samedi, avril 4, 2026
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Le Minepat oriente les financements BAD vers l’emploi des jeunes et des femmes

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Pour 2026, « nous avons reçu des instructions du gouverneur pour mettre un accent important sur tous nos programmes de financement au Cameroun : les jeunes, les femmes et la création d’emplois », a déclaré Léandre Bassole, directeur général de la BAD pour la région Afrique centrale. Cette orientation s’inscrit dans la ligne des priorités fixées par le chef de l’État, Paul Biya, face à une dynamique démographique marquée par une population majoritairement jeune et une forte demande d’insertion économique.

Le Cameroun occupe une place centrale dans les opérations de la BAD en Afrique centrale. Selon Léandre Bassole, le pays dispose du portefeuille le plus important de la région, estimé à environ 2,5 milliards de dollars. Ce portefeuille regroupe des projets en cours dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’éducation ou encore le développement social. « Nous avons échangé avec le ministre et ses équipes sur les défis que nous rencontrons et sur les options de solutions pour accélérer la cadence de mise en œuvre », a-t-il précisé, faisant référence aux lenteurs administratives et aux contraintes opérationnelles qui affectent souvent l’exécution des projets financés par les bailleurs.

L’orientation vers l’emploi se matérialise déjà dans certains financements récents. Le 20 mai 2025, à Abidjan, la BAD a approuvé un prêt de 136 millions d’euros, soit environ 89,2 milliards de FCFA, pour le projet de Capacités et compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat (CAP2E) dans la région de l’Extrême-Nord. D’une durée de cinq ans (2025-2029), ce programme vise à améliorer l’employabilité des jeunes, à soutenir l’entrepreneuriat — notamment féminin — et à moderniser des infrastructures éducatives et sociales.

Dans une région où le taux de pauvreté atteint 74 %, CAP2E entend également renforcer la résilience économique et climatique. Le financement combine des ressources du guichet ordinaire de la BAD, à hauteur de 85,3 milliards de FCFA, et du Fonds africain de développement, son guichet concessionnel destiné aux pays à faible revenu, pour un montant de 3,8 milliards de FCFA. Le projet sera déployé dans les six départements de l’Extrême-Nord selon une approche intégrée, associant formation, accompagnement entrepreneurial et équipements collectifs.

Au-delà de l’emploi, la BAD intervient aussi sur le financement du commerce, un levier indirect mais déterminant pour l’activité économique. Le 1er décembre 2025, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque a approuvé une facilité de plus de 16 milliards de FCFA en faveur de Crédit communautaire d’Afrique-Bank. Ce mécanisme vise à améliorer l’accès des entreprises, en particulier des PME, aux instruments de financement du commerce extérieur. Concrètement, ces garanties sécurisent les opérations comme les lettres de crédit, facilitant les importations d’équipements pour l’industrie, l’agro-industrie et les télécommunications.

Les infrastructures lourdes restent un autre pilier de l’intervention de la BAD au Cameroun, avec des effets attendus sur l’emploi et l’intégration régionale. Selon le ministre des Travaux publics,Emmanuel Nganou Djoumessi, l’institution vient de débloquer 182 milliards de FCFA (environ 317 millions de dollars) pour la reconstruction de la route Ngaoundéré-Garoua, longue de 278 kilomètres. Cet axe stratégique s’inscrit dans le corridor économique Douala-Ndjamena, reliant le Cameroun au Tchad et facilitant les échanges commerciaux en Afrique centrale.

