vendredi, avril 10, 2026
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Approvisionnement des marchés : nette amélioration de la disponibilité des produits de grande consommation

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Les marchés camerounais demeurent donc convenablement approvisionnés en produits de grande consommation. Les données recueillies sur le terrain attestent d’une nette amélioration de la disponibilité des produits de grande consommation, signe que les mesures diligentées par le gouvernement portent leurs fruits. Les alertes qui avaient été lancées par certains opérateurs économiques sur la non-disponibilité de quelques denrées spécifiques appartiennent progressivement au passé. Les circuits d’approvisionnement, momentanément perturbés, reprennent leur rythme normal.

Cette évolution positive se traduit même par une baisse significative des prix de certains produits de grande consommation, au rang desquels, le riz, de façon spécifique, tandis que d’autres enregistrent une stabilité appréciable selon les localités. Une tendance qui soulage les ménages camerounais, longtemps préoccupés par les incertitudes du marché.

Retour progressif des approvisionnements de la viande de bœuf

La filière bovine, qui connaissait des difficultés d’approvisionnement dans plusieurs zones du pays en raison du contexte socio-politique, voit enfin la situation s’améliorer. Si la rareté observée, ces dernières semaines, avait entraîné une hausse préoccupante des prix dans certains marchés, un retour progressif des approvisionnements, notamment par voie ferroviaire, est effectif. Les premières livraisons ont déjà atteint plusieurs centres de distribution, et le gouvernement prévoit un retour complet à la normale dans les prochains jours.

Sur le front du gaz domestique, produit important pour les ménages camerounais, la situation est totalement maîtrisée. Contrairement aux rumeurs alarmistes qui avaient circulé, le ministère du Commerce confirme la disponibilité effective du produit dans les points de vente habituels à travers le pays. Les services compétents veillent au grain, en assurant une distribution régulière, et en rappelant fermement aux opérateurs la nécessité de respecter scrupuleusement les prix homologués et les circuits de distribution agréés.

Aucune pénurie n’est à déplorer

L’un des indicateurs les plus révélateurs du retour à la normale reste incontestablement la stabilité des prix observée sur l’ensemble du territoire national. Les relevés effectués par les agents du ministère du Commerce le confirment : les tensions spéculatives s’estompent à mesure que les approvisionnements se normalisent. Cette stabilisation des prix, rendue possible par la reprise effective et continue des livraisons sur les différents marchés, constitue un véritable soulagement pour les populations. Elle démontre également l’efficacité des actions menées par le gouvernement pour sécuriser les circuits d’approvisionnement et réguler le marché.

Le Mincommerce veille

Si la situation s’améliore nettement, le ministère du Commerce, informe-t-on, n’entend pas pour autant relâcher sa vigilance. La surveillance des marchés se poursuit avec la même intensité. L’objectif : consolider les acquis et prévenir tout risque de résurgence des tensions. Les opérateurs économiques sont prévenus : toute majoration illicite des prix ou pratique spéculative sera sanctionnée sans complaisance, conformément à la réglementation en vigueur, prévient-on. Les équipes de contrôle restent déployées sur l’ensemble du territoire pour garantir la fluidité des approvisionnements et la transparence des pratiques commerciales.

Bauxite de Minim Martap : Afriland attend le feu vert des régulateurs pour investir dans le projet

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L’avancée du projet de bauxite de Minim Martap, dans la région de l’Adamaoua, dépend désormais de décisions institutionnelles. La société australienne Canyon Resources, qui pilote le projet, attend les validations finales pour acter l’entrée dans son capital du groupe financier camerounais Afriland, une pièce maîtresse du plan de financement.

Selon un communiqué de l’entreprise daté du 7 novembre 2025, cette opération est soumise à plusieurs avals. « La tranche Afriland nécessite l’approbation de la Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac), la banque centrale de la CEMAC, de la Commission de Surveillance du marché financier de l’Afrique Centrale (Cosumaf), le régulateur du marché pour la CEMAC, et du gouvernement camerounais », a précisé Canyon. Ces approbations sont décrites comme étant « toujours en cours». Cet investissement s’inscrit dans une levée de fonds plus importante, annoncée fin septembre 2025, et destinée à accélérer le développement du gisement. Le montant total s’élève à 215 millions de dollars australiens (environ 85,3 milliards de FCFA). Il combine un placement en deux tranches et l’exercice d’options par le principal actionnaire, Eagle Eye Assets (EEA), qui détient 56,5% du capital.

