samedi, avril 4, 2026
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Programme Transfagri : Plus de 1 500 emplois déjà générés en 5 ans

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Le bilan de cette initiative qui prend fin en 2026 a récemment été fait à Yaoundé par Jean-Marie Louis Badga, directeur général de l’Agence de promotion des PME.

Le Programme intégré de valorisation et transformation des produits agricoles et agroalimentaires (Transfagri) a récemment présenté à Yaoundé la capitale camerounaise, l’état global de ses activités sous la composante 1 intitulée « Services non financiers aux entreprises » mises en œuvre en 2025 par l’Agence de promotion des Petites et moyennes entreprises (APME).

La réunion présidée par Achille Bassilekin III, ministre des PME avait pour objectif de présenter les réalisations effectuées, les résultats obtenus ainsi que les difficultés rencontrées par le programme.

A titre de rappel, la composante 1 du programme Transfagri vise à améliorer les capacités d’intervention de l’APME auprès des Petites et moyennes entreprises, de la branche agroalimentaire ainsi que sa couverture géographique et à développer les PME du secteur agricole et agroalimentaire.

Dans l’ensemble, le rapport présenté à Yaoundé souligne une dynamique positive dans la mise en œuvre des activités du programme Transfagri, avec des avancées notables au profit des PME et de l’écosystème entrepreneuriale. Ledit rapport identifie également des pistes d’amélioration visant à renforcer l’impact du programme et à consolider sa durabilité.

Selon le ministre des PME, l’ année 2025 a été marqué par l’intensification des offres de formation, l’accompagnement technique et de coaching, principalement au profit des entrepreneurs du secteur agroalimentaire.

Jean-Marie Louis Badga, DG APME : « Nous avons accompagné plus de 1 500 entreprises »

Monsieur le directeur général de l’APME, on s’achemine vers la fin du programme Transfagri, quels sont ls acquis et quelles sont les perspectives ?

Pendant les 5 années de ce projet, nous avons accompagné plus de 1 500 entreprises et nous avons offert des services de l’ordre de 3 500 services soit au moins quatre services par entreprise. Nous avons pendant ce temps apporté une contribution significative au développement ce ces entreprises agroalimentaires et les effets sont palpables.

Nous allons continuer avec les coaches qui accompagnent ces entreprises à faire en sorte que les acquis soient pérennisés. A travers ces résultats, nous pouvons dire que nos PME produisent en quantité et en qualité et progressivement, leurs produits se retrouvent dans la grande distribution parce qu’ils sont certifiés. Il y a là un apport substantiel de ce programme dans le développement économique de notre pays.

Vous avez mis un accent sur le prêt d’honneur qui est également mis en œuvre dans le cadre de ce programme…

Oui. Le prêt d’honneur est une particularité de ce projet, c’est un financement particulier qui est à taux zéro, sans garantie et donné par une communauté à l’instar de Obala (région du Centre  et Bafoussam (Région de l’Ouest). C’est un comité qui est constitué de toutes les forces vives de cette localité. Nous avons des banquiers, les communes et je crois les grandes entreprises. C’est cette communauté qui identifie les porteurs de projets au sein de la communauté et c’est l’appartenance à cette communauté qui fait la première garantie. Aujourd’hui nous somme à 52 projets. C’est une initiative qui est à ses débuts mais qui fait des résultats très importants et ce qui est important à noter c’est que au sein de ces comités, nous avons des institutions de financement qui progressivement accompagnent et complètent le prêt d’honneur par ces crédits bancaires. Avec l’éducation financière qui est donnée à nos PME, elles commencent à s’habituer à la finance moderne.

Un an avant la clôture du projet, quelles sont les projections ?

Nous avons des activités que nous menons sur le terrain. Nous avons 200 entreprises qui vont continuer à être coachées par l’Agence de promotion des PME par des programmes de pérennisation de ce processus. Nous avons déjà des catalogues de services et nous allons continuer dans le cadre de l’Agence de promotion des PME à accompagne les entreprises agroalimentaires sur toute l’étendue du territoire national.

Nous avons un nouveau programme de sécurité alimentaire qui sera mis en œuvre dans au moins 6 régions. Le programme Transfagri va être pérennisé et les acquis sont là, les consultants sont accrédités les services vont continuer à être octroyés aux PME agroalimentaires.

CCA Bank, trajectoire d’une banque camerounaise devenue référence régionale

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La banque était représentée ce jour par sa nouvelle directrice générale, Alvine Désirée Tiwoda. Pour le jury, cette distinction ne relève pas d’un symbole institutionnel, mais d’une lecture chiffrée d’une transformation structurelle menée sur sept ans dans un environnement bancaire fortement concurrentiel, dominé par des groupes occidentaux et ouest-africains.

