samedi, avril 11, 2026
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Des opportunités de marché pour le renouvellement de la voie ferrée Douala-N’gaoundéré 

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 Les entreprises nationales et internationales intéressées sont appelées à se préparer pour répondre aux exigences de ce projet dont les appels d’offre seront lancés entre fin 2025 et le premier semestre 2026.

 A Doualades responsables du concessionnaire du chemin de fer, Camrail, du ministère des Transports et de ses partenaires financiers ont rencontré les acteurs économiques. Ils ont en effet tenu des consultations préludes au lancement des appels d’offres pour les projets de réhabilitation et de modernisation des infrastructures ferroviaires du corridor Douala-N’Djamena et du tronçon Bélabo-Ngaoundéré.  

Ce projet d’une valeur de près de 500 millions d’euros, soit environ 327 milliards de francs CFA se décline en deux composantes. La première financée à hauteur de 152 milliards FCFA par la Banque mondiale, consiste au renouvellement de la ligne Douala-Yaoundé longue de 238 km (rails UIC54, traverses béton bi-bloc).  Il est aussi question de réhabiliter les ouvrages d’art (viaducs, tunnels, ponts, ouvrages en terre et hydrauliques) et de moderniser la signalisation. La deuxième composante dont le coût évalué à 167,3 milliards FCFA est soutenue par la Banque européenne d’investissements, l’Union européenne et l’Agence française de développement. Il s’agit ici du renouvellement du tronçon Belabo-Ngaoundéré (330 km).

Les entreprises spécialisées sont appelées à capter cette opportunité de marché. Les récentes consultations ont ainsi permis de dévoiler les détails du projet et les exigences techniques et administratives pour l’appel d’offres qui sera lancé entre la fin de cette année et le premier semestre 2026.  « Nous souhaitons que les entreprises nationales et internationales, qu’elles soient individuelles ou en consortium, se positionnent. Il s’agit de mobiliser les meilleures expertises et de garantir la transparence des appels d’offres. Cette rencontre était donc pour intéresser toutes entreprises, nationales ou internationales, qui peuvent se constituer d’ailleurs en groupement selon les cas, et tous les bureaux d’études qui pourront donc accompagner le projet dans le cadre de la mise en œuvre, en assurant la maîtrise des différentes activités qui vont être menées sur le terrain » explique le représentant du ministre, Claude Misse Ntone.

 Parmi les exigences, les entreprises en course doivent apporter des garanties de promotion de l’emploi des femmes, de soutien aux communautés locales par des initiatives en matière d’éducation, de santé et de sécurité etc.  Les entreprises retenues devront par ailleurs recruter au moins 30 % de main-d’œuvre locale. 

Le corridor Douala-N’djamena concentre environ 40 % du PIB du Cameroun et du Tchad. Mais l’infrastructure vieillissante limite l’efficacité, accroit le temps de transit ferroviaire entre le départ du port de Douala et l’arrivée à la plateforme de Ngaoundéré, ainsi que les coûts. Les travaux qui   devraient permettre de réduire ces aléas, sont prévus pour démarrer au premier semestre 2027 et s’achever en 2030.

Le Cameroun ouvert à un nouveau programme avec le FMI

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«Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a parlé du nouveau programme avec le FMI. Le fait effectivement que la dernière revue a été conclue de manière satisfaisante et nous ce qu’on retient c’est la volonté de l’ensemble de l’assemblée de vouloir continuer à discuter avec le FMI et potentiellement à ouvrir les négociations pour un nouveau programme. C’est quelque chose qui nous réjouit évidemment », a déclaré Sébastien Dibling, chef de la coopération à la délégation de l’Union européenne pour le Cameroun et pour la Guinée équatoriale, le 17 septembre 2025, lors de la seizième session du Comité de pilotage de la plateforme de dialogue sur les finances publiques.