 La première tranche, d’un montant de 36 millions de dollars australiens, est déjà finalisée. C’est la seconde tranche, d’un montant de 170 millions de dollars australiens, qui est en attente de validation. Elle est subdivisée en deux opérations distinctes. 100 millions apportés par EEA et jusqu’à 70 millions par Afriland Bourse & Investissement, une filiale du groupe Afriland First Bank. Si l’opération est menée à son terme, Afriland deviendrait un actionnaire de référence avec 10,1% du capital de Canyon. « La deuxième tranche de la levée de capitaux, comprenant un placement de 100 millions de dollars australiens auprès d’EEA et un placement de 70 millions de dollars australiens auprès d’investisseurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) entrepris par Afriland Bourse & Investissement, reste soumise à l’approbation des actionnaires.

En outre, la tranche Afriland nécessite l’approbation de la Banque des États de l’Afrique Centrale, la banque centrale de la CEMAC, de la Commission de Surveillance du marché financier de l’Afrique Centrale, le régulateur du marché pour la CEMAC, et du gouvernement camerounais, qui est toujours en cours », peut-on lire dans le communiqué publié par Canyon Resources. L’assemblée générale des actionnaires de Canyon, prévue le 25 novembre 2025, doit elle aussi se prononcer sur cette transaction. Le principal partenaire financier, Eagle Eye Assets, a réaffirmé son soutien. « Nous nous réjouissons de maintenir notre solide partenariat avec Canyon alors qu’il continue d’avancer sur les jalons clés du projet à court terme et de finaliser la prochaine phase de financement par capitaux propres de 100 millions de dollars australiens dans le cadre de la Tranche 2», a déclaré EEA.

Malgré des retards mineurs signalés sur certains travaux de construction, Canyon Resources se veut rassurante sur le calendrier global. Le PDG, Peter Secker, a affirmé que la société était sur la bonne voie pour respecter ses échéances. « Canyon est bien financée suite aux récentes levées de capitaux, qui nous ont permis de sécuriser l’engagement d’articles clés à long délai d’obtention tels que les locomotives et les wagons, qui seront livrés à temps au premier trimestre 2026 », a-t-il assuré. Les locomotives, commandées au chinois CRRC Ziyang, sont effectivement en cours de fabrication et leur livraison est prévue pour le premier trimestre 2026, tout comme celle des wagons de marchandises. Ces livraisons sont cruciales pour respecter l’objectif de première expédition de minerai au deuxième trimestre 2026.

Le projet Minim Martap bénéficie également d’un financement par la dette, avec une facilité d’environ 140 millions de dollars obtenue auprès de la Banque AFG Cameroun. Canyon Resources affirme que le projet est « entièrement financé jusqu’à la production de Phase 1». La poursuite des travaux sur le terrain intervient dans un contexte national marqué par des tensions politiques suite à la réélection contestée du président Paul Biya. Cependant, la société minière indique que ses activités n’ont pas été significativement perturbées. EEA a corroboré ce point en déclarant : « Suite à la récente élection présidentielle au Cameroun, les travaux sur le projet Minim Martap de la société se sont poursuivis sans perturbations significatives ».

Ainsi, l’horizon de Canyon Resources pour son projet camerounais semble désormais tributaire des décisions des institutions financières et gouvernementales. L’obtention des accords de la Beac, de la Cosumaf et de l’État camerounais est le dernier verrou à faire sauter pour finaliser l’arrivée d’Afriland au capital et débloquer l’intégralité des fonds nécessaires à la concrétisation de ce projet minier d’envergure.