En 2018, le Crédit Communautaire d’Afrique n’était encore qu’un établissement de microfinance de 2ᵉ catégorie. Cette catégorie, dans la réglementation de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), autorise principalement la collecte de dépôts et l’octroi de crédits de faible montant. Le top management engage alors une mutation décisive : l’obtention de l’agrément de banque commerciale. Ce changement de statut permet d’élargir l’éventail des activités — collecte de dépôts à grande échelle, financement des entreprises, opérations de commerce international — et d’accéder à un marché bancaire plus vaste et plus structuré. Cette décision constitue le socle du repositionnement de CCA Bank dans le paysage financier camerounais.

Croissance bilancielle et montée en puissance financière

Les données présentées lors de la cérémonie EcoMatin illustrent l’ampleur de la transformation. Selon Emile Fidieck, directeur de publication d’EcoMatin, le total du bilan de CCA Bank est passé de 221,5 milliards de FCFA en 2018 à 837 milliards de FCFA en 2024. Les dépôts ont progressé de 201 milliards de FCFA à 660,453 milliards sur la même période.
Les crédits à l’économie — c’est-à-dire les financements accordés aux ménages et aux entreprises — sont passés de 82,5 milliards de FCFA à 368 milliards de FCFA. Le résultat net a suivi une trajectoire comparable, évoluant de 1,9 milliard de FCFA en 2018 à 20,2 milliards de FCFA en 2024. « En 2025, CCA devrait dépasser le seuil de 20 milliards de FCFA de bénéfices nets », a précisé Emile Fidieck lors de la remise du prix.

Expansion territoriale et proximité clientèle

Cette performance financière s’est accompagnée d’une politique active de maillage territorial. Le réseau de la banque est passé de 42 agences et 50 guichets automatiques en 2019 à 57 agences et 69 guichets automatiques en 2025. Cette expansion vise à capter une clientèle plus large, dans un marché où l’accès physique aux services bancaires demeure un facteur de compétitivité. CCA Bank gère aujourd’hui plus de 700 000 comptes actifs et emploie plus de 800 collaborateurs, contre 550 quelques années plus tôt. Cette progression des effectifs reflète l’élargissement des activités et la montée en gamme des services proposés.

La remise du prix intervient dans un contexte de transition managériale, marqué par la prise de fonction d’Alvine Désirée Tiwoda à la direction générale. La gouvernance constitue un levier central dans la trajectoire de la banque, notamment pour répondre aux exigences prudentielles et de conformité imposées aux établissements de crédit. Le 19 octobre 2024, CCA Bank a inauguré à Douala un nouvel immeuble siège de 15 étages. Au-delà de l’infrastructure, ce bâtiment matérialise la stabilité financière de l’institution et sa volonté de se projeter à l’international, dans un espace bancaire africain de plus en plus intégré.

Qualité de vie : Une pauvreté extrême dans le Grand-Nord

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Malgré 43 ans de pouvoir et trois derniers mandats marqués par des plans de développement répétés, les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua demeurent les plus pauvres du Cameroun. Selon les dernières données de l’Institut national de la Statistique et de la Banque mondiale, plus de six habitants sur dix y vivent sous le seuil de pauvreté. Enclavement, insécurité, manque d’eau, faible électrification et crise alimentaire rythment le quotidien des populations. Cette situation critique dans le Grand-Nord a contribué énormément à une prise de conscience et à radicaliser les populations contre le régime Biya qu’ils ont soutenu pendant de longues années.

Des statistiques alarmantes

L’arrière-pays des trois régions septentrionales du Cameroun, notamment les régions de l’Extrême‑Nord, du Nord et de l’Adamaoua s’enfonce dans une pauvreté endémique, malgré les promesses et les mandats successifs du président Paul Biya. Selon l’INS, le taux de pauvreté national était de 37,7% en 2022, soit environ 10,1 millions de personnes vivant avec moins de 813 Fcfa par jour. Mais dans les régions du Grand-Nord, les écarts avec le reste du pays sont considérables. En 2022, l’Extrême-Nord affiche un taux de 69,2%, le Nord 61,1% et l’Adamaoua environ 45,1%. Pour l’Extrême-Nord, un rapport de l’INS en 2016 indiquait un taux de pauvreté chronique allant jusqu’à 69,4% dans le département du Mayo‑Danay, tandis que le département du Diamaré affichait environ 48,2%.