Finale de la Can 2025 : pluie de condamnations contre le Sénégal

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La finale a failli ne jamais se terminer

En ramenant ses joueurs sur la pelouse pour terminer le match de la finale, Pape Thiaw n’a pas manqué de dire sa désolation en regrettant son acte : « je ne veux pas revenir sur les faits de match. Après réflexion, je n’ai pas du tout apprécié d’avoir dit à mes joueurs de sortir. Je m’excuse pour le football. Après réflexion, je les ai fait revenir», a-t-il reconnu au micro de beIn sports. « On peut se demander ‘’est-ce que ce penalty existait ?’’ Parce que juste avant, on a marqué un but qui n’a pas été accordé. Maintenant, on accepte les erreurs de l’arbitre, ça peut arriver. On n’aurait pas dû le faire, mais c’est chose faite. Maintenant, on présente nos excuses au football», a réitéré Pape Thiaw

Peine perdue, tant le monde du football est unanime à condamner cette issue. En commençant par la CAF, organisatrice de la Can : « La Confédération africaine de football condamne le comportement inacceptable de certains joueurs et officiels lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal. La Caf condamne fermement tout comportement inapproprié pendant les matchs, en particulier ceux visant l’équipe arbitrale ou les organisateurs du match », a écrit la Caf sur son site internet. Le président de la Fifa, présent au stade et donc témoin de la scène, n’y est pas allé de main morte. Gianni Infantino dénonce des « scènes inacceptable » survenues durant cette finale de Can. Le patron de la Fifa dénonce notamment « le fait de quitter le terrain de cette manière ». Et d’ajouter que « la violence ne saurait être tolérée dans notre sport. Elle est tout simplement inacceptable…les scènes déplorables dont nous avons été témoins aujourd’hui doivent être condamnées et ne jamais se reproduire», a-t-il écrit. Appelant « les instances disciplinaires compétentes de la Caf à prendre des mesures appropriées ».

Samuel Eto’o

Ça y est ! « Il faut s’attendre à des sanctions », a prévenu Joseph Antoine Bell. L’ancien gardien des buts des Lions indomptables aujourd’hui consultant de Rfi, partage la condamnation de l’attitude du Sénégal, indiquant que « de toutes les façons, ils allaient finir par revenir au stade».   

Moins dur, Samuel Eto’o le président de la Fécafoot, regrette l’attitude du Sénégal qu’il comprend, pour y être passé à côté : « j’ai été sanctionné à quatre matchs parce que j’ai refusé de prendre cette décision parce que les émotions parfois ne sont pas contrôlables. Et à un moment donné, pendant notre rencontre Cameroun-Maroc, il y avait beaucoup d’émotions et un de mes compatriotes m’a suggéré de retirer l’équipe ; mais sur un coup de tête j’aurais pu prendre cette décision-là», avoue-t-il. Face au Maroc en quart de finale, le Cameroun a accusé l’arbitrage autant que l’a fait le Sénégal, mais a tenu. « Je ne pense pas que je vais accuser le sélectionneur sénégalais. Au contraire, il a eu le courage de défendre son équipe. Il a eu le courage. Il a pris un risque Il faut prendre ces risques-là », défend-il Pape Thiaw sur les antennes de France 24. « Au final, le Sénégal gagne. Et c’est ce que je vais retenir», souligne-t-il. En rappel, la sanction infligée par le jury disciplinaire de la Caf à Samuel Eto’o concerne le match Cameroun-Maroc. Contestant certaines décisions de l’arbitre, le président de la Fédération camerounaise de football s’est levé en tribune officielle, pour le faire savoir bruyamment aux hautes autorités du football africain et mondial.

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CAN 2025: la finale sombre dans le chaos et la violence

Énergie, Mines et IA : les secteurs prioritaires de l’offensive émiratie au Cameroun

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Les échanges ont porté sur la mise en place d’un cadre structuré de coopération bilatérale, destiné à offrir davantage de lisibilité aux investisseurs émiratis intéressés par le marché camerounais. Ce cadre vise notamment à réduire les incertitudes réglementaires, à clarifier les modalités de partenariat public-privé et à faciliter l’implantation d’entreprises étrangères. Plusieurs instruments concrets ont été évoqués : l’augmentation des volumes de financement, la création de joint-ventures — des entreprises détenues conjointement par des partenaires camerounais et émiratis —, l’organisation de missions économiques sectorielles et le développement de zones économiques dédiées. Ces zones ont pour vocation de concentrer les infrastructures, les services et les incitations nécessaires à l’accueil des investisseurs.