Les produits agricoles transformés gonflent les importations au 2e trimestre 2025

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Xuất khẩu gạo của Việt Nam đạt kỷ lục về sản lượng và giá trị xuất khẩu

Comparée au deuxième trimestre de 2024, la progression du PIB est essentiellement portée par la consommation finale, en hausse de 4,9 %, soutenue à la fois par les ménages et les administrations publiques. La demande globale en biens d’investissement progresse de 11,6 %, reflet d’un regain d’activité du secteur privé dont les investissements augmentent de 16,8 %, alors que les investissements publics reculent de 9,7 %. Mais cette croissance interne se heurte à une dégradation marquée du commerce extérieur.

Le solde commercial, qui mesure la différence entre les exportations et les importations, s’est nettement détérioré. Les exportations totales de biens et services chutent de 23,3 % par rapport à l’an dernier, tandis que les importations augmentent de 12,1 %, accentuant le déficit de la balance commerciale. Sur une base trimestrielle, la tendance est encore plus prononcée. Les importations globales enregistrent une hausse de 16,7 % par rapport au premier trimestre 2025, portée par une explosion des biens importés (+24,2 %) alors que les services diminuent de 19,9 %.

Cette hausse spectaculaire des importations de biens traduit la vigueur de la demande nationale, aussi bien de consommation que de production. Selon l’INS, elle touche presque toutes les catégories de produits importés. Les plus fortes progressions concernent les produits issus de la transformation agricole (+70,2 %), suivis des boissons (+63,6 %), du textile (+27,6 %), des industries chimiques (+27,4 %) et de la fabrication de meubles (+24,8 %).

Autrement dit, les entreprises locales et les consommateurs sollicitent davantage de produits finis ou semi-finis importés, notamment dans les segments agroalimentaire et manufacturier. Cette évolution peut refléter à la fois la hausse de la demande interne, la dépendance structurelle du pays vis-à-vis des importations et les limites de la production nationale à satisfaire les besoins du marché.

En comparaison avec le même trimestre de 2024, les importations globales progressent de 12,1 %, tirées par les biens (+14,8 %) alors que les services reculent de 7,3 %. Seuls les produits de base issus des « travaux de grains », notamment les céréales, enregistrent une baisse de 9,9 %. Tous les autres groupes de produits importés sont en hausse.

 À l’inverse, les exportations globales reculent fortement. Par rapport au trimestre précédent, elles diminuent de 22,1 %, sous l’effet d’une baisse de 22,6 % des exportations de biens et de 17,6 % des services.

Cette contreperformance est liée à la chute des ventes extérieures de pétrole brut, de bois en grumes et de plusieurs produits agricoles d’exportation tels que le cacao en fèves, le coton et le caoutchouc.

 Quelques produits parviennent toutefois à limiter la baisse générale : les exportations de bois scié et certains produits transformés issus de l’agriculture progressent, traduisant un léger redéploiement vers la transformation locale.

Mais la tendance globale demeure négative, avec une baisse annuelle de 24,2 % pour les biens et de 19,0 % pour les services. Cette combinaison — forte hausse des importations et chute des exportations — aggrave le déficit du commerce extérieur, qui atteint 6,8 % du PIB au deuxième trimestre. En d’autres termes, le Cameroun importe beaucoup plus qu’il n’exporte, et cette différence pèse sur ses équilibres macroéconomiques.

Pour l’INS, la dynamique observée illustre à la fois la vitalité de la demande intérieure et les déséquilibres structurels du commerce extérieur camerounais. Elle souligne la nécessité d’un renforcement de la production locale, notamment dans les filières agricoles et industrielles, afin de réduire la dépendance aux importations et de restaurer la compétitivité des exportations nationales.

Le Cameroun et la FAO digitalisent la protection de la faune sauvage

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29 June 2021, Doume Village, close to Lastoursville, Gabon - Two fishermen empty their nets of fish after laying them out the night before. Fishing is a vital alternative to bushmeat and it is important that overfishing does not occur. Gabon has a small population and a large land mass so it is well positioned for sustainable consumption. On this occasion, a water snake was also caught in the net and will be consumed. This village survives on fishing and bushmeat. Gabon has a sustainable bushmeat culture, largely because of its small population and large protected habitats.

