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Douala accueille la quatrième édition de son Forum économique en mai 2026

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L’évènement sera marqué par un side event dédié à l’économie sociale et solidaire et un concours citoyen visant à primer les meilleures initiatives en faveur de la modernisation de la ville .

Après l’immobilier et la logistique en 2024, le Forum économique de Douala (FED), abordera en 2026 la question de transformation urbaine.  « Douala, les défis de la transformation urbaine » est le thème central de ce rendez vous dont la quatrième édition se tiendra du 5 au 8 mai 2026. Les contours de cet événement ont été dévoilés à la presse à Douala par son coordonnateur, Olivier Kingue Molli.

Quatre marqueurs majeurs vont guider les réflexions autour du thème central : l’innovation et la transformation numérique, le développement des compétences et du capital humain, le développement durable, et la diaspora, partenariats et financements.  « Bien articulés, ces 4 marqueurs peuvent contribuer à la transformation urbaine sous le chapeau de la CUD, qui ne va cependant pas arrêter d’adresser les problématiques quotidiennes que sont : la mobilité urbaine, l’habitat, l’assainissement ou l’éclairage publique », indiquent les organisateurs.

Le Forum s’ouvrira sur un side event dédié à l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce choix est justifié par la volonté de mettre en lumière un modèle économique centré sur l’humain, la solidarité, la coopération avec la quête de la transformation urbaine de la capitale économique. Ce side event sera u cadre d’échanges entre acteurs publics, collectivités, organisations de la société civile, entreprises sociales, bailleurs de fonds et experts.  

L’une des principales innovations sera le concours citoyen pour la transformation urbaine. Il récompensera les meilleurs projets en faveur de la modernisation de la ville, autour des quatre marqueurs. L’innovation et la transformation numérique, le développement durable, l’économie sociale et solidaire et les initiatives de la diaspora. Les jeunes porteurs de projets, les femmes entrepreneurs, les startups, les associations locales, la diaspora camerounaise, les centres de recherche et les acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) pourront postuler lors du lancement prévu deux mois avant le Forum.  Les lauréats bénéficieront d’un appui technique et institutionnel de la CUD pour la mise en œuvre de leurs projets ; d’un financement initial ainsi que d’un mentorat et suivi pendant 12 mois.

Le Forum économique de Douala  est organisé par le cabinet Impact Economique et parrainé par la Communauté Urbaine de Douala (CUD).

Le Cameroun a perçu 48,1 milliards FCFA du transport du pétrole brut tchadien en 2023

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Le transport du pétrole brut tchadien via le pipeline Tchad-Cameroun a généré en 2023 un montant global de 48,1 milliards FCFA versé par la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO) au Trésor public camerounais, selon le Rapport 2023 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) au Cameroun.

Les revenus générés pour le Cameroun proviennent principalement des droits de transit, c’est-à-dire les frais payés par les compagnies pétrolières pour l’utilisation du tronçon camerounais du pipeline. Depuis un avenant signé en octobre 2013, ces droits sont fixés à 1,30 dollar par baril, soit environ 725 FCFA, avec une révision quinquennale indexée sur l’inflation. En 2023, le tarif appliqué était de 1,36 dollar par baril (760 FCFA).

Le volume transporté cette année-là s’est élevé à 48,76 millions de barils. À ce tarif, les droits de transit dus ont atteint 66,32 millions de dollars, soit environ 40,08 milliards FCFA. Le Rapport ITIE précise que sur ce montant, 39,36 milliards FCFA ont effectivement été versés au Trésor public camerounais par COTCO.

Au-delà des droits de transit, l’entreprise a également contribué sous forme de paiements fiscaux, douaniers, sociaux et environnementaux. Ces obligations, qui incluent notamment les impôts sur les sociétés, les taxes douanières liées aux opérations logistiques, ainsi que des contributions sociales et environnementales, ont représenté 8,7 milliards FCFA la même année.

