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Le Premier ministre salue le projet agricole de l’ICT University porté par le Pr Victor Mbarika

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Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Chief Joseph Dion Ngute, a salué mardi le 16 décembre 2025 à Yaoundé le partenariat stratégique entre l’ICT University et une université brésilienne, qualifié de tournant majeur pour la transformation du secteur agricole camerounais. Il s’exprimait à l’occasion d’une audience accordée au Fondateur et Président du Conseil des administrateurs de l’ICT University, le Pr Victor Mbarika, accompagné d’une délégation brésilienne conduite par le Pr Flavio Henrique Vasconcelos De Medeiros, de l’Université fédérale de Lavras (UFLA).

Arrivée au Cameroun, la délégation brésilienne concrétise ainsi l’accord de partenariat signé l’an dernier avec l’ICT University. Pour le Chef du Gouvernement, cette coopération est appelée à « booster durablement le secteur agricole national » et à « créer des emplois pour de nombreux Camerounais ». Le Premier ministre a, à cet effet, exhorté les partenaires à respecter scrupuleusement les orientations du projet, en droite ligne de la vision du Président de la République, Paul Biya, visant la modernisation de l’agriculture. Il a par ailleurs assuré les partenaires du plein soutien du gouvernement.

S’exprimant à huis clos au nom de la partie brésilienne, le Pr Flavio Henrique Vasconcelos De Medeiros a souligné la volonté de son institution de joindre ses forces à celles de l’ICT University pour renforcer l’agriculture au Cameroun et, au-delà, en Afrique. « Nous sommes une université de référence en matière d’agriculture depuis de nombreuses années. Notre objectif est de combiner nos expertises dans tous les domaines que nous couvrons », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Avec le Cameroun et la notoriété de l’ICT University, ce projet peut bénéficier à toute l’Afrique, notamment en matière de formation et d’autonomisation des jeunes entrepreneurs. » Impressionné par l’accueil et l’enthousiasme observés depuis son arrivée, le chef de la délégation brésilienne s’est dit confiant quant à l’aboutissement du projet. « J’ai été marqué par le zèle des jeunes. Avec ce partenariat, nous allons établir une coopération qui fera école à travers le monde », a-t-il affirmé.

Prenant la parole à son tour, le Pr Victor Mbarika a précisé que l’initiative entend dépasser les schémas traditionnels de l’agriculture. Le professeur basé aux États-Unis a indiqué que le projet mettra l’accent sur une agriculture technique et numérique, intégrant les technologies modernes. « Nous lançons l’agriculture digitale parce que beaucoup de jeunes pensent que l’agriculture est réservée aux personnes âgées et pauvres. Nous voulons démontrer qu’avec l’intelligence artificielle et la robotique, on peut produire pour l’exportation à grande échelle », a-t-il expliqué, révélant que l’objectif est de créer 10 000 emplois pour les jeunes Camerounais sur cinq ans.

Baptisé AgriCampus-500-ICT University, le projet est une initiative innovante visant la promotion de l’agriculture numérique et de l’entrepreneuriat estudiantin. Doté d’un budget de 996 millions de FCFA sur cinq ans, il ambitionne de former 10 000 étudiants aux métiers de l’agriculture digitale, afin de faciliter leur insertion socio-économique au Cameroun et en Afrique. Le programme prévoit le développement de compétences pratiques en production, transformation et commercialisation agricoles, la promotion de l’entrepreneuriat et la création d’emplois en milieu rural, ainsi que le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Parmi ses composantes figurent l’intégration des TIC, de l’intelligence artificielle et de la robotique agricole, la formation pratique sur des micro-parcelles de 0,125 hectare, la mise en place d’unités locales de transformation pour renforcer la chaîne de valeur, ainsi que l’incubation de projets agro-entrepreneuriaux destinés à soutenir 500 micro-entreprises rurales. Le projet bénéficie déjà de l’aval du ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, qui en reconnaît le potentiel en matière d’emploi des jeunes, de professionnalisation de l’agriculture et de souveraineté alimentaire au Cameroun.