Fruit d’une collaboration entre le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) et la FAO, le Legal Hub a été développé dans le cadre du Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM Programme). Cette initiative vise à centraliser les textes juridiques relatifs à la protection de la biodiversité et à fournir un outil de travail aux institutions publiques, aux chercheurs et aux acteurs impliqués dans la gouvernance environnementale.

 Selon les explications fournies lors de l’atelier de lancement, la plateforme s’inscrit dans le contexte d’une exploitation accrue des ressources fauniques et forestières, souvent marquée par le braconnage et d’autres formes de criminalité environnementale. Elle doit contribuer à améliorer la cohérence du cadre juridique national, en facilitant l’accès à la documentation légale et en soutenant les réformes engagées depuis la promulgation de la loi N°2024/008 du 24 juillet 2024 sur les forêts et la faune.

Cette loi, adoptée pour actualiser la réglementation en vigueur depuis plusieurs décennies, met l’accent sur la préservation des écosystèmes, la lutte contre l’exploitation illégale et la prise en compte des droits coutumiers des communautés locales. Le Legal Hub complète ce dispositif en offrant une base de données interactive et en permettant la mise à jour continue des analyses juridiques menées dans le cadre du SWM Programme. Pour Dr Antonio Luís Querido, représentant de la FAO au Cameroun, « il s’agit d’un outil stratégique pour la justice environnementale, une réponse aux défis de durabilité et de résilience, et une approche collaborative et inclusive ».

Concrètement, la plateforme permettra aux utilisateurs — administrations, chercheurs, étudiants, organisations de la société civile et secteur privé — d’accéder à des informations sur les textes en vigueur, les projets de réforme et les cadres régionaux applicables à la gestion de la faune. Elle facilitera également la formation des acteurs et la diffusion des bonnes pratiques juridiques. Le Secrétaire général du MINFOF, Joseph Nyongwen, a souligné que « le Legal Hub symbolise une volonté politique affirmée de renforcer l’État de droit dans le secteur de la faune et des forêts, de lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, et de promouvoir la justice environnementale et sociale ».

La gestion durable de la faune sauvage constitue un enjeu majeur pour les communautés rurales, dont la sécurité alimentaire et les revenus dépendent en partie des ressources naturelles. Le braconnage, la déforestation et les migrations liées à la pression foncière fragilisent ces équilibres, exposant les populations à une raréfaction des ressources et à une perte d’identité culturelle. L’atelier de Yaoundé a permis de présenter les résultats des analyses juridiques menées depuis 2024, d’établir un état des lieux des normes en vigueur, et de définir une feuille de route pour accompagner les futures réformes. Des modules de formation adaptés à différents publics seront également développés pour renforcer les capacités nationales.

Le Legal Hub s’inscrit dans le prolongement du Programme SWM, initiative internationale visant à améliorer la conservation et l’utilisation durable de la faune sauvage dans les forêts, savanes et zones humides. Financé par l’Union européenne, et cofinancé par le Fonds français pour l’environnement mondial et l’Agence française de développement, ce programme est mis en œuvre dans 16 pays par un consortium réunissant la FAO, le CIFOR-ICRAF, le CIRAD et la Wildlife Conservation Society (WCS).

Au Cameroun, les activités sont coordonnées par le CIFOR-ICRAF. L’approche retenue vise à faire de la législation un instrument de conciliation entre préservation de la biodiversité, résilience communautaire et santé publique, en réponse aux défis posés par la consommation de la faune sauvage et les risques sanitaires qui en découlent. Par cette initiative, le Cameroun renforce son dispositif juridique en matière de conservation et de gouvernance environnementale, tout en plaçant le droit au cœur de la lutte contre la criminalité liée à la faune et aux forêts.

Un plan triennal 2024-2026 pour relancer la filière huile de palme

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La filière huile de palme au Cameroun connait de nombreuses difficultés, notamment, notamment pour ce qui est de la production nationale. Laquelle connait un déficit structurel, avec pour corollaire, la demande dépassant largement la production locale, entraînant des importations massives qui ont été multipliées par près de 10 entre 2017 et 2023.

L’on note également, un vieillissement des palmeraies, avec de nombreuses d’entre elles qui sont âgées et produisent moins, tandis que la croissance des nouvelles plantations peine à satisfaire la demande croissante.

