« C’est avec une profonde consternation que nous avons appri le décès de notre frère, père, grand-père et ami Roland Maxime Aka’a Ndii… »C’est en ces termes que Me Augustin Menkem a annoncé ce matin le décès du directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic). Selon des sources concordantes, le patron du Cnic s’est éteint nuitamment des suites de maladie. Pour Augutin Menkem, « son départ laisse un vide immense au sein de sa famille, de ses proches, mais aussi dans le paysage institutionnel et industriel de notre pays». Saluant un « homme d’engagement, de rigueur et de vision» qui « aura marqué de son empreinte la gouvernance du secteur naval et industriel, contribuant avec détermination au rayonnement et à la modernisation de cet outil stratégique national ».
Roland Maxime Aka’a Ndii dirigeait le Cnic depuis le 26 juin 2020, date à laquelle il avait été nommé à la tête de cette entreprise, en remplacement d’Alfred Forgwei Mbeng, lui aussi décédé en avril 2020 des suites de coronavirus. Celui qui était jusque-là directeur général adjoint depuis 2014, a auparavant été inspecteur des services au ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat. Cet administrateur civil héritait d’une entreprise très mal-en-point depuis le départ de Zacheus Forjindam (en prison pour des faits de malversations financières depuis 17 ans aujourd’hui). Son prédécesseur n’ayant pas pu redresser la barre. Roland Maxime Aka’a Ndii était engagé sur le plan de redressement élaboré par le gouvernement et qui prévoyait le licenciement de 270 employés, entre autres.
L’ange de la mort rôde autour du Cnic depuis quelques années. Après l’ancien DG en juin 2020, la structure a perdu le 4 novembre 2025 son conseiller technique, directeur commercial et de l’exploitation, le Français Jean Alain Dorier, des suites d’une courte maladie.