Trois suspects, dont un Ghanéen, interpellés pour trafic de perroquets gris à Bertoua

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Les interpellations sont intervenues lors d’une opération ciblée menée récemment par les agents de la Délégation régionale des Forêts et de la Faune de l’Est, avec l’appui technique de l’organisation spécialisée dans l’application de la loi faunique, The Last Great Ape Organisation (LAGA), indiquent des sources proches du dossier. Les suspects ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de commercialiser 60 perroquets gris à queue rouge, transportés dans le coffre d’un véhicule administratif noir de marque Prado.

Selon les mêmes sources, le véhicule utilisé appartient à un sous-préfet en fonction dans la région. Parmi les personnes arrêtées figure le frère de cette autorité administrative. Le véhicule officiel aurait servi à faciliter le transport des oiseaux et à réduire les risques de contrôle, dans un contexte où l’usage de moyens administratifs est régulièrement détourné pour masquer le trafic de produits issus de la faune sauvage.

Les perroquets auraient été convoyés depuis Messok, dans le département du Haut-Nyong, jusqu’à Bertoua, capitale régionale de l’Est. Des sources ayant requis l’anonymat précisent que les oiseaux ont d’abord été capturés puis maintenus en quarantaine dans un village situé à environ 25 kilomètres de Messok, avant leur transfert vers la ville. Ce mode opératoire est présenté comme récurrent dans les circuits de trafic d’espèces protégées opérant entre les zones forestières et les centres urbains.

Les trois suspects seraient membres d’un réseau structuré de trafic d’espèces sauvages, avec une répartition précise des rôles. Le ressortissant ghanéen, décrit comme disposant de connexions avec des réseaux internationaux de trafiquants de perroquets, était chargé de la capture et de l’entretien des oiseaux en captivité. Les deux autres suspects assuraient l’alimentation, le transport et la recherche d’acheteurs, selon des informations recueillies auprès de sources proches de l’enquête.

Le perroquet gris africain, également appelé perroquet gris à queue rouge, est originaire de plusieurs pays d’Afrique centrale et occidentale, dont le Cameroun, le Ghana, le Gabon, le Congo et la Guinée équatoriale. Apprécié sur les marchés internationaux pour ses capacités cognitives et son aptitude à imiter la voix humaine, il figure parmi les espèces les plus touchées par le trafic transfrontalier d’animaux sauvages.

Depuis 2016, cette espèce est inscrite à l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction (CITES), ce qui interdit toute forme de commerce international. Au Cameroun, la loi de 2024 relative au régime de la faune sauvage prévoit, pour des faits de cette nature, des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et des amendes pouvant atteindre 50 millions de francs CFA, en cas de condamnation.

Les autorités judiciaires n’ont pas encore communiqué sur les suites judiciaires immédiates, mais les sources sécuritaires indiquent que l’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications nationales et transfrontalières de ce réseau.

Révolution: La Can se jouera désormais tous les 4 ans

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La Coupe d’Afrique des nations (Can) se jouera désormais tous les quatre ans. Ainsi en a décidé la Confédération africaine de football (CAF) dont le Comité exécutif s’est réuni ce jour à Rabat au Maroc, la veille du démarrage de la Can comme de tradition. Patrice Motsepe et ses hommes tournent ainsi une nouvelle page de l’histoire du football africain et particulièrement de la can. Mais la révolution ne prendra pas effet dès la prochaine édition. La Can 2027 prévue au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, se jouera à la date initialement arrêtée. C’est celle de 2029, non encore attribuée, qui ouvrira cette nouvelle ère. Et en même temps, la Can retrouve les années paires. Et l’édition de 2029 sera ramenée en 2028. Comme à l’Uefa, la Caf crée une Ligue des nations, une nouvelle compétition devant se jouer en alternance avec la Can.

