jeudi, avril 9, 2026
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Réduction de 25 à 35% de la redevance forestière annuelle en 2026

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A partir du 1er janvier 2026, la redevance forestière annuelle devrait connaitre une baisse substantielle. Lee gouvernement annonce un abattement de l’ordre de 25 à 35% sur le montant de la redevance forestière annuelle au profit des entreprises du secteur. Dans le cadre de sa stratégie pour alléger la fiscalité dans ce secteur, le gouvernement veut à travers cette mesure, soutenir les entreprises du secteur face à des pertes financières. Cet abattement fiscal, précise-t-on, fait partie d’une réforme plus large de la fiscalité forestière, visant à renforcer la compétitivité des entreprises du secteur forestier.

Les objectifs de cette réforme

L’objectif principal de cette réforme, précise-t-on, est de relancer et de professionnaliser la filière bois au Cameroun en la rendant plus attractive et compétitive. Mais également, accroître la compétitivité, en réduisant la pression fiscale, le gouvernement espère encourager les exploitants forestiers à opérer dans le cadre légal, à investir dans la transformation locale et à être plus compétitifs sur le marché international. Cette réforme promeut aussi  l’exploitation durable. Ce, en favorisant une meilleure gestion et conservation des ressources forestières. Des taxes inéquitables peuvent parfois inciter à une exploitation plus intensive à court terme, tandis qu’une fiscalité allégée et mieux structurée pourrait encourager des pratiques durables et certifiées.

Aussi, il est question de formaliser le secteur et élargir l’assiette fiscale. En allégeant les taxes, l’État cherche à réduire la fraude et l’informalité, permettant ainsi à plus d’exploitants de se conformer à la réglementation et, in fine, d’élargir l’assiette des contribuables. En filigrane, le gouvernement prépare déjà l’interdiction d’exportation de grumes, pensent certains. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à préparer l’entrée en vigueur de l’interdiction d’exportation de bois en grumes (non transformé) dans la zone CEMAC, en incitant les entreprises à investir dans des outils de transformation locaux.

50 milliards de FCFA de pertes dans les caisses de l’Etat

La réforme de la fiscalité forestière au Cameroun en 2026 aura un impact potentiellement négatif à court terme sur les recettes directes de l’État. Mais elle vise un objectif stratégique de compétitivité, de durabilité et, à terme, d’augmentation globale des revenus du secteur, précise-t-on. La réforme fait suite à un constat de pertes de recettes de l’ordre de 20 milliards de FCFA dues à la non-application effective de certaines mesures fiscales existantes. L’allégement fiscal entraînera une diminution directe des montants perçus par l’État via la RFA. L’État camerounais mise donc sur une diversification de ses bases imposables et le développement d’autres sources de revenus, notamment la finance climatique, pour compenser ce manque à gagner. Bien que l’objectif ultime soit d’accroître les recettes, l’expérience passée montre que les effets des réformes fiscales forestières sur les comportements des exploitants peuvent être complexes et parfois imprévisibles.

EDF s’invite dans un grand projet solaire à Garoua

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Le projet solaire de Garoua, annoncé depuis plusieurs exercices budgétaires mais jusque-là porté par le seul développeur EB Solaire S.A., connaît une mutation. Présenté dans le programme de performance 2026 du ministère de l’Eau et de l’Énergie, défendu fin novembre devant le Parlement, le projet a enregistré au cours de l’année qui s’achève, l’arrivée d’EDF Cameroun, filiale du groupe français Électricité de France. « Ce projet qui était porté uniquement par la société EB SOLAIRE SA, connaît désormais la participation de la société EDF Cameroun qui est chargée d’accélérer son développement », a révélé le ministère de l’Eau et de l’énergie.

Selon ce document budgétaire, le projet repose sur la construction d’une centrale solaire photovoltaïque d’une puissance initiale de 50 MWc, dimensionnée pour être portée jusqu’à 60 MWc. Le dispositif comporte également un système de stockage par batteries, indispensable pour lisser la production et garantir une fourniture plus stable, notamment le soir lorsque les panneaux cessent de produire. L’ensemble est prévu à proximité immédiate de l’aéroport international de Garoua, sur un périmètre arrêté depuis les premières études.