La rencontre s’inscrit dans une séquence diplomatique ciblée, centrée sur l’attractivité du pays et la sécurisation des investissements directs étrangers (IDE). Les IDE désignent les capitaux injectés par des entreprises ou des États étrangers dans l’économie d’un pays, avec un objectif de contrôle durable et de création de valeur locale. Pour le Cameroun, ils constituent un levier central de financement du développement, dans un contexte de besoins d’investissement élevés et de marges budgétaires contraintes.

Des secteurs ciblés à forte intensité capitalistique

L’agenda sectoriel discuté couvre des domaines à forte intensité. Parmi lesquels ; l’énergie, les télécommunications, la logistique, les mines, l’agriculture, le logement, mais aussi numérisation, l’intelligence artificielle et les services numériques. Ces secteurs sont identifiés comme prioritaires par les autorités camerounaises en raison de leur potentiel de création d’emplois, de substitution aux importations et de montée en gamme de l’économie. « Nous avons échangé sur de nombreux projets, dont certains relèvent de partenariats avec le gouvernement, avec pour objectif de mettre en place un cadre clair destiné aux investisseurs et aux entreprises souhaitant venir investir », a déclaré Dr Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi, précisant que plusieurs domaines d’investissement avaient été examinés, de l’énergie aux technologies numériques, en passant par l’agriculture et le logement.

La coopération économique entre le Cameroun et les Émirats arabes unis ne part pas de zéro. Elle repose notamment sur le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement, institution publique de financement du développement avec laquelle le Cameroun dispose d’un portefeuille actif comprenant un projet en cours d’un montant de 15 millions de dollars américains. Ce type de financement concessionnel vise à soutenir des projets structurants, souvent à long terme, dans les infrastructures et les secteurs productifs.

L’audience de Yaoundé intervient également dans le prolongement de la signature récente d’un mémorandum d’entente entre l’État du Cameroun et SGC Group of Companies Investment LLC. Cet accord ouvre la voie à des investissements multisectoriels émiratis, en combinant capitaux privés, expertise technique et partenariats locaux.

Une cohérence avec la trajectoire macroéconomique

L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020–2030 (SND30), dont les besoins de financement sont estimés à 8 000 milliards de FCFA, soit environ 13,95 milliards de dollars américains. Pour les autorités camerounaises, l’enjeu est de diversifier les sources de financement, d’attirer des capitaux stables et de les orienter vers des projets à impact économique mesurable. « Cette rencontre marque le début d’une relation solide et durable entre nos deux nations », a affirmé le ministre émirati du Commerce extérieur, indiquant que des projets à fort impact portés par les Émirats arabes unis étaient appelés à se concrétiser au Cameroun, en coordination avec les différentes administrations sectorielles.

CAN 2025 : Apothéose dans le chaos et l’irrationnel

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Le Sénégal a remporté le trophée de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2025. En neutralisant le Maroc, pays organisateur, sur la plus petite des marques. Il a pourtant fallu aller aux prolongations, après un nul vierge au terme du temps réglementaire. Puis attendre la 94ème minute de jeu pour voir Pape Gueye crucifier Yacine Bono par un tir tendu asséné des trente mètres. Cette fois-là était la bonne car les Lions de la Téranga s’étaient vu refuser un premier but. Et c’est là que se sont exacerbées les tensions entre les deux adversaires. Tensions déjà perceptibles peu avant la rencontre. Après avoir invalidé un but sénégalais pour une légère poussette d’Abdoulaye Seck sur un joueur sénégalais, à 90’+2, l’arbitre congolais Jean Jacques Ndala Ngambo a accordé six minutes plus tard un penalty aux Lions de la Téranga. Provoquant l’ire des supporters sénégalais. Alors que Pape Thiaw le sélectionneur sénégalais exhortait ses joueurs à abandonner la partie, les supporters sénégalais engageaient une autre partie dans les gradins : cassant les sièges, ces derniers menaçaient d’envahir l’aire de jeu. Dépassés, les stadiers seront soutenus par les forces de l’ordre. En vain. Il aura fallu une quinzaine de minutes pour ramener les parties à la raison. Resté seul sur le stade, Sadio Mané sollicitera les conseils de Claude Le Roy, un entraîneur très connu des arènes africaines, ainsi qu’à ses devanciers en sélection dont El Hadj Diouf. Puis Pape Thiaw reviendra à la raison et, avec le concours de son leader sur le terrain, demandera à ses joueurs de reprendre la partie.

