vendredi, avril 10, 2026
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Avoirs en déshérence : la Cobac sollicite le Minfi pour résoudre le différend entre la Cdec et les banques

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*** Local Caption *** L' immeuble de la Commission bancaire de l' Afrique Centrale ( COBAC) boulevard Bessieux .

La COBAC hausse le ton. Dans une lettre officielle datée du 22 octobre 2025 et signée par le secrétariat général adjoint de la Commission bancaire d’Afrique centrale, l’institution communautaire demande au ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, de mettre fin aux « perturbations » causées par la Caisse des dépôts et consignations du Cameroun dans le secteur bancaire. Cette requête intervient après une alerte formelle de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (APECCAM), adressée à la COBAC le 6 octobre 2025, évoquant un « risque élevé de crise sur le système bancaire ».

La COBAC cite longuement cette plainte, reproduisant notamment le passage suivant : « La CDEC a déposé des plaintes devant les juridictions nationales pour détournement de fonds publics à l’encontre des dirigeants des établissements de crédit, engagé des saisies (assorties d’avis à tiers détenteurs) à hauteur de plusieurs milliards de FCFA, mais aussi adressé aux maisons mères des banques internationales des correspondances comportant des menaces. » À ces actions « s’ajoutent plusieurs autres de la CDEC, dirigées contre des établissements de crédit, de microfinance et de paiement du Cameroun, lesquelles ont régulièrement été dénoncées à la COBAC», peut-on lire dans la lettre mentionnée supra.

UNE RÉGLEMENTATION DÉSORMAIS CLAIRE

La COBAC rappelle que ces démarches interviennent alors que la réglementation communautaire sur les dépôts en déshérence est désormais claire. Selon la lettre, les initiatives de la CDEC visent « essentiellement à se faire transférer les fonds qui, selon elle, lui sont dévolus par la loi, notamment des avoirs en déshérence issus des comptes bancaires inactifs ». Or, la Commission bancaire explique que, face aux inquiétudes du public sur les conséquences des textes nationaux encadrant la gestion de ces fonds, « jusqu’alors peu connus, et ayant constaté que les législations nationales n’étaient pas harmonisées sur ces questions », elle « a entrepris l’élaboration d’une réglementation communautaire dans ce domaine, ainsi que l’uniformisation des règles de fonctionnement et de supervision des entités de type “Caisse des dépôts et consignations” dans la CEMAC ».

Ce processus, « entamé il y a quelques années, a connu une évolution rapide à partir de 2024, au regard de la nécessité de mettre en place, à brefs délais, un cadre réglementaire permettant à la fois d’assurer une protection optimale des déposants et de faciliter le transfert aux Caisses des dépôts et consignations des fonds escomptés pour la mise en œuvre de leurs missions au service du développement de nos États », souligne la Cobac.

À la suite de multiples concertations et rencontres entre les autorités nationales et communautaires de régulation bancaire et les institutions financières de la zone, le Comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale, réuni le 12 juillet 2025 à Malabo, a adopté à l’unanimité « le règlement n° 01/25/CEMAC/UMAC/COBAC relatif aux conditions d’exercice et à la supervision de l’activité des Caisses des dépôts et consignations dans la CEMAC ; ii) le règlement n° 02/25/CEMAC/UMAC/COBAC relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en déshérence dans les livres des établissements assujettis à la COBAC (PJ 2 et PJ 3). Ces textes sont entrés en vigueur le 1er septembre 2025 ; ils sont obligatoires dans tous leurs éléments et directement applicables dans tout État membre (article 41 du Traité de la CEMAC) », peut-on lire dans le document ventilé par le régulateur du système bancaire.

 Pour plus de précisions, la COBAC indique dans sa correspondance officielle adressée au Minfi, que « le règlement CEMAC n° 02/25 prescrit aux établissements assujettis à la COBAC des obligations en termes de suivi des comptes inactifs, de recherche et d’information de leurs titulaires, et de transfert des avoirs en déshérence à la Caisse des dépôts et consignations (ou à la direction nationale de la BEAC) au terme d’une période d’inactivité de dix (10) ans ». Toutefois, « tenant compte de la préexistence de législations nationales dans le domaine et de l’importance de ne pas fragiliser les prévisions financières des Caisses des dépôts et consignations en activité, l’article 26 de ce règlement prévoit que les établissements assujettis qui ont déjà enregistré une inactivité d’au moins dix (10) ans sur les comptes et coffres logés dans leurs livres, à la date d’entrée en vigueur du présent règlement, transfèrent les avoirs détenus sur ces comptes à la Caisse des dépôts et consignations du pays de leur implantation (…) ».

Pour préparer cette mise en œuvre, le secrétariat général de la COBAC avait adressé, le 21 mai 2025, une circulaire demandant aux banques de transmettre le volume d’avoirs qui « devraient être transférés à la Caisse des dépôts et consignations ou à la direction nationale de la BEAC de ressort ». À partir de juillet, des astreintes ont été appliquées aux établissements n’ayant pas répondu. « Les diligences visant à accompagner les établissements (…) sont en cours de finalisation », écrit l’institution.