Les discussions, cependant, n’en sont qu’à leurs balbutiements. Aucun détail sur le montant potentiel ou les contours précis du futur cadre de coopération n’a filtré. Cette éventualité survient alors que le rideau est officiellement tombé le 8 mai 2025 sur le programme économique et financier adossé à la Facilité élargie de crédit (FEC) et au Mécanisme élargi de crédit (MEDC). Mis en place en juillet 2021 pour trois ans et prolongé d’une année supplémentaire, ce cadre a permis au Cameroun de bénéficier de financements réguliers destinés à soutenir sa trésorerie. Comme dans la plupart des accords de ce type, chaque revue validée donnait lieu à un décaissement. Pour des agences de notation comme Fitch Ratings, la poursuite de ce partenariat apparaît comme une nécessité économique.

Dans un contexte régional où plusieurs pays ont dû rééchelonner leur dette, Fitch a souligné, le 9 mai 2025, que la stabilité camerounaise – avec une dette en devises régionales représentant 6,1% du PIB en 2024 et seulement 1,6% du PIB arrivant à échéance annuelle – était intrinsèquement liée au maintien du soutien des créanciers officiels, notamment du FMI. L’agence a explicitement averti qu’une absence d’accord constituerait « un risque majeur » pour la soutenabilité budgétaire et l’accès aux financements extérieurs, d’autant plus cruciaux que les conditions d’emprunt sur les marchés internationaux se durcissent.

VERS QUEL NOUVEAU TYPE DE PROGRAMME ?

Entre 2021 et 2025, hors versement final lié à la huitième revue, le FMI aura apporté environ 500 milliards de FCFA au Cameroun. Un appui utile, mais jugé limité à l’échelle des besoins. Surtout que sous d’autres cieux , l’institution de Breton Woods se montre plus généreuse. En mars 2025, le Côte d’Ivoire a conclu un accord avec le FMI permettant des décaissements attendus de 4,8 milliards de dollars, soit environ 2 762 milliards de FCFA, soit un montant près de 5 fois supérieur à celui perçu par le Cameroun lors de la dernière revue.

Cette différence s’explique peut-être par l’efficacité dont a fait montre ce pays d’Afrique de l’ouest dans l’exécution de son programme économique avec le FMI. En effet, En mars 2025, le pays a validé la quatrième revue de son programme MEDC-FEC et la troisième revue de son FRD. À l’époque, le FMI saluait des progrès reconnus dans la gestion budgétaire, la mobilisation des recettes, la diversification de l’économie et la résilience climatique. L’institution financière anticipait également une croissance au-delà de 6 % en 2025, tirée par l’agriculture, les services et les industries extractives, ainsi qu’une amélioration du compte courant.

Quelques mois auparavant au Cameroun, le FMI se montrait moins disert en compliments sans verser dans l’alarmisme. Son communiqué suite à la septième revue du programme camerounais, en janvier 2025, mettait davantage l’accent sur la nécessité de poursuivre les réformes pour consolider les acquis et accélérer la croissance, tout en relevant des retards dans les projets d’investissement. Si les performances macroéconomiques étaient jugées « encourageantes », le ton général soulignait davantage les défis persistants que les succès éclatants. Un discours réitéré en juillet 2025, dans le communiqué qui annonçait la conclusion de la 8e revue du programme économique avec le FMI, et le décaissement imminent de 82 milliards FCFA en faveur du Cameroun, portant à 793 millions de dollars l’ensemble des appuis financiers obtenus auprès de l’institution.

Le FMI a attiré l’attention du Cameroun sur plusieurs défis. Il notamment encouragé une meilleure mobilisation des recettes fiscales hors pétrole, une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques, ainsi qu’une réduction des arriérés intérieurs. Même si le niveau d’endettement du pays reste soutenable et commence à baisser, les risques de surendettement demeurent élevés. Des progrès sont également attendus dans les domaines de la gouvernance, de la transparence budgétaire et de la gestion des entreprises publiques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et du raffinage. La mobilisation de moyens financiers plus conséquents auprès de ce bailleur de fonds passe peut-être par la mise en œuvre efficiente de ces dernières recommandations

Extrême-nord : un prêt de 89 milliards FCFA pour booster l’entrepreneuriat

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Le Cameroun a officialisé à Yaoundé, un accord de prêt de 89,2 milliards de FCFA avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, et le directeur général de l’institution pour l’Afrique centrale, Léandre Bassole, ont paraphé le document.

