samedi, avril 4, 2026
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Régie de remorquage du PAD : 4,8 milliards FCFA de recettes fiscales et 5,4 milliards FCFA de redevances en 5 ans

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Voici 5 années que le Port Autonome de Douala (PAD) a repris en main les activités de remorquage autrefois gérées par le français Boluda. Après le départ de cet ancien concessionnaire en 2020, le PAD a mis en place la Régie Déléguée de Remorquage (RDR), société anonyme filiale du PAD. En cinq années d’exploitation, les performances de cette entreprise sont évaluées. D’après les données communiquées par le PAD, la RDR affiche des résultats positifs.

Au 31 décembre 2025, le chiffre d’affaires de la RDR S.A. a atteint 7,263 milliards, soit plus du double de celui de 2020. Bien plus, entre 2021 et 2025, les redevances cumulées reversées au PAD s’établissent à 5,4 milliards, contre 7 milliards pendant toute la durée de la concession. Ces redevances représentent donc plus de 70% de ce qu’a versé l’ex-concessionnaire pendant 17 années d’exploitation, souligne le PAD.

Dans le même temps, on enregistre une contribution aux recettes de l’État à hauteur de 4,879 milliards, en termes d’impôts et taxes. Globalement, c’est une embellie qui a été affichée d’année en année dès la reprise de la gestion de l’activité de remorquage par le PAD. En effet, sous la période de l’ancien concessionnaire, l’activité générait un chiffre d’affaires de 3,389 milliards, pour 587 millions de redevances reversées au PAD.

Dès 2021, date de la création de la Régie déléguée du Remorquage, le chiffre d’affaires a atteint 4,345 milliards de FCFA. Soit une progression de 28% en une année tandis que les redevances sont passées à 1,2 fois le montant versé par le passé. Ces résultats sont le fruit du modèle de gouvernance, selon le Directeur PAD, Cyrus NGO’O, Président du Conseil d’Administration de la Régie du Remorquage S.A qui a présidé le 9 janvier 2025, la cérémonie de célébration des 5 ans de cette filiale du PAD.

Plusieurs réformes ont été mises en place pour assurer la performance de la RDD. Il en est par exemple de la modernisation de l’outil de production qui était caractérisé par une vétusté. Un investissement d’environ 11,655 milliards de FCFA a été mobilisé pour l’acquisition de deux remorqueurs chez Damen Shipyards Gorinchem. Les équipements ont accosté au port de Douala l’année dernière.

« Ces performances ont été soutenues par une politique volontariste de modernisation »

CYRUS NGO’O, Directeur Général du Port Autonome de Douala

« Le délai moyen de manœuvre a été réduit, le taux de disponibilité de la trottinette s’est amélioré et les incidents lourds ont connu une baisse significative en renforçant ainsi la sécurité des opérations portuaires. Ces performances ont été soutenues par une politique volontariste de modernisation des équipements, notamment à travers l’acquisition de deux remorquages neufs et la maintenance des anciens, dont la capacité d’extraction accrue est conforme aux standards internationaux. Ces investissements permettent d’améliorer la sécurité des manœuvres, d’optimiser la productivité des équipes et de renforcer la fiabilité du service rendu aux usagers du port. L’impact de ces avancées dépasse le seul pays natif de la Régie. Elle contribuent directement à la compétitivité du port de Douala-Bonabéri en réduisant les temps d’escale, en améliorant la prévisibilité des opérations et en offrant aux amateurs et aux chargeurs un service de qualité qui répond aux exigences du commerce maritime moderne. Je tiens également à souligner la synergie stratégique entre la Régie du remorquage et celle en charge du dragage, autre pilier fondamental de la normalisation portuaire. Le maintien permanent des tirants d’eau, la réduction des interruptions dues à l’ensablement et la maîtrise des coûts d’entretien national constituent des attributs essentiels pour la fluidité et la sécurité de la navigation. »

« Ces résultats sont le fruit des choix stratégiques assumés »