«Le Ministre de l’Eau et de l’Energie a signé un Accord-Cadre de développement avec la société EDF Cameroun en sa qualité de mandataire de EB SOLAIRE. L’actualisation des études est en cours». Dans le langage administratif, être mandataire signifie agir au nom du développeur initial pour conduire, coordonner et structurer la poursuite du projet.

Le choix d’EDF Cameroun n’est pas anodin. L’entreprise dispose déjà d’une expérience opérationnelle sur le terrain au Cameroun. Elle a notamment réalisé en 2022 l’installation de centrales solaires sur mesure pour la Société Générale Cameroun, destinées à assurer l’alimentation de plusieurs agences à Yaoundé et Douala.  Sa maison mère est également impliquée dans des projets majeurs tels que le barrage de Nachtigal, ou encore celui de Kikot Mebe

Bien que les contours financiers du partenariat entre EDF et EB Solaire S.A., entité créée au Cameroun par l’italien Enerray, n’aient pas encore été dévoilés, l’arrivée d’EDF constitue un renfort de poids. Surtout si l’on se rappelle que le projet est dans les starting blocks depuis 2021. En effet, c’est le le 13 juillet de la même année, que EB Solaire a signé une convention d’investissement avec l’ancienne directrice générale de l’Agence de promotion des investissements (API), Marthe Angeline Minja. 

Ce type de convention, prévu par la loi du 18 avril 2013 sur les incitations à l’investissement privé, ouvre l’accès à plusieurs facilités : allègements fiscaux, exemptions douanières et garanties administratives visant à favoriser la mise en œuvre de projets structurants. Ces avantages avaient permis à EB Solaire de sécuriser un site de 70 hectares à Garoua et de lancer les études préliminaires d’une centrale destinée à renforcer un réseau public souvent mis sous tension dans le Nord.

Corruption routière : La gifle de trop qui asphyxie le corridor Douala-N’Djamena

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L’interruption totale du trafic sur l’axe Ngaoundéré–Meiganga, déclenchée le 4 décembre 2025 à la suite d’une altercation entre un élément de la gendarmerie et un chauffeur de camion, a provoqué une paralysie brutale d’un corridor vital pour l’économie camerounaise. L’incident initial – une gifle et un coup de poing infligés lors d’un contrôle routier à l’entrée de Meiganga – a immédiatement suscité la colère des transporteurs. Ce point de contrôle, déjà connu pour des pratiques de prélèvements illégaux, a servi d’amorce à une mobilisation d’une ampleur rarement observée.

La réaction a été immédiate. Les camionneurs ont aligné leurs véhicules sur plusieurs kilomètres et bloqué la Nationale 1, un axe qui constitue la principale voie d’acheminement des marchandises vers l’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord. Selon plusieurs médias, plus de 11 000 véhicules et bus seraient immobilisés entre Meiganga et Garoua-Boulaï, un chiffre non officiel mais confirmé par divers témoignages. La congestion a touché l’ensemble de la chaîne logistique, créant un effet domino sur le transport des denrées périssables, les circuits pharmaceutiques et les flux de transit vers le Tchad et la Centrafrique.

Le blocage a rapidement pris une tournure collective. Des bus de transport en commun et des riverains excédés par les abus routiers se sont joints au mouvement. À Lokoti, des jeunes ont érigé un blocus total, immobilisant camions frigorifiques, véhicules de tourisme et convois transportant des médicaments destinés aux hôpitaux de Ngaoundéré. Les transporteurs, invoquant une accumulation d’extorsions, de violences et d’abus, ont refusé toute reprise d’activité sans une intervention directe du ministre des Transports. Les autorités locales ont tenté une médiation.

Le Lamido de Meiganga, également sénateur, a appelé à la retenue, sans parvenir à obtenir la levée du blocus. Le préfet du Mbéré puis le gouverneur de l’Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar, se sont relayés pour stabiliser la situation. Les responsables syndicaux régionaux du Syndicat national des chauffeurs routiers du Cameroun (SNCRC) ont exprimé leur soutien aux revendications tout en appelant à éviter les débordements. En parallèle, un autre courant syndical s’est désolidarisé du mouvement, dénonçant ce qu’il qualifie de méthode de blocage incompatible avec la « stabilité » et le « respect des institutions ».