A cela vient s’ajouter l’insécurité, avec la crise sociopolitique dans les régions anglophones qui a entraîné l’abandon de plantations, augmentant les coûts de production et perturbant la filière, comme en témoignent les difficultés des entreprises publiques comme la CDC.

5000 HECTARES DE PLANTATIONS À RÉGÉNÉRER PAR AN

 Face à cette situation, le gouvernement camerounais a mis sur pied un plan triennal de relance, pour la période 2024-2026. Ce plan triennal a pour objectif de renforcer la souveraineté dans la filière en augmentant la production locale, et en soutenant la production de semences.

Ce plan intègre aussi la sécurisation de la filière, la création déjà effective d’une interprofession de palmier à huile (Interpalm-Cam), pour mieux structurer le secteur et améliorer le contrôle de la production et de la qualité. Egalement, ce plan triennal s’accompagne des mesures de soutien à la production, notamment la régénération par an de 5000 hectares de plantations et le renforcement des unités de raffinage. Doté d’une allocation financière de 21,7 milliards de FCFA, ce plan triennal de relance de la filière huile de palme, piloté par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, soutient les principales agro-industries du secteur, CDC, Socapalm et Pamol, dans la modernisation des unités de transformation et l’amélioration des rendements agricoles. Avec une quinzaine d’unités de raffinage en activité ou en construction, le Cameroun ambitionne désormais de renforcer sa souveraineté dans la filière.

Toutefois, sans une stratégie d’approvisionnement agricole intégrée et durable, le pays restera exposé à la volatilité du marché international et aux fluctuations des importations.

SEULEMENT 68 719 TONNES IMPORTÉES EN 2024

C’est sans nul doute l’effet conjugué de la création de l’interprofession Interpalm-Cam et la volonté du gouvernement de réduire la dépendance extérieure : les importations d’huile de palme au Cameroun ont chuté de 56 %, à 68 719 tonnes en 2024, leur plus bas niveau depuis 2021.

 L’interprofession Interpalm-Cam, faut-il le rappeler, vise à mutualiser les efforts des acteurs du secteur pour accroître la production nationale, améliorer la qualité et satisfaire la demande locale.

 Quant aux perspectives de la filière huile de palme, elles sont positives, indique-ton, avec l’engagement du secteur privé, notamment avec la création de l’organisation Interpalm-Cam en décembre 2023, et une hausse des prix du marché qui devraient contribuer à améliorer la situation à moyen et longs termes.

PAR Blaise NNANG

L’État garantit des prêts de 27 milliards FCFA de la BDEAC à trois entreprises privées

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Le Cameroun a mis en jeu sa signature pour soutenir le secteur privé. Selon la note de conjoncture sur la dette publique à fin septembre 2025 publiée par la Caisse autonome d’amortissement (CAA), l’État a accordé sa garantie souveraine à hauteur de 50 % sur trois prêts consentis le 19 août 2025 par la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), pour un montant total de 26,9 milliards FCFA.

Les entreprises concernées sont LP Industrie SA, bénéficiaire de 8,9 milliards FCFA, Groupe Sohaing SAS (15 milliards) et CAMAS SA (3 milliards). Ces prêts, souligne la CAA, « viendront en augmentation de l’encours de la dette avalisée par l’Administration centrale », au fur et à mesure de la mise en œuvre des projets.

Bien que la note ne fasse pas explicitement le lien, cette opération pourrait être rattachée au fonds de garantie souveraine de 200 milliards FCFA, mis sur pied par le gouvernement pour améliorer l’accès des entreprises au crédit bancaire. Ce dispositif, reconduit en 2024, repose sur un partage du risque entre l’État et les institutions financières partenaires.

Selon le rapport sur l’économie camerounaise publié par la Direction de l’Économie du ministère de l’Économie, 85 % des ressources du fonds (soit 170 milliards FCFA) sont destinées au secteur bancaire, à travers 14 partenaires, et 15 % (30 milliards FCFA) aux établissements de microfinance. En 2024, la BDEAC avait d’ailleurs été la seule institution financière à octroyer des crédits sous cette couverture publique.