Ainsi, le montant global des paiements effectués par COTCO au Cameroun en 2023 s’élève à 48,1 milliards FCFA, ventilés entre les droits de transit et les autres obligations légales et réglementaires. Ces flux financiers constituent une part importante des recettes publiques liées au transport des hydrocarbures, aux côtés des dividendes perçus par la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), actionnaire de COTCO.

Le pipeline Tchad-Cameroun, long de 1 070 kilomètres dont 890 km sur le territoire camerounais, relie les champs pétroliers de Doba au port de Kribi. Exploité par COTCO, il constitue une infrastructure stratégique pour l’exportation du brut tchadien vers les marchés internationaux. Sa gestion est encadrée par une Convention d’Établissement signée en 1998 entre l’État du Cameroun et la société.

Présidentielle 2025 : Pourquoi Biya a perdu le Nord

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Le Conseil constitutionnel a déclaré Paul Biya vainqueur de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, par un score de 53,66%, contre 35,19% pour Issa Tchiroma Bakary. Dans un contexte marqué par l’absence des leaders de poids qui ont par le passé affronté le candidat sortant, notamment Ni John Fru Ndi du SDF en 1992, 2004 et 2011 ; et Maurice Kamto en 2018, Paul Biya s’est retrouvé face à son ancien allié de la coalition gouvernementale, Issa Tchiroma qui a démissionné du gouvernement trois mois seulement avant le scrutin. L’homme qui s’était taillé une camisole de défenseur patenté du pouvoir en place, a surpris l’opinion nationale et internationale, en devenant l’alternative pour l’alternance au sommet de l’Etat.

Et au-delà des résultats que continue de contester le second qui s’était déjà autoproclamé vainqueur avant même la publication officielle des résultats, Paul Biya qui a marqué un net recul à cet autre rendez-vous, a davantage perdu du terrain dans un Grand-Nord qui lui a toujours offert gracieusement les clés du palais d’Etoudi. Les trois régions septentrionales qui avaient presqu’unanimement soutenu et accompagné Paul Biya depuis 1997, totalisaient 2 603 077 électeurs sur les 7 818 822 que comptait le fichier électoral national. 1 345 812 électeurs ont émis des suffrages valablement exprimés. Paul Biya en a récolté globalement 563 658, derrière Issa Tchiroma (592 764 voix).

En 2011, le Grand-Nord pesa 42,70% dans la victoire de Paul Biya. L’homme du Renouveau avait remporté l’élection dans les trois régions, soit 86,15% des voix dans l’Adamaoua, 90,15% dans l’Extrême-Nord et 77,98% dans le Nord. En 2018, Paul Biya a fait mieux. La partie septentrionale du pays a pesé de 47,5% des voix sur l’élection de l’homme, sur les 71,28% des voix qu’il a eues. Dans le détail, Paul Biya a récolté 89,21% des voix dans l’Extrême-Nord, 79,77% dans l’Adamaoua et 81,62% dans le Nord. Mais en valeur absolue, Paul Biya avait récolté dans les trois régions septentrionales 1 199 507 voix sur les 2 521 934 voix obtenues sur l’ensemble du territoire national. Soit un peu moins que celle de 2011 qui l’a bénéficier des voix de 1 610 997 Nordistes sur les 3 772 527 voix nationales. Cette année encore, Paul Biya a davantage chuté dans le Septentrion. Une chute presque libre, tant l’homme n’avait jamais perdu autant la confiance des électeurs. Avec seulement l’Extrême-Nord qui lui est restée favorable (45% des voix contre 42,34% pour Tchiroma), mais elle aussi avec une marge très faible face à un Issa Tchiroma qui n’était pas le plus attendu, en termes de côte de popularité, si l’on ne s’en tenait qu’à la représentativité dans les institutions, et même en terme d’implantation territoriale de son parti. Le candidat du Fsnc a remporté le scrutin dans l’Adamaoua (50,33% contre 34,61%) et dans le Nord (avec 43,51% contre 38,78% pour Pau Biya).