Selon le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Mnepat), les fonds financeront le programme CAP2E (« Bâtir les Capacités et les Compétences pour l’Employabilité et l’Entrepreneuriat ») dans la région de l’Extrême-Nord entre 2025 et 2030. Le projet s’inscrit dans le Programme spécial de reconstruction et de développement de la région de l’ExtrêmeNord (Psrdren).

Le but visé est de renforcer les compétences techniques et professionnelles des jeunes et des femmes, soutenir la création d’activités économiques, et réhabiliter des infrastructures sociales de base en les adaptant aux contraintes climatiques. Ce financement arrive dans un contexte où la dynamique entrepreneuriale de la région reste marginale. Selon le rapport d’analyse de l’annuaire statistique 2024 du ministère des PME, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), Maroua, chef-lieu de l’Extrême-Nord, n’a enregistré que 2,2 % des créations de PME en 2024 à travers son Centre de formalité et de création d’entreprises (CFCE). Cela correspond à 579 PME créées, contre 954 en 2022, traduisant une baisse nette de l’activité.

Le document note que « la dynamique de création des PME reste concentrée à Yaoundé (46,6 %) et Douala (32,2 %) », laissant l’Extrême-Nord en position périphérique. La faiblesse s’observe aussi dans le domaine de l’économie sociale. Le Minpmeesa souligne que la région n’a concentré que 1,7 % des organisations de l’économie sociale (OES) créées en 2024, plaçant l’Extrême-Nord parmi les zones les moins actives malgré un fort potentiel agropastoral.

Pour essayer de corriger ces manquements, le programme CAP2E prévoit la construction et l’équipement de centres de formation, des subventions ciblées pour les jeunes filles et les personnes vulnérables, et des appuis direct aux entrepreneurs locaux par des prêts ou des aides financières.

Le Psrdren précise que le programme ciblera « prioritairement les jeunes, les femmes et les personnes vulnérables », catégories qui représentent l’essentiel du chômage et de la précarité dans la zone. Sur le plan méthodologique, le financement est structuré en « financement axé sur les résultats », une formule qui conditionne les décaissements à l’atteinte d’objectifs mesurables.

Centrales de Guider et Maroua :   37 000 tonnes de CO2 à réduire par an

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Le projet apporte une contribution dans la lutte contre le changement climatique en même temps qu’il soutient les communautés locales environnantes.

 Attendue courant 2026, la mise en service des centrales solaires modulaires de Maroua et de Guider dans la région de l’Extrême nord, est présentée comme un projet durable. Implémenté dans une région fortement menacée par la poussée du désert, le projet va selon les estimations, contribuer à éviter l’émission d’environ 37 000 tonnes de CO2 par an.  Ce qui participe à la lutte contre le changement climatique.

Le projet comprend également des actions de développement local au profit des habitants de la zone environnante. A travers un programme communautaire mené par ENEO et Release By Scatec, des femmes et des jeunes sont soutenus dans leur autonomisation.  Les actions portent également sur l’approvisionnement en eau potable, la formation agricole, la plantation d’arbres et l’agriculture mécanisée pour améliorer les conditions de vie autour de ces centrales solaires, à travers la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus pour les petites familles.

Release est un opérateur privé norvégien spécialisé dans les énergies renouvelables, qui propose des solutions solaires photovoltaïques et de stockage par batterie modulaires, via un modèle flexible de location avec option d’achat.  Il permet aux sociétés nationales d’électricité d’accéder à une énergie propre, fiable et abordable, sans investissement initial significatif ni garantie souveraine. Son capital est majoritairement détenu par Scatec ASA et Climate Fund Managers.

Université de Yaoundé 1: les droits universitaires désormais payables via MTN Mobile Money

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Ce mardi 23 septembre 2025, amphithéâtre 300 de l’Université de Yaoundé I. La salle est comble. Étudiants, enseignants et personnels administratifs découvrent un outil qui pourrait transformer leur quotidien : le paiement digital des droits universitaires via MTN Mobile Money. Une innovation portée par Mobile Money Corporation (MMC) en partenariat avec l’institution, avec un mot d’ordre martelé : rapidité, sécurité et transparence.

