dimanche, avril 5, 2026
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L’ITIE met en lumière l’écart entre 15 tonnes d’or informel et 22 kg déclarés en 2023 au Cameroun

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Le 28 novembre 2023, à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, un lot de 30,5 kilogrammes d’or est intercepté avant de quitter le territoire. La marchandise est saisie, puis confiée à la Caisse de dépôts et consignations pour conservation. Cet épisode, « confirme l’existence de flux physiques importants échappant au circuit légal ».

Cette saisie intervient dans un contexte où la filière aurifère camerounaise révèle une fracture profonde entre ce qui est produit dans le pays et ce qui est officiellement déclaré à l’exportation. Les chiffres du commerce international des Nations unies, compilés dans la base Comtrade, indiquent que les importations d’or déclarées comme provenant du Cameroun ont atteint 15,2 tonnes en 2023. Au même moment, la Direction générale des douanes camerounaise ne recense que 22,31 kilogrammes d’or exportés à usage non monétaire, pour une valeur de 904,14 millions de FCFA.

À partir de ces éléments, et en l’absence de données directes, le rapport 2023 de l’ITIE récemment rendu public révèle qu’on « peut raisonnablement estimer que la production informelle nationale d’or en 2023 se situe autour de 15 tonnes, soit plus de 90 % de la production totale du pays ». L’or informel recouvre ici l’ensemble des volumes extraits, achetés ou exportés en dehors des circuits agréés, sans déclaration aux administrations fiscales et douanières, et sans mécanisme de suivi officiel.

L’année 2023 ne constitue pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans une dynamique plus longue. Entre 2019 et 2023, Comtrade recense plus de 30 tonnes d’or exportées depuis le Cameroun vers le reste du monde. Sur la même période, les statistiques nationales cumulées font état de moins de 200 kilogrammes officiellement exportés. Mais c’est en 2023 que l’écart atteint une ampleur inédite, avec une divergence qualifiée d’historique entre les volumes observés à l’importation par les partenaires commerciaux et ceux déclarés à l’exportation par les services douaniers camerounais.

Les routes de cet or non tracé sont connues. Près de 92 % des volumes prennent la direction des Émirats arabes unis, devenus en quelques années une plateforme centrale du commerce mondial de l’or. Environ 8 % sont destinés à l’Ouganda. L’écart persistant entre production, exportations déclarées et importations constatées ne révèle pas seulement l’ampleur du commerce informel. Il met en lumière une défaillance plus profonde : celle de la traçabilité, qui la capacité d’un État à suivre un produit depuis son point d’extraction jusqu’à sa commercialisation finale. Dans le cas de l’or camerounais, cette chaîne apparaît disloquée.

A l’observation, les exportations d’or semblent largement canalisées via des circuits non déclarés, alimentés par des réseaux d’achat parallèle et des comptoirs non agréés. Ces circuits offrent aux producteurs et aux collecteurs des conditions jugées plus avantageuses que celles du cadre légal, apprend-on. La fiscalité en vigueur — un impôt de 25 % sur les substances minières liquides, une taxe à l’exportation de 3,75 % et diverses taxes locales — s’ajoute à des procédures administratives complexes, perçues comme coûteuses et dissuasives.

Coupe du Cameroun 2025: Rude bataille entre Panthère et Colombe

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La finale de la Coupe du Cameroun de football 2025 se joue ce dimanche au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Aux prises, Panthère sportive du Ndé et Colombe du Sud. Deux vieux routiers du football camerounais qui se connaissent assez bien. Deux concurrents qui se sont particulièrement montrés affamés cette saison. Deux clubs aux destins de conquérants,qui ont connu chacun l’enfer de la deuxième division et qui désormais tiennent à reconquérir leurs places en élite.

Déjà sacrée championne du Cameroun, Colombe tient à réaliser le doublé. Le défi est possible pour une sélection qui vient d’aligner deux saisons de détermination, mais qui n’a pas pu faire mieux que le tour préliminaire de la Champions’s league. Or le Lion indomptable Léandre Tawamba et ses coéquipiers tiennent à faire voler la Colombe plus haut. Mais les poulains de Richard Towa qui sont déjà détenteurs du titre, devront déjà neutraliser la Panthère sportive du Ndé. Les Fauves de l’Ouest ont à cœur d’inscrire une troisième étoile sur leur maillot. Apres les sacres de 1988 et 2009. Et la Panthère est un habitué des grands challenges. Les hommes d’Yves Clément Arroga ont été un morceau dur tant en championnat qu’en Coupe du Cameroun.