EDWARD CHUYEH MBUNKUR, Directeur Délégué de la régie de Remorquage

« Il me tient particulièrement à cœur d’affirmer que la région de Remorquage SA est fière de faire pleinement partie de la success story du Port autonome de Douala. Par notre action quotidienne, par la qualité du service rendu et par notre contribution à la sécurité et à la fluidité des opérations portuaires, nous assumons avec responsabilité notre rôle dans la dynamique de performance, de modernisation et de compétitivité qui caractérisent aujourd’hui notre port. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils résultent des choix stratégiques assumés, d’investissements structurels et d’un accompagnement constant. Cette cérémonie se veut à la fois un moment de gratitude, de partage et de projection vers l’avenir. Elle ouvre une nouvelle étape, placée sur le signe de l’amélioration continue de la modernisation et du renforcement de notre contribution à la compétitivité du port de Douala-Bonabéri. »

Projet Minim Martap : Canyon Resources veut porter sa participation au capital de Camrail à 35%

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Les discussions avancent donc au sujet de la signature d’un contrat en vue d’assurer le transport des minerais de bauxite extraits de Minim Martap vers le port de Douala. Le préalable pour assurer l’effectivité de ce transport étant la remise en état de sections clés de la voie ferrée entre Makor (Adamaoua) et Douala, une opération dans laquelle Canyon Resources SA compte investir 7 millions de dollars (environ 5 milliards de FCFA). Et dans un communiqué publié, le 8 janvier 2026, la société australienne a confirmé que ses discussions avec Camrail, continuent de progresser et sont désormais bien avancées.

 L’objectif étant de porter sa participation au capital de Camrail de 9,1% actuellement à environ 35%, au plus tard au premier trimestre 2026. Selon le communiqué de Conyon Resources, cette montée en puissance permettrait à la compagnie de « réduire davantage les risques associés à sa stratégie logistique mine-port ». Une priorité assumée par la compagnie minière qui se prépare à lancer l’exploitation de son gisement de bauxite de Minim-Martap dans la région de l’Adamaoua, dès le mois de février 2026.

Comme le précise ce communiqué, le démarrage de l’exploitation minière à Minim Martap est prévu pour février 2026, après l’arrivée du mineur de surface au port de Douala attendue en décembre 2025. La livraison du matériel roulant notamment les wagons Camalco commandés auprès de Texmaco Rail & Engineering Limited, est annoncée pour le premier trimestre 2026, avec une mise en service ciblée au début du deuxième trimestre.

 47 MILLIARDS DE FCFA D’INVESTISSEMENTS ATTENDUS POUR LA PÉRIODE 2026-2029

Déjà, dans un communiqué conjoint publié, le 6 octobre 2025, les deux partenaires précisaient qu’ « Afin de faciliter le démarrage des opérations au début de 2026, Camalco investira initialement 7 millions de dollars dans la réhabilitation des sections clés du réseau ferroviaire, dès la signature du contrat de transport de bauxite avec Camrail ».

Cet investissement préliminaire s’inscrit en amont du Plan quinquennal n°2 (PQ2) de Camrail, attendu pour entrer en vigueur au premier semestre 2027. Il vise à renforcer les zones les plus sensibles de l’infrastructure, afin d’accélérer le lancement des exportations du minerai vers le port de Douala. Egalement, Camalco SA prévoit de poursuivre ses investissements sur la période 2026-2029, à hauteur de 85 millions de dollars (près de 47 milliards de FCFA), pour garantir une montée en puissance de la production jusqu’à 10 millions de tonnes de bauxite par an.

La présence d’une infrastructure ferroviaire déjà opérationnelle reliant Minim Martap au port de Douala, indique-t-on, renforce encore l’attractivité du projet, présenté comme l’un des piliers de la future filière aluminium du Cameroun. Pour Canyon, le rail représente l’axe central d’évacuation du minerai depuis Minim Martap jusqu’aux installations portuaires de Douala.