Le principe est simple : l’étudiant se connecte sur le portail uy1.univpay.cm, saisit son numéro de matricule, choisit le type de paiement – préinscription, droits partiels ou frais complets – puis valide l’opération avec MoMo. Quelques secondes plus tard, un reçu numérique est généré, consultable à tout moment. Fini les longues files d’attente devant les guichets et les incertitudes sur la validation des paiements. « Nous voulons simplifier la vie des étudiants et moderniser la gestion administrative », affirme Alain Nono, CEO de MTN Mobile Money.

Une réponse aux réalités sociales et technologiques

La digitalisation du paiement des droits universitaires dépasse la seule question de confort. Elle répond aussi à un défi d’équité. Pour les étudiants résidant en zones rurales, loin des caisses universitaires, l’initiative représente un gain de temps et d’argent considérable. Plus besoin de parcourir des kilomètres pour déposer un reçu ; un simple téléphone portable suffit. Le professeur Jean Njoya, vice-recteur chargé des affaires académiques, souligne l’importance de cette adaptation : « C’est un outil qui rapproche l’université des réalités technologiques de nos jeunes et qui s’inscrit dans la massification de l’enseignement supérieur ».

Au-delà des étudiants, l’université elle-même est gagnante. Le système assure une traçabilité complète des transactions grâce à des tableaux de bord dynamiques et des rapports détaillés par faculté et département. Le risque de fraude est réduit, la transparence des encaissements renforcée. Dans un contexte où les critiques sur la gestion des fonds universitaires ne manquent pas, l’outil devient un instrument de crédibilité et de gouvernance financière.

Inclusion financière et rôle de MTN

Ce partenariat illustre aussi l’essor du mobile money au Cameroun. Avec moins de 20 % de la population disposant d’un compte bancaire, le téléphone est devenu la première porte d’accès aux services financiers. Factures, transferts d’argent, achats quotidiens : MoMo s’installe désormais dans la sphère académique. MTN, déjà présent dans presque toutes les universités publiques – de Douala à Dschang, en passant par Maroua et Buea – confirme son rôle de catalyseur de l’inclusion financière. Si l’initiative est largement saluée, quelques interrogations subsistent chez les étudiants. Sécurité des transactions, fiabilité du système en cas de panne, remboursement en cas d’erreur : autant de préoccupations légitimes. MTN se veut rassurant. « Nos infrastructures ont été renforcées, et des mécanismes de gestion des désagréments sont prévus », assure la firme.

Une réforme qui dépasse l’université

L’enjeu est national. En généralisant ce mode de paiement, le Cameroun harmonise ses procédures universitaires et modernise son système éducatif. Plus qu’une simple innovation administrative, le paiement digital des droits universitaires traduit l’adaptation d’un secteur clé de l’économie à la révolution numérique. Pour les étudiants, c’est aussi la preuve que la digitalisation n’est pas un concept abstrait, mais un levier concret pour alléger leurs charges et valoriser leur temps.

Lait : le Minepia veut combler un déficit de 450 000 tonnes

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Le Cameroun veut réduire une facture d’importations de produits laitiers estimée à 35 milliards FCFA par an. Pour y parvenir, le gouvernement à travers le ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (Minepia) accélère le déploiement de sa politique d’import-substitution en dotant les acteurs de la filière laitière d’équipements modernes et en leur ouvrant un accès facilité au crédit à travers un partenariat signé avec la Bange Bank Cameroun. L’objectif est de combler l’écart entre une demande nationale évaluée à 630 000 tonnes de lait par an et une production locale qui plafonne à 180 000 tonnes, en grande partie autoconsommées dans les zones pastorales. Résultat, les métropoles comme Douala et Yaoundé restent tributaires des importations de lait en poudre, crème, beurre et yaourts.