UN FORCING NOCIF ?

 Dans ce contexte, « il est donc incompréhensible que la CDEC s’évertue à engager des poursuites à l’encontre des établissements de crédit, de microfinance et de paiement du Cameroun, en dépit des mesures réglementaires et opérationnelles susmentionnées. Il est particulièrement regrettable que certaines de ces actions s’effectuent en violation des textes en vigueur, tel que rappelé dans la lettre ci-jointe que le président de la COBAC a adressée au directeur général de la CDEC ». D’où l’appel direct lancé au ministre. La Commission sollicite son intervention « en qualité d’autorité monétaire nationale et autorité de tutelle de la CDEC » afin d’obtenir l’arrêt immédiat des procédures judiciaires et saisies.

 La lettre signale enfin un second motif d’inquiétude. De nouvelles exigences de la CDEC en matière de cautionnement pour marchés publics. Selon la COBAC, ces règles seraient « non conformes aux dispositions législatives », contraires aux bonnes pratiques et susceptibles de créer des tensions de trésorerie dans les banques. En clair, la COBAC estime que la CDEC dépasse son périmètre, agit en marge de la réglementation communautaire et met en péril la stabilité financière du Cameroun. Elle attend désormais une réaction de la tutelle pour ramener la Caisse dans le cadre fixé à l’échelle de la CEMAC.

 95,7 milliards pour rénover l’aérogare de l’aéroport international de Douala

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L’Etat du Cameroun va supporter les charges fiscales évaluées à 20,7 milliards de francs dans le cadre de ce projet financé par l’Agence Française de Développement prévu pour s’étendre jusqu’en 2028.

 Les contours techniques et financiers du projet de Rénovation de l’aérogare passagers de l’aéroport International de Douala (RAP-AID) sont désormais bien définis. L’avant-projet détaillé a été soumis le 12 novembre dernier au conseil d’administration des Aéroports du Cameroun (ADC) en conclave à Douala.

La maîtrise d’œuvre dudit projet, le groupement Kardham/TPF a présenté les grandes orientations techniques et architecturales de ce projet qui est constitué de deux composantes. Une composante sur l’extension des chaussées aéronautiques déclinée dans la première phase. Ce marché a été attribué à la société chinoise China Harbour Engineering Company (CHEC) pour un montant de 10,4 milliards de FCFA. Il est question de construire une nouvelle aire de trafic d’une superficie d’environ 3600m2   La deuxième composante concerne la rénovation de l’aérogare passagers de l’aéroport proprement dite. Les travaux vont consister à un réaménagement des des espaces fonctionnels à l’intérieur du bâtiment existant, afin d’améliorer les flux des passagers, développer le commerce et activités extra aéronautiques. On aura à terme 20 000m2 d’espaces aménagés, 10 000m2 d’espace additionnel construit, 80% du carrousel bagages rénovés, 10 nouvelles banques d’enregistrement ajoutées entre autres.

L’Agence française de Développement (AFD) est le principal partenaire financier de ce projet qui a pour maitre d’ouvrage le Directeur Général des ADC.  « Le coût global du projet est estimé à 75 milliards de francs CFA hors taxes   auxquels s’ajoutent 20,7 milliards FCFA de TVA et de frais de douane. Soit un montant total d’environ 95,7 milliards de francs CFA », explique Emmanuel Sime Lebou, conseiller technique N°3 à ADC et chef de projet.  Il renseigne par ailleurs que les frais d’impôts, taxes et douanes liés à ce projet seront supportés par l’Etat du Cameroun à travers le ministère des Finances et celui de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire.

Les travaux devront se réaliser sans interruption de l’exploitation de l’aéroport.  Le Chronogramme d’exécution du projet prévoit, la phase 0 en Juin 2026 février et la fin de la deuxième phase en mai 2028. Sur cet échelonnement alors que le projet est attendu depuis 2018, le président du conseil d’administration d’ADC nuance. « Quand on a dit phase zéro, ça commence en juin 2026, cette période n’est pas vide. Ce sont les études et les montagnes techniques et financières qui prennent beaucoup de temps. Ce n’est pas facile. Et si vous escamotez une étape, vous pouvez compromettre la réussite du projet. Nous avons pris les dispositions nécessaires pour que toutes les études qui ont été faites, soit faites selon les règles de l’art », a déclaré Fritz Ntone Ntone.

Le projet de Réhabilitation de l’aérogare passagers de l’aéroport International de Douala opérationnel depuis 1977 vise trois grands objectifs : renforcer la sécurité et la sûreté de l’aéroport international de Douala ; améliorer la qualité de services offerts aux usagers et améliorer sa rentabilité. Concrètement, il est question de mettre l’aérogare passagers aux normes internationales et de l’adapter l’augmentation du trafic aérien qui devrait passer de 1, 5 millions à de passagers l’an, à 2,5 millions.