En renforçant sa présence au capital de Camrail, la société cherche à mieux maitriser ses coûts de transport, à sécuriser ses capacités d’acheminement et à s’impliquer plus directement dans le réseau ferroviaire stratégique sur lequel repose l’ensemble de sa chaîne logistique.

Cette implication logistique concerne notamment le projet de modernisation PQ2, dans lequel Camrail joue un rôle clé. Au Cameroun, ce programme porte en priorité sur la rénovation du corridor ferroviaire Douala-Yaoundé et Belabo-Ngaoundéré.

Modernisation : 7 500 milliards FCFA mobilisés en 15 ans pour renforcer les infrastructures

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le Dsce a permis d'amorcer de grands projets infrastructurels

D’après l’annexe consacrée à l’évolution des grands projets d’investissement jointe à la loi de finances 2026, un document élaboré par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, les engagements financiers cumulés de l’État entre 2010 et 2025 atteignent 7 579 milliards de FCFA. Les chiffres officiels du Minepat montrent que l’essentiel de ces financements repose sur des prêts non concessionnels.

Sur l’ensemble de la période étudiée, ceux-ci représentent 5 398 milliards de FCFA, contre 2 181 milliards de FCFA pour les prêts concessionnels. Selon la même source, près de 3 580 milliards de FCFA ont été consacrés aux routes, aux autoroutes et aux infrastructures portuaires. L’énergie arrive en deuxième position avec 2 068 milliards de FCFA mobilisés. Les investissements dans l’eau atteignent 779 milliards de FCFA, tandis que le développement urbain, l’habitat et les télécommunications ont respectivement bénéficié de 399 milliards, 272 milliards et 480 milliards de FCFA.

RÉALISATIONS

Dans le secteur des transports, la mise en service du port en eau profonde de Kribi est citée comme un tournant pour la façade maritime du pays. Sur le réseau routier, des autoroutes ont été partiellement livrées, notamment la phase I de l’axe Yaoundé Douala longue de 60 kilomètres, dont les travaux se sont étalés sur près de dix ans. Les axes Kribi Lolabé et Yaoundé Nsimalen figurent également parmi les projets structurants, avec pour ce dernier la livraison d’une section de rase campagne de 23 kilomètres après huit années de travaux, la section urbaine étant attendue à l’horizon 2030, selon les informations officielles.

Toujours d’après le Minepat, plus de 3 000 kilomètres de routes ont été construits ou réhabilités pour relier les bassins de production agricole aux centres urbains et aux pays voisins. Dans l’énergie, le barrage de Lom Pangar, mis en service avec une capacité de retenue estimée à six milliards de mètres cubes d’eau, est présenté comme un ouvrage clé pour la régulation du fleuve Sanaga. Selon les données reprises dans l’annexe à la loi de finances 2026, cette infrastructure a permis d’augmenter d’environ 120 mégawatts la production des centrales existantes et de sécuriser le développement de nouveaux barrages en aval, dont Nachtigal.

Sur l’ensemble de la période, environ 1 170 mégawatts de capacités supplémentaires ont été installés, combinant centrales thermiques à gaz et barrages hydroélectriques. Le ministère de l’Eau et de l’Énergie indique qu’en 2024, le taux d’accès à l’électricité atteignait environ 72%, avec un contraste marqué entre les zones urbaines proches de 94% et les zones rurales autour de 40 %. Les télécommunications figurent aussi parmi les secteurs profondément transformés.

Les autorités rappellent que près de 18 000 kilomètres de fibre optique ont été déployés à l’échelle nationale. Le raccordement du Cameroun au câble sous-marin South Atlantic Inter Link, mis en service au début des années 2020, a fortement accru les capacités de transmission internationale.

RATÉS

 Ce tableau n’est toutefois pas exempt de zones d’ombre. Dans les documents officiels, le gouvernement reconnaît que plusieurs projets de première génération ont connu des retards importants.