Le diktat de l’Uefa et de la Fifa

C’est une révolution qui satisfera la Fifa et l’Uefa qui l’ont tant réclamée. Issa Hayatou l’ancien président de la CAF, s’y était catégoriquement opposé. Le débat sur la question et les pressions ont été relancés dès le départ du Camerounais de la tête de la CAF en mars 2017. « Je tiens à souligner que nous avons un devoir envers les joueurs africains évoluant à l’étranger. Nous voulons nous assurer que, dans toutes nos compétitions, notre devoir premier reste bien sûr envers le football africain et les 1,5 milliard d’habitants du continent, mais aussi envers ces joueurs africains qui évoluent dans certains des meilleurs clubs du monde et d’Europe », a justifié Patrice Motsepe, le président de la CAF. Des arguments qui justifiaient les pressions de l’Uefa et de la Fifa.

Par ailleurs, « nous voulons garantir une meilleure synchronisation du calendrier international (…) afin que les meilleurs joueurs africains puissent, chaque année, être en Afrique pendant la fenêtre internationale, dans le cadre de cette nouvelle compétition, la Ligue des Nations africaine », a ajouté le patron de la Caf, non sans souligner l’« excellent travail » abattu par « Matthias et Gianni », respectivement secrétaire général et président de la Caf. Confirmant ainsi la main noire de l’instance faîtière du football mondial et la confédération européenne de football dans cette révolution.

Le combat d’Issa Hayatou

Patrice Motsepe clame défendre et proteger le football africain et ses footballeurs, comme le clamait en son temps Issa Hayatou. Mais alors que son devancier optait pour un respect de la spécificité de l’Afrique, le Sud-Africain préfère s’aligner sur les positions de l’Uefa. En son temps, Issa Hayatou avait obtenu que les clubs soient obligés de libérer les joueurs africains lors des compétitions Caf. Aujourd’hui, alors que la Can s’ouvre ce dimanche au Maroc, non seulement la Fifa a ramené de deux semaines à cinq jours le délai de libération des joueurs par les clubs, mais certains joueurs vont jouer en club ce weekend avant de rejoindre le Can.

Droit et diplomatie: Maurice Kamto reçoit le premier prix Boutros Boutros-Ghali

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Le Pr Maurice Kamto et le Tunisien Yadh Ben Achour, sont co-détenteurs du premier Prix Boutros-Ghali. La cérémonie de remise de la distinction a eu lieu ce 19 décembre 2025 à Paris. Célébrant ainsi deux fils d’Afrique qui se sont distingués dans les domaines du droit et de la diplomatie. Pour ce qui est de Maurice Kamto, l’homme a été un maillon important de l’équipe camerounaise commise à la défense des intérêts du Cameroun devant la Cour de justice de la Haye, dans le conflit frontalier avec le Nigeria voisin. Et depuis son entrée en politique, le premier président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parti leader de l’opposition camerounaise depuis 2018, œuvre pour une scène politique camerounaise où le droit prime sur la force. Au péril de sa liberté et de sa dignité. Lui qui est passé par la case prison pour avoir organisé des  »marches blanches », en contestation du résultat de l’élection présidentielle 2018, et une assignation à la résidence surveillée, deux mois durant. L’ancien ministre démissionne s’était autoproclamé vainqueur de cette élection.
Par ailleurs, l’auteur de L’urgence de la pensée, a plu tard été élu à l’Académie du droit international de la Haye. C’était en 2015.

Cela survient au moment où le monde s’apprête à célébrer les 80 ans de l’Organisation niversaire des Nations Unies

​Le Prix Boutros Boutros-Ghali est un hommage à l’ancien Secrétaire général de l’ONU et figure de proue de la Francophonie. L’initiative du prix est portée par l’Association égyptienne des juristes francophones et l’Académie des sciences d’Outre-Mer, soutenu par des institutions de renom telles que l’Académie de Droit international de La Haye, la Ligue des États arabes, la Fondation René Cassin et l’université Senghor d’Alexandrie.

Ici le message de Maurice Kamto

Maurice Kamto n’était pas à la cérémonie de Paris. Le récipiendaire a fait une déclaration vidéo à l’occasion, pour dire sa reconnaissance et rendre hommage s’il en était encore besoin, à Boutros Boutros-Ghali.