Déjà à la quête du penalty qui a mis le feu aux poudres, Brahim Diaz manquera sa panenka. Le portier sénégalais a capté le cuir sans difficulté. Le Maroc venait de perdre l’ultime occasion de soulever le trophée qui lui échappe depuis cinquante ans. Les deux sélections seront appelées à trente minutes de prolongation. C’est là que Pape Gueye assomme le Maroc et offre la deuxième étoile au Sénégal.

C’est un match qui s’est joué sur plusieurs fronts. Avant le déchaînement des supporters sénégalais, ce sont des Marocains qui avaient déjà engagé des hostilités avec Edouard Mendy le portier sénégalais. Chipant la serviette de Mendy, Brahim Diaz la jeta aux supporters marocains, avant qu’un joueur sénégalais n’aille la récupérer de force. Un membre du staff sénégalais sera obligé de veiller sur cette serviette pendant que son gardien joue. S’en suivra une partie de dispute entre marocains et sénégalais, qui n’entendent pas céder comme le gardien nigérian, qui a plusieurs fois perdu sa serviette du fait des Marocains, en demi-finale.

Bataille autour de la serviette de Mendy

La guerre psychologique avait déjà commencé à l’arrivée de la délégation sénégalaise à Rabat. Aucune mesure sécuritaire n’avait été prise pour accueillir les Sénégalais. Les joueurs se sont retrouvés coincés au milieu d’une foule compacte au sortir de l’aéroport. Pour par la suite réclamer urbi et orbi d’être logés dans un hôtel digne de leur standing. La Caf et le comité local d’organisation n’ont pas jusqu’ici communiqué sur cette question. Mais Pape Thiaw avait dénoncé cela en conférence de presse d’avant match.

Mané et le Sénégal sacrés fois d’Afrique après tout.

La revanche se jouera dans les quartiers. Des nouvelles venant du Maroc parlent d’actes de vandalisme contre des boutiques et commerces de Sénégalais. Ainsi, la CAN 2025 qui a commencé par une belle parade, s’est achevée dans le chaos, aux yeux du monde. Le gardien des buts nigérians qui a perdu plusieurs de ses serviettes lors de la demi-finale face au Maroc, du fait de joueurs Marocains, n’a pas manqué l’occasion de leur retourner l’ascenseur : « utilisez mes serviettes pour essuyer vos larmes », a-t-il lancé sur ses plateformes numériques. Les Super Eagles se targuent d’être revenus avec la médaille de bronze arrachée devant l’Egypte.

Marché financier : le Cameroun veut lever 1 165 milliards FCFA sur un marché de la dette

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Première économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le Cameroun s’apprête à revenir sur le marché régional des titres publics en 2026 avec un objectif de mobilisation fixé à 1 165 milliards de FCFA. L’information ressort des programmes annuels d’émissions rendus publics par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui assurent la régulation et l’organisation du marché des valeurs du Trésor dans la sous-région. Ce volume place à nouveau le Cameroun en tête des émetteurs de la zone, devant le Gabon et le Congo. Il reste toutefois inférieur aux montants effectivement levés par les États de la Cemac en 2025, traduisant une certaine retenue dans un environnement financier devenu plus contraignant depuis la fin de l’année.

À l’échelle régionale, les six pays de la Cemac prévoient de lever 3 906,5 milliards de FCFA en 2026, contre des volumes nettement plus élevés mobilisés sur le marché entre septembre 2024 et octobre 2025. Le programme de Yaoundé en 2026 repose essentiellement sur les instruments de court terme. Sur les 1 165 milliards de FCFA attendus, 765 milliards devraient être mobilisés via des bons du Trésor assimilables, tandis que 400 milliards de FCFA sont programmés sous forme d’obligations du Trésor assimilables destinées au financement du déficit budgétaire. Une structure qui reflète la volonté de conserver une certaine flexibilité de trésorerie, dans un contexte monétaire plus resserré.