Trois explications principales sont avancées. La première concerne une préparation jugée insuffisante de certains projets au moment de leur lancement, les cadres réglementaires de maturation n’étant devenus pleinement opérationnels qu’après 2018.

La seconde tient à une maîtrise imparfaite du volume global des engagements, qui a réduit les marges budgétaires disponibles.

 La troisième renvoie aux délais parfois longs observés dans la délivrance des avis de non objection par certains partenaires financiers internationaux, un point régulièrement mentionné dans les rapports administratifs.

Christopher Lamora quitte Yaoundé après un mandat marqué par des projets structurants dans la santé et l’énergie

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Dès sa prise de fonction en mars 2022, Christopher John Lamora avait placé le MINEPAT parmi ses premiers interlocuteurs institutionnels. « Quand je suis arrivé ici au Cameroun en tant qu’ambassadeur, il faisait partie des premiers ministres que je suis venu voir, parce qu’il y a autant de possibilités, autant d’opportunités dans les relations économiques, les investissements, le commerce et le développement », a-t-il rappelé à l’issue de l’audience. Une déclaration qui résume la logique de travail adoptée tout au long de son mandat : inscrire la coopération américaine dans les priorités économiques définies par l’État camerounais.

Sur le plan sectoriel, le bilan fait apparaître plusieurs accords structurants. Le plus significatif concerne la santé publique. Un accord signé avec le ministère de la Santé publique prévoit un engagement financier d’environ 900 millions de dollars américains sur cinq ans. Ces ressources sont destinées au renforcement du système de santé camerounais, notamment à travers l’amélioration des infrastructures, l’accès aux soins et le soutien aux programmes de santé publique. À l’échelle nationale, ce type de financement constitue un apport majeur dans un secteur confronté à des besoins structurels élevés.

Le volet énergétique figure également parmi les dossiers emblématiques du mandat. En 2024, un protocole d’accord a été signé pour la construction d’un barrage sur le fleuve Sanaga, axe stratégique de la production hydroélectrique du pays. Le projet est porté par une entreprise américaine dirigée par un Camerouno-Américain basé aux États-Unis, illustrant l’implication de la diaspora dans les investissements productifs. Sans entrer dans les détails techniques, ce type d’infrastructure vise à accroître les capacités de production d’électricité, un facteur clé pour l’industrialisation et l’attractivité économique du Cameroun.

Les infrastructures rurales ont constitué un autre champ d’intervention. Un protocole d’accord a été conclu avec la société américaine Hoffman pour la fourniture d’équipements lourds destinés à la construction de routes rurales, notamment dans des zones enclavées. Ces équipements – engins de terrassement et de génie civil – sont essentiels pour améliorer la connectivité des bassins de production agricole, réduire les coûts de transport et faciliter l’écoulement des produits vers les marchés urbains.

Au-delà de ces projets précis, l’action de l’ambassadeur s’inscrit dans un cadre plus large de coopération économique et humanitaire. Selon des sources officielles, les États-Unis ont mobilisé plus de 650 millions de dollars d’aide humanitaire bilatérale en faveur du Cameroun depuis 2014, avec un impact direct sur environ 1,4 million de bénéficiaires pour la seule année 2021. Sur le plan commercial, les échanges entre les deux pays atteignaient 366 millions de dollars en 2018, un niveau qui traduit une relation économique réelle, bien que perfectible au regard du potentiel des deux économies.

Dans cette architecture, le MINEPAT apparaît comme un acteur central. Chargé de la planification, de la coordination de l’aide extérieure et de l’orientation des investissements publics, le ministère a servi d’interface entre les priorités nationales et les propositions de coopération américaine. « Le MINEPAT est au centre de tout ça, avec d’autres ministères bien sûr », a souligné Christopher John Lamora, mettant en avant une collaboration qu’il qualifie de « fructueuse » sur l’ensemble de son mandat.