Devant le Premier ministre, les deux clubs devraient livrer un spectacle des plus alléchants, comme le promettent leurs parcours cette saison. En championnat, le club du Sud avait laminé son adversaire (3-0) à l’aller le 9 mars 2025; au retour le 6 juillet dernier, les joueurs de l’Ouest avaient pris leur revanche sur la plus petite des marques. Même s’il est possible que l’un ou l’autre ait perdu le tempo entre temps. D’autant plus que les finalistes sont connus depuis plus de quatre mois. Toujours est-il qu’il n’y aura qu’un seul vainqueur. Soit pour une deuxième étoile, soit pour une troisième.

Ce sera aussi la fin de la saison sportive nationale. Une apothéose pour toutes les fédérations sportives civiles nationales.

Palmarès de la Coupe du Cameroun

  • 1960 :  Parthenay Lion Yaoundé      
  • 1961 :  Union Douala
  • 1962 :  Lion Yaoundé
  • 1963 : Oryx Douala   1964 :  Diamant Yaoundé     
  • 1965 :  Lion Yaoundé
  • 1966 :  Lion Yaoundé
  • 1967 :  Canon Yaoundé        
  • 1968 :  Oryx Douala 
  • 1969 :  Union Douala
  • 1970 :  Oryx Douala 
  • 1971 : Diamant Yaoundé     
  • 1972 :  Diamant Yaoundé     1973 :  Canon Yaoundé        
  • 1974 :  Tonnerre Yaoundé    
  • 1975 : Canon Yaoundé    
  •    1976 : Canon Yaoundé        
  • 1977 : Canon Yaoundé        
  • 1978 :              Canon Yaoundé        
  • 1979 :  Dynamo Douala        
  • 1980 : Union Douala
  • 1981 :  Dynamo Douala        
  • 1982 : Dragon Club de Yaoundé     
  • 1983 :  Canon Yaoundé        
  • 1984 :  Dihep Nkam Yabissi 
  • 1985 :  Union Douala
  • 1986 :  Canon Yaoundé
  • 1987 :  Tonnerre Yaoundé    
  • 1988 :  Panthère du Ndé       
  • 1989 :  Tonnerre Yaoundé    
  • 1990 :  Prévoyance Yaoundé
  • 1991 :  Tonnerre Yaoundé    
  • 1992 :  Olympique Mvolyé   
  • 1993 :  Canon Yaoundé        
  • 1994 :  Olympique Mvolyé   
  • 1995 :  Canon Yaoundé        
  • 1996 :  Racing Bafoussam    
  • 1997 :  Union Douala
  • 1998 :  Dynamo Douala        
  • 1999 :  Canon Yaoundé        
  • 2000 :  Kumbo Strikers         
  • 2001 :  Fovu Baham  
  • 2002 :  Mount Cameroun      
  • 2003 :  Cotonsport Garoua    
  • 2004 :  Cotonsport Garoua    
  • 2005 :  Impôts FC     
  • 2006 :  Union Douala
  • 2007 :  Cotonsport Garoua  
  •  2008 :  Cotonsport Garoua    
  • 2009 :  Panthère du Ndé       
  • 2010 :  Fovu Baham  
  • 2011 :  Coton Sport de Garoua         
  • 2012 :  Unisport du Haut Nkam       
  • 2013 :  Yong Sport Academy           
  • 2014 :  Coton Sport FC         
  • 2015 :  UMS de Loum          
  • 2016 :  Apejes de Mfou        
  • 2017 :   New Stars Football Club     
  • 2018 :  Eding Sport   
  • 2019 :  Stade Renard de Melong      
  • 2021 :  PWD Social Club Bamenda 
  • 2022 :  Coton Sport de Garoua         
  • 2023 :  Fovu Baham  
  • 2024 :  Colombe du Dja et Lobo      

Afriland First Bank frôle les 2 000 milliards FCFA de dépôts à fin octobre 2025

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Au 31 octobre 2025, Afriland First Bank affichait un encours de crédits de 1 627 milliards de FCFA et des dépôts proches de 2 000 milliards de FCFA, soit précisément 1 840 milliards de FCFA, selon des données communiquées par la banque. À fin octobre 2025, Afriland First Bank déclarait un total d’actifs de 2 489,5 milliards de FCFA, c’est-à-dire l’ensemble de ce que la banque possède et contrôle, incluant les crédits, les titres financiers et la trésorerie.