UN MARCHÉ ACTIF MAIS PLUS EXIGEANT EN 2025

Ce retour du Cameroun s’inscrit dans la continuité d’une année 2025 marquée par une activité soutenue sur le marché des titres publics de la Cemac. Selon les données de la BEAC, entre septembre 2024 et septembre 2025, les Trésors publics de la sous-région ont mobilisé 6 157,2 milliards de FCFA sur le marché primaire, contre 5 001,3 milliards sur la période précédente. L’encours global des valeurs du Trésor a progressé de 33,5 % en un an, pour atteindre 9 234,2 milliards de FCFA à fin septembre 2025. Cette dynamique a concerné aussi bien les bons du Trésor que les obligations.

Les émissions de bons ont totalisé 3 218,1 milliards de FCFA sur la période, dominées par les maturités à 26 et 52 semaines, largement utilisées par le Cameroun, le Gabon et le Tchad. Les obligations ont représenté 2 939,1 milliards de FCFA, principalement concentrées sur les maturités de deux à cinq ans, qui ont capté plus de 80 % des volumes levés. Le Cameroun a figuré parmi les contributeurs réguliers de ce marché, même si ses volumes sont restés inférieurs à ceux du Gabon sur le segment obligataire. Cette présence constante a permis d’ancrer le pays comme un émetteur récurrent, mais elle s’est accompagnée d’un renchérissement progressif des conditions de financement.

 LE COÛT DE L’ENDETTEMENT, UN SUJET CENTRAL

L’année 2025 a en effet été marquée par une hausse du coût des ressources mobilisées par les États de la Cemac. D’après la BEAC, le taux moyen pondéré des émissions de bons du Trésor s’est établi à 6,93 % entre septembre 2024 et septembre 2025, contre 6,61 % un an auparavant. Sur le segment des obligations, le rendement moyen est passé de 9,11 % à 9,61 % sur la même période. Ces évolutions traduisent un environnement monétaire plus restrictif, lié notamment au resserrement opéré par la BEAC afin de préserver les réserves de change de la zone. Elles reflètent aussi une perception accrue du risque, dans un contexte où les besoins de financement demeurent élevés et où les investisseurs se montrent plus sélectifs.

Au Cameroun, cette réalité est reconnue de longue date par les autorités. Le directeur général du Trésor, Moh Sylvester Tangongho, l’a rappelé lors du colloque international sur la dette souveraine des États de la CEMAC tenu les 10 et 11 avril à Yaoundé. « Les taux d’intérêts sont élevés. Il y a deux ans, on levait les bons du Trésor de 3 à 6 mois à 2,2 %. Actuellement, on est à 6 %, 6,5 % », a-t-il souligné. Plus inquiétant encore, les taux de couverture se sont effondrés. « Avant, on avait des taux de couverture qui allaient jusqu’à 300 %. Aujourd’hui, on peine parfois à lever la totalité des montants sollicités », a-t-il conclu.

 UNE BASE D’INVESTISSEURS ENCORE ÉTROITE

La structure des détenteurs de titres publics reste par ailleurs un facteur déterminant dans la formation des taux. À fin septembre 2025, les spécialistes en valeurs du Trésor détenaient près de 65 % de l’encours total des titres de la Cemac, selon la BEAC. Les investisseurs institutionnels représentaient 18,6 %, tandis que les établissements de crédit non-SVT en détenaient 12,3 %. La part des personnes physiques demeurait marginale. Cette configuration limite la profondeur du marché et contribue à maintenir une pression sur les rendements exigés par les investisseurs dominants, essentiellement bancaires. Les contraintes prudentielles applicables à certains acteurs, notamment les compagnies d’assurance, ainsi que la faible diffusion de la culture financière, freinent l’élargissement de la base d’investisseurs à moyen terme.