Il est clair que la confiance entre l’ancien grand bénéficiaire des voix du Grand-Nord s’effrite dans cette partie du pays sans cesse, au fil des échéances. En 2018 déjà lors de son meeting à Maroua, Robert Bakary, le délégué du gouvernent auprès de la communauté urbaine de Maroua, s’était abstenu de soumettre des doléances au président candidat ; autant que Cavaye Yeguie Djibril le président de l’Assemblée nationale et chef de la commission régionale de campagne du Rdpc le parti au pouvoir. Certains analystes avaient compris que les relais locaux de Paul Biya avaient évité d’embarrasser le président dans un contexte où les anciennes doléances n’avaient pas eu de suite favorables, du moins en actes concrets. Et de fait, le Grand-Nord sombre dans une pauvreté qui ne recule pas depuis de longues années ; les projets et programmes gouvernementaux engagés dans cette partie du pays, peinent à être exécutés ; et même les promesses autrefois faites au Grand-Nord ne sont que rarement tenues. Dans ce dossier, la rédaction scrute sous le prisme des chiffres et des actes vérifiés et démontrables, les possibles et probables causes de la perte de confiance entre Paul Biya et le Grand-Nord.

Gestion des déchets : la solution que propose le groupe ghanéen Jospong au Cameroun

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C’est une solution africaine face à la problématique  de gestion des ordures que vient proposer le groupe ghanéen, Jospon au Cameroun. En mission économique au Cameroun, ce groupe a été reçu en audience, le 17 décembre 2025 à Yaoundé, par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey. La délégation de ce groupe ghanéen sera également reçue en audience, vendredi prochain par le Premier ministre, Chef du gouvernement, pour clôturer sa visite au Cameroun.

Concrètement, comme l’a indiqué la Camerounaise, Yvone Belema, chef de cette mission économique, « aujourd’hui nos partenaires sont au Cameroun pour venir nous accompagner à, pas à gérer nos déchets non, mais dans une solution qui va permettre aux Camerounais de pouvoir adresser la question de la gestion des déchets solides, liquides et médicaux. Vous savez, après les états généraux, Il y a eu des résolutions qui ont été prises et l’une des résolutions, c’était voir comment les déchets peuvent être transformés en richesses. Donc l’économie circulaire, la valorisation de nos déchets. Et dans nos recherches et dans notre envie de trouver des solutions, nous avons eu la chance de tomber sur nos frères africains ». Avant d’ajouter qu’ « Au Cameroun. Nous allons commencer par les deux grandes villes, mais naturellement, nous serons dans les dix régions. Parce que les déchets, ce n’est pas seulement les deux grandes villes, mais c’est toutes les dix régions ».

Cette visite du groupe ghanéen Jospong, a rappelé Yvone Belema, « émane de la visite économique que nous avons effectuée au mois d’août au Japon avec M. le Premier ministre qui représentait le chef de l’État. Et donc nous avons demandé une audience et nous avons été reçus par le ministre de l’Économie et la planification ». Le groupe Kospong, rappelle-t-elle, des « Ghanéens qui ont 30 ans d’expérience et qui sont présents dans plus de 30 pays africains, et qui sont volontaires à venir nous accompagner, à travailler avec les structures locales et à créer des emplois jeunes. Après le discours du chef de l’Etat lors de son investiture, il a placé son mandat sous la femme. Et, c’est avec un plaisir que l’entreprise qui va accompagner la solution est gérée par une femme, et les jeunes auront de l’emploi. Donc nous sommes très contents d’être reçus par Monsieur le Ministre de l’Economie, et nous serons reçus vendredi par le Premier Ministre pour clôturer la visite. Et, nous partons avec l’espoir que d’ici 2026 nous ne parlerons plus des problèmes de déchets au Cameroun ».