« Le marché est là, le potentiel est là, la balle est dans votre camp », a insisté le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, lors de la cérémonie. Selon lui, l’appui de l’État s’inscrit dans la continuité de la vision présidentielle d’une « agriculture de seconde génération », moderne, productive et créatrice de valeur ajoutée. Il rappelle que cette dynamique a déjà permis au pays d’atteindre l’autosuffisance en volaille et en porc, autrefois massivement importés.

Un plan d’investissement structurant

La relance de la filière laitière s’appuie sur deux leviers majeurs : le Plan national de développement de la filière laitière, estimé à 305,6 milliards FCFA sur dix ans, et le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH) pour la période 2024-2026. Des mesures fiscales incitatives, telles que l’exonération des droits de douane sur les équipements de production et de transformation, visent à alléger le coût des investissements. Sur le terrain, l’État multiplie les actions concrètes : distribution de trayeuses, tanks réfrigérés, ensileuses, écrémeuses et barattes, importation de génisses de race montbéliarde pour l’amélioration génétique, mise à disposition de cryo-générateurs pour l’insémination artificielle, et inauguration d’une unité de production de lait UHT à Ngaoundéré.

Une filière en quête d’investisseurs privés

Le gouvernement entend aussi mobiliser le secteur privé. Il propose la gestion de 35 centres de collecte et mini-laiteries, construits par des projets publics mais encore sous-exploités, aux investisseurs prêts à les remettre en activité. Le but est de bâtir une industrie nationale capable d’approvisionner les grands centres urbains et de viser les marchés de la sous-région. Pour accompagner cet essor, la Bange Bank a lancé une offre dédiée, « Agribanking », orientée vers le financement des filières agricoles et pastorales. « Nous avons créé des produits financiers adaptés aux besoins des producteurs et transformateurs de lait. La banque doit se mettre au service des populations pour leur permettre de produire », a affirmé son représentant.

Un levier économique et social

Au-delà de la souveraineté alimentaire, la relance de la filière laitière porte un enjeu économique et social majeur : réduire le déficit de la balance commerciale, créer des emplois dans la production et la transformation, et stimuler l’entrepreneuriat rural. En misant sur une meilleure organisation de la chaîne de valeur et sur l’investissement privé, le Cameroun espère transformer son potentiel laitier encore sous-exploité en véritable moteur de croissance inclusive.

Plus de 2 milliards FCFA investis par Eneo sur son réseau dans le septentrion entre 2023 et 2025

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Les fonds ont permis de mener divers travaux permettant de renforcer l’offre énergétique et de réduire les coupures dans les régions du Nord, de l’extrême nord et de l’Adamaoua.

 Au cours des deux dernières années, l’énergéticien Eneo déclare avoir contribué à l’amélioration des conditions d’accès à l’électricité dans le septentrion pour un taux d’électrification de 35%.  22% pour la région de l’extrême nord, 32% pour le nord et 53% pour l’Adamaoua. L’entreprise affirme avoir mobilisé un montant de plus de 2 milliards de francs CFA d’investissement pour renforcer le réseau de distribution dans le Réseau Interconnecté Nord (RIN) qui dessert ces trois régions.

 L’entreprise recense plus de 1 900 poteaux haute tension et plus de 2 600 poteaux basse tension   défectueux qui ont été remplacés, de même que 60 transformateurs.  On cite également la création de 16 nouveaux postes HTA/BT ; le renforcement de 24 postes existants, l’entretien de plus de 3 000 km de réseau HTA aérien ; plusieurs tronçons souterrains du réseau HTA réhabilités et des postes mobiles de réinjection (PMR) installés.  

Dans l’ensemble, les investissements ont principalement été réalisés dans les villes de Ngaoundéré, Meiganga, Tibati, Banyo, Tignère, Ngaoundal, Touboro, Garoua, Guider, Poli, Lagdo, Tchollire, Figuil, Maroua, Mora, Mokolo, Kousseri, Kaélé entre autres.  Ce, à côté d’autres investissements dans la production ou encore d’actions permettant d’améliorer la qualité du service. Eneo revendique à ce titre, la réduction de 48% de la durée des coupures dues aux incidents sur le réseau de distribution dans le septentrion.