Les projets soutenus couvrent la construction du complexe Akwa City Plaza à Douala par la Société Immobilière du Groupe Sohaing (SIGS SAS) (15 milliards FCFA), la création d’une usine de fer à béton par LP Industrie SA (8,95 milliards) et l’extension des bases logistiques de CAMAS SA à Douala, Kribi et Ngaoundéré (3 milliards). 

En publiant cette note, la CAA met en évidence la montée progressive des engagements conditionnels de l’État, c’est-à-dire des dettes garanties mais non encore comptabilisées. Ces opérations, bien qu’indirectes, constituent un risque potentiel pour la soutenabilité budgétaire en cas de défaillance des bénéficiaires.

Huile de palme : une production déficitaire, malgré les plans de relance

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La filière huile de palme au Cameroun reste donc toujours en crise. Ce, malgré une embellie notée dans la production nationale en 2025. En effet, selon la note de conjoncture économique du ministère des Finances, la production nationale d’huile de palme brute au Cameroun a connu une forte hausse au premier trimestre 2025, atteignant 77 630 tonnes.

Cette progression, précise-t-ion, portée par la grande campagne de récolte, représente près du triple du volume enregistré au trimestre précédent. Mais en glissement annuel, la production recule toutefois de 10,6 %, et les projections tablent sur une baisse de 2 % à la fin de l’année. Globalement donc, la production nationale d’huile de palme brute reste marquée par un structurel de 160 000 tonnes.

Alors que la demande des agro-industries de transformation de ce secteur culmine à plus million de tonnes par an, le pays reste dépendant des importations, estimées à 500 000 tonnes par an pour satisfaire la demande locale. En 2024 par exemple, le Cameroun a produit 446 984 tonnes d’huile de palme brute, selon les chiffres donnés devant la Représentation nationale par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute.

Mais, cette production nationale était largement inférieure aux besoins du marché, confronté à un déficit structurel de plus de 500 000 tonnes par an, d’après l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc). Ce déséquilibre structurel pousse le pays à recourir massivement aux importations. Entre 2017 et 2023, le Cameroun a importé 409 000 tonnes, pour une valeur totale de 280,4 milliards de FCFA, selon l’Institut national de la statistique (INS).

IMPACT DE LA CRISE SÉCURITAIRE DANS LES RÉGIONS ANGLOPHONES

 Selon une analyse du secteur faite en 2022 par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), en plus des palmeraies des exploitants du palmier à huile qui sont déjà d’un certain âge, et qui par conséquent, produisent des rendements faibles, la crise sociopolitique qui secoue les régions anglophones du Cameroun depuis fin 2016 a contribué à renchérir les coûts de production dans cette partie du pays.

En effet, la région du Sud-Ouest, l’une des deux en crise en ce moment, abrite les installations de la CDC et de Pamol Plantations. Présentées comme les deux principales victimes de la crise dite anglophone au Cameroun, ces deux entreprises publiques ont dû abandonner leurs plantations ces dernières années, à cause de l’insécurité installée par les militants séparatistes.

Malgré la réhabilitation en cours de ces plantations de palmiers à huile, les activités de production dans ces deux unités agro-industrielles tournent toujours eu ralenti, en raison d’énormes difficultés financières auxquelles elles font face. Néanmoins, soulignait le document de la banque centrale, la baisse de production annoncée au Cameroun à fin mars 2022 devait être atténuée par l’entrée en production de jeunes plantations chez d’autres opérateurs de la filière palmiers à huile.

Dette souveraine: 30,9 milliards FCFA à trouver pour boucler le remboursement de l’Eurobond 2015

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Louis Paul Motaze www.newsducamer.com
ministre-des-finances-motaze-veut voir clair dans la gestion des fonds Covid

Le Cameroun s’apprête à solder définitivement sa première émission obligataire internationale, l’Eurobond émis en 2015. Selon la dernière note de conjoncture sur la dette publique publiée par la Caisse autonome d’amortissement (CAA), l’organisme étatique gestionnaire de la dette, le pays devait encore 61,8 milliards de FCFA sur cet emprunt à fin septembre 2024. Un montant qui « est descendu à 30,9 milliards FCFA à fin décembre 2024 », précise le document, et qui « est resté inchangé jusqu’à la publication de la dernière note de conjoncture sur la dette à fin septembre 2025 ». Ce reliquat doit être réglé au cours de ce mois de novembre 2025.