À l’heure de son départ, l’ambassadeur a insisté sur la continuité institutionnelle. Bien qu’il quitte Yaoundé à la fin de la semaine, il affirme que le chargé d’affaires et l’ensemble de l’équipe diplomatique américaine poursuivront le travail engagé avec les autorités camerounaises. Une manière de rappeler que la coopération USA–Cameroun, vieille de près de soixante ans, repose moins sur les personnes que sur des mécanismes institutionnels et des intérêts économiques partagés.

Pour le Cameroun, ce bilan met en lumière une coopération orientée vers des secteurs jugés stratégiques pour la croissance et le développement. Pour les États-Unis, il s’agit de consolider une présence économique fondée sur des projets concrets, des volumes financiers significatifs et un dialogue étroit avec les structures nationales de planification. Un héritage diplomatique mesurable, dont l’impact dépendra désormais de la mise en œuvre effective des accords signés.

Can 2015: fin de parcours pour le Cameroun

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Ça y est! Le Cameroun n’ira pas plus loin que les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Le bataille des Lions a profité à ceux de l’Atlas. Deux coups de crocs ont suffi à ramener sur terre une des sélections les moins attendues au second tour mais qui a déjoué les pronostics pour atteindre ce niveau de compétition.

Nouhou Tolo tire les leçons de l’élimination

Une bataille initialement à la portée des poulains de David Pagou tant le Cameroun avait remporté sept de leurs 13 dernières rencontres. Et le pays des Lions indomptables avait la réputation d’éliminer les pays organisateurs. C’était déjà le cas en 1988 en demi-finale du même tournoi. Le Cameroun l’emportera finalement. 37 ans après, Bryan Mbeumo et Kofane n’ont pas réussi là où Milla et Abega avaient eu la tâche facile. Eux qui n’étaient pas attendu à ce niveau de compétition car David Pagou a officiellement hérité de l’équipe à trois semaines du tournoi et a dû se séparer des cadres.

Nécrologie : Disparition de Nelly Chatue-Diop, figure de l’innovation financière en Afrique

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Dans leur message, Ejara.io et Makeda Asset Management ont exprimé leurs pensées émues à l’endroit de la famille de la défunte, de ses proches et de l’ensemble de ses collaborateurs, leur adressant leur solidarité et leur soutien dans cette épreuve douloureuse.

Entrepreneure visionnaire, Nelly Chatue-Diop s’était imposée comme l’une des figures majeures de l’innovation financière sur le continent africain. Cofondatrice et dirigeante d’Ejara.io, une fintech spécialisée dans l’accès simplifié à l’investissement, elle a porté avec conviction une vision centrée sur la démocratisation de la finance et la promotion de l’éducation financière. Son ambition : rendre les outils d’investissement accessibles au plus grand nombre, au-delà des cercles traditionnellement privilégiés.

Elle était également cofondatrice de Makeda Asset Management, une structure engagée dans l’investissement responsable et l’inclusion financière en Afrique. À travers cette initiative, Nelly Chatue-Diop défendait une approche éthique et durable de la gestion d’actifs, alignée sur les réalités économiques et sociales du continent.

Tout au long de son parcours entrepreneurial, elle s’est distinguée par un engagement constant en faveur d’une finance plus juste et plus inclusive. Elle a notamment œuvré pour faciliter l’accès à l’investissement pour les femmes, les jeunes et les populations historiquement exclues des circuits financiers traditionnels, faisant de l’inclusion un pilier central de son action.

La disparition de Nelly Chatue-Diop laisse un vide profond au sein de l’écosystème fintech africain. Elle y était reconnue pour son leadership inspirant, sa rigueur professionnelle et sa vision stratégique, mais aussi pour sa capacité à fédérer autour de projets porteurs de sens et d’impact.

Au-delà de l’entrepreneure, c’est une voix engagée pour l’avenir financier de l’Afrique qui s’éteint, laissant en héritage des initiatives durables et une inspiration forte pour toute une génération d’innovateurs africains.