Agro-industrie : 51,8 milliards de FCFA pour moderniser les unités de transformation de la CDC

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C’est un autre véritable coup  de pouce du gouvernement en faveur de la Cameroon Development Corporation (CDC). Après l’apurement de sa dette salariale vis-à-vis de ses employés pour la période 2018-2022, avec le déblocage par le ministère des Finances au mois de septembre 2025 d’un montant de 15,75 milliards de FCFA, après 20 milliards de FCFA débloqués par le gouvernement en décembre 2024 sur une dette globale estimée à 35,75 milliards de FCFA.

Le gouvernement vient donc d’engager la relance industrielle de cette agro-industrie. Le gouvernement vient en effet de mobiliser 51,8 milliards de FCFA pour la modernisation des unités de transformation de la CDC. Les accords de prêt relatifs au financement du projet de fourniture et d’installation d’usines modernes de transformation d’huile de palme, de margarine et d’hévéa au profit de la CDC, ont en effet été signés, le 19 décembre 2025, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey.

Ce financement, précise-t-on, s’inscrit dans la dynamique de relance économique de la CDC, entreprise publique, stratégique, située dans la région du Sud-ouest. Fleuron agro-industriel du Cameroun et deuxième employeur national après l’État, la CDC a vu sa capacité de production et ses équilibres financiers gravement affectés par une crise sécuritaire depuis 2016, affectant les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Ce projet de relance économique est donc adossé à un montage financier structuré par Standard Chartered Bank Londres, comprenant un crédit acheteur de 71,7 millions d’euros, garanti par BPI France, et un crédit commercial de 7,1 millions d’euros. L’exécution de ce projet de relance économique de la CDC a été confiée à la société française Tyllium, et est prévue pour une durée de 25 mois, sous la maîtrise d’ouvrage du ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), avec la CDC comme maître d’ouvrage délégué.

Comme l’a rappelé Alamine Ousmane Mey, « le rôle de la CDC est central. Elle est un agent de développement incontestable de notre pays. Sa santé demeure au cœur des préoccupations des pouvoirs publics. Aussi pouvons-nous nous féliciter du montage financier et des deux facilités complémentaires structurées par Standard Chartered Bank.L’appareil productif de la CDC va ainsi être relevé, renforcé, au grand bonheur, bien entendu, de ses employés, de son management et de l’ensemble des populations ».

Au-delà de son importance financière, ce projet de relance économique de la CDC, précise le Minepat, constitue un levier stratégique de transformation économique, en cohérence avec la Stratégie nationale de développement (SND30). Il permettra notamment la création de milliers d’emplois directs et indirects, la valorisation locale des matières premières agricoles par la CDC, la réduction de la dépendance aux importations conformément à la politique d’import-substitution, ainsi que  la stimulation de la croissance locale et régionale, en particulier dans la région du Sud-ouest.

Budget 2026 du FEICOM : une enveloppe de 367,2 milliards de FCFA au service des collectivités

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Au cours de la session, les administrateurs ont examiné le projet de rapport annuel de performance arrêté au 31 octobre 2025. Les discussions ont également porté sur les principaux instruments de programmation budgétaire, parmi lesquels le Projet annuel de performance, le Cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028, le Cadre de dépenses à moyen terme 2026-2028, ainsi que le projet de budget 2026. Les travaux ont enfin intégré l’analyse du document budgétaire sensible au genre, destiné à renforcer l’inclusion dans la planification financière.

À l’issue des échanges, le Conseil a adopté le budget du FEICOM pour l’exercice 2026, équilibré en ressources et en emplois à 367,225 milliards de FCFA. Ce budget est en hausse de 18,88 %, correspondant à une augmentation de 58,315 milliards de FCFA en valeur absolue.

Le Conseil d’administration a salué les performances enregistrées dans la mobilisation et la mise à disposition des ressources financières en faveur des collectivités territoriales décentralisées, ainsi que dans le financement des projets communaux et régionaux. Au 19 décembre 2025, le recouvrement s’établissait à 235,749 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 118,44 % des objectifs annuels. Par ailleurs, 177,789 milliards de FCFA ont été répartis au profit des communes, 214 concours financiers accordés à 154 communes et régions pour un coût global de 23,993 milliards de FCFA, et 337 infrastructures et équipements réceptionnés.