Le gouvernement octroie des appuis d’environ 855 millions de FCFA à 179 entreprises privées

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« Quand la politique publique rencontre les outils financiers appropriés, le développement cesse d’être un slogan ». Ces mots de la représentante des bénéficiaires du projet « Opération de soutien au secteur privé camerounais » (OSSP-CMR), illustrent à eux-seuls du degré de satisfaction de ces derniers face à cette initiative gouvernementale.  Ils étaient 179 PME, start-up, coopératives et Gics à bénéficier des appuis financiers et non financiers d’un montant global d’environ 855 millions de FCFA. 62 de ces entreprises privées sont dirigées par des femmes. Ces appuis portent sur des équipements, des intrants, des crédits à taux bonifié, soit 5% par an et des subventions au profit des PME, start-up, coopératives et Gics, avec un accent sur les jeunes et les femmes. A travers cette remise, le gouvernement réaffirme son engagement en faveur d’un secteur privé plus compétitif, créateur d’emplois et moteur d’une croissance inclusive.

En leur remettant ces appuis, le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, a appelé les bénéficiaires à la responsabilité, l’exemplarité et à l’ambition. « Vous avez bénéficié des financements, il est attendu de vous d’être des responsables, des responsables dans l’utilisation de la ressource, des responsables dans la transformation des dites ressources, des responsables dans l’accompagnement de l’économie, la nôtre. Vous en avez les capacités, vous en avez les compétences. Nous vous encourageons à les utiliser, de la manière la plus exhaustive possible. Après la responsabilité, il me semble que l’on pourrait parler d’exemplarité. Exemplarité dans la qualité de ce que vous êtes en train de faire, pour susciter l’émulation, pour permettre à celles et ceux qui rêvent, jeunes femmes, d’être également des capitaines d’industrie, de commencer petit et de grandir de manière continue vers l’estime du succès », a-t-il précisé.

Avant d’ajouter qu’ « Il ne serait pas superflu de dire que toute initiative, tout projet, naît aussi bien d’un rêve que d’une ambition. Et cette ambition, vous l’avez, vous la mettez en œuvre, vous pouvez également regarder au-delà de notre triangle national, pour embrasser des objectifs dans la sous-région, sur le continent, dans le monde tout entier ». Aussi, a-t-il rappelé, « vous aurez toujours l’État à vos côtés, vous aurez également les partenaires techniques et financiers, avec le soutien de l’État, pour que celles et ceux qui solliciteront le financement, l’accompagnement technique, puissent en bénéficier de la meilleure manière possible ».

Mis en œuvre avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA), le projet OSSP-CMR est un projet du gouvernement doté d’un financement global d’environ 12,8 milliards de FCFA. Ce projet vise à renforcer la résilience des entreprises et à soutenir la relance économique, conformément à la stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Cameroonian Cultural Network : bilan élogieux en 2025

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Alors que la hausse du budget du ministère des Arts et de la culture, soit 10,4 milliards de francs CFA fait encore des vagues quant à son orientation chez les artistes, l’annonce du bilan du projet Cameroonian cultural Network-CCN fait l’effet d’une bouffée d’air dans les sphères culturelles. Lancé officiellement en 2022 à Yaoundé, le réseau Cameroonian cultural Network-CCN dans le but de faire tourner des productions artistiques et de fournir un programme de renforcement des capacités pour les infrastructures associées, samedi 06 décembre dernier, les responsables de huit institutions camerounaises et celle de la coopération culturelle européenne avec à leur tête la Délégation de l’Union européenne, étaient face à la presse pour présenter les résultats de l’année 2025. Le chef de projet, l’artiste Grimo (Dzou Mbarga) a planté le décor d’une rencontre ouverte et conviviale.