La paralysie logistique s’est doublée d’un volet humanitaire. À Meiganga, le maire Aboubakar Kombo a mobilisé les services municipaux pour distribuer plus de mille kits alimentaires à des voyageurs immobilisés depuis trois jours. La Croix-Rouge locale a été déployée afin d’identifier les besoins sanitaires urgents et assurer les premiers secours. Des habitants du quartier Nandéké ont également apporté vivres et couvertures aux voyageurs coincés sur la chaussée.

Les effets économiques se sont imposés dès les premières heures. La rupture d’approvisionnement de l’Adamaoua et la stagnation des flux vers les régions septentrionales ont révélé la dépendance structurelle du Cameroun à ce corridor unique. La vulnérabilité de cette route – accentuée par les pratiques de tracasseries routières – renforce le risque systémique pour l’économie nationale. Sur le corridor Douala-N’Djamena, un rapport du ministère de la Défense publié en 2022 recensait 66 postes de contrôle, dont 39 jugés irréguliers. Les organisations professionnelles estiment qu’un camion perd en moyenne 140 000 FCFA par voyage du fait de ces pratiques, soit plus de 2 milliards de FCFA par mois versés en dehors des circuits officiels.

En parallèle, des centaines de passagers, dont une délégation de l’Université de Maroua en route pour Yaoundé, ont été immobilisés dès la matinée du 4 décembre à la sortie de Meiganga. Selon les autorités locales, aucun incident n’a été signalé au sein du groupe, mais les déplacements restent impossibles tant que la route demeure bloquée. Après quatre jours de paralysie, la contestation s’est élargie. Certains manifestants exigent désormais la libération de personnes arrêtées dans le cadre de cette crise qui paralyse la circulation. Les tentatives répétées des forces de maintien de l’ordre n’ont permis aucune reprise du trafic. L’absence de « feu vert » souligne la profondeur du blocage et l’accumulation d’enjeux qui dépassent largement l’incident initial.

Cette crise met en lumière les fragilités d’un modèle d’approvisionnement reposant sur un corridor saturé, vulnérable aux abus et dépourvu d’alternatives opérationnelles. L’axe Ngaoundéré–Meiganga, devenu le théâtre d’une immobilisation sans précédent, rappelle que la corruption routière n’est pas uniquement un problème de gouvernance : elle constitue un coût macroéconomique majeur pour le pays.

Ndollè City : Impex Trading et Génie Building signent une convention de 300 milliards FCFA pour intégrer les entreprises locales dans le projet

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Le programme Ndollè City poursuit sa mise en place avec la signature, à Douala, d’une convention de partenariat entre Impex Trading et Génie Building. L’accord, évalué à 300 milliards de F CFA, consacre l’intégration d’entreprises camerounaises dans ce chantier inscrit dans le World Dream Investment (WDI). Ce dispositif de développement transversal vise à stimuler la transformation multisectorielle du Cameroun et, plus largement, du continent africain, à travers un portefeuille de projets structurants. Le WDI s’articule autour de deux volets : Ndollè City et les Projets intégrés, dont l’objectif commun est de remodeler l’environnement économique et urbain du pays par des innovations de grande portée.

L’accord signé le 4 décembre dernier doit permettre de montrer qu’un tissu d’ingénierie et de construction compétent existe déjà sur le territoire. Sur le plan économique, les 300 milliards engagés représentent un levier rare pour une PME camerounaise. Impex Trading y voit un impact direct sur l’emploi, la formation technique et l’évolution du secteur des travaux publics. « Pour une PME camerounaise, c’est énorme. En termes d’emplois, de transfert d’expertise, d’ingénierie, c’est un bouleversement positif. L’import-substitution n’est pas seulement industrielle, elle est aussi intellectuelle : l’ingénierie, les travaux publics, l’accompagnement technique, tout cela repose d’abord sur l’expertise locale », a déclaré Junior Abraham Ngosso, directeur général d’Impex Trading, par ailleurs vice-président du Comité interministériel de facilitation du programme Ndollè City.