Vœux à Paul Biya : Niat Njifenji et Cavaye Djibril absents, Bello Bouba réapparait

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Paul Biya a reçu les vœux du corps diplomatique et des corps constitués nationaux ce 8 janvier à Yaoundé. Rare moment où Paul Biya a l’occasion de voir et serrer la main à nombre de ses collaborateurs, c’est aussi l’occasion pour certains de démontrer leur proximité avec un président devenu de plus en plus rare et mystérieux. Les conseils de ministres étant devenus des plus rares, voire inexistants. Et pourtant Marcel Niat Njifenji et Cavaye Yeguié Djibril, présidents du sénat et de l’assemblée nationale (PAN), 2ème et 3ème personnalités de la République, n’y étaient pas. S’il est un secret de polichinelle que le président du sénat est malade, celui de l’assemblée nationale, lui, fait quelques infidélités à la cohérence de son discours comme on l’a constaté officiellement lors du meeting de Paul Biya, candidat à la présidentielle 2025, en octobre dernier à Maroua. Officiellement, rien n’a été dit de ces deux absences, et surtout de celle du PAN. Toujours est-il qu’un communiqué du secrétariat général de l’assemblée nationale, annonce les vœux dans cette institution demain 9 janvier 2026. Avec une indication particulière que la cérémonie se déroulera sous un « format court ». Le PAN ne recevra que les vœux des députés et du personnel de l’assemblée nationale, jusqu’au rang de directeur.

En revanche, Bello Bouba Maïgari, ministre démissionnaire du Tourisme et des loisirs, a bel et bien assisté à la cérémonie. Annoncé dans les jardins du palais présidentiel au moment où l’on attendait l’arrivée du président de la République, celui qui s’était présenté à la dernière életion présidentielle, est effectivement apparu au-devant de la scène. Mais pas parmi les membres du gouvernement. L’ancien Premier ministre n’a pas été présenté sur les antennes de la télévision nationale qui retransmettait la cérémonie, mais il s’est présenté dans les rangs des partis alliés au gouvernement. Du moins, c’est sous cette casquette également que Robert Bapooh Lipot qui revendique le secrétariat général de l’Union des populations du Cameroun (Upc), a conduit la délégation des partis alliés au gouvernement. Lui dont la légitimité n’est pas reconnue par la justice, continue de se présenter es qualité dans divers espaces publics nationaux.

Bello Bouba avait certes été annoncé démissionnaire du gouvernement, mais n’a jamais clairement démontré cela. Interrogé par la presse, l’homme avait indiqué que cette démission s’adressait à Paul Biya et non à la presse. Et dans ses rangs durant sa campagne électorale, aucun de ses militants qui avaient également bénéficié du décret présidentiel, n’avait démissionné, et le candidat à la présidentielle avait refusé de les retirer de ses équipes de campagne, comme l’exigeaient ses militants de base qui avaient exigé sa démission à lui.

Diplomatie : Paul Biya dénonce l’érosion du droit international et réaffirme le multilatéralisme

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu le 8 janvier 2026, au Palais de l’Unité à Yaoundé, les vœux du corps diplomatique accrédité au Cameroun. En réponse à cette traditionnelle adresse, le Chef de l’État a livré un discours à forte teneur géopolitique, marqué par une dénonciation des crises internationales, du terrorisme, des atteintes à la souveraineté des États et de l’affaiblissement du droit international.

D’emblée, Paul Biya a remercié le corps diplomatique pour les vœux formulés à son endroit et à celui du peuple camerounais, avant de revenir sur l’un des faits majeurs de l’année écoulée : l’achèvement, le 9 septembre 2025, du mandat du Cameroun à la présidence de la 79ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. Un mandat conduit, selon lui, « avec succès », grâce au soutien de l’ensemble de la communauté internationale.

Dans un contexte mondial qualifié de « particulièrement difficile », le président camerounais a souligné l’engagement constant de son pays en faveur du multilatéralisme et de la solidarité internationale. Il s’est félicité des avancées enregistrées au sein du système onusien, notamment l’adoption, le 22 septembre 2024, du Pacte pour l’Avenir et de ses annexes relatives au numérique mondial et aux générations futures.