Les raisons de ce gouffre sont multiples : enclavement géographique, déficit d’infrastructures de base, insécurité persistante, chocs climatiques répétés. Ces trois régions sont largement isolées : routes dégradées, absence de liaison fluide avec les grands marchés du sud du pays, ce qui limite les débouchés agricoles et l’industrialisation. L’accès à l’eau courante reste très limité dans nombre de localités reculées : selon l’INS, bien que l’accès à une source améliorée d’eau soit monté à quatre personnes sur cinq au plan national, les zones du Sahel reculées restent fortement déficitaires. Le taux d’électrification y est également insignifiant : par exemple, dans le rapport de la 3ème Enquête camerounaise auprès des ménages (Ecam 3), la proportion de ménages possédant l’électricité dans certaines zones septentrionales est de l’ordre de 11,8% seulement.

Inondations

Ajoutons à cette situation d’arriération l’impact majeur des inondations extrêmes. Dans les départements du Mayo-Danay et du Diamaré (région de l’Extrême-Nord), des crues ont dévasté des centaines de kilomètres de rizières et détruit des milliers de têtes de bétail et acres de culture. Le rapport INS montre que le département du Mayo-Danay atteignait un taux de pauvreté chronique de 69,4%. Un article paru en 2024 sur le site d’Africanews indique que dans ces mêmes zones, « un total de 459 000 personnes ont été touchées par des inondations et des hectares de culture détruits ». Par ailleurs, la crise alimentaire est aiguë : en 2025, la World Food Programme (WFP) alertait sur près de 2,6 millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë entre juin et août, avec l’Extrême-Nord parmi les régions les plus concernées. Dans les départements du Logone et Chari et du Mayo‑Tsanaga, l’activité récurrente de la secte djihadiste Boko Haram et les raids transfrontaliers ont encore aggravé la misère en paralysant toute dynamique économique et la confiance des populations.

Le gouvernement de Paul Biya, après sept mandats successifs, reste pointé du doigt : ces régions fragiles n’ont pas bénéficié de mesures structurelles suffisantes pour casser le cercle vicieux pauvreté-insécurité-vulnérabilité. La Banque mondiale elle-même, dans un rapport sur les régions du Grand-Nord, signalait que la pauvreté rurale dans l’Extrême-Nord se situait à près de 77% en 2019 contre 74% en 2014, soulignant que la centralisation de l’État, la faible gouvernance locale, l’insuffisance des services publics, et les chocs climatiques, étaient autant de freins à l’essor des peuples. En dépit des richesses potentielles (agriculture, élevage, pêche de lac Tchad), les habitants restent condamnés à l’économie de subsistance, sans filet de sécurité ni investissements publics à la hauteur.

Malnutrition

Du Nord à l’Adamaoua, l’accès aux soins pose aussi un défi majeur : dans l’Extrême-Nord, plus de 50 000 enfants de moins de cinq ans souffraient de malnutrition aiguë en 2024 selon l’Unicef, tandis que de nombreuses zones sanitaires ont été fermées ou réduites à quelques postes de santé ; la prise en charge est en recul. A la faveur de mandats politiques sans transformation réelle, les régions septentrionales du Cameroun sont en train de perdre la bataille contre la pauvreté. L’isolement géographique, l’absence d’infrastructures, l’insécurité et les chocs climatiques s’additionnent pour condamner des milliers de ménages à une misère chronique. Ces situations connus de tous dans ces régions, ont contribué énormément à la chute du président Paul Biya en 2025.

Avec Saydou Sadjo

NB: Série : « Pourquoi Biya a perdu le Nord

CAN 2025 : Les Panthères du Gabon comme plat d’entrée pour David Pagou

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David Pagou en conférence de presse d'avant-match contre le Gabon

« L’équipe du Cameroun c’est le Cameroun. Avec notre état d’esprit, on n’a peur de rien ». Parole de David Pagou, sélectionneur des Lions indomptables, en conférence de presse d’avant-match ce mardi. Logé dans le groupe F, le Cameroun aura comme adversaires du premier tour le Mozambique, la Côte d’ivoire et le Gabon. Cette dernière équipe est le premier adversaire du Cameroun demain à 21h. Les Panthères du Gabon, sans être véritablement un foudre de guerre sur la scène continentale, sont tout de même l’une des sélections les plus solides du continent. Ils ont d’ailleurs joué les Barrages continentaux de la Coupe du monde 2026, qu’ils ont perdus face au Nigeria. En face, le Cameroun est loin d’être le Lion indomptable des temps anciens. Avec un staff « nouveau », nommé à trois semaines de la compétition, David Pagou et les siens ont écarté tous les cadres de renom, pour ne retenir que des seconds couteaux dont la plupart ne connaît pas la sélection nationale A, encore moins la Coupe d’Afrique des nations (CAN). N’empêche : « Moi je pense que mon équipe est une nouvelle équipe, mais une équipe forte qui est venue à cette compétition pour faire bonne figure», déclare le sélectionneur des Lions indomptables.