Relativement au financement du projet, « les fonds sont mobilisés depuis dix ans. Il fallait simplement respecter les réglementations CEMAC et camerounaises. La BEAC nous a donné tous les feux verts. Convention d’investissement signée, accord tripartite avec l’État finalisé, validation du Comité interministériel : tout est conforme. Aujourd’hui, les banques se montrent désormais demandeuses d’implication dans le projet », a révélé le patron d’Impex Trading. La pose de la première pierre est annoncée pour février 2026.

Du côté de Génie Building, la convention engage l’entreprise dans une phase d’exécution particulièrement sensible. Son directeur général, Guy Bertrand Deffo, souligne que l’entrée dans le projet à un tel niveau financier implique une responsabilité technique majeure. Le rôle de l’entreprise consiste à matérialiser les premières infrastructures de Ndollè City conformément aux prescriptions du cahier des charges. « Pour la première pierre prévue en février, c’est un moment fort. Quand on s’engage dans un projet d’un montant de 300 milliards, ce n’est pas pour de simples aménagements. Nous avons un rôle essentiel dans l’ancrage réel de Ndollè City, tel que prescrit dans le cahier des charges. Les impressions sont excellentes, même si je dois calmer ma joie pour rester concentré », a confié Guy Bertrand Deffo.

Les responsables du programme WDI rappellent de leur côté l’ambition économique associée à Ndollè City. Foka Gilles Herman, vice-président exécutif coordinateur, évoque des projections de deux millions d’emplois et l’attraction potentielle de cinq millions de touristes. Plus de 5 300 entreprises étrangères sont déjà recensées comme partenaires du projet, ce qui devrait offrir aux entreprises camerounaises une exposition importante aux technologies et aux méthodes de construction internationales. Ce mécanisme est présenté comme un vecteur d’apprentissage et d’amélioration technique généralisée. Les effets fiscaux sont également anticipés : la diversification des activités et la substitution aux importations pourraient élargir l’assiette fiscale de l’État.

La signature entre Impex Trading et Génie Building marque ainsi un déplacement progressif du projet vers sa phase opérationnelle. Avec une chaîne de financement validée par la BEAC, un encadrement interministériel actif et une volonté affirmée d’intégrer les opérateurs locaux, Ndollè City se positionne comme un test national en matière de souveraineté industrielle.

Crise post-électorale: Aba’a Oyono libéré, Djeukam Tchameni à Kondengui

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Le Pr Calvin Aba’a Oyono est libre depuis ce vendredi 5 décembre 2025. Le conseiller spécial de Maurice Kamto, a été élargi de la cellule du Secrétariat d’Etat à la défense (SED) où il était incarcéré depuis plus d’un mois en détention provisoire. Dans le cadre de la crise post-électorale qui secoue le Cameroun.


L’homme qui avait rejoint Issa Tchiroma Bakary peu avant le début de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, et l’avait accompagné durant son périple à travers la République, avait été interpellé à Yaoundé, alors que des mouvements de contestation avaient été déclenchés dès le soir même du scrutin. L’homme en provenance de Yaoundé, avait d’abord été refoulé de l’aéroport de Garoua, avant d’être arrêté plus tard à Yaoundé, comme feu Anicet Ekane et Djeukam Tchameni, ainsi que d’autres cadres du Mouvement africain pour la Nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) et proches d’Issa Tchiroma.

Les trois accompagnateurs de Tchiroma

Les trois principales figures des geôles ont connu des sorts différents : Anicet Ekane mort le 1er décembre dernier, Aba’a Oyono a été élargi pendant que Djeukam Tchameni fait l’objet d’un mandat de dépôt à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui. Rien n’est encore clair sur le statut de l’enseignant d’université.