Cette ultime échéance survient malgré une opération de refinancement menée avec succès en juin 2021. À l’époque, le gouvernement avait levé 685 millions d’euros (environ 450 milliards de FCFA) via un nouvel Eurobond émis à 5,95%. L’objectif était de racheter et remplacer une part majoritaire de l’emprunt initial de 750 millions de dollars, contracté à un taux bien plus élevé de 9,50%. Comme le détaillent les documents officiels de l’époque, cette opération, arrangée par des géants de la finance comme JP Morgan et Citigroup, a permis de « racheter 80 % de la souche de 2015, soit 600 millions de dollars ». Les 20% restants, représentant environ 150 millions de dollars, étaient programmés pour être remboursés progressivement, en 2023 et en 2025.

Pour mener à bien ce refinancement, le président Paul Biya avait dû modifier la loi de finances par une ordonnance en mai 2021. Le texte autorisait explicitement le gouvernement à « négocier et éventuellement à conclure (…) des emprunts non concessionnels de montants globaux (…) de 750 milliards de FCFA ». L’ordonnance précisait que cette hausse du plafond d’emprunt visait « principalement le rachat partiel ou total de l’eurobond de 450 milliards de FCFA émis en 2015 ».

Aujourd’hui, le Cameroun évolue dans un paysage financier international qui lui est moins favorable. L’agence de notation Fitch Ratings, dans une analyse datant de fin octobre, maintient le pays dans la catégorie « B », une note qualifiée de « spéculative ». Cette appréciation, qui s’applique notamment aux trois Eurobonds encore en circulation, signifie que les investisseurs perçoivent un « niveau de risque plus élevé » et exigent donc des taux d’intérêt plus importants. Fitch indique par ailleurs que la notation est « Under Criteria Observation », c’est-à-dire en cours de réévaluation.

Selon la CAA, la dette commerciale du Cameroun, dominée par les Eurobonds, s’élève à 1 301,1 milliards de FCFA, illustrant son « ouverture graduelle aux instruments de marché ». La manière dont Yaoundé gère cette transition sera scrutée par les créanciers, alors que deux autres emprunts obligataires, d’un montant total de plus d’un milliard de dollars, arriveront à échéance d’ici 2032.

Incitations à l’investissement : une facilité de plus en faveur des entreprises publiques, après les subventions de l’Etat

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C ’est donc un autre coup de pouce apporté par l’Etat aux entreprises publiques. Elles peuvent désormais, dans le cadre de l’ordonnance du 18 juillet 2025 fixant les incitations à l’investissement au Cameroun, bénéficier des avantages prévus dans cet autre ordonnance. Il reste à espérer que cette autre facilité puisse renforcer la compétitivité de ces entreprises publiques. Car, c’est l’une des exigences souhaitée par le Fonds monétaire international (FMI) pour bénéficier de la subvention de l’Etat.

Les entreprises publiques que le FMI considère comme des gouffres à sous, dans la mesure où elles reçoivent régulièrement d’importantes subventions et de la trésorerie de l’État, sans obligation de résultat. Cette institution de Bretton Woods a plaidé en faveur de la signature par ces entreprises publiques d’un contrat de performance avec l’Etat pour bénéficier de sa subvention. Cette dernière étant en réalité une mesure visant à améliorer la rentabilité des sociétés d’État en les liant à des obligations de service public et à des indicateurs de performance clairs.

Pour le FMI, la signature des contrats de performance avec les sociétés d’État, vise à garantir que les subventions soient liées à des résultats concrets. Ces contrats de performance devraient donc spécifier les obligations de service public, les coûts unitaires pour les subventions et des indicateurs de production et de qualité.