Les administrateurs se sont également félicités des avancées réalisées dans le processus d’accréditation du FEICOM au Fonds d’adaptation au changement climatique, ainsi que de l’exécution des programmes de partenariat financés notamment par la coopération allemande à travers la KfW, l’Union européenne, la Banque africaine de développement et le Crédit foncier du Cameroun.

Au terme de la session, le Conseil a félicité le directeur général pour la qualité des documents soumis, les résultats obtenus, le bon fonctionnement de l’institution et le climat social qui y prévaut. Il a également salué la bonne organisation de la dernière édition du Prix national FEICOM, l’aboutissement du projet de constitution d’un parc intercommunal d’engins de génie civil et d’hydraulique, la reconduction des certifications ISO 9001 et 14001 version 2015, ainsi que la certification de l’institution à la norme ISO 45001 version 2018.

Corridor rail/route Douala-N’Djamena : Plus de 11 milliards FCFA prévus pour les interventions en 2026

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le projet est financé par la Banque mondiale à travers le guichet IDA pour un montant total de près de 181 milliards FCFA.

Le Cameroun compte investir 156 milliards FCFA dans ce projet dont l’enveloppe globale est estimée à 181 milliards FCFA.

La ville de Yaoundé a abrité hier jeudi 18 décembre 2025, la première session du comité de pilotage national du Projet régional pour l’amélioration de la performance du corridor railroute Douala-N’Djamena (PCDN). Les travaux se sont tenus sous la présidence de Ernest Massena Ngallé Bibéhè et par ailleurs ministre des Transports.

Le projet est financé par la Banque mondiale à travers le guichet IDA pour un montant de 181 milliards FCFA, une enveloppe dans laquelle le Cameroun envisage de contribuer à hauteur de 156 milliards FCFA. Le budget des interventions à mettre en œuvre en 2026 est de 11,12 milliards FCFA, soit environ 6,2% du financement du projet.

« Il importe de noter qu’entre le port de Douala et la ville de N’Djaména se trouve l’un des rares corridors intermodal opérationnels en Afrique, à savoir le corridor Douala-Koutéré-Moundou-Ndjamena, devenu le couloir de transit le plus sûr et le plus viable pour le Tchad pour atteindre les routes maritimes. La zone d’influence de ce corridor stratégique pour le Cameroun et le Tchad, est un important générateur d’activité économique et abrite une part importante de la population des deux pays. Elle concentre une part importante du produit intérieur brut des deux pays » a indiqué Ernest Massena Ngallé Bibéhè.

Pour ce dernier, le potentiel économique dudit corridor ne pourra toutefois être pleinement libéré tant que des goulots d’étranglement subsisteront. Le diagnostic est donc clair : des infrastructures routières ferroviaires vieillissantes limitent la vitesse et la charge utile, tandis que la lourdeur des procédures administratives entre les frontières et ledit port ralentit le flux des marchandises.

Mis en vigueur le 13 juin 2024 pour une fin prévue le 30 juin 2032, le projet est financé par la Banque mondiale à travers le guichet IDA pour un montant total de près de 181 milliards FCFA. Ledit projet finance l’amélioration des infrastructures de plusieurs tronçons clés du corridor de transport entre les deux villes camerounaise et tchadienne, contribuant ainsi à la réhabilitation complète à long terme de l’ensemble du corridor rail/route.  

Concrètement, le plan de travail budgétaire annuel 2026 soumis à l’examen du copil PCDN hier à Yaoundé avait pour objectif de financer dans le cadre de la composante ferroviaire : l’acquisition des équipements nécessaires à la réhabilitation des 238km de la voie ferrée entre Douala et Yaoundé.

Le plan va aussi financer les services de consultant en vue de la maîtrise d’œuvre sur les fournitures rail 54kg et des appareils de voie et des appareils de dilatation et les services de consultant en vue d’une assistance technique pour le contrôle des travaux de renouvellement de la voie ferrée entre Douala et Yaoundé.