À la même date, la banque indiquait également détenir plus de 488 milliards de FCFA de financements accordés aux États et aux institutions sous-régionales, principalement via des obligations et des bons du Trésor assimilables (BTA). Ces instruments sont des titres de dette émis par les gouvernements pour emprunter sur les marchés financiers, généralement à court ou moyen terme. Ils constituent une source de financement budgétaire pour les États et un placement pour les banques

Cette dynamique prolonge une trajectoire déjà observée l’année précédente. D’après des données consultées par News du Camer et arrêtées au 31 décembre 2024, Afriland First Bank affichait alors un encours de crédits de 1 382 milliards de FCFA, soit 22,8 % de part de marché du secteur bancaire camerounais. En un an, l’encours avait progressé de 345 milliards de FCFA par rapport à 2023, ce qui correspond à une hausse annuelle de 33 %).

Les dépôts s’élevaient à 1 557 milliards de FCFA fin 2024, correspondant à 18,6 % du marché national. Sur la base de ces indicateurs, Afriland occupait déjà la première place du classement bancaire au Cameroun à cette période.

Fondée en 1987 par l’entrepreneur camerounais Paul Fokam Kammogne, sous le nom de Caisse commune d’épargne et d’investissement, Afriland First Bank revendique aujourd’hui plus de 710 000 clients, 89 agences et 231 guichets automatiques.

SND 30 : des retards dans l’atteinte des objectifs à mi-parcours

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Des efforts sont donc à faire pour rattraper les retards pris dans l’atteinte de certains objectifs fixés dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Du bilan fait lors de la session du 12 décembre 2025 du Comité national de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la SND, il ressort que le taux de croissance par exemple qui avait été envisagé à 8,5% en 2025 n’a pas été atteint. L’évaluation révèle que la croissance est demeurée positive sur la période 2020-2025, mais en deçà des ambitions de la stratégie. Les taux de croissance sur la période 2020 à 2025 ont respectivement été de 0,3% ; 3,3% ; 3,7% ; 3,2% ; 3,5% et 3,8%. Cependant le déficit global a pu être maitrisé à -1,4% du PIB, mais les finances publiques suggèrent qu’une attention particulière soit accordée aux ratios de liquidité de la dette, et à la question des Soldes Engagés Non Décaissés (SENDs). Le déficit courant de la balance des paiements s’est amplifié jusqu’en 2023 atteignant -5,2% du PIB. La masse monétaire a légèrement dépassé les prévisions atteignant 27,7% du PIB. Par contre, le niveau de crédit est resté en dessous des attentes. En 2025, le crédit à l’économie devrait s’établir de 17,5% contre une prévision initiale de 23,2%, apprend-on du rapport d’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la SND30.

La pauvreté reste un phénomène persistant

S’agissant de la réduction de la pauvreté, le gouvernement s’était fixé pour objectif, de ramener le taux de pauvreté monétaire à 25% en 2030, tout en réduisant de manière significative les inégalités. Mais des résultats issus de la 5e Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM5), principale opération statistique de mesure de la pauvreté au niveau national, publiée en mars 2024,  le taux de pauvreté en 2022, c’est-à-dire la proportion des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (813FCFA par jour) est de 37,7%. Ce niveau de pauvreté, correspond à environ 10,1 millions de personnes, réparties dans l’ensemble du pays. La pauvreté reste un phénomène persistant, plus important en milieu rural qu’en milieu urbain. En effet plus de la moitié de la population (56,3%) en milieu rural vit en dessous du seuil de pauvreté et cette proportion est de 21,6% en milieu urbain.