Le meilleur entraîneur national de la saison 2024-2025, fait valoir son vécu : « J’ai fait toutes les catégories, je vais simplement appliquer mes principes et faire ce que je sais faire», souligne-t-il. Se refusant à rentrer dans les polémiques sur l’éventualité des interférences de Samuel Eto’o le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), David Pagou se contente d’indiquer que « c’est notre administration, on s’entend bien ». Et d’ajouter que « ensemble, on espère faire de grandes choses». Pagou joue sa crédibilité, les joueurs leur avenir.

Capitanat

Pour ce qui est du capitaine, David Pagou garde encore le secret à 24h du premier match : « demain, on saura exactement qui portera le brassard». Mais le sélectionneur était accompagné en conférence de presse, par Nouhou Tolo. Celui-ci, présenté comme un potentiel capitaine (avec Christian Bassogog et Devy Epassy), garde sa tête sur ses épaules : «C’est le même Nouhou Tolo. Rien n’a changé. Capitaine ou pas, l’état d’esprit reste le même. Je suis toujours le petit qui a voulu tirer le groupe vers le haut. C’est vrai que c’est une nouvelle responsabilité pour moi, mais ça reste toujours le même que vous avez connu », assure-t-il. Un indice ? Rien n’est moins sûr. Toujours est-il qu’avec Bassogog, celui-ci fait partie des plus anciens du groupe, avec moins de temps que son concurrent. Mais il est possible que si l’arrière-droit en cours de reconversion pour la défense centrale, rate l’étoffe, le gardien Epassy plus sûr d’être aligné à tous les matchs, pourrait le récupérer. Les ambassadeurs du Cameroun à cette 35ème Can sont très attendus au Maroc.

Transports : Le Grand-Nord a mal à ses infrastructures de transport

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C’est à la faveur du meeting de campagne de Paul Biya à Maroua que de nombreux Camerounais se sont rendus compte que cette ville de l’Extrême-Nord dispose d’un aéroport fonctionnel. Tout comme récemment, il a fallu faire de l’aéroport de Garoua le point de départ pour plus de 2 000 pèlerins vers l’Arabie Saoudite pour le Hadj 2025, afin que beaucoup s’aperçoivent que l’infrastructure aéroportuaire de cette région du Nord est encore opérationnelle, à l’instar de celle de Ngaoundéré.

Si les aéroports sont effectivement en activité dans ces villes du Septentrion, il faut reconnaître qu’il y a longtemps qu’elles ne sont plus adaptées aux besoins actuels. Du coup, le Grand-Nord est faiblement desservi par voie aérienne. Notamment à cause de l’insécurité, des contraintes économiques et logistiques. En outre, les opérations aériennes dans une région peu peuplée et économiquement peu dynamique peuvent être jugées peu rentables pour les compagnies aériennes, ce qui décourage l’offre de vols réguliers. Cette situation affecte le transport de personnes et de marchandises, rendant la région moins accessible. Ce qui a des conséquences sur le développement économique et le déplacement des populations.

Il en est de même du prolongement du chemin de fer Ngaoundéré-Ndjamena dont le prolongement peine à prendre corps. Censés prendre effet depuis le début du 2nd semestre de l’année courante, tel qu’annoncé en fin d’année dernière par le ministre Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, les travaux tardent à démarrer alors que les financements sont déjà disponibles. Les 181 milliards de Fcfa prêtés par la Banque mondiale devraient notamment permettre de mettre en œuvre l’extension du chemin de fer Ngaoundéré-Ndjamena annoncé depuis plusieurs années et impatiemment attendu par les habitants du Septentrion.

Intégration économique régionale

De façon détaillée, il s’agit pour cette infrastructure ferroviaire de contribuer à la réalisation à terme d’un projet communautaire de transport par voie ferrée efficace et économique, en vue de favoriser l’intégration économique régionale et le développement des zones à fortes potentialités minières, industrielles et agricoles au Cameroun et au Tchad.

Autant le projet d’extension du chemin de fer Ngaoundéré-Ndjamena tarde à quitter la gare, autant des travaux routiers patinent dans le Grand-Nord. Au rang de ceux-ci, l’on dénombre notamment la reconstruction du pont de Palar sur le Mayo Kalliao, du pont sur le Mayo-Pintchoumba et ses voies d’accès et de de la route Gakle-Mokolo. Au 2 septembre 2025, les travaux du pont sur le Mayo-Pintchoumba et ses voies d’accès, enregistrent seulement 45,24% d’exécution pour une consommation des délais de 146%. L’ouvrage en construction s’étend sur un linéaire de 62,4 ml et 800 ml de voies d’accès. Le chantier est entièrement financé par le Budget d’Investissement public (BIP) du Mintp pour le compte des exercices 2021, 2022 et 2023, à hauteur de 2 milliards 336 millions 671 mil 593 Fcfa.