Cameroun-réseau

Le Cameroun tout entier recèle des pépites qui ont juste besoin d’un accompagnement structuré et ils rayonnent au-delà des frontières. Les huit institutions à savoir: le Clac, le Cipca, Kiki entertainment, Othni-Laboratoire de théâtre de Yaoundé, l’Institut français du Cameroun, le Goethe-Institute, l’ambassade d’Espagne et la Délégation de l’Union européenne au Cameroun. Selon Thekla Worch-Ambara, parlant en filigrane sur la création de ce réseau et son déploiement sur le terrain du CCN 2025, «l’idée du CCN c’est de s’appuyer sur un réseau d’espaces culturelles avant même de parler de propositions artistiques. Il est question de mettre en réseau les différents partenaires, qu’ils se connaissent et qu’ils partagent leurs différents challenges pour avancer ensemble dans l’écosystème culturel local, de donner les possibilités aux artistes locaux de tournées sur le plan national». Elle continue plus loin sur les résultats élogieux enregistrés depuis la création du réseau. Les arts choisis cette année sont la danse, le théâtre, la musique, les arts visuels, les arts déclamatoires. Avec remarquablement Débora Yawdam, laureate avec son Avec son exposition de tableaux basés sur les violences conjugales. À travers le CCN tour, on a pu faire un décompte extraordinaire.

Les chiffres parlent avec force et arguments: 130 représentations, 10 régions, 14 espaces culturels locaux hors des instituts diplomatiques; 30 artistes. La plateforme avait quelques difficultés à couvrir les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NoSo). Elle a réussi au cours de l’édition 2025, à couvrir avec des artistes tels le groupe Motanni venu de Bamenda dans le Nord-Ouest.

Des cités d’art

Avec un budget de 70 000 euros en 2025 (un peu plus de 45 millions Fcfa), le dispositif fabrique une cartographie sur le plan national. « Nous voyons que les artistes n’ont pas toujours eu des expériences avec d’autres villes ou communautés», poursuit-elle d’un ton satisfait. Le CCN a eu une belle idée de créer des collaborations avec des espaces étendus sur le territoire avec des dispositifs d’acceuil des productions artistiques variés. Cette édition a également été marquée par un élan vers une diversité de disciplines et de cultures accrue, rassemblant des artistes issus de plusieurs régions et aires culturelles: Nord-Ouest, Nord Cameroun, Littoral et même du Centre. Tous ont contribué à enrichir la programmation des espaces retenus dans cet ecosystème de diffusion nationale. Certains artistes comme Nda Chi ou Emmanuel Barka, une richesse musicale sans frontières, portée par des valeurs de partage, de tolérance et de créativité. Les lieux sont choisis dans les villes à part des centres culturels d’envergure, mais aussi des sites ou les institutions de la coopération. On retrouve les artistes qui ne sont pas toujours populaires, mais qui répondent à un spectacle professionnel exportable. Le CCN est clairement le seul au Cameroun qui permet aux artistes d’avoir un réel accompagnement et de se produire plusieurs fois dans diverses villes. L’équipe de ce dispositif a sillonné les villes et le milieu artistique pour comprendre l’environnement et les préoccupations liées à la production des artistes. A part certains instituts qui peuvent garantir au plus deux diffusions par production.

Professionnalisation et publics

Outre les tournées, le dispositif forme les artistes au montage de leurs projets de tournées, de dossiers professionnels de leurs productions. Les institulés de formation et des débats, ont permis d’enrichir les background  des artistes et même des espaces qui les accueillent. Les artistes Cie Tchina, Emmanuel Barka et autre  Nda Chi ont pu profiter de ces formations et ce dispositif pour avoir de nouveaux contrats.  Ces artistes à travers leurs productions de qualité, le public a repris avec les salles dans ces différentes villes. Charles Kamdem, chef de file du CCN scande ce travail de fond sur les publics. Car la multitude des spectacles a drainé vers les salles depuis la mise en place du dispositif plus de 3 800 spectateurs cumulés. Au cours de la rencontre avec la presse, l’enjeu politique a aussi été relevé. Dans son discours de circonstance, le chef de la Délégation de l’Union européenne au Cameroun, Jean-Marc Chataigner, a rassuré sur le soutien de ce projet qui permet la valorisation de la culture camerounaise et de dresser des ponts de coopération entre les institutions européenne et camerounaise. Ce jeu politique demande également de la contribution au niveau bilatérale.