Dans son volet facilitation le plan 2026 va financer la réalisation des activités à l’instar des études, les acquisitions prioritaires portant notamment sur la réhabilitation de la plateforme rail/route de la ville de Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua. L’acquisition des équipements pour le renforcement de la sécurité routière à l’instar des radars de contrôle de vitesses avec véhicules y afférents et la facilitation du transit, du commerce et de la modernisation des acteurs des douanes et des transports dans le but d’améliorer considérablement l’efficacité et la performance de la chaîne de transit.

Plus de 200 personnels d’Orange Cameroun décorés

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Ils ont reçu des médailles d´honneur du travail en reconnaissance de leur engagement et de leur professionnalisme, lors d’une cérémonie le 17 décembre dernier à Douala.

Dans la continuité de la célébration de ses 25 ans de présence au Cameroun, Orange Cameroun a décidé de d’honorer ses collaborateurs les plus méritants.   Ils ont été auréolés lors de la 6ème édition de la cérémonie de remise des médailles d´honneur du travail au personnel d´Orange Cameroun qui s’est tenue le 17 décembre dernier au Palais de la Culture Sawa, à Douala.

Sur les 770 employés d’Orange au Cameroun, ils sont au total 252 travailleurs qui ont été décorés avec 27 médailles d’Or pour les travailleurs de plus 25 ans de service, 84 médailles de vermeil pour les salariés de plus de 15 ans de service et 163 médailles d’argent pour les salariés de plus de 10 ans de service. Cette cérémonie de remise de distinctions était présidée par Grégoire Owona, le ministre du travail et de la sécurité sociale.

Pour le Directeur Général d’Orange Cameroun, ces médailles marquent la reconnaissance de l’audace, l’innovation et le professionnalisme de ces employés. Il est question d’honorer ceux dont « l’engagement et la constance contribuent à la performance et à la pérennité de l’entreprise, leader des télécommunications », a-t-il indiqué.

En 25 ans de présence au Cameroun, l’opérateur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès internet revendique des investissements d’au moins 1 500 milliards de FCFA.  L’entreprise dit avoir fourni ses produits et services à 4 millions d’abonnés et généré plus de 700 emplois directs et 210 000 emplois indirects.

Réaction

 Patrick BENON, Directeur Général Orange Cameroun

« Depuis plus de 25 ans, ils ont construit cette entreprise »

« Aujourd’hui, nous rendons hommage à des hommes et des femmes qui ont fait, bien plus que remplir une mission. Depuis plus de 25 ans, ils ont construit cette entreprise, l’ont portée, l’ont défendue. Ils continuent encore aujourd’hui à payer à ce que le client puisse communiquer à ce qui lui ai essentiel. Ils ont accompagné la croissance d’Orange Cameroun et ont, chacun à leur manière, contribué à faire d’Orange Cameroun, une entreprise forte. Grâce à eux nous restons fidèles à notre ambition d’être une entreprise citoyenne qui tient ses promesses et vise l’excellence notamment au service de ses clients, de ses partenaires et de toutes ses parties prenantes. Chers médaillés, vous avez traversé des transformations technologiques majeures, des évolutions organisationnelles profondes parfois des périodes de bouleversement. Beaucoup d’entre vous ont connu Orange Cameroun quand le seul réseau que nous avions était le réseau 2G, après il y a eu la 2,5G, la 3G, la 4G et récemment la 5G. On espère qu’on aura également la 6G. Vous étiez là quand nous avons eu toutes les évolutions technologiques, l’essor des réseaux sociaux, le cloud…Et aujourd’hui nous sommes dans la révolution artificielle et vous êtes encore là. »

MUFID Union : Plus de 350 milliards FCFA de crédits déjà octroyés aux coopérateurs en 33 ans

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L’encours de crédits est actuellement de plus de 36 milliards FCFA contre 20,5 milliards en 2020, soit plus de 43% de croissance.

Le réseau des Mutuelles financières de développement (MUFID) a tenu hier jeudi 18 décembre 2025 à Yaoundé, les travaux de son assemblée générale. Cette rencontre a rassemblé les délégués du réseau pour faire le bilan d’une année de transformations, adopter des documents stratégiques majeurs et procéder, de manière démocratique, au renouvellement de ses instances dirigeantes.