Concernant le projet de reconstruction du pont de Palar et de ses accès sur le Mayo Kalliao, l’évaluation du chantier en septembre dernier a fait constater que les travaux sont à l’arrêt depuis le 19 mars 2024. Le projet comprend la construction d’un pont d’un linéaire de 70 mètres et l’aménagement des voies d’accès sur 430 mètres. Initié pour un coût total de 4 milliards 505 millions 708 mil 74 Fcfa, il est financé par le BIP du Mintp. La phase d’études a démarré le 31 mai 2021, suivie de la phase des travaux qui a débuté le 30 mars 2022. Le délai contractuel pour ce projet était fixé à 16 mois, soit quatre mois pour la phase d’études et 12 mois pour la phase de travaux.

1,65 milliard Fcfa d’avance de démarrage

Il convient de relever que l’avancement des travaux est très insuffisant, avec seulement 7,08% d’avancement global, dont 4,47% pour la phase des travaux. La consommation de délai à cette date s’élève à 342,89%, ce qui traduit des retards significatifs par rapport au calendrier initial. Par ailleurs, malgré une avance de démarrage de 1 milliard 65 millions 451 mil 86 Fcfa, l’entreprise n’a pas réussi à respecter ses engagements, ce qui a amené les décideurs à envisager la résiliation du contrat en cours. La situation actuelle représente non seulement un retard pour le projet, mais également un préjudice pour les habitants de la région, impatients de voir l’infrastructure réalisée.

S’agissant de l’entretien confortatif et périodique de la route Gakle-Mokolo, confié à l’entreprise Croisière BTP, l’évaluation des travaux montre un grand retard. Le niveau d’avancement affiche 30% pour une consommation de délais estimée à 73,33%. Ce, du fait des absences répétées de l’entreprise co-contractante sur le site du projet. Ces travaux d’entretien confortatif et périodique qui s’étendent sur un linéaire de 60 km, relient les départements du Diamaré et du Mayo-Tsanaga, dans la région de l’Extrême-Nord. Ils sont exécutés grâce à une enveloppe de 6 milliards 493 millions 349 mil 672 Fcfa, tirée du BIP-Mintp. Avant sa démobilisation au mois d’août 2025, la consistance des travaux réalisés par l’entreprise adjudicataire portait sur l’installation de chantier 80% et les travaux de chaussée 36,68%.

Cette situation accentue l’isolement géographique du Grand-Nord du reste du pays, limitant les échanges commerciaux et touristiques. Du coup, le succès du pont sur le Logone à Yagoua, se noie dans un torrent d’échecs.

NB: Série : « Pourquoi Biya a perdu le Nord ».

Finance islamique : le MINFI vulgarise ce mécanisme d’accès au crédit sans intérêt

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C’est « un levier de financement éthique, inclusif et complémentaire aux instruments financiers conventionnels, susceptible de soutenir la croissance économique et l’inclusion financière au Cameroun », a déclaré Gilbert Didier Edoa, secrétaire général au ministère des Finances alors qu’il présidait l’atelier consacré à la campagne nationale de vulgarisation de la finance islamique.

Il s’agit d’un mécanisme de financement qui repose sur les principes de la charia et se démarque de la finance conventionnelle par une approche qui privilégie l’éthique et la morale islamique dans les transactions financières. Concrètement, ce modèle proscrit le recours à l’intérêt et met l’accent sur la responsabilité sociale de l’investissement, en orientant les financements vers des activités jugées conformes aux principes de justice, de partage des risques et de transparence.

Selon les données présentées, la finance islamique reste marginale au Cameron malgré l’existence d’un cadre réglementaire communautaire adopté en 2022 au niveau de la CEMAC. À ce jour, seules trois banques – la Caisse autonome d’amortissement (CAA), Afriland First Bank et la Commercial Bank of Cameroon (CBC) – ont obtenu l’autorisation préalable de la COBAC pour l’ouverture de fenêtres islamiques.

 Les autorités constatent également une faible pénétration de ces produits dans les secteurs de la microfinance et de l’assurance. « Malgré les textes de la COBAC et les dispositions prises au Cameroun, la mayonnaise tarde à prendre, alors même que la finance islamique offre de nombreuses opportunités en termes de croissance et de développement », a déclaré Gilbert Didier Edoa, avant d’insister : « Il est important que l’ensemble des acteurs — bénéficiaires potentiels, banques, établissements de microfinance, compagnies d’assurance et régulateur — soient informés et sensibilisés, afin que cette opportunité offerte soit effectivement saisie par les acteurs du système financier ».