Réactions

Fritz Ntone Ntone, PCA des Aéroports du Cameroun

« il y aura le circuit départ et le circuit arrivée »

 « Quelles étaient les préoccupations dans cette modernisation ? D’abord, pour le but fonctionnel. Dans l’aéroport moderne maintenant, ceux qui voyagent, c’est-à-dire ceux qui reviennent et ceux qui sont sur le départ ne se croisent pas.  Ici, ça se croise.  Avec la nouvelle configuration, vous l’avez vu clairement, il y a le circuit départ et le circuit arrivée. Il y a d’autres améliorations plus subtiles Les filtrages. C’est-à-dire que même là où on filtre les bagages, on filtre les passagers, c’est modernisé. Donc le policier va se retrouver dans le confort.  Les bagages vont se livrer normalement. L’aéroport commençait déjà à être dépassé en termes de capacité.  Les espaces de détente, les espaces commerciaux, ont été augmentés en volume et en qualité.  Dans les boutiques, les salons de billets, etc.  Les conditions de vie du personnel ont été améliorées parce qu’on a ajouté une passerelle latérale. »

Cécile BOUINOT, chargée de projet Kardham architecture

« Nous souhaitons un aéroport moderne qui s’appuie sur la culture locale »

 « Kardham, c’est la maîtrise d’œuvre qui a été choisie pour mener la partie d’études et la partie direction des travaux pour la réhabilitation.Nous souhaitons vraiment que cet aéroport soit à la fois moderne et s’appuie sur la culture locale du Cameroun et également en répondant à l’ensemble des standards internationaux.
Dans notre proposition architecturale, nous avons vraiment veillé à avoir des extensions qui soient en lien avec les existants. Et pour ce faire, nous avons proposé une très grande façade côté ville, qui soit vraiment après l’identité de l’aéroport et qui représente l’aéroport de Douala dans le monde aéroportuaire. L’idée, c’est vraiment de lui donner une identité qui soit vraiment propre pour Douala.
On a essayé au maximum de représenter les valeurs socio culturelles du pays. »

Prince NZOUMI, coordonnateur BNI bureau Veritas Douala

 « Nous assurons le contrôle qualité »

« Nous sommes le bureau Véritas, faisons le contrôle technique. Et sur l’aéroport de Douala, nous sommes le bureau de contrôle qualité. Donc l’idée pour nous, un travail déjà qui a commencé, c’est-à-dire la phase étude qui a commencé, ça fait quelque temps et c’est en train d’être mené à sa fin.
Nous avons travaillé conjointement avec la maîtrise d’œuvre pour chercher à mettre aux normes internationales l’aéroport qui existe déjà.
Ça, c’est le principal but du bureau de contrôle : la réglementation de tout ce qui va être fait sur le projet de rénovation de l’aéroport. Le projet est au stade de l’avant-projet détaillé.
À ce stade-là, les différents experts du bureau Véritas ont émis les avis correspondant aux différents lots. Ces avis doivent être pris en compte par la maîtrise d’œuvre avant de finaliser la phase appelée. Et plus tard, ce sera la phase projet avant d’arriver au DCE. »

Cameroun : Trafic portuaire recule de 1% en 2024

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Les données du rapport indiquent que le trafic global des marchandises, incluant les flux domestiques et en transit, a enregistré une légère baisse de 1 %, passant de 27,15 millions de tonnes en 2023 à 26,92 millions en 2024. Cette contraction traduit un ralentissement des échanges lié à la conjoncture économique internationale et aux coûts logistiques persistants, notamment sur les chaînes d’approvisionnement.

Le port de Douala, principal point d’entrée des marchandises au Cameroun, a toutefois affiché une progression notable. Son trafic global a atteint 12,92 millions de tonnes en 2024, contre 12,19 millions l’année précédente, soit une hausse de 6 %. Cette performance s’explique par la consolidation des exportations de produits de base, la reprise partielle des importations industrielles et la modernisation continue des infrastructures. Le Port autonome de Douala a en effet poursuivi la rénovation de ses quais, hangars et systèmes de manutention, dans l’objectif de fluidifier les opérations et de réduire les délais de traitement des navires.

À Kribi, le volume total des marchandises exportées et importées s’est établi à 10,84 millions de tonnes, contre 10,83 millions en 2023, soit une stabilité quasi parfaite (+0,06 %). Cette stagnation intervient alors que la deuxième phase d’aménagement du port, réalisée par la China Harbour Engineering Company (CHEC), a été réceptionnée au premier trimestre 2025. Les travaux ont porté notamment sur un système d’alimentation en eau potable pour la zone portuaire et ses dépendances, déjà achevé à 94 %. Ces infrastructures visent à renforcer la compétitivité du port en le positionnant comme un futur hub logistique de la façade atlantique régionale.

Le port de Limbé, en revanche, a connu un net repli de son activité. Son trafic global est passé de 4,11 millions de tonnes en 2023 à 3,16 millions en 2024, soit une baisse de 23 %. Cette contre-performance traduit les retards accumulés dans la construction du port en eaux profondes de Ngeme, projet stratégique destiné à améliorer la desserte maritime du pays. Selon le rapport, des démarches sont en cours pour actualiser l’étude de faisabilité et relancer les investissements dans cette infrastructure.

