de Tradifusion 2 qui se tournait ce 18 juin à travers ce concert.
Activtés
Nouvel espace qui s’impose dans la cité capitale, « l’espace A(fro)Topos cultural lab Pie Claude Ngumu a opté depuis le debut de cette année, pour une restructuration et une mise en place d’une infrastructure d’acceuil adaptée aux enjeux très importants», indique Martial Nguea, un des responsables de ce centre culturel. Ses programmes sont de plus en plus orientés vers des publics précis en vue d’avoir plus d’impact sur les populations. Le projet Tradifusion qui est rendu à sa deuxième édition après celle de 2025 seulement avec des artistes locaux, contribue non seulement au dialogue des cultures, mais à une pédagogie des instruments de musiques traditionnels.
Par ailleurs, l’espace offre au public un lieu de résidence pour des projets et des rencontres diverses. Le tout fait un condensé des activités professionnels et sociales.
Avec Eyangi Boka