Dans les échanges, il a été dit que le bilan est impressionnant. Le projet est très sollicité mais il en faut plus comme moyens pour accompagner les talentueux artistes. A cela, l’une des conclusions aura été que le dispositif CCN pense à un modèle économique permettant de susciter son autonomie et par conséquent sa pérennité.

Avec Eyangi Boka

Conseil Régional de l’Extrême-Nord : le sacre de la compétence et le retour de l’enfant de Gaban

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Le verdict des urnes au sein de l’hémicycle régional de Maroua a scellé une évidence politique , la continuité dans l’excellence. En reconduisant M. Kaigama Haman Gilbert au poste stratégique de Questeur, le Conseil Régional de l’Extrême-Nord du Cameroun, désormais sous la houlette du Pr Haman Djallo, ne fait pas que renouveler un bureau ; il s’offre une assurance de stabilité et une expertise de haut vol.

Les racines de Gaban

Pour comprendre la rigueur et le sens du service de l’homme, il faut remonter à ses origines. Fier natif du village de Gaban, dans le département du Mayo-Kani, Haman Gilbert est le pur produit d’un terroir où la résilience et l’honneur sont des vertus cardinales. Ce lien ombilical avec Gaban n’est pas qu’une mention géographique ; c’est le socle de sa légitimité populaire. Sa réussite est celle d’un enfant du village devenu, par le travail et le mérite, un haut commis de l’État diplômé de l’ENAM.

L’empreinte diplomatique : De N’Djamena à la CBLT

Si Haman Gilbert est aujourd’hui le garant de la transparence budgétaire à Maroua, sa stature dépasse largement les frontières du Cameroun. Son passage remarqué au Tchad, notamment en tant que Directeur Général à la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), a laissé une trace indélébile.

À N’Djamena, il a été l’architecte de dossiers complexes liant sécurité, environnement et développement transfrontalier. Cette expérience tchadienne lui a conféré une vision « macro » des enjeux sahéliens, faisant de lui un interlocuteur privilégié pour les partenaires internationaux. Sa capacité à naviguer entre les arcanes diplomatiques du Tchad et les exigences administratives camerounaises fait de lui un véritable pont entre les nations du bassin du Lac Tchad.

Un moteur financier du développement

Au poste de Questeur, Haman Gilbert n’est pas seulement un gestionnaire de fonds. Il est la « sentinelle » de l’institution. Sa réélection garantit : une rigueur de fer : fort de sa maîtrise des finances publiques, il assure une optimisation des ressources pour les projets d’infrastructures locales; une vision intellectuelle , auteur de l’essai remarqué « Au-delà de l’Horizon », il insuffle une profondeur stratégique aux débats régionaux; un équilibre politique , car incarne le trait d’union entre le pouvoir central et les spécificités locales du Grand-Nord.

Un signal fort pour l’avenir

En maintenant ce fils du Mayo-Kani au cœur de l’exécutif, la région mise sur la mémoire institutionnelle. Alors que les défis sécuritaires et climatiques s’intensifient, l’expérience acquise par Haman Gilbert à la CBLT et sa connaissance des rouages de la préfectorale sont des atouts maîtres.

Le village de Gaban peut célébrer : son fils, aujourd’hui « homme de l’expérience », demeure l’un des piliers sur lesquels repose l’espoir d’un Extrême-Nord prospère et apaisé.