Sur le plan opérationnel, les ports camerounais ont poursuivi leurs efforts de sécurisation et de mise aux normes. À Douala, le projet de sécurisation du domaine public et la formation des agents de sûreté ont été renforcés pour prévenir les risques liés aux menaces maritimes et aux trafics illicites. À Kribi, le certificat de conformité au Code ISPS – norme internationale de sûreté des navires et des installations portuaires – a été renouvelé, accompagné d’exercices de simulation et de réunions de coordination entre les différents acteurs de la sûreté portuaire.

Au-delà des chiffres, ces évolutions traduisent une recomposition progressive du commerce extérieur du Cameroun. L’augmentation du trafic à Douala reflète la résilience du commerce intérieur et la relance de certaines filières exportatrices, tandis que la stagnation à Kribi souligne la dépendance du port aux grands projets industriels encore en phase d’expansion. La baisse observée à Limbé met en lumière la nécessité de diversifier les capacités logistiques nationales et d’améliorer la connectivité terrestre entre les zones de production et les infrastructures portuaires.

Le rapport souligne enfin que l’amélioration de la compétitivité portuaire reste conditionnée à la modernisation des équipements, à la fluidité des corridors routiers et ferroviaires, ainsi qu’à la maîtrise des coûts logistiques. Les fluctuations enregistrées en 2024 rappellent que la performance portuaire ne dépend pas uniquement des infrastructures, mais aussi de la conjoncture commerciale mondiale et de la capacité du Cameroun à adapter ses politiques d’investissement aux nouveaux équilibres du commerce international.

L’assureur gabonais Samb’a annoncé sur le marché camerounais en 2026

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 L’institution financière veut s’appuyer sur la micro finance Financial House pour capter des parts de marché via des solutions d’assurance à faible coût, entièrement digitalisées.

Un an après le lancement de ses activités, l’assureur gabonais Samb’a se prépare à pénétrer le marché camerounais. Son fondateur Andrew Crépin Gwodog, et Yves Armand Teutio, directeur général de Financial House ont eu une rencontre à Douala dans le sens de mettre en place une filiale locale.

Dans sa stratégie, Samb’a s’appuie en réalité sur des réseaux de microfinancebien implantées pour « diffuser ses solutions d’assurance à faible coût, entièrement digitalisées, auprès des populations à revenu modeste. Un segment encore peu développé en Afrique centrale, où les assureurs traditionnels privilégient les clients capables de payer des primes élevées », fait savoir Andrew Crépin Gwodog.  Dès son démarrage, Samb’a  a été présentée comme couverture pour des groupes sociaux souvent exclus des offres classiques d’assurance.  Pionnier dans la micro-assurance en zone Cemac, l’établissement cible principalement les travailleurs du secteur informel, des petits commerçants ainsi que les agriculteurs,  certaines professions libérales, les artistes, les associations, les syndicats…  

Le  Cameroun  n’est que le premier pas dans la stratégie d’expansion de l’assureur. En juin 2025, le conseil d’administration de Samb’a avait indiqué des perspectives au  Cameroun et en  République démocratique du Congo (RDC) avant de s’étendre au sein de la CEEAC.  Dans le même temps, l’assureur prépare une opération d’ introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) par appel public à l’épargne. Ceci afin de mobiliser des fonds pour consolider les capitaux propres et à financer sa croissance.

Il faut dire qu’au 31 en décembre 2024, le marché camerounais de l’assurance présentait secteur un chiffre d’affaires de 285 milliards de FCFA, en progression de 3,79 % comparé à l’année précédente où on enregistrait 274,64 milliards de FCFA. Une performance tirée essentiellement par la branche vie ( santé, automobile, incendie…) qui connait une hausse 10, 39 milliards tandis que le segment non vie progresse d’à peine 1%.

Samb’a Assurances Gabon compte capter ses parts de marchés dans cet environnement encore timide dans la branche non vie pourtant majoritaire. Ses objectifs globaux sont de réaliser un chiffre d’affaires de 500 millions FCFA et un résultat net de 50 millions FCFA.

Afriland et UBA dominent le marché digital bancaire au Cameroun

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 Les 2 acteurs concentrent seuls 43,6% du marché avec 587 725 abonnés, soit plus que les 14 autres banques analysées par le cabinet media intelligence entre 2016 et 2025.

L’étude porte sur 16 banques et analyse leur présence digitale sur 6 réseaux sociaux : Facebook, LinkedIn, YouTube, Instagram, TikTok, Twitter. Ce pendant neuf ans. Soit entre 2016 et 2025. Les principaux indicateurs sont notamment la présence sur les plateformes, la taille des communautés, le taux de croissance, les stratégies déployées. Le top 5 est dominé par Afriland First Bank déjà leader sur le marché bancaire classique. Présente sur les six plateformes analysées, la banque s’arroge une part d’environ 30% de marché avec plus de 300 000 followers. Cette banque camerounaise est suivie par la filiale locale du groupe nigérian UBA qui totalise une communauté de 208 000 followers sur les six plateformes pour 20% de parts de marché.