Energie électrique: 432 milliards investis en 11 ans par Actis dans l’électricité au Cameroun

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L’heure est donc au bilan. Même si, pour le directeur général d’Eneo Cameroon, Amine Homman Ludiye, si Actis a cédé ses parts à l’Etat, rien ne change dans la réalité des opérations, ni dans les missions d’Eneo qui poursuivra sa transformation. Néanmoins, le DG d’Eneo a dressé, le 3 janvier 2026, dans un message à ses équipes, en guise de vœux de Nouvel an 2026, les grandes lignes de l’action du fonds britannique Actis dans le secteur de l’électricité au Cameroun., « Depuis qu’Actis a pris la direction stratégique de l’entreprise, beaucoup a été fait.

Au moment où il cède ses parts à l’Etat, nous pouvons être fiers de ce que l’entreprise a accompli durant ces années symbolisées par des performances concrètes : +20 points de taux d’accès à l’électricité (56% en 2014 – 76% en 2025) ; 432 milliards de F CFA d’investissements pour sécuriser, moderniser et diversifier le service électrique ; 520 milliards de F d’impôts et taxes divers versés à l’Etat ; plus de 2000 jeunes recrutés ; 1000 milliards en commandes auprès d’entreprises camerounaises », a listé Amine Homman Ludiye.

Pour ce qui est de la production, le DG d’Eneo a indiqué que les capacités ont été renforcées. Avec pour preuve, le lancement de la phase 2 des parcs solaires de Maroua et Guider avec pour objectif d’en doubler la capacité. « C’est notre engagement envers les énergies renouvelables et l’amélioration de l’offre dans le Septentrion », a souligné Amine Homman Ludiye, tout en faisant le point sur la contribution de l’entreprise à la production nationale. « Avec 50% des capacités installées du pays, Eneo a produit 60% des 7,3 Gigawattheures d’électricité consommée au Cameroun entre janvier et fin novembre 2025. La centrale de Songloulou seule a généré 31,35% de l’offre nationale et 34% de la couverture du Réseau Interconnecté Sud », a-t-il précisé.

 UNE DISTRIBUTION ENCORE PERTURBÉE

Au niveau de la distribution, Eneo indique que des améliorations, bien que pas encore satisfaisantes pour les consommateurs, ont été enregistrées, notamment pour ce qui du réseau Moyenne tension (MT) avec 19% moins d’accidents sur les grandes lignes, 24% de réduction de la durée des coupures et 23% de baisse de leur fréquence. Selon, le DG, ces progrès sont le résultat d’investissements poursuivis avec la contribution du gouvernement, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. On parle de l’injection de poteaux en béton ou bois neufs, de l’élagage mécanisé des lignes, de la protection des postes, etc.

 Mais ceci ne fait pas oublier les perturbations, durant les mois d’octobre et de novembre, du fait moyens limités et un accroissement de la demande qui pousse les infrastructures au-delà de leurs limites physiques et augmentent les pertes. S’agissant des projections, le DG d’Eneo annonce « l’hybridation des parcs solaires aux centrales thermiques dans des centrales isolées, notamment à Banyo, Touboro et Yokadouma, dont les travaux ont été accélérés en 2025 et qui devraient apporter 3700 kilowatts crêtes de plus dans ces localités en 2026 ».

Autre challenge pour cette année 2026, c’est la lutte contre la fraude endémique qui entrave également lourdement la progression du rendement de distribution. « Nous continuerons à livrer en 2026 une lutte sans merci contre ce fléau », a martelé Homman Ludiye. Pour le DG d’Eneo, « Le gouvernement, conscient de la problématique, a engagé des réformes. Eneo y participe activement. C’est une opportunité de redresser ensemble le secteur de l’électricité. Nous devons y investir toute notre ingéniosité », souligne-t-il, non sans évoquer la transition au sein de l’entreprise.