Le ministère des Finances explique que cette initiative vise à mieux informer les établissements financiers, les régulateurs et les bénéficiaires potentiels, afin de favoriser une appropriation plus large de ce mode de financement. L’objectif affiché est de faire de la finance islamique un outil effectif d’inclusion financière et de mobilisation de ressources, dans un contexte où l’accès au crédit demeure limité pour une partie de la population. « Dans le système bancaire, il existe des établissements spécialisés dans la finance islamique, et deux ou trois ont obtenu des agréments. Toutefois, cela demeure marginal de notre point de vue, dans la mesure où l’objectif recherché est l’inclusion financière », a confié le SG du Minfi.

La rencontre a réuni plusieurs acteurs du système financier national et communautaire, notamment la BEAC, la COBAC, la CIMA, la Direction générale des impôts, des établissements de crédit, de microfinance et d’assurance, ainsi que des experts financiers et des représentants de la communauté musulmane.

Les échanges ont porté sur les fondements de la finance islamique, l’assurance islamique, la fiscalité applicable aux produits islamiques, la conformité réglementaire et les perspectives de développement. Les recommandations issues de l’atelier ont souligné que « la finance islamique demeure globalement méconnue » et que « les compagnies d’assurance ne se sont pas encore pleinement approprié ce produit », ce qui engendre des difficultés de mise en œuvre.

Il a été proposé d’accélérer l’élaboration du cadre réglementaire au niveau de la CIMA pour rendre l’assurance islamique plus attractive, d’intensifier la vulgarisation de l’assurance islamique elle-même, et de poursuivre et renforcer l’éducation financière des leaders religieux et du grand public sur la finance islamique.

En matière de conformité, les participants ont recommandé l’obtention du visa et du certificat de conformité auprès de la COBAC, l’adoption d’une fiscalité communautaire spécifique, la mise en place d’incitations pour attirer davantage d’investisseurs nationaux et internationaux, le renforcement de la sécurité juridique des investisseurs, la diversification des offres de financement de l’État et la poursuite des démarches de mise en conformité des acteurs du secteur.

 À travers cette campagne, le ministère des Finances entend renforcer le dialogue entre l’autorité monétaire et l’ensemble de l’écosystème financier, dans la perspective d’un développement plus soutenu de la finance islamique au Cameroun et dans la zone CEMAC.

Changement climatique : les villes côtières d’Afrique centrale se renforcent

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A l’initiative de la FAO, Douala a récemment accueilli un forum visant à renforcer la résilience de 14 villes et écosystèmes côtiers de l’Afrique centrale et de l’Est face aux défis climatiques tels que l’érosion côtière, les inondations et la montée du niveau de la mer.

Les pays d’Afrique centrale disposent près de 3 600 kilomètres de littoral et 1 223 675 km² de zones économiques exclusives. Cet écosystème abrite des forêts de mangroves, des récifs coralliens et des herbiers marins qui hébergent de nombreuses espèces animales et végétales importantes pour la sécurité alimentaire mais aussi pour les revenus des populations locales.

Cette bande côtière regroupe douze villes dans six pays à savoir Mayumba, Port gentil, Libreville et Coco Beach au Gabon ; Bata et Malabo en Guinée Equatoriale ; Sao Tomé et San Antonio à Sao Tomé et Principe ; Banana en République Démocratique du Congo ; Pointe Noire au Congo ; Kribi et Douala au Cameroun. A ces 12 villes s’ajoutent Bujumbura et Rumonge au Burundi qui présentent des similitudes observées sur les rives du Lac Tanganyika.  Les représentants de ces 14 villes étaient réunis à Douala à l’occasion d’un forum sous-régional sur le renforcement de la résilience au changement climatique des villes et écosystèmes côtiers des d’Afrique Centrale et du Burundi. Ceci à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO),  agence spécialisée des Nations Unies qui œuvre pour l’éradication de la faim, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la promotion d’une agriculture durable.

 « En dépit de leur importance, les villes et les écosystèmes côtiers sont et restent l’une des zones les plus vulnérables aux risques climatiques avec des inondations répétées et la perte d’habitations, de moyens de production, de bâtiments commerciaux, des services de base, des emplois et l’endommagement des infrastructures de transport. C’est pour faire face à ces menaces que la FAO organise ce forum de renforcement de la résilience au changement climatique des villes et écosystèmes côtiers du Gabon, du Cameroun, du Congo, de STP, de Guinée Equatoriale, de la RDC et du Burundi », explique le représentant du Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique centrale Dr Athman Mravili.

La rencontre à laquelle prenaient également part des experts en question climatique et des administrations publiques visait à examiner les vulnérabilités spécifiques des zones côtières d’Afrique centrale face au changement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer, les submersions marines, les inondations, l’érosion, la perte des terroirs agricoles et de biodiversité et les événements extrêmes. Un autre objectif du forum était de formuler un draft de note conceptuelle qui promeut des solutions inclusives basées sur la nature et prenant en compte les besoins et perspectives de tous les groupes de populations, les différentes catégories socio-professionnelles et systèmes productifs des villes côtières.