Le top 5 est complété par ordre d’importance, par SCB qui concentre 9,7% de part de marché pourtant présente sur seulement 2 plateformes. Ecobank vient en troisième position (présent sur 4 plateformes sur les six pour 9,6% de part), CCA Bank avec une présence sur les six plateformes, et seulement 7% de part.  Ce quinté concentre 70,2% de la communauté digitale totale (947 421 abonnés sur 1 349 113). Mais le duo Afriland-UBA reste prédominant.  Les deux banques représentent à elles seules 43,6% du marché (587 725 abonnés), soit plus que les 14 autres banques réunies.

Dans l’ensemble, pendant la période étudiée, Media intelligence fait remarquer que le secteur bancaire camerounais a connu une transformation digitale spectaculaire. En 2016, à peine 6% des banques avaient adopté les réseaux sociaux dans leur communication. Mais en 2025, le taux d’adoption est autour de 16%.  La présence digitale a presque triplé (+166,7%) avec 16 plateformes actives contre 6 en 2016, tandis que les communautés ont littéralement explosé (+53 436%) passant de 2 520 à 1,35 million d’abonnés. « Cette évolution révèle un changement profond dans la stratégie de communication, passant d’une approche traditionnelle à une présence digitale massive et engagée. Le digital n’est plus une option mais un impératif stratégique pour toutes les banques camerounaises », commente l’étude.

Crise post-électorale : Tchiroma menace, Atanga Nji libère

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Atanga Nji et Issa Tchiroma en duel

Depuis hier nuit, 70 mineurs âgés entre 12 et 16 ans ont été libérés des centres de détentions de la région de l’Adamaoua. Ils appartiennent à un ensemble de 135 personnes qui ont été interpellées lors des manifestations post-électorales ayant émaillé l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. L’annonce faite en journée par Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat), a ainsi été suivie d’actes concrets. Pour autant, ces mineurs ne jouiront pas définitivement de leur liberté car ils ont été libérés sous caution morale de leurs parents, a souligné le Minat. Ne tarissant pas d’éloges à l’endroit de Paul Biya qui en a pris la décision selon lui.

Le Minat s’est rendu à Ngaoundéré dans le cadre d’une mission de paix auprès des autorités religieuses et traditionnelles, au lendemain d’une élection présidentielle qui a été agitée, avec la contestation de la victoire de Paul Biya par Issa Tchiroma Bakary, qui s’était déjà autoproclamé vainqueur deux jours après le scrutin. Après la proclamation des résultats le 27 octobre dernier, Isa Tchiroma que la gendarmerie avait manqué d’arrêter le jour même de l’élection, a appelé à trois jours de villes mortes. Après une semaine d’inactivités sur une bonne partie du territoire. Les forces de maintien de l’ordre auxquelles se sont jointes dans certaines villes comme Douala, l’armée, ont et continuent selon des sources concordantes, de procéder des arrestations de proches d’Issa Tchiroma et de cadres du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). International crisis group parle de près de deux mille arrestations sur l’ensemble du territoire.

L’ultimatum d’Issa Tchiroma

Ultimatum

Dimanche dernier, dans un message vidéo, Issa Tchiroma qui n’avait plus donné signe de vie depuis une semaine, a donné un délai de 48h aux dirigeants pour libérer les détenus. « Si dans 48 heures ils ne sont pas libérés, nous en tirerons toutes les conséquences politiques», a menacé le candidat arrivé officiellement 2ème. Rappelant que « ceux qui ont été interpellés n’ont fait qu’exprimer un droit fondamental».

L’ultimatum en question expire ce soir. Issa Tchiroma a annoncé que si les dirigeants actuels qu’il ne reconnaît pas ne s’exécutent pas, le peuple camerounais n’aura pas d’autre choix que de « défendre sa légitimité». Sans détails. A peine 24h après ces menaces, Paul Atanga Nji a engagé la libération des détenus mineurs, au moment où d’autres personnes arrêtées sont devant les tribunaux militaires à travers le pays. Entre temps, le Minat qui poursuit sa mission à Maroua depuis la nuit dernière, rencontre les autorités traditionnelles et religieuses.

Tomaïno Ndam Njoya : «L’histoire retiendra la volonté du peuple trahi ».

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Communiqué officiel de l’UDC en réplique au discours d’investiture de S.E M. le président Paul Biya

L’Union Démocratique du Cameroun -UDC- a pris connaissance du discours prononcé ce jour par M. le Président Paul Biya, à l’occasion de sa Prestation de Serment.

 Fidèle à sa ligne de vérité, de justice et de démocratie, l’UDC tient à apporter les clarifications suivantes :

1. SUR LA « MATURITÉ DÉMOCRATIQUE » DU PEUPLE CAMEROUNAIS

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« L’Élection Présidentielle qui vient de s’achever porte témoignage de la grande maturité du Peuple camerounais et de son attachement viscéral à la Démocratie. »

L’UDC RÉPOND :

La maturité du Peuple camerounais aura plutôt servi à constater à son détriment, un processus électoral biaisé, verrouillé et entaché d’irrégularités massives.

Ce Peuple, justement mûr et conscient, a exprimé une volonté claire qui a été dénaturée voire transgressée. Cela relèverait d’un cynisme déplacé que de détourner même l’orientation de la maturité du Peuple.