Mort d’Anicet Ekane : Le gouvernement répond à l’Union européenne

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« …Une mission diplomatique, fût-elle celle de l’Union européenne, ne saurait adresser des injonctions, ou prescrire des orientations à un État souverain ; toute chose qui pourrait s’apparenter à une volonté d’ingérence inadmissible« . La dénonciation est de René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication. Dans un communiqué signe ce 5 décembre 2025, le porte-parole du gouvernement réagit à la sortie de la délégation de l’Union européenne en lien avec la crise post-électorale qui a vu des dizaines de morts et des centaines d’arrestations sur l’ensemble du territoire national. Mais plus précisément sur la mort d’Anicet Ekane survenue au petit matin du 1er décembre 2025. L’UE appelait le gouvernement camerounais « à garantir la sécurité et l’intégrité physique de tous les acteurs politiques, ainsi que sur le recours excessif à la violence, aux violations des droits humains« , rappelle le communiqué.

De quoi irriter un partenaire qui est tout de même dos au mur depuis la tenue de l’élection présidentielle le 12 octobre dernier. « Le gouvernement désapprouve sans réserve une telle initiative contraire en tous points de vue, aux usages et aux règles qui réagissent les relations diplomatiques entre les États, fondées sur le respect mutuel de leurs souverainetés ». René Emmanuel Sadi nke même l’authenticité des faits d’énoncés par l’Union européenne : « Le gouvernement s’inscrit d’autant plus en faux contre cette déclaration qu’elle est dénuée de tout fondement  ».

Les relations entre l’UE et le Cameroun ont toujours eu une forte coloration politique et sociale, avec une forte inclination aux droits de l’homme.

Eudoxie Douya, première femme à la tête de l’association des sociétés d’assurance du Cameroun

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La directrice générale de Royal Onyx Insurance et les membres du nouveau bureau exécutif de cette association ont été installés dans leurs fonctions par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze le 4 décembre dernier à Douala.

 Une nouvelle ère s’ouvre pour l’Association des Sociétés d’Assurance du Cameroun (Asac). Pour la première fois depuis la création de ce regroupement professionnel en 1973, une femme tient les rênes. Eudoxie Douya entre dans l’histoire après son élection comme présidente de cette association après deux mandats règlementaires conduits par Thierry kepeden.

Le nouveau bureau exécutif officiellement installé le 4 décembre dernier à Douala par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze est composé de grands noms du secteur des assurances. Georges Kagou, DG de Saar vie assurance, Nelly Mbakang de Chanas vie. L’ancien président Thierry kepeden d’Axa fait également partie de l’équipe dirigeante.  

Elue pour un mandat de deux ans, la présidente de l’Asac décline le plan d’action de son bureau autour de 5 leviers clés : la digitalisation, les pools des grands risques, le développement du segment Vie, le capital humain et le dialogue institutionnel. « S’il y a bien une attente, je dirai même une grande espérance, que les souscripteurs des contrats d’assurance, les assurés, les sinistrés, et le grand public fondent sur l’activité des compagnies d’assurance, c’est bien le règlement rapide des sinistres. N’est-ce pas notre corps de métier, notre raison d’être. Tout le programme que je viens de présenter a pour finalité d’assainir le marché financier afin d’améliorer la cadence de règlement des sinistres », a déclaré la nouvelle présidente.

L’Asac a entre autres missions de promouvoir la culture de l’assurance, défendre les intérêts de ses membres, représenter la profession auprès des pouvoirs publics et des institutions nationales et internationales et contribuer à l’élaboration des politiques publiques en matière d’assurance.

Camtel scelle une alliance avec Ethio Telecom pour lancer son mobile money

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Camtel avance un peu plus vers le lancement de son service de paiement mobile Blue Money. L’opérateur public camerounais a officialisé, les 3 et 4 décembre 2025 à Yaoundé, un accord-cadre de trois ans avec Ethio Telecom, destiné à encadrer l’accompagnement technique, stratégique et opérationnel du futur portefeuille électronique. Selon le communiqué publié le 4 décembre, l’accord porte en partie sur l’appui d’Ethio Telecom au déploiement de Blue Money, son service de paiement mobile, dont le lancement est prévu en 2026, selon des informations fournies au parlement, par la ministre des Postes et Télécommunications.