112 milliards FCFA pour moderniser la gestion budgétaire

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C’est un nouveau programme qui vient donc en appui au Plan stratégique de réformes de la gestion des finances publiques 2024- 2027 validé en octobre 2024. Le Programme d’amélioration de la performance, de la redevabilité et de la transparence (PforR/Impact, financé à hauteur de 112 milliards de FCFA par la Banque mondiale, est donc entré en vigueur depuis le 8 janvier 2026.

Ce, après que le Cameroun ait satisfait les conditions d’effectivité de l’accord de financement, comme le précise le Directeur de Division de la Banque mondiale pour la zone Afrique centrale et Afrique de l’Ouest. Toutes les diligences auraient donc déjà été faites, notamment le recrutement du personnel clé de l’Unité de coordination du Projet et la validation de son manuel opérationnel. Cette nouvelle initiative, explique-t-on, dans une note d’informations publiée récemment par la Direction générale du Budget au ministère des Finances, vise à améliorer la mobilisation des ressources intérieures au Cameroun en mettant l’accent sur l’équité et l’utilisation efficace des ressources publiques pour permettre des améliorations dans les services de base tels que les soins de santé et l’approvisionnement en eau.

 Ce nouveau programme accompagne également la mise en œuvre de plusieurs politiques soutenues par le financement des politiques de développement pour la soutenabilité budgétaire et la croissance inclusive et durable (DPF) pour améliorer la politique fiscale, la gestion du Trésor, augmenter les ressources fiscales pour les municipalités et améliorer la transparence et la surveillance des entreprises publiques.

LES ATTENTES DU PROGRAMME

Au niveau de son incidence opérationnelle dans la modernisation des finances publiques, ce programme est principalement attendu sur la hausse significative du taux de télédéclaration et de paiement de l’impôt ; l’augmentation des recettes de la TVA et de l’impôt sur les sociétés ; la publication systématique des états financiers audités des entreprises publiques. Mais aussi, l’intégration du climat et du genre dans la gestion budgétaire des départements ministériels ; le rapatriement des fonds publics détenus par les comptes commerciaux au profit du compte unique du Trésor et l’amélioration de la reddition des comptes dans les formations sanitaires publiques « Sa particularité tient principalement au fait que chaque décaissement des fonds repose sur la réalisation des résultats préalablement identifiés dans l’accord de financement.

Sur le plan financier, ce sont près de 200 millions de dollars (près de 112 milliards de F) qui seront mis à disposition à taux concessionnel sur 4 ans sur les 300 millions (près de 168 milliards) identifiés dans le plan stratégique de réformes de la gestion des finances publiques », peut-on lire dans le document. Cette initiative est lancée alors qu’un projet similaire dans le secteur de l’énergie (PforR Energie) est en cours de mise en œuvre depuis 2024.

 « En plus de doter l’État de ressources additionnelles lui permettant de remplir ses rôles clés et améliorer la responsabilité dans l’utilisation de ces ressources, Impact soutiendra les efforts du Cameroun pour gérer ses finances publiques de manière plus sensible au climat et au genre », expliquait Henri Fortin, chef d’équipe de cette opération au moment de son approbation par la Banque mondiale en mars 2025.

Le magicien…

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Il aura tenu sa réputation de chef imprévisible, forgée au long de ses bientôt quarante-quatre ans de magistrature suprême. Quand bien même il annonçait, le 31 décembre 2025, sur le ton de la confidence, la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale « dans les prochains jours », il n’aura pas poussé la clarté jusqu’au bout, installant les ministres – toujours en fonction, mais déjà en sursis – dans un suspense intenable, et tenant le pays tout entier en haleine.

Une telle conjoncture politique critique ne pouvait que favoriser l’expression des conjectures les plus débridées, et accentuer, jusqu’à leur radicalisation, les luttes de positionnement commencées avant les phases décisives de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, dans la perspective des rétributions attendues sur fond de redistribution des cartes.

Cette épreuve politique et ce supplice psychologique qu’il inflige à ses partisans et à ses alliés vient rappeler à ceux qui l’auraient oublié, que le président Biya, même éventuellement contrarié dans son périmètre privé par des batailles de clans que se livrent ses proches pour le contrôle du casting de l’équipe gouvernementale en gestation, tient à demeurer le démiurge redoutable qui tente d’échapper aux manipulations. Va-t-il tenir le pari d’être le seul et vrai maître du jeu ?