PRIORITÉ AUX ENTREPRISES PRIVÉES

Sous la pression du FMI, le gouvernement en 2025 a donc opté revoir à la hausse sa subvention au bénéfice des entreprises privées. Dans la loi des finances 2025, une allocation d’un peu plus de 14 milliards de FCFA est prévue pour la subvention aux entreprises et autres entités. Sur cette enveloppe prévisionnelle en hausse d’un milliard de FCFA par rapport à l’exercice budgétaire 2024, le gouvernement se propose de faire la part belle aux entreprises privées.

Ainsi, il est prévu une allocation de 7,6 milliards de FCFA de subventions aux entreprises privées tout au long de l’exercice budgétaire 2025. Cette enveloppe est en augmentation de 68,8% par rapport aux 4,5 milliards de FCFA prévus sur cette ligne dans le budget de l’État de l’exercice 2024. En revanche, le gouvernement a réduit substantiellement la subvention destinée aux sociétés d’État.

Sur cette ligne, il est prévu une allocation de seulement 1,5 milliard de FCFA au cours de l’année 2025, révélant une baisse de 153% par rapport aux 3,8 milliards de FCFA de l’année 2024. Cette baisse de l’enveloppe de la subvention destinée aux entreprises publiques, au profit des entreprises privées, survient dans un contexte où, pressé par le FMI, le Cameroun s’emploie à doper la rentabilité des entreprises de son portefeuille à travers des contrats de performance.

Par Blaise NNANG

Énergie : Nachtigal, la centrale qui alimente le Cameroun et aggrave son endettement

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Le barrage de Nachtigal, érigé sur le fleuve Sanaga, devait être le fleuron du mix énergétique camerounais. Avec ses 420 mégawatts de puissance installée, il représente près de 30 % de la capacité électrique nationale. Pourtant, depuis sa mise en service intégrale le 18 mars 2025, le projet pèse davantage sur le budget de l’État qu’il ne renforce l’accès à l’électricité. En vertu du contrat d’achat d’électricité signé en 2018 entre Éneo, concessionnaire de la distribution, et Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) — consortium réunissant EDF, la Société financière internationale (SFI) et l’État camerounais —, Éneo doit verser 10 milliards de FCFA par mois, que l’énergie soit consommée ou non.

Ce mécanisme dit take-or-pay impose de rémunérer la production disponible, même si le réseau ne parvient pas à l’absorber. Sur le terrain, une seule ligne de transport de 225 kV relie actuellement Nachtigal à Yaoundé, alors que la liaison vers Douala, cœur industriel du pays, reste inachevée. Conséquence : une part importante de l’électricité produite n’est pas distribuée, mais entièrement facturée, conformément au contrat. Dans son rapport de juin 2025, le Fonds monétaire international (FMI) s’inquiète ouvertement des effets de ce dispositif sur les finances publiques, estimant que « les charges liées au fonctionnement de la centrale de Nachtigal devraient exercer de nouvelles pressions sur le budget ». Car en cas de défaillance d’Éneo, l’État s’est engagé à prendre le relais. Cette clause est déjà activée.

Selon des sources proches du dossier, le ministre des Finances Louis-Paul Motaze a sollicité, dès le début de 2025, un prêt de 80 milliards de FCFA auprès de Société Générale Cameroun (SGC) pour apurer les arriérés d’Éneo envers NHPC, estimés à 15 milliards de FCFA. Cette facilité ayant expiré, un nouveau financement de 100 milliards de FCFA a été monté auprès d’un pool de banques locales, toujours sous l’arrangement de Société Générale Capital Securities Central Africa. Ces opérations, bien que nécessaires pour éviter un défaut de paiement, transfèrent le poids de la dette vers le Trésor public. D’après des données publiées par le ministère de l’Eau et de l’Energie, Eneo est en proie à une dette globale estimée à 800 milliards de FCFA fin 2024. L’entreprise ne règle plus qu’une partie de ses factures mensuelles.

D’après des documents internes cités par Investir au Cameroun, les paiements effectués « couvrent moins de 50 % des montants dus à NHPC ». Le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee) classe même Éneo parmi les risques budgétaires majeurs pour l’État, soulignant qu’elle « pourrait provoquer un écart entre les prévisions et l’exécution budgétaire ».

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