Des efforts encore à faire dans le secteur des industries et services

Dans le secteur des industries et services, la stratégie envisageait un relèvement de la part des industries manufacturières de 17,7% en 2020 à 19,9% en 2025. Sur la période d’évaluation, cet indicateur est resté inférieur à 14%. Par ailleurs, la part des industries manufacturières dans les exportations devrait passer de 23% en 2020 à 30% en 2025. L’évaluation révèle que l’indicateur est resté en deçà de 23,3% sur la période soumise à évaluation. Dans le secteur des infrastructures, la stratégie a prévu que la proportion du réseau bitumé passerait de 6% en 2020 à 12% en 2025. Les réalisations montrent que cette proportion a atteint 9,5% en 2025. Le taux d’accès à l’électricité devrait passer de 64,7% en 2020 à 95% en 2025. La réalisation est de 77,8% en 2025. Quant à la capacité de production énergétique, elle devrait passer de 1516 Mw en 2020 à 3500 Mw en 2025. La réalisation estimée en 2025 est de 2 280 Mw en 2025.

Changement climatique : Le Fonds vert va injecter 1,5 milliard FCFA dans un nouveau programme

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Ce projet va essentiellement consister au renforcement des capacités des acteurs

L’initiative d’une durée de 36 mois vise à arrimer le Cameroun aux priorités de la SND30.

1,5 milliard FCFA. C’est le montant de l’enveloppe que le Fonds vert envisage d’injecter dans un nouveau projet au Cameroun, dans le cadre de la lutte conte le changement climatique. Ledit projet a été dévoilé lors d’un atelier de lancement du projet d révision du Plan national d’adaptation aux changements climatiques (Pnacc) le 04 décembre dernier à Yaoundé.

D’une durée de 36 mois, ledit projet vise à arrimer le Cameroun aux priorités de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et s’oriente vers une mobilisation des financements d’adaptation. Ce projet va essentiellement consister au renforcement des capacités des acteurs et l’accent sera mis sur les groupes vulnérables, les femmes et les jeunes entre autres.

Le projet va clairement définir les responsabilités des parties prenantes. Il s’agit aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre et opérer graduellement la transition énergétique, s’adapter efficacement aux effets des changements climatiques en renforçant la résilience des sociétés, des systèmes agropastoraux et des infrastructures, protéger les écosystèmes naturels et accroitre les potentiels de séquestration et renforcer les capacités institutionnelles à diverses échelles. Il s’agira aussi de mobiliser les financements nationaux et internationaux, en particulier ceux dits innovants ou alternatifs.

Tradex SA. enregistre un bénéfice net de 16,7 milliards FCFA en 2025

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Tradex Cameroun présente une trajectoire bénéficiaire confirmée à l’issue de la 77e session ordinaire de son Conseil d’administration tenue le 11 décembre 2025 à Yaoundé. Les administrateurs, présidés par Nathalie Moudiki, ont approuvé les comptes arrêtés au 31 octobre 2025, avec un résultat net de 16,7 milliards FCFA pour un chiffre d’affaires de 452,1 milliards FCFA.

Le Conseil a adopté le budget 2026, arrêté à 37,5 milliards FCFA en ressources et emplois, et validé le Plan de passation des marchés 2026. La gouvernance interne se renforce avec l’entrée de Charles-Henri Blanchot comme administrateur représentant GEOGAS Entreprise SAS.

La filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), spécialisée dans la distribution de produits pétroliers et le soutage maritime, a dévoilé son projet d’investir 10 milliards de FCFA dans ses activités en Guinée équatoriale au cours de l’année 2026. « Ces 10 milliards de FCFA vont nous permettre de construire quatre stations-service et un dépôt de stockage », a déclaré Emmanuel Patrick Mvondo, président du conseil d’administration de Tradex Guinée équatoriale.

 Selon la direction, ces investissements visent à accroître les capacités de stockage de la société, afin de soutenir l’augmentation des volumes d’importation de produits pétroliers destinés au marché équato-guinéen. Ils permettront également de densifier le réseau de distribution et de renforcer l’approvisionnement énergétique dans la sous-région.

Entre 2019 et 2024, le groupe a engagé 8,2 milliards FCFA pour moderniser et étendre son réseau, ouvrant 17 nouvelles stations-service et portant son implantation à 90 points de vente dans les dix régions du pays. Les parts de marché ont évolué de 22,4 % en 2019 à 28 % en 2024.

Insolvabilité : Camtel et Viettel dans le viseur de l’ART

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L’Agence de régulation des télécommunications envisage dans les prochains jours, de mettre en œuvre tous les moyens de droit et leviers d’action disponibles pour assurer le recouvrement de ces arriérés évalués à plus de 100 milliards FCFA.