Cet atelier sous-régional sur le renforcement de la résilience au changement climatique des villes et écosystèmes côtiers du Gabon, Cameroun, Congo, STP, de la Guinée Equatoriale, de la RDC et du Burundi s’est tenu au lendemain de la conférence de Belém sur les changements climatiques et la COP30 qui s’est achevée le 22 novembre 2025 par un appel à atténuer et inverser les dommages causés par la péjoration climatique à travers l’érosion côtière et un accord appelant à tripler le financement accordé aux pays en développement afin de protéger leurs populations contre les effets croissants de la crise climatique.

CAN Maroc 2025: la succession de la Côte d’ivoire ouverte

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La Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’est ouverte ce 21 décembre 2025 au complexe sportif Moulay Abdellah de Rabat. Avec en ouverture le match Maroc-Comores. Présenté comme le favori, le pays organisateur a eu de la peine à dominer son adversaire. Si les Lions de l’Atlas ont pris le dessus (2-0), il reste que les Cœlacanthes n’ont pas été le petit poucet vu par nombre d’observateurs. Au contraire, les Cœlacanthes se sont même très souvent montrés plus déterminés à remporter la partie. C’est un signal que cette Can pourra réserver beaucoup de surprises tant positives que négatives. Les favoris sur papier pourraient ne pas toujours combler les attentes de leurs fans et autres admirateurs. La première journée se poursuit aujourd’hui avec les matchs Mali-Zambie, Afrique du Sud-Angola et Egypte-Zimbabwé. En attendant, le Sénégal, l’Algérie, le Nigeria et la RD Congo sont présentés comme des candidats très sérieux au titre.

Des Lions indomptables pas très rassurants

Le Cameroun entre en compétition mercredi contre le Gabon. Difficile de savoir si la sélection nationale du Cameroun a le moral au beau fixe. Alors que l’on engageait la dernière ligne droite vers la Can, la Fecafoot a nommé un nouveau staff technique. A trois semaines du coup d’envoi. Samuel Eto’o a nommé David Pagou qui faisait déjà partie du staff dirigé par Marc Brys, mais n’était qu’une sorte de complément d’effectif sans véritable emploi auprès de son patron. Et l’homme a ignoré les cadres de la sélection sous l’ère Marc Brys : André Onana, Vincent Aboubakar, Franck Zambo Anguissa,… Préférant des joueurs moins capés et moins expérimentés. Et le groupe est arrivé en rangs dispersés. Christian Kofane est le dernier à arriver, ce dimanche. Rien n’a jusqu’ici filtré des entraînements des Lions indomptables, à part une séance ouverte à la presse dimanche soir. S’il est certain que Devy Epassy sera le gardien titulaire, le flou persiste tant sur l’ossature de l’équipe que sur le capitaine. Des informations ont présenté le trio Epassy-Nouhou Tolo-Christian Bassogog. En l’absence d’une communication officielle sur la question, seul le premier match devrait livrer l’information. Mais ik est plus probable que ce soit Devy Epassy.

Recouvrement des recettes fiscales : Les mairies demandent l’instauration d’une période transitoire

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les CVUC ont proposé un ensemble de mesures concrètes

En même temps, la dotation générale à la décentralisation a presque triplé pour s’établir à environ 1 106 milliards FCFA.

Le Premier ministre Joseph Dion Ngute et par ailleurs président du Conseil national de la décentralisation (CND) a dirigé les travaux de cette instance le 19 décembre 2025 à Yaoundé. Quatre points étaient à l’ordre du jour : le compte rendu des activités menées par le secrétariat du CND pendant l’intersession ; l’exposé de Georges Elanga Obam, ministre en charge de la décentralisation sur la réforme fiscale.

Le deuxième exposé présenté par Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances portait sur l’administration de la fiscalité locale et la mise à disposition des ressources aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Le maire Augustin Tamba, président de l’Association des communes et villes unie du Cameroun (CVUC) a quant à lui exposé sur la réforme fiscale : perception, actions entreprises et propositions d’amélioration.

Dans son exposé, Augustin Tamba a relevé les difficultés rencontrées par les communes au cours de l’exercice 2025, en raison de l’implémentation mitigée des mécanismes consacrés par la nouvelle loi et notamment le non-renouvellement automatique dans les comptes courants postaux des CTD, des ressources collectées par l’administration fiscale et centralisées par le Trésor public.