 Les contours du partenariat entre Camtel et Ethio Telecom sur ce segment n’ont pas été détaillés. Toutefois, il est important de rappeler que ce partenariat trouve son origine dans un premier déplacement officiel effectué le 24 avril 2025. Ce jour-là, Judith Yah Sunday, directrice générale de Camtel, s’était rendue à Addis-Abeba pour étudier le modèle Telebirr, la plateforme de finance numérique d’Ethio Telecom. Lancé en mai 2021, Telebirr revendiquait, à fin 2024, 51,5 millions d’utilisateurs et près de 27,8 milliards de dollars de transactions, un niveau de performance qui en fait aujourd’hui l’une des solutions les plus abouties du continent.

C’est cette expertise que Camtel souhaite répliquer pour tenter de s’installer dans un marché camerounais dominé par MTN Mobile Money et Orange Money. À cet effet, l’opérateur public a créé une structure dédiée : Blue Mobile Money S.A, constituée les 18 août et 15 septembre 2025, dotée d’un capital de 500 millions de FCFA et basée à Douala. La société est habilitée, selon les textes juridiques consultés, à l’émission et à la gestion de moyens de paiement conformément aux règles en vigueur dans la CEMAC.

Le contrat signé avec Ethio Telecom dépasse largement le seul cadre du mobile money. Il inclut aussi la contribution de l’opérateur éthiopien à la digitalisation de services publics, la mise en place d’un Government Cloud souverain, la modernisation des réseaux et l’accompagnement de la transformation interne de Camtel, que ce soit en matière d’organisation, de systèmes d’information ou de relation client.

 Pour faciliter ce transfert de compétences, les deux entreprises ont prévu des missions d’experts, des programmes de formation, du mentorat, ainsi que des immersions croisées. La délégation éthiopienne a ainsi multiplié les réunions techniques et rencontres de haut niveau avant la cérémonie de signature organisée à l’Hôtel Hilton de Yaoundé. La signature a été co-présidée par la DG de Camtel, Judith Yah Sunday epse Achidi, et son homologue d’Ethio Telecom, Frehiwot Tamiru. Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à l’événement, dont le Professeur Cosmas Cheka, conseiller spécial auprès du Premier ministre. Prenant la parole, la dirigeante de Camtel a exprimé son enthousiasme : « C’est un accord qui va durer trois ans. Un véritable projet triennal », a-t-elle souligné, insistant sur l’intérêt de s’appuyer sur un opérateur qui « fait figure de référence en Afrique ».

 Elle a rappelé que l’entreprise éthiopienne compte plus de 86 millions d’abonnés, un effectif de 16 000 employés, et un chiffre d’affaires avoisinant 731 milliards de FCFA. « Ils ont transformé leur pays sur le plan digital. Ethio Telecom est un modèle pour nous », a-t-elle déclaré. De son côté, la CEO d’Ethio Telecom a mis en avant l’engagement de Camtel dans une transformation profonde. « Nous sommes ici parce que CAMTEL s’engage dans une étape majeure : sa transition numérique complète. Nous sommes privilégiés d’être à leurs côtés pour partager notre expérience », a affirmé Frehiwot Tamiru.

Rappelant les 131 ans d’existence de sa société et les investissements massifs réalisés durant les six dernières années pour soutenir la transition digitale en Éthiopie, elle a assuré que l’ambition est de proposer « des solutions digitales capables d’innover, de transformer les modes de vie et de stimuler les affaires ». Elle a situé l’accord dans la dynamique de la Stratégie numérique africaine 2020-2030, à laquelle le Cameroun souscrit.

Commune de Minta: Jean Lambert Nang, nouveau maire

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Depuis cette mi-journée, le journaliste Jean Lambert Nang est le nouveau maire de la commune de Minta, département de la Haute-Sanaga, région du Centre. La star de la télévision nationale camerounaise dans les années 90 et 2000, succède à Salomon Mout Abalang, décédé en septembre dernier, des suites de maladie. Le nouveau patron de l’exécutif municipal de Minta n’aura pas un mandat complet à faire, puisqu’il va juste assurer la transition jusqu’à la fin du mandat de son prédécesseur. Mandat arrivé à expiration depuis février dernier mais qui a été prorogé jusqu’en mai 2026 par le président de la République. Ce n’est qu’après cela que Jean Lambert Nang devrait se lancer dans la course en vue d’un mandat complet.