Le Conseil d’administration de l’Agence de régulation des télécommunication (ART) a respectivement tenu les 9 et 10 décembre 2025, ses 57ème session ordinaire et 67ème session extraordinaire dans la ville de Kribi, région du Sud. C’était sur convocation de sa présidente, Justine Diffo.

Entre autres sujets évoqués lors des travaux, celui de la dette cumulée auprès de plusieurs entreprises. « …par ailleurs, le conseil ayant pris en compte la préoccupation de la direction générale sur l’importante dette accumulée auprès de l’ART par les opérateurs concessionnaires Camtel et Viettel Cameroun, des exploitants de réseaux et des missions diplomatiques, a fortement préconisé à la direction générale de mettre en œuvre tous les moyens de droit et leviers d’action disponibles pour assurer le recouvrement de ces arriérés qui entravent le développement du secteur » peut-on lire dans le communiqué signé de Justine Diffo.

Cette situation n’est pas nouvelle. Déjà en 2018, l’ART demandait à ces différents opérateurs télécoms et bien d’autres présents sur son marché de s’acquitter des paiements de près de 10 milliards FCFA au titre de redevance et de pénalités infligés pour différents motifs. Hier jeudi 11 décembre 2025, nous avons pu joindre par téléphone, la Présidente du Conseil d’administration (PCA) de l’ART, Justine Diffo et avons obtenir d’elle un contact téléphonique.

« Concernant les travaux des derniers conseils d’administration tenus dans la ville de Kribi les 9 et 10 décembre derniers, l’ART réclame plus de 100 milliards FCFA à Camtel et Viettel. Ces plus de 100 milliards de FCFA représentent une dette cumulée par les deux opérateurs » indique notre source.  

Les travaux tenus à Kribi ont également été l’occasion pour l’ART de se projeter sur une augmentation de ses performances financières au cours de l’année budgétaire 2026. L’entreprise prévoit porter ses performances à 77, 5 milliards FCFA au cours du prochain exercice budgétaire et envisage d’augmenter ses performances de 5,44%, incluant les quotes-parts d’un montant de 46 milliards FCFA au profit du Trésor public et des autres organisations bénéficiaires.

Lancement officiel de la 5e campagne nationale de distribution gratuite de plus 17 millions moustiquaires imprégnée

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Le ministre de la Santé publique a présenté le 11 décembre 2025 à Yaoundé la cinquième campagne nationale de distribution gratuite de 17 420 692 moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. Le programme est financé conjointement par l’État et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Il vise une couverture intégrale des ménages, sur la base d’une moustiquaire pour deux personnes.

L’opération s’exécute en deux séquences : une première phase engagée en juin 2025 et une seconde prévue en mai 2026. Selon le ministre Manaouda Malachie, cette cinquième campagne constitue un tournant dans la stratégie nationale de prévention. Il souligne que les moustiquaires de nouvelle génération, désormais disponibles, renforcent la protection par rapport aux modèles exclusivement à pyréthrinoïdes.

L’objectif pour la période 2025-2026 porte sur une hausse du taux d’utilisation des moustiquaires, de 54 % en 2022 à 80 % en 2026, conformément aux indicateurs nationaux de lutte antipaludique.

Le paludisme reste une endémie majeure. En 2023, il a représenté 28,5 % des consultations et 7,3 % des décès, affectant particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Le gouvernement a inscrit la lutte contre cette maladie parmi les priorités de sa politique sanitaire.

Les campagnes précédentes ont généré des avancées mesurables. Selon l’EDS 2018, le taux de possession de moustiquaires était de 77 % contre 58 % d’utilisation. Lors de la quatrième campagne, environ 68 % des ménages dans huit régions en disposaient. Le taux de mortalité hospitalière est passé de 13,1 % à 6,3 % pour 100 000 habitants entre 2018 et 2023. Sur la même période, la morbidité liée au paludisme a fluctué, passant de 24,3 % à 29,6 %.

Le bulletin épidémiologique du troisième trimestre 2025 rapporte 2 128 394 cas confirmés sur 8 204 656 consultations entre janvier et septembre, soit une morbidité proportionnelle de 25,9 % et une incidence annualisée de 96 cas pour 1 000 habitants. Les régions du Centre et de l’Est présentent les niveaux d’incidence les plus élevés, au-delà de 135 cas pour 1 000 habitants, tandis que l’Extrême-Nord et le Nord-Ouest affichent les plus faibles, sous le seuil de 80 cas pour 1 000.