La Corée offre de l’eau potable à 10 000 habitants dans 4 communes du Cameroun

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De manière symbolique, c’est un mini monument représentant les infrastructures du projet d’adduction d’eau potable au Cameroun qui a été remis, le 16 décembre au ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, par l’ambassadeur de la République de Corée au Cameroun, Son Excellence Nam Ki-Wook. Par ce geste, c’est le projet d’approvisionnement en eau potable en zone rurale qui a été réceptionné. Financé à hauteur de 3,6 milliards de FCFA par la République de Corée, ce projet permettra la construction et la réhabilitation de 98 forages dans les communes de Matomb ; Massock ; Ebebda et Koutaba, bénéficiant directement à près de 100 000 habitants et contribuant à la réduction des maladies liées à l’eau.

Ce projet dont l’objectif global est d’accroître l’accès à l’eau potable des zones rurales à travers la réalisation des systèmes d’alimentation en eau potable est entièrement réalisé. Concrètement, ce projet dans la commune de Massock a fait 773 bénéficiaires sur 16 sites ; dans la commune d’Ebebda dans la région du Centre, ce sont 17 695 personnes qui bénéficient d’un accès à l’eau potable sur 34 sites ; à Matomb toujours dans la région du Centre, ils sont 17 695 personnes à bénéficier de ce projet sur 45 sites, pendant qu’à Koutaba dans la région de l’Ouest, ils sont 15 138 à bénéficier également de ce projet sur 33 sites.

Les futurs centres de formation du e-government dévoilés

La cérémonie de réception du projet d’approvisionnement en eau potable en zone rurale était conjointe à celle de dévoilement des futurs centres de formation du e-government au Cameroun. En effet, le projet de transformation du secteur public financé également par la République de Corée à hauteur de 4, 54 milliards de FCFA prévoit la création des centres d’incubation digitale à l’Enam ; l’ISMP et Sup’TIC. Ce projet, précise-t-on, vise à moderniser l’administration publique à travers la formation des fonctionnaires et le développement de contenus numériques.

 Environ 93 milliards de FCFA mobilisés

La cérémonie du 16 décembre 2025 a permis au Minepat de ressasser quelques réalisations fortes de la Corée au Cameroun. Ainsi, l’on a appris que cette coopération a bénéficié aux secteurs prioritaires, notamment, la santé, les technologies de l’information et de communication, l’éducation, le renforcement des capacités, l’agriculture, le développement rural, etc. Environ 93 milliards de FCFA ont donc été mobilisés sous la forme aussi bien de dons que de prêts. Les dons de l’Agence coréenne de coopération internationale (Koica) se chiffrent à plus de 38 milliards de FCFA. Ces ressources ont permis la réalisation du projet de construction d’équipements du Centre des Urgences de Yaoundé, baptisé Curie. Elles ont aussi contribué à la réalisation du projet de l’élaboration du plan directeur et de renforcement des capacités pour la gouvernance électronique au Cameroun, le projet Public Key Infrastructure, porté par le ministère des Postes et Télécommunications. Un instrument de sécurisation des données numériques au Cameroun, etc.

Lutte contre l’insécurité alimentaire : Le Cameroun fait du sur place

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Pour la période projetée allant de juin à août 2026, il est attendu que 10 % de la population camerounaise soit en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle aigue.

Entre 2024 et 2025, plus de 3 millions de personnes n’ont toujours pas eu régulièrement accès à une quantité suffisante d’aliments sûrs et nutritifs.

Selon les résultats du Cadre harmonisé (CH) d’identification des zones à risque, présentés le 12 décembre 2024 à Yaoundé par Gabriel Mbaïrobe, ministre en charge de l’Agriculture et du développement rural (Minader), plus de 3 millions de Camerounais soit 11% de la population étaient confrontés à une insécurité alimentaire et nutritionnelle entre octobre et décembre de l’année dernière.

En 2024 toujours, parmi les citoyens les plus touchés, environ 265 000 personnes se trouvaient dans une situation d’urgence critique nécessitant des interventions immédiates. Au mois de décembre, le gouvernement du Cameroun comptait 2 800 000 personnes en situation de crise alimentaire. Selon le CH, l’année dernière, 61,22% de la population avait une consommation alimentaire acceptable et 10.8% avaient une consommation alimentaire pauvre.