Paul Biya a également mis en exergue l’adoption, à Yaoundé en juillet 2025, de la Déclaration sur l’Économie Bleue Durable, issue d’une conférence internationale organisée au Cameroun, y voyant une illustration concrète de l’implication de son pays dans les débats globaux sur le développement durable.

Sur le plan institutionnel, le Chef de l’État est revenu sur le plaidoyer conduit par le Cameroun en faveur de la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies. Une question jugée cruciale par les pays en développement, en particulier africains. Les progrès enregistrés sur ce dossier durant la présidence camerounaise de l’Assemblée générale ont été présentés comme un motif de satisfaction collective.

Abordant les tensions internationales persistantes, Paul Biya a dressé un constat préoccupant. « Notre monde continue d’être confronté aux affres du terrorisme, aux multiples atteintes à la souveraineté des États et au recul du droit international », a-t-il déclaré, soulignant que la prolifération des crises et des conflits, avec leur lot de pertes humaines et de destructions, affecte toutes les régions du monde et compromet le développement ainsi que le bien-être des populations.

Le président camerounais a mis en garde contre le risque d’effondrement du système international si cette spirale de violence se poursuit, rappelant son appel récurrent au dialogue et à la conciliation. Pour lui, « la voie des armes et de la violence est très souvent une voie sans issue », seule une paix durable et juste pouvant garantir la survie de l’humanité.

Dans cette perspective, Paul Biya a réaffirmé la responsabilité centrale des Nations unies et la nécessité de renforcer leur rôle, en leur donnant les moyens et le soutien requis pour remplir leurs missions. Il a assuré que l’engagement du Cameroun en faveur de la paix, du développement et de la concorde entre les peuples demeurera constant.

Illustrant cette orientation, le Chef de l’État a annoncé que le Cameroun abritera en 2026 la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce. Un rendez-vous international qu’il a présenté comme une opportunité de promouvoir les vertus du multilatéralisme, à l’heure où les tentations unilatéralistes gagnent du terrain.

Paul Biya a enfin salué la qualité des relations de partenariat entre le Cameroun, les pays représentés et les institutions internationales, réaffirmant la volonté de son pays de renforcer ces liens dans un esprit de confiance et de respect mutuels, avant d’adresser ses vœux de santé, de prospérité et de paix pour l’année 2026.

Cameroun-Maroc : duel de Lions à Rabat

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Le 23 mars 1988, le Cameroun battait le Maroc en demi-finale de CAN à Casablanca

Qui des Lions de l’Atlas ou des Lions indomptables ira en demi-finale demain ? Difficile de parier sur ce duel de fauves prévu demain au stade de Rabat. Vainqueurs respectivement de l’Afrique du Sud (2-2) et la Tanzanie (1-0), les deux sélections se retrouvent ainsi pour la 14ème fois. Sur les treize premières confrontations, le Cameroun a largement pris le dessus : sept victoires contre deux pour le Maroc et quatre matchs nuls. Et la suprématie des Lions indomptables est particulièrement marquée en Can : En 1986 en Egypte, les deux sélections avaient fait match nul (1-1). Deux ans après, en terre marocaine même, le Cameroun avait damé le pion au pays organisateur sur la plus petite des marques. Et sur les six derniers matchs entre les deux pays, chacun signe deux victoires, pour deux nuls. En clair, le Cameroun part avec les faveurs des pronostics.