Asac : le nouveau bureau exécutif mise sur la digitalisation des services d’assurance

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C’est l’un des cinq piliers majeurs du plan d’action des deux années de mandat conféré à la nouvelle équipe dirigeante installée à la tête de l’Association des Sociétés d’Assurance du Cameroun par le ministre des Finances.

La transformation numérique est au cœur des objectifs déclinés par le nouveau bureau exécutif de l’Association des Sociétés d’Assurance du Cameroun. Le plan d’action a été dévoilé par la présidente élue, Eudoxie Douya, directrice générale de Royal Onyx Insurance lors de la cérémonie d’installation par le ministre des FinancesLouis Paul Motaze, le  4 décembre dernier à Douala.

5 leviers clés vont guider ce mandat de deux (02) ans : la digitalisation, les pools des grands risques, le développement du segment Vie, le capital humain et le dialogue institutionnel. La transformation numérique est présentée comme la clé de cette stratégie.  « Nous devons finaliser les chantiers engagés, étendre la dématérialisation à d’autres branches et faire du numérique un levier d’efficacité et de transparence » a indiqué Eudoxie Douya, nouvelle Présidente du bureau Exécutif de l’Asac. Le numérique, selon les acteurs du secteur aidera à mettre un terme à diverses mauvaises pratiques à l’instar des réseaux parallèle ou encore de fausses déclarations. Pour exemple, « la gestion manuelle des attestations d’assurance automobile doit être éliminée car les contrôles ont mis en évidence plusieurs failles : duplications, circuits parallèles, disparitions massives avec des conséquences regrettables pour le marché, l’Etat et les bénéficiaires », indique le ministre des Finances pour qui la digitalisation va aider à assainir le marché, protéger les finances publiques et renforcer la sécurité des usagers.

Pour implémenter son plan d’action, le nouveau bureau compte s’appuyer des commissions techniques et des comités ad hoc qui seront chargés de traduire en réalité les différents projets.

Le marché national des assurances a atteint 285 milliards de chiffre d’affaires à fin 2024. Globalement, le secteur connaît une croissance moyenne de 7% ces dernières années, se félicite l’équipe sortante de l’Asac conduit par Thierry Kepeden, DG d’AXA. Le secteur a enregistré une hausse de 7,14% en 2023,4,71% en 2024 et au 30 juin 2025, 4,30%.  La branche vie connaît cependant une faible évolution et moins de 2% de la population camerounaise reste couverte par une assurance. Pour le nouveau bureau, « l’assurance vie doit devenir un pilier de croissance et d’inclusion financière ».

Réaction

Louis Paul MOTAZE, ministre des Finances

 « Le nouveau bureau de l’Asac devra contribuer à l’atteinte des objectifs de la SND30 »

 « Le mandat de l’équipe sortante s’est inscrit dans la continuité de l’œuvre de leurs prédécesseurs et a contribué, sous le regard bienveillant de l’Etat, à l’amélioration de notre marché. Malgré quelques manquements, cette équipe a su accompagner la tutelle dans ses réformes structurantes, avec des résultats significatifs. Ce nouveau bureau de l’Asac devra contribuer fortement à l’atteinte des objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), qui vise la transformation structurelle de l’économie locale et l’accroissement de ses capacités de financement. Le nouveau bureau sera appelé à accompagner l’Etat dans la mise en place de la société nationale de Réassurance, la création d’un fonds de garantie automobile, la mise en place d’un pool de Co-assurance pour la gestion de l’assurance Location Conteneur, la réforme du Pool TPV, la poursuite du dialogue entre les acteurs intervenants dans le circuit de délivrance et de mise en œuvre de l’assurance caution, la rationalisation des plateformes numériques. Il vous revient d’intensifier la collaboration avec la tutelle, pilier de la régulation étatique d’une part, et de renforcer l’image et la crédibilité de la profession d’autres part, car servir l’assuré, c’est honorer la parole donnée »

BGFIDay 2025 : BGFIBank Cameroun renforce les capacités de l’Hôpital Régional d’Edéa

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Le BGFIDay est devenu au fil des années l’un des événements majeurs du Groupe BGFIBank, mobilisant près de 3000 collaborateurs dans douze pays. Cette journée de solidarité, organisée chaque mois de décembre, permet aux différentes filiales de poser des actions concrètes au bénéfice des populations. Après avoir consacré son édition 2024 à l’éducation, notamment à travers la rénovation complète de l’École Primaire Publique de Mboppi à Douala, BGFIBank Cameroun a choisi en 2025 de se tourner vers la santé.

C’est dans la ville d’Edéa, cœur de la Sanaga Maritime, que la délégation de la banque a posé ses valises. L’Hôpital Régional d’Edéa, structure de référence d’un bassin de population très vaste, accueille chaque jour des usagers en provenance du Littoral, du Centre, du Sud et même au-delà. Une forte fréquentation qui exige des infrastructures mises à niveau.

Le 9 décembre, en présence du Préfet de la Sanaga Maritime, Abondo Yvan Njikele, du Maire d’Edéa et de nombreux invités, l’Administrateur Directeur Général de BGFIBank Cameroun, Abakal Mahamat, a officiellement remis les travaux réalisés et les équipements médicaux acquis grâce au BGFIDay.

Dans son allocution, il a rappelé la portée sociale de cette initiative : « À travers le BGFIDay, nous réaffirmons chaque année une conviction essentielle : le développement économique n’a de sens que s’il va de paire avec le progrès social des communautés qui nous accueillent. L’année dernière, notre action portait sur l’éducation. Cette année, nous avons souhaité concentrer nos efforts sur un secteur tout aussi vital, la santé, car protéger la vie est le premier fondement de toute société durable », a déclaré Abakal Mahamat.

Les travaux réalisés touchent deux services clés de l’hôpital. Le bloc opératoire a été entièrement réhabilité. La plomberie, l’électricité, le carrelage, la climatisation et l’ensemble des surfaces ont été rénovés pour offrir un cadre plus sûr et plus hygiénique. De leur côté, les urgences ont bénéficié d’une remise à neuf des circuits électriques, du carrelage, des menuiseries, des cloisons et des plafonds.

Un appui matériel conséquent est venu compléter ces aménagements : moniteur des signes vitaux, moniteur multiparamétrique, défibrillateur externe, ventilateur de transport, tensiomètres électroniques, insufflateurs, matériel d’immobilisation, brancard pliant, chariot brancard, ECG douze pistes, lits d’hospitalisation et divers accessoires destinés à renforcer la rapidité et la qualité des interventions.

Abakal Mahamat a insisté sur l’impact direct de ces investissements : « Ces travaux et ces équipements ne sont pas seulement des améliorations matérielles. Ils permettent de réduire les risques d’infection, d’accélérer le diagnostic, de renforcer les chances de survie dans les situations critiques et d’offrir aux équipes médicales un environnement de travail digne du rôle essentiel qu’elles jouent chaque jour. Nous croyons fermement qu’en améliorant les moyens de nos hôpitaux, nous renforçons la dignité humaine et redonnons espoir aux familles », a-t-il affirmé avec gravité.

Le Directeur de l’hôpital, entouré de ses équipes, a reçu ces contributions avec reconnaissance. L’ADG de BGFIBank Cameroun a par ailleurs tenu à souligner la valeur du travail du personnel médical, rappelant que la banque souhaitait inscrire son action dans la durée.

« Monsieur le Directeur, nous vous prions de recevoir ces travaux et ces équipements comme un geste sincère de solidarité, mais aussi comme un investissement pour les générations présentes et futures. Votre engagement force l’admiration et nous sommes honorés de pouvoir vous soutenir », a-t-il ajouté.

En clôturant la cérémonie, Abakal Mahamat a réaffirmé l’engagement social de BGFIBank Cameroun. « Nous demeurerons à l’écoute des besoins des populations et continuerons, dans la mesure de nos moyens, à accompagner les initiatives qui contribuent au mieux-être collectif. Chaque vie mérite d’être protégée et soignée dans les meilleures conditions possibles », a-t-il conclu.

Avec cette action, BGFIBank Cameroun renforce une fois encore son rôle d’acteur citoyen engagé, confirmant que la RSE occupe une place essentielle dans sa vision du développement.

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