De ces travaux tenus au Palais des congrès de Yaoundé, il en ressort en substance que le nombre de MUFID opérationnelles est passé de 91 à 95, avec 122 points de service répartis dans les dix régions du Cameroun, contre 110 en 2020. On note une hausse significative des principaux indicateurs : le nombre est passé de 252 000 en 2020 à plus de 363 000 au 30 septembre 2025, soit une croissance de 30%, tandis que pour le capital, de 6,1 milliards FCFA en 2020, est passé à 8,9 milliards, soit un  taux  de  croissance  de  31,4%.

Le total bilan a franchi le cap des 108 milliards FCFA, il était de 65 milliards en 2020. Les dépôts sont en progression constante 84 milliards FCFA en septembre 2025 contre 51,7 en 2020. L’encours de crédits est de plus de 36 milliards FCFA contre 20,5 milliards en 2020, soit plus de 43% de croissance.

« Ce que nous pouvons retenir c’est que MUFID Union a réalisé des bénéfices au cours de l’année dernière et c’est satisfaisant et encourageant et ce d’autant plus que les rapports montraient que beaucoup de réseaux des établissements de microfinance ne se portaient pas bien, donc c’est un bon résultat que nous saluons. En revanche, lorsque nous le disons, nous ne devons perdre de vue qu’il faudrait améliorer encore et davantage la gouvernance au sein de certains établissements affiliés au réseau MUFID Union. Tout à l’heure nous avons donné le volume des dépôts, le volume des crédits, le taux de transformation des dépôts en crédits n’est pas suffisant, cela devrait être amélioré en donnant de bons crédits et non des crédits pour juste respecter la réglementation » a indiqué Blaise Kounchou, inspecteur principal du Trésor, chef de la brigade de contrôle des établissements de microfinance au ministère des Finances.

Lors des travaux, il a également été question de planification, notamment le Business plan 2025-2029, le schéma directeur informatique et la nouvelle politique de développement des agences dans les grandes villes. Pour ces volets, la MUFID compte renforcer la gouvernance avec l’adoption du dispositif disciplinaire du réseau et d’Administration. Sur le plan social et patrimonial, les projets du Fonds d’assistance Sociale (FAS) et de la société civile immobilière seront présentés pour approbation.

Depuis la création de la première MUFID en 1992, plus de 350 milliards FCFA de crédits, de manière cumulée ont été octroyés aux coopérateurs dont environ 30% aux filières et chaînes de valeurs agropastorales. Le réseau collabore avec le ministère en charge de l’Agriculture et du développement rural depuis 2006, les organisations des producteurs, les sociétés agro-industrielles et divers autres partenaires techniques et financiers dans le cadre de la promotion du financement agricole et rural.

Réaction

Justin Bonda, Directeur général MUFID Union : « Nous sommes à plus de 1 300 000 personnes touchées »

C’est exceptionnel. Nous avons un réseau qui a été résilient. Nous avons un réseau qui a fait une transition assez difficile mais lorsque nous voyons le résultat aujourd’hui, nous sommes assez satisfaits. Nous avons un bilant qui a doublé en à peine 5 ans. Nous sommes déjà à presque 110 milliards FCFA de total de bilan. La plupart de nos principaux agrégats ont doublé sur la période de cinq ans et nous avons un taux de croissance moyen annuel de 15 à 20%, que ce soit des dépôts ou en total de bilan.

Pour ce qui est nombre de membres, nous allons bientôt atteindre 400 000 membres directs. Lorsque nous comptons les populations touchées à travers les coopératives, les associations, nous sommes à plus de 1 300 000 personnes touchées.

C’est aussi exceptionnel parce que les divers partenaires nous font confiance. Au mois d’août dernier, le ministère de l’Agriculture a signé une convention avec le réseau MUFID parce que nous nous sommes données pour ambition d’être leader dans le financement agricole et rural au Cameroun et cette convention était extrêmement importante.