La démocratie ne se mesure pas à l’organisation d’un scrutin, mais à la vérité des urnes et à la transparence de ses résultats.

Le 12 Octobre 2025, la démocratie a été confisquée, non célébrée.

2. SUR « L’APPEL AU RASSEMBLEMENT »

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« Je tends la main à tous et à chacun. L’heure est désormais au rassemblement. Ce Pays est notre patrimoine commun. »

L’UDC RÉPOND :

Le véritable Rassemblement ne peut naître du mensonge électoral.

L’Unité Nationale ne se décrète pas ; elle se construit dans la vérité et le respect de la souveraineté populaire.

Appeler au Rassemblement après avoir étouffé les voix dissidentes, emprisonné les contestataires et manipulé les institutions, c’est travestir le sens même de la

Réconciliation Nationale.

L’UDC appelle à un Rassemblement Sincère, fondé sur la Justice, la Vérité et la Réforme profonde du système électoral, désormais de la Constitution.

3. SUR LES « PROMESSES POUR LES JEUNES ET LES FEMMES »

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« La situation des jeunes et des femmes sera au cœur de mon action. J’ai décidé de la relance des concours dans les Écoles Normales Supérieures et d’un plan spécial pour l’emploi des jeunes. »

L’UDC RÉPOND :

Depuis plus de quarante ans, les mêmes promesses sont répétées à chaque prestation de serment, sans traduction concrète pour la jeunesse camerounaise.

Les jeunes n’ont pas besoin de nouvelles promesses, mais d’un État qui tienne Parole, d’une gouvernance qui crée les conditions de l’emploi, de la dignité et de la justice sociale.

La Jeunesse camerounaise est exilée, frustrée et abandonnée, non par manque d’effort, mais par manque d’opportunités et de confiance dans les institutions.

Les Femmes camerounaises attendent depuis 43 ans l’adoption d’un Code de la Famille et des Personnes ; des lois contre les violences sexistes et domestiques ; l’alternance genre aux hautes fonctions ; l’inscription de l’égalité du Genre dans la Constitution…Le Taux de Mortalité Maternel et Infantile reste au rouge. Les femmes sont les plus nombreuses au Cameroun, les plus organisées en termes d’engagement et de mobilisation, cependant restent maintenues dans le secteur informel précaire.

4. SUR LA « STABILITÉ ET LA PAIX RETROUVÉE »

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« Grâce à l’action efficace de nos Forces de défense et de sécurité, la situation a été maîtrisée. Le Cameroun n’a pas besoin d’une crise post-électorale. »

L’UDC RÉPOND :

La stabilité ne peut reposer sur la peur.

La Paix véritable ne résulte pas du silence imposé par la force, mais du Respect de la Vérité et du Dialogue.

Les Camerounais veulent la Paix, mais une Paix Juste. Celle qui reconnaît leurs voix, leurs souffrances et leurs droits.

La militarisation du territoire et la répression ne régleront pas la crise anglophone ni les frustrations nationales.

L’UDC appelle à un Dialogue National Inclusif, Indépendant et Sincère, loin des simulacres organisés pour apaiser sans résoudre.

5. SUR LA « VICTOIRE DU PEUPLE »

M. LE PRÉSIDENT A DIT :

« Une fois de plus, le Peuple m’a renouvelé sa confiance. »

L’UDC RÉPOND :

Cette affirmation est contraire à la réalité observée sur le terrain.

Le Peuple camerounais dans sa majorité n’a pas renouvelé une confiance ; il a été dépouillé de son choix par un système verrouillé, contrôlé et sans recours véritable.

L’UDC rejette catégoriquement cette prétendue légitimité issue d’un scrutin dont la transparence a été niée, et réaffirme son engagement en faveur d’une Réforme Constitutionnelle et Électorale, seule voie vers des élections crédibles.

6. SUR LES « POLITICIENS IRRESPONSABLES »

M. LE PRÉSIDENT BIYA A DIT :

« Cette Paix a malheureusement été perturbée par des troubles survenus après le scrutin, en raison de l’attitude de certains politiciens irresponsables. »

L’UDC RÉPOND :

Qualifier d' »irresponsables » ceux qui contestent pacifiquement un scrutin entaché d’irrégularités, c’est refuser la démocratie elle-même.

La responsabilité politique consiste à dire la vérité au Peuple, non à se taire face à l’Injustice.

L’UDC rejette toute tentative d’intimidation ou de culpabilisation des forces républicaines qui exigent la transparence.

Le vrai « irresponsable », c’est celui qui ignore la colère du peuple, nie ses souffrances et s’accroche au pouvoir au détriment de la paix durable.

L’UDC assume une opposition ferme mais républicaine, résolue mais pacifique, contre le système, pour la Nation.

Fidèle à ses convictions et à son devoir envers la Nation,

L’UDC RÉAFFIRME :

• Son Rejet des résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel, entachés de fraudes massives et d’irrégularités documentées.

• Son Engagement à demeurer ferme dans ses convictions, responsable dans ses actions, refusant toute violence et toute complaisance face à l’injustice.

• Son Attachement absolu à la vérité des urnes, à la justice électorale et à la souveraineté du peuple camerounais, principes sacrés et non négociables.