 En termes de perspectives, il est question à travers la phase 2 du projet solaire de Maroua et de Guider, de renforcer la continuité du service.  Car, le réseau interconnecté nord dépend essentiellement de la centrale hydroélectrique de Lagdo. Mais il faut conjuguer avec les aléas hydrologiques et la demande croissante. D’où la diversification du mix énergétique pour réduire la dépendance de Lagdo.

Les centrales solaires dont l’extension est en cours vont permettre de renforcer la production pendant la saison sèche notamment et contribuer à la réduction des interruptions pour les ménages et industries.  D’autres projets du gouvernement sont également annoncés, notamment la construction de la centrale hybride Bini à Warack.

Le port de Douala lance la célébration de ses 150 ans

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Une grande marche sportive à Douala a précédé les festivités officielles qui se tiendront du 26 septembre au 3 octobre prochain.

Le Port Autonome de Douala (PAD) a  procédé au lancement des activités commémoratives de ses 150 ans d’existence. L’autorité portuaire a organisé une marche sportive qui a mobilisé plus de 3 000 personnes à Douala.  Dirigée par le gouverneur de la région du Littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, aux côtés de hauts responsables du Port Autonome de Douala, la marche a vu la participation des centaines d’employés du PAD, de fonctionnaires, d’athlètes, du grand public entre autres. Le coup de départ a été donné au boulevard Besseke le 20 septembre dernier pour plus de 10 km de randonnée. Le cortège est parti de Besseke, à l’entrée du Port de Douala Bonabéri, en passant par Akwa, Rond-Point, Bessengue, Bali et Koumassi avant de se rabattre dans l’enceinte du port.

Selon les responsables du PAD, cette marche sportive constitue un prélude aux festivités officielles de célébration prévues du 26 septembre au 3 octobre 2025.  « Cent cinquante ans, c’est plus qu’une vie humaine ; même la Bible prédit 75 ans. À 150 ans, c’est donc une double naissance et nous sommes fiers de l’importance que cela représente pour la nation. Ce fut un moment historique, car Douala a répondu à l’appel de l’histoire. Le port de Douala n’est pas seulement le moteur de l’économie de notre région ; il fait partie intégrante de notre identité. Aujourd’hui, nous célébrons son passé et nous investissons dans son avenir », a déclaré Charles Michaux Moukoko Njoh, Directeur Général Adjoint du PAD.

Avec ses trois piliers : la compétence, la compétitivité et l’attractivité, le Port de Douala se positionne comme un centre stratégique pour le Cameroun et la sous-région.  Cette place portuaire soutient fortement le développement du commerce dans la région. « Le Port de Douala-Bonabéri est effectivement le moteur économique du Cameroun et de la sous-région. Ainsi, s’agissant de l’économie nationale, le Port de Douala traite 70% des échanges du commerce extérieur global du Cameroun ; contribue à la mobilisation de 85% des recettes douanières nationales ; contribue à la création de 43% d’emplois formels au plan local (Douala) et de 18% au plan national ; permet de mobiliser des salaires annuels d’environ 495 milliards (situation en 2020) », avait indiqué Cyrius Ngo’o, le DG du Port de Douala lors d’un évènement d’entreprise.

Le PAD a par ailleurs engagé un vaste plan de modernisation afin de répondre à l’augmentation prévue du trafic portuaire, qui devrait passer de 12,4 millions de tonnes actuellement à 21 millions de tonnes à l’horizon 2030.

Douala : Olam Agri offre des bourses scolaires à plus de 1000 enfants

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Les bénéficiaires parmi lesquels des déplacés internes ont reçu des kits scolaires, tandis que 50 étudiants se sont vus accorder une bourse d’un montant total de 1 500 000 CFA.

Pour la rentrée scolaire et académique 2025/2026, l’industriel Olam Agri, a décidé d’accorder des bourses à 50 étudiants valeureux et d’offrir des fournitures scolaires essentielles à plus de 1 000 enfants, dont des personnes déplacées internes dans la communauté de Bekoko dans le quatrième arrondissement de Douala.