La Sodecoton (Société de développement du coton Ndlr) a aussi signé une convention avec le réseau MUFID pour la bancarisation des producteurs de coton dans les trois régions septentrionales et dans la même foulée, les producteurs de coton ont aussi signé une convention avec le réseau MUFID pour apporter les meilleurs services dans les zones rurales. Nous avons des conventions avec pratiquement toutes les agro-industries au Cameroun. Avec l’Uccao (l’Union Centrale des Coopératives Agricoles de l’Ouest Ndlr) les discussions sont en cours et nous travaillons déjà ensemble pour la signature d’une convention.

Toutes les banques de la place nous font confiance, nous sommes en partenariat avec les compagnies d’assurance et nous avons adhéré à l’alliance coopérative internationale et en moins d’un an, nous avons été acceptés à l’International Banking Association et le 03 juillet dernier à Manchester nous avons été élus au conseil d’administration.

Cela fait une visibilité importante en très peu de temps. Nous avons engagé quelque chose d’extrêmement important. Sur le territoire national actuellement nous sommes à 75 points de service interconnectés dans les dix régions du pays. Au cours de l’année 20226, nous comptons connecter environ 125 points de service et ce sera le réseau le plus interconnecté du Cameroun. Cela va permettre aux MUFID qui étaient essentiellement locales de pouvoir servir nos membres dans les grandes villes (Douala et Yaoundé) et même à la diaspora.

Présidentielle 2025 : Des promesses non tenues

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Pas de promesse forte au meeting du 7 octobre 2025 à Maroua comme il en avait l’habitude à chacun de ses déplacements dans la capitale régionale de l’Extrême-Nord pour ses campagnes électorales en vue de l’élection présidentielle. Cette fois-ci, Paul Biya s’est contenté de quelques annonces, sans précisions, sur la formation professionnelle et l’appui aux jeunes, les projets énergétiques comme le barrage de Bini à Warak à lancer « incessamment », ou même le bitumage des axes tels que Mora – Dabanga – Kousseri et Ngaoundéré – Garoua. Le chef de l’Etat n’a dit mot sur la construction du chemin de fer qui devait relier Ngaoundéré et Ndjamena en passant par Kousseri.

Ce dernier projet par exemple, était pourtant porteur d’espoir pour les populations des régions septentrionales, au regard de son potentiel estimé pour l’économie locale. Plus important, le projet de construction de 3000 forages dont les travaux étaient annoncés dès 2019 sur l’ensemble des trois régions septentrionales, pour améliorer l’accès des populations à cette denrée rare dans tout le pays mais particulièrement dans cette partie du pays, et ainsi mieux combattre les épidémies de choléra et autres maladies hydriques. Annoncé par Paul Biya dans son discours de campagne électorale à Maroua en 2011, le projet réactivé à plusieurs reprises a disparu des pipes du gouvernement depuis quelques temps. Après un rappel de cette promesse par le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, dans son allocution 7 ans plus tard dans les mêmes circonstances, le dossier des 3 000 forages a refait surface le 10 octobre 2018 à la faveur d’une correspondance adressée par le ministre de l’Eau à son collègue de l’Economie.

Quelques mois plus tôt, un atelier a été organisé, le 4 juillet, en vue de la relecture. Selon L’œil du Sahel dans son édition du lundi 29 octobre 2018, les travaux avaient révélé beaucoup d’imperfections dans le montage du projet. Et depuis l’échange épistolaire qui a suivi entre les membres du gouvernement, rien n’est perceptible concernant le dossier, encore moins sur le terrain. Une occasion manquée, au regard de l’importance de cette ressource rare que constitue l’eau potable pour les populations du Grand-Nord en proie aux maladies hydriques.

La digue-route de Maga annoncée depuis 2012 par le président de la République lors de son déplacement dans cet arrondissement à la suite des inondations, reste toujours attendue. D’après le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, suite à une visite interministérielle en 2020, l’étude de faisabilité a été réalisée et les partenaires au développement du Cameroun ont été saisis par le gouvernement. Les populations du Mayo-Danay et du Logone et Chari continuent cependant de subir les inondations causant d’importants dégâts humains et matériels.

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