• Sa Volonté de bâtir un Cameroun Nouveau, fondé sur la Vérité, la Justice, la Compétence et la Dignité Nationale.

L’UDC EXIGE :

• Le Changement immédiat de la Constitution et du Code Électoral, pour instaurer des élections libres, crédibles et transparentes.

• Une Réforme Institutionnelle Profonde, garantissant la séparation réelle des pouvoirs et la fin du contrôle politique des organes électoraux.

• L’Ouverture d’un Dialogue National Sincère et Inclusif, associant toutes les forces politiques, sociales et citoyennes, afin de refonder la confiance nationale.

Le Cameroun ne pourra entrer dans une véritable « Nouvelle Ère » qu’à travers la

Vérité, la Justice et le Respect de la Souveraineté populaire.

Ni la cérémonie de Prestation de Serment de ce jour, ni les discours tenus n’effaceront dans l’esprit des citoyens patriotes, républicains démocrates, l’Élection entachée d’illégalité.

L’histoire retiendra la volonté du peuple trahi. 

L’Éthique UDC Oblige.

Foumban, le 6 Novembre 2025

Cameroun : Minkama Capital acquiert Chococam

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Le géant sud-africain de l’agroalimentaire Tiger Brands a conclu un accord pour vendre sa participation majoritaire de 74,69% dans la société camerounaise de confiserie Chococam. L’acquéreur est le groupe d’investissement Minkama Capital qui sera soutenu financièrement par le groupe BGFIBank.

La finalisation de cette transaction est prévue pour le second semestre de l’exercice 2026, selon un communiqué financier de Tiger Brands publié ce mardi.Cette vente concrétise un projet de cession évoqué bien plus tôt cette année. Déjà, dans ses résultats semestriels clos au 31 mars 2025, le groupe coté à Johannesburg avait indiqué qu’il examinait « les meilleures options de valorisation et de sortie » pour Chococam, alors qualifié d’actif non stratégique.

Cette décision s’inscrit dans une vaste stratégie d’« optimisation du portefeuille » visant à recentrer le groupe sur ses activités principales.Cette restructuration a déjà permis à Tiger Brands de générer environ 4,3 milliards de rands (soit près de 141,9 milliards de FCFA) grâce à plusieurs cessions, incluant notamment celles de Langeberg and Ashton Foods et de sa division bien-être bébé.

Alors que la vente était en préparation, les activités de Chococam au Cameroun ont affiché une certaine résilience au premier semestre 2025. Dans son rapport, Tiger Brands a détaillé que si le chiffre d’affaires de la filiale a reculé en raison de l’appréciation du rand sud-africain, sa performance en monnaie locale était positive. »Le recul du chiffre d’affaires de Chococam s’explique uniquement par l’appréciation du rand sud-africain (ZAR), car en monnaie locale, les ventes ont progressé de 1,1 % en volume et de 2,6 % en valeur par rapport à l’année précédente, portées par les segments gommes, confiseries et boissons », a souligné le groupe.

L’entreprise a également fait face à des « difficultés opérationnelles, notamment la hausse du coût du cacao ». Malgré cette pression sur les coûts, les efforts de maîtrise des charges ont permis « une amélioration de 1,1 % du résultat opérationnel local ». Pour le second semestre, Tiger Brands a indiqué que Chococam poursuivrait « les initiatives de gestion des coûts » dans un contexte où le Cameroun devrait faire face aux aléas liés à la présidentielle .

Cette cession s’accompagne de bonnes performances pour les activités que Tiger Brands a choisi de conserver. Le groupe a annoncé prévoir une hausse de son bénéfice par action (HEPS) compris entre 25% et 30% pour ses activités poursuivies. Il attribue ces résultats à « la croissance de son chiffre d’affaires de base » et à des « initiatives d’efficacité », comme une politique tarifaire optimisée, qui ont permis « d’atteindre une marge opérationnelle à deux chiffres ».Une « croissance des volumes est attendue dans la plupart des divisions », a précisé le communiqué.

Sur le marché, cette annonce a été bien accueillie. L’action de Tiger Brands a progressé de 2,98 % à la Bourse de Johannesburg.

Fitch maintient la note « B » du Cameroun et met en garde contre les interventions de la SNH et les risques politiques

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Selon Fitch, la notation du Cameroun repose sur une croissance économique résiliente et un calendrier de dette gérable, ainsi que sur des projections selon lesquelles la dette modérée pourrait être soutenue par la mobilisation des recettes non pétrolières et le contrôle des dépenses. Toutefois, l’agence pointe des faiblesses structurelles, notamment un faible PIB par habitant, des indicateurs de gouvernance limités et une instabilité sécuritaire récurrente dans certaines régions du pays.

Fitch attire particulièrement l’attention sur les interventions directes de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), qui représentent 0,7 % du PIB en 2024 et devraient rester élevées en 2025. L’agence note que « le contrôle des engagements et de la trésorerie s’est légèrement amélioré en 2025, l’utilisation des “chapitres communs” (dépenses non allouées) passant de 18 % des dépenses totales à 10 % dans le budget 2025 et avec une réduction nette des arriérés au premier semestre 2025 ». Les autorités se sont engagées à mettre fin à ces pratiques à partir de 2026, mais Fitch juge que « la mise en œuvre sera difficile ».