Chacun d’entre eux a reçu un kit contenant des cahiers, des stylos, des crayons, des règles et de la colle, essentiels à un apprentissage efficace. Le programme de bourse se chiffre quant à lui à 1 500 000 CFA.  « Cette initiative vise à favoriser l’accès à une éducation de qualité pour les enfants confrontés à des difficultés financières et manquant de matériel pédagogique de base. », soutient l’entreprise.

A côté de ces appuis aux élèves et étudiants, Olam Agri a entrepris des travaux d’amélioration des infrastructures de l’école publique de Bekoko, en facilitant l’épandage de terre pozzolane et le nivellement de l’enceinte de l’école afin de limiter les inondations et d’améliorer l’accessibilité pendant la saison des pluies. Clara, enseignante à l’école publique de Bekoko voit un soulagement en ce geste.  « L’année dernière, Olam a rénové les toilettes de notre école, et cette année, ils sont revenus avec encore plus. L’enceinte de l’école était inondée et nous étions inquiets de l’accès des enfants aux locaux. Leur intervention a résolu ce problème. Le don de fournitures scolaires et de cartables aux enfants déplacés est une bénédiction. Ce soutien améliorera considérablement leur expérience d’apprentissage. Nous vous en sommes profondément reconnaissants », a-t-elle déclaré.

Cette initiative fait partie de la stratégie de responsabilité sociale d’entreprise d’Olam Agri, dont les axes prioritaires portent sur l’éducation, les infrastructures et la durabilité au profit des communautés. « Chez Olam Agri, nous croyons en l’autonomisation des communautés et en l’investissement dans l’avenir de nos enfants. Ces jeunes esprits sont les leaders de demain, et nous sommes fiers de contribuer à leur épanouissement et à leur réussite. Nous restons engagés à soutenir l’éducation et le développement communautaire à travers le Cameroun », précise Briginette Abega, responsable RH pays chez Olam Agri.

Entreprise agroalimentaire, Olam Agri est spécialisée dans l’alimentation humaine, animale et animale et les fibres. Elle est présente sur les marchés avec des produits tels que les céréales et oléagineux, le fret, les protéines animales et animales intégrées, le riz, les huiles alimentaires, les céréales et semences de spécialité, le sucre, le coton, le caoutchouc etc.  En 2023, l’entreprise enregistrait un volume d’échanges de 39,6 millions de tonnes.

Présidentielle 2025: Atanga Nji dit niet aux coalition et consensus de l’opposition

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« Pour éviter d’autres confusions, je rappelle qu’il y a 12 candidats à l’élection. Et ça, les autorités administratives doivent y veiller. Et il y aura 12 bulletins de vote dans chaque bureau de vote ». Parole de Paul Atanga Nji. Au cours de sa visite de travail à Douala, en perspective de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, le ministre de l’Administration territoriale (Minat) a tenu à dire son mot sur la quête d’une coalition ou d’un candidat consensuel qui anime l’espace public depuis plusieurs mois. Une quête qui met aux prises certains leaders politiques et des candidats de l’opposition à cette élection présidentielle.

Pour le Minat, il n’en est pas question :  » J’entends parler des alliances contre-nature par-ci par-là, de candidat unique, consensuel; tout ça, Elecam ne connait pas. Ce sont des arrangements de quartier »’. Alors,  »pour ceux qui avaient l’intention de désister, ils devaient le faire avant l’impression des bulletins de vote. Dès lors qu’Elecam a imprimé les bulletins, et c’est le cas, ce n’est plus possible  », indique-t-il. Enseignant que la loi ne connait pas ces concepts de plus en plus usités dans le débat public.

En clair, le désistement n’a pas de légalité. Du coup, quelle que soit l’issue des concertations en coulisses et autres audiences qu’accorde Maurice Kamto, le leader de l’opposition écarté de ce scrutin et qui s’affirme désormais comme un faiseur de roi, tous les bulletins des 12 candidats seront posés dans tous les bureaux de vote. En 2018 déjà, Me Akere Muna qui s’était retiré pour se joindre à Maurice Kamto, n’avait pas pu obtenir que soient retirés ses bulletins des bureaux de vote.

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