 Quoi qu’il en soit, l’on se rappellera de cette confession urbi et orbi, totalement décomplexée et parfaitement assumée de Jacques Fame Ndongo, membre du bureau politique, secrétaire national à la communication du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le 7 avril 2010 à Ebolowa : « Nous sommes, toutes et tous, mutatis mutandis, des créations et des créatures politiques de S.E.M. Paul Biya, le président de la République. En effet, Dieu nous crée métaphysiquement ; nos géniteurs (père et mère) nous créent biologiquement, et le chef de l’État nous crée politiquement ».

Dans notre contexte, cette généalogie politique énoncée par un insider du bloc gouvernant est marquée au coin du bon sens, ainsi qu’en attestent les trajectoires des figures élitaires du « Renouveau », dont l’irruption sur la scène, le parcours et l’espérance de vie publique sont décidés – ou à tout le moins validés – par le « chef central ».

Au demeurant, l’observateur attentif ne s’étonnera guère du choix tactique opéré par le président de la République, de détenir l’exclusivité des initiatives et de confisquer la plénitude de l’exercice du pouvoir de définition de l’agenda politique du pays, d’en imposer le rythme et la cadence des événements significatifs. Il en est ainsi des échéances électorales, dont il fixe les dates à l’avenant dans une stratégie manipulatoire revêtue d’un certain légalisme. Il en est de même de la conduite des réformes institutionnelles. Tirant prétexte et avantage du principe de progressivité, pendant de longues années, le chef de l’État a démontré son peu d’empressement à assurer la mise en place des institutions prévues dans la Constitution du 18 janvier 1996, comme on l’aura vu avec le sénat, le conseil constitutionnel, l’approfondissement du processus de décentralisation, etc.

 Les tournures stylistiques mobilisées pour cette entreprise dans les discours présidentiels sont devenues familières, qui replacent les dossiers en instance au cœur des enjeux du moment, tout en se projetant vers des horizons incertains. L’usage des expressions telles que « bientôt », « dans un avenir proche » ou « progressivement » témoigne de cette logique de dissimulation et de procrastination. Le recours à la formule « dans les prochains jours » pour annoncer la formation d’un nouveau gouvernement s’inscrit dans cette gestion du temps politique par Paul Biya.

Il convient néanmoins de prendre garde à investir l’équipe gouvernementale attendue d’une mission impossible : résoudre efficacement, et dans l’urgence, les problèmes auxquels fait face notre pays. De fait, les deux premières prises de parole postélectorales du président déclaré vainqueur de la compétition électorale du 12 octobre dernier n’auront brillé ni par un volontarisme politique engageant, ni par le caractère réaliste des projections, ni par la dimension innovante des annonces devant marquer le septennat inauguré le 6 novembre 2025. L’on peine en effet à repérer dans le discours de prestation de serment, et dans le traditionnel message de fin d’année, un souffle inspirant et rassurant, ou plus radicalement une vision à la mesure des défis cruciaux qui nous interpellent aujourd’hui et demain, en lieu et place de quelques poncifs éculés et de recettes désuètes.

Dans ces conditions, espérer que notre salut réside dans la seule formation d’un gouvernement, portée par un slogan (« grandeur et espérance ») fût-il traversé par un souffle d’inspiration biblique, relèverait de l’esprit de magie, dont parle le philosophe Fabien Eboussi Boulaga lorsqu’il affirme : « Nous sommes tous imbus de magie. En quoi consiste celle-ci ? À croire que pour obtenir un effet, une transformation souhaitée, il faut et il suffit d’opérer sur les signes qui le représentent ou qui l’évoquent. L’homme magicien par excellence est celui qui, d’une simple signature, s’octroie des millions de francs, qui accède à une vie des contes de mille et une nuits. C’est l’homme qui, d’une seule parole, peut vous rendre riche ou misérable