Le risque politique demeure également un facteur clé de la notation. L’agence estime que la continuité politique et stratégique à court terme est probable suite à la réélection du président Paul Biya, âgé de 92 ans, avec 53,7 % des voix à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Fitch souligne cependant que « la transition ultérieure du pouvoir politique comporte des risques significatifs, étant donné l’absence de plan de succession ainsi que les divisions et rivalités politiques au sein du parti au pouvoir ; une instabilité accrue dans les régions anglophones et de nouvelles incursions d’insurgés islamistes dans l’Extrême-Nord sont possibles ».

La gestion des finances publiques (GFP) reste un point faible. Fitch note que le Cameroun a connu des retards dans le service de sa dette extérieure, y compris envers un créancier commercial en mars 2024, et que « les retards dans les remboursements de la dette non commerciale extérieure ont persisté en 2025, mais les remboursements commerciaux ont été honorés à temps ». L’agence indique également que les arriérés intérieurs, qui avaient fortement augmenté en 2024 pour atteindre 536 milliards de XAF (1,6 % du PIB), ont été réduits à 388 milliards de XAF en juin 2025, et devraient se stabiliser autour de 400 milliards de XAF (1,1 % du PIB) à la fin de l’année.

Fitch prévoit un déficit budgétaire modéré pour le Cameroun, autour de 1,7 % du PIB en 2025, avant de revenir à 1,4 % du PIB jusqu’en 2027, inférieur à la médiane de la catégorie « B » (3,3 % du PIB). Les besoins de financement du pays devraient être couverts par un fort soutien des créanciers officiels, étayé par un potentiel nouveau programme du FMI en 2026, ainsi que par une éventuelle émission d’Euro-obligation** pour compléter le financement.

En résumé, Fitch maintient la note du Cameroun à « B » en raison d’une croissance économique soutenue et d’un service de la dette gérable à court terme, mais alerte sur la gouvernance financière, l’accumulation des interventions directes de la SNH et les risques liés à une transition politique incertaine.

GUCE-CNCC : ensemble, pour une coopération stratégique renforcée

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C’est un protocole d’accord qui vient formaliser une coopération stratégique entre deux facilitateurs majeurs du commerce extérieur au Cameroun. Le Guichet unique des opérations du commerce extérieur (GUCE) et le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) ont en effet, procédé, le 6 novembre 2025 à Douala, à la signature officielle d’un protocole de collaboration et d’échange d’informations. Cette cérémonie, présidée conjointement par Isidore Biyiha, le Directeur général du GUCE, et Auguste Mbappé Penda, le Directeur général du CNCC, a mis en lumière la volonté commune de renforcer la coordination entre ces deux acteurs clés du commerce extérieur camerounais. Chacun, dans son domaine, jouant un rôle central dans la facilitation des échanges et la modernisation des procédures commerciales.

Fluidifier la chaîne logistique

Après leurs allocutions respectives, les deux directeurs généraux ont procédé à la signature de l’accord, scellant ainsi une collaboration porteuse d’avenir pour le commerce au Cameroun et au-delà. En unissant leurs efforts, le GUCE et le CNCC réaffirment leur engagement à fluidifier la chaîne logistique, renforcer la transparence et accroître la compétitivité du commerce camerounais dans la sous-région d’Afrique centrale. Ce protocole formalise ainsi une coopération stratégique entre deux facilitateurs majeurs, au service d’un commerce extérieur plus intégré, plus moderne et plus performant.

Si le CNCC continue de moderniser ses services avec la gestion du Bordereau électronique de suivi des cargaisons (BESC) et son nouveau statut d’entreprise publique, qui lui confère une plus grande flexibilité dans la mise en œuvre de solutions adaptées aux besoins des chargeurs. Le GUCE, pour sa part, à travers le déploiement de sa nouvelle plateforme eGUCE 3G, poursuit sa mission de dématérialisation et de simplification des formalités du commerce extérieur, au bénéfice des opérateurs économiques et des administrations partenaires.

Un eGUCE 3G pour plus de sécurité

En rappel, le GUCE de 3ème génération, en vigueur depuis le 1er trimestre 2025, devrait renforcer les mesures de sécurité, avec utilisation de nouveaux protocoles sécurisés et de l’authentification moderne (PKI). Son interface utilisateur devrait être moderne, réactif, adaptable aux dispositifs mobiles et personnalisables. Il devrait avoir une intégration poussée de BI et Big Data pour des analyses avancées et des décisions éclairées, une conception scalable, permettant une gestion efficace des augmentations de charge. Il pourrait tout aussi fonctionner en mode offline, avec possibilité de travailler hors connexion avec synchronisation à la reprise de la connexion. Enfin, ce GUCE de 3ème génération devrait aussi avoir un module de certification des données pour plus de sécurité. L’objectif global étant de faciliter davantage les opérations du commerce extérieur et mieux sécuriser les recettes de l’Etat.

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