Duel en perspective

Mais David Pagou, le sélectionneur des Lions indomptables, refuse de s’en prendre la tête : « Est-ce qu’on vient avec cet avantage psychologique ? Je ne pense pas », s’en garde-t-il. Surtout que c’est un Maroc d’un autre jour qui attend le Cameroun. Sur ses vingt derniers matchs, le Cameroun a enregistré 11 victoires, trois défaites et six matchs nuls ; en face, c’est 17 victoires contre trois matchs nuls. Du coup, « ce genre de match, je ne sais pas quel discours on va tenir aux gars. Ce sont les quarts de finale. On joue le pays organisateur, une grosse équipe. Ça fait quand même longtemps que le Maroc n’a pas perdu à la maison», reconnaît David Pagou. En face, Walid Regragrui, son alter égo, a du respect pour le Cameroun : « Le Cameroun est au rendez-vous de la CAN 2025 comme on les attendait ; ça va être un gros match on espère un match au visage du football africain et on va tout donner pour aller en demi-finale». C’est donc un match pour le moins difficile que s’apprêtent à jouer les deux pays. Mais le Cameroun part avec deux « malades » : Darling Yongwa sorti sur blessure dans le match des 8ème de finales contre l’Afrique du Sud, et Mahamadou Nagida.

Paiements en ligne : MTN Mobile Money lance la première carte virtuelle du secteur télécom au Cameroun

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Dans un environnement où l’économie numérique s’impose comme moteur de croissance, la virtual card by MoMo powered by Mastercard se présente comme une réponse concrète aux difficultés encore rencontrées par de nombreux Camerounais pour effectuer des paiements en ligne absence de carte bancaire, non-bancarisation ou accès limité aux services internationaux. Accessible sans compte bancaire ni carte physique, la solution respecte les standards de sécurité internationaux.

Concrètement, elle permet aux utilisateurs de réaliser des achats sur des plateformes d’e-commerce locales et internationales, de s’abonner à des services numériques mondiaux (Netflix, Canva, Amazon Prime, Google Play, Apple Services), d’accéder à des outils professionnels et éducatifs (formations en ligne, logiciels SaaS) et d’effectuer des paiements sécurisés en toute simplicité.

Propulsée par Mastercard et soutenue par Access Bank, la carte intègre des technologies de pointe en matière de sécurité : création instantanée, authentification par code OTP, notifications en temps réel et plafonds de dépenses configurables. La recharge se fait directement depuis le compte MoMo, tandis que l’acceptation s’étend à un large réseau de commerçants en ligne, au niveau national comme international.

Le partenariat avec Access Bank garantit un cadre bancaire conforme et robuste, aligné sur les meilleures pratiques internationales. « La virtual card by MoMo powered by Mastercard illustre notre engagement à démocratiser l’accès aux services financiers et à accélérer la transformation digitale du Cameroun », a déclaré le Directeur général de Mobile Money Corporation, soulignant une étape clé vers une économie plus ouverte et inclusive.

Des retombées économiques et sociales attendues Au-delà de l’innovation technologique, l’initiative entend stimuler l’économie numérique, encourager l’entrepreneuriat digital, faciliter l’accès aux plateformes éducatives et créatives, renforcer la compétitivité des entreprises locales grâce aux outils internationaux et réduire les inégalités d’accès aux paiements en ligne. Pour Mastercard, ce partenariat s’inscrit dans une vision de long terme. « En facilitant l’accès à l’économie numérique mondiale, nous créons des opportunités pour des millions de personnes », a indiqué Mohamed Benomar, Directeur général pour l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest francophone.

De son côté, Access Bank Cameroon met en avant une innovation inclusive. « La virtual card by MoMo powered by Mastercard introduit une nouvelle manière pour les Camerounais d’effectuer leurs transactions en toute confiance et de participer pleinement à l’économie numérique », a affirmé Ellis Nzo Asu, Directeur général de la banque.

La virtual card by MoMo powered by Mastercard est d’ores et déjà accessible à tous les abonnés disposant d’un compte MoMo actif. L’activation s’effectue via la nouvelle application MoMo ou en composant le *126*43#. Avec ce lancement, Mobile Money Corporation renforce sa position de leader des services financiers mobiles et s’aligne sur les priorités nationales en matière de digitalisation, d’innovation et d’inclusion financière, ouvrant de nouvelles perspectives pour les particuliers, les entrepreneurs et les entreprises camerounaises.

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