Ce qui a pour conséquence selon Augustin Tamba des répercussions négatives sur le climat social et la mise en œuvre des projets d’investissement propres des CTD. Afin d’améliorer cette situation, les CVUC ont proposé un ensemble de mesures concrètes à prendre au rang desquelles l’instauration d’une période transitoire, pour permettre aux communes de recouvrer directement leurs recettes fiscales, en attendant la mise en place progressive des différentes infrastructures et des outils prévus par la loi portant fiscalité locale.

« Nous avons pris acte des recommandations et des observations des uns et des autres et le Premier ministre a instruit que sous la houlette du secrétariat permanent du Conseil national de la décentralisation, ces recommandations fassent l’objet d’un examen » a indiqué Georges Elanga Obama au sortir des travaux.

La dotation générale à la décentralisation a presque triplé pour s’établir à environ 1 106 milliards FCFA, parallèlement, la nouvelle fiscalité locale vise un doublement des recettes propres aux collectivités. Pour Henri Séverin Assembe, expert en décentralisation, administrateur directeur de l’institut des hautes études sur la gouvernance territoriale et la décentralisation, pour rendre leurs actions concrètes, les exécutifs devront professionnaliser la chaîne de projets.

« L’improvisation n’est plus permise. Les exécutifs doivent recruter des experts en montage de projets complexes pour garantir que les budgets soient consommés de manière efficace et transparente. Ils doivent maîtriser le nouveau levier fiscal. Pour doublier les recettes, les régions doivent moderniser le recensement des contribuables locaux et digitaliser le recouvrement » explique Henri Séverin Assembe dans les colonnes du journal Cameroon Tribune de ce lundi 212 décembre 2025.

Pour lui, l’enjeu est de prouver au citoyen que l’impôt payé localement est immédiatement réinvesti dans un projet visible, à l’instar des ponts, écoles, forages etc… Selon lui, au lieu de multiplier de petits projets éphémères, les exécutifs doivent privilégier les investissements à fort effet de levier comme la création d’une zone industrielle régionale ou un centre technique d’excellence.

Santé globale : Yaoundé et Washington signent un protocole d’accord pour cinq ans

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Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’une mission de haut niveau conduite par Washington, destinée à renforcer et à structurer la coopération bilatérale avec le Cameroun dans le champ de la santé globale. À l’issue des échanges, les deux gouvernements ont procédé, le même jour, à la signature d’un protocole d’accord bilatéral encadrant l’appui américain au secteur de la santé au Cameroun pour une durée de cinq ans. Le document couvre prioritairement la lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose, ainsi que les enjeux de sécurité sanitaire mondiale.

L’accord a été signé par le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, et l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Cameroun, Christopher Lamora, en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute. Selon les parties prenantes, cette signature marque une étape importante dans l’évolution de la coopération camerouno-américaine, désormais orientée vers un partenariat bilatéral plus structuré, axé sur la transparence, l’efficacité de l’aide et le renforcement durable du système de santé camerounais.

Ce protocole s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie américaine de santé globale, dénommée « America First Global Health Strategy », portée par l’administration du président Donald Trump. Cette orientation privilégie des accords bilatéraux ciblés afin d’optimiser l’impact des financements américains. Dans ce contexte, le Cameroun fait partie des quinze pays considérés comme prioritaires par les États-Unis pour la mise en œuvre de cette stratégie.

Les discussions ont également permis d’identifier plusieurs axes de coopération jugés prioritaires pour les cinq prochaines années. Il s’agit notamment de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile, de l’amélioration de la performance et de la viabilité des districts de santé, de la mutualisation des ressources pour accélérer la transformation du système de santé, ainsi que de l’intégration de l’approche « Une seule santé » face à des risques sanitaires transfrontaliers croissants.

La délégation américaine a, à cette occasion, salué le leadership du Cameroun dans la lutte contre les pandémies et les épidémies, ainsi que les résultats obtenus dans la formation des épidémiologistes de terrain, présentés comme un levier central de la sécurité sanitaire à l’échelle régionale et mondiale.

Le Dr Rebecca Bunnell dispose de plus de trente ans d’expérience en santé publique. Elle supervise la mise en œuvre du programme PEPFAR dans cinquante-cinq pays. Ancienne directrice scientifique des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) entre 2019 et 2023, elle a exercé au sein de plusieurs institutions de référence, notamment l’USAID, le CDC, Médecins Sans Frontières, le Medical Research Council du Royaume-Uni et le Peace Corps. Elle est également auteure de plus de 130 publications scientifiques.

L’audience s’est tenue en présence de l’ambassadeur des États-Unis au Cameroun, un signal diplomatique interprété comme le reflet de l’importance stratégique accordée par Washington à ce partenariat. À travers cette rencontre et la signature du protocole d’accord, Yaoundé et Washington entendent ouvrir une nouvelle phase de leur coopération sanitaire, orientée vers des résultats mesurables et une amélioration durable de l’accès aux soins pour les populations.

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