L’homme connu pour sa rigueur du temps où il était chef du service des sports de la Crtv, n’était pas le plus attendu à ce poste. Ajouté à sa forte personnalité et sa grosse gueule et son franc-parler. Lui qui ne s’était pas jusqu’ici affiché en première ligne politique, y compris dans sa Haute-Sanaga natale. Du coup, le nouveau maire a vite fait de rassurer dès son élection :  »N’ayez pas peur », a-t-il lancé avec emphase. Et d’indiquer :  »je ne connais pas tout. Mais de par mon expérience de journaliste de sport, c’est une affaire d’équipe. En sport collectif comme au football, c’est le collectif qui gagne. Donc c’est ensemble que nous réunissons », s’est-il adressé au conseillers municipaux. Promettant transparence dans la gouvernance de la mairie.

Jean Lambert Nang hérite d’une commune en proie à des problèmes d’eau potable, d’électricité et autres défis liés au développement des ressources naturelles pour changer le visage de la commune. Le maçon est attendu au pied du mur.

Le Minpmeesa transfère 1,5 milliard FCFA à la BC-PME pour financer des PME agropastorales et halieutiques

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L’accord paraphé ce jeudi à Yaoundé entre Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat et Amadou Haman directeur général adjoint de la Banque Camerounaise des PME (BC-PME) porte en effet sur le transfert de 1,5 milliard FCFA. Le dispositif vise le financement de petites entreprises, de très petites entreprises (TPE) et d’organisations de l’Économie Sociale engagées dans les secteurs agropastoral et halieutique. Le dispositif vise le financement de petites entreprises, de très petites entreprises (TPE) et d’organisations de l’Économie Sociale engagées dans les secteurs agropastoral et halieutique.

L’opération s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH), un programme gouvernemental conçu pour développer la production locale, réduire la dépendance aux importations et améliorer la compétitivité des entreprises nationales. L’import-substitution consiste à produire localement des biens auparavant importés, afin de limiter les sorties de devises et de renforcer les chaînes de valeur internes.

L’enveloppe financière est répartie en trois axes. 330 millions FCFA financeront des unités individuelles de transformation agroalimentaire, c’est-à-dire de petites structures chargées de transformer des produits agricoles bruts en produits finis. 930 millions FCFA seront affectés à la création de trois unités collectives pilotes, destinées à mutualiser les équipements et les compétences au bénéfice de plusieurs organisations locales. 240 millions FCFA serviront à l’acquisition de pressoirs modernes pour les coopératives de production d’huile de palme.

La BC-PME devient l’opérateur chargé de sélectionner les bénéficiaires selon leur capacité à contribuer aux objectifs du programme. Les financements devront être octroyés à un taux bonifié plafonné à 4% toutes taxes comprises, nettement inférieur aux taux usuels pratiqués sur le marché local du crédit. Cette bonification vise à réduire le coût d’accès au financement pour des acteurs souvent confrontés à des contraintes de liquidité.

La banque devra en outre appliquer le mécanisme de suivi-évaluation prévu dans la convention. Le dispositif permettra de vérifier l’usage des fonds, de mesurer l’évolution des capacités de production et d’évaluer la pertinence des investissements réalisés dans les chaînes de valeur ciblées.

Le département ministériel annonce également une extension du programme en 2026, avec une enveloppe prévisionnelle de 1,6 milliard FCFA pour poursuivre l’appui aux entreprises locales et renforcer les filières agropastorales et halieutiques.

Un guichet dédié aux projets portés par les jeunes sera ouvert au sein de la BC-PME. Il offrira un accès simplifié au financement pour les initiatives entrepreneuriales dans l’agriculture, l’artisanat et l’économie sociale, avec pour enjeu d’accroître la participation des jeunes dans les activités productives.

L’ensemble du dispositif place les petites entreprises au centre d’une stratégie de production locale, de réduction des importations et de valorisation des ressources nationales.

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