Hier lundi 15 décembre 2025 à Yaoundé, le même ministre a présenté l’état de la sécurité alimentaire au Cameroun. De cette présentation, pour la période courante octobre à décembre 2025, c’est 11% de personnes qui sont en insécurité alimentaire et nutritionnelle aigue au Cameroun soit 3,120,294 personnes parmi lesquelles 249 306 personnes en urgence et 2 870 988 personnes en crise. 6,194,078 personnes se trouvent en sous pression, soit 21 % de la population analysée.

A l’instar de 2024, 61,22% de la population a une consommation alimentaire acceptable et 10,86% une consommation alimentaire pauvre. Le membre du gouvernement a expliqué que ces résultats de la situation conjoncturelle relative à la sécurité alimentaire montrent que la campagne agropastorale 2025-2026 a été marquée par une forte hétérogénéité climatique en fonction des régions.

Selon le CH 2025, l’analyse conjointe des précipitations, des températures et du bilan hydrique pour la période allant du mois de janvier au mois d’octobre 2025 montre des contrastes agro-alimentaires significatifs entre les zones méridionales et septentrionales du pays.

Pour la période projetée allant de juin à août 2026, il est attendu que 10 % de la population camerounaise soit en situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle aigue soit 2,856,753 personnes parmi lesquelles 249,559 personnes en situation d’urgence et 2,607,194 personnes en situation de crise pour la période considérée.

Par contre, les personnes en phase 2 c’est-à-dire sous pression passeront à 6,212,280 personnes soit 21 % de la population totale. La sécurité alimentaire reste fragile, portée par des chocs climatiques, sécuritaires et économiques.

Conseil régional du Sud : Antoine Bikoro Alo’o choisi pour succéder à Emmanuel Mvé

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Le nouveau président du Conseil régional du Sud s’appelle Antoine Bikoro Alo’o. L’ancien directeur général adjoint du Chantier naval et industriel du Cameroun succède à l’ancien capitaine des Lions indomptables Emmanuel Mve Elemva. Ce dernier n’a donc pas rempilé. En revanche, Cathy Meba la nièce de Paul Biya, n’a pas non plus été élue. Alors que cette dernière faisait feu de tout bois et battait campagne sur les réseaux sociaux, un des siens a menacé de rejoindre l’opposition, si Cathy Meba n’était pas désignée présidente de l’instance.

Le Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, n’a donc pas cédé aux menaces que d’aucuns voyaient comme du chantage. Ainsi qu’il l’a généralement fait lors des différentes élections, l’organe dirigeant du Rdpc a fait son choix sans tenir compte des bruits de bottes. Se basant sur l’article 58, alinéa 4 du Règlement intérieur du parti, Jean Nkuete et compagnie ont jeté leur dévolu sur un homme qui avait déjà manifesté l’envie de conduire les rênes du conseil régional du Sud, avant d’être désavoué par la hiérarchie du parti. L’homme était déjà vu par certaines sources comme le candidat soutenu par Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc.

Ainsi, l’inspecteur des régies financières âgé de 53 ans, rebondit cette fois-ci à la tête du Conseil régional de sa région natale. Cathy Meba se contentera du poste de secrétaire du bureau. Pour sa part, l’homme d’affaires Gervais Eric Ndo qui s’était également annoncé dans la course pour la présidence, devra attendre cinq années encore, pour espérer atteindre le graal.

Mais sur le terrain , des voix s’élèvent pour contester le choix du comité central. Seul le vote des conseillers déterminera le prochain président du conseil régional.

Le bureau 2025

Président : Bikoro Alo’o Antoine

1er vice-président : Gervais Eric Ndo

Questeur : – Jean Michel Mendo’o

               – Jeanine Angèle Sidonie Evehe

Secrétaire : Christiane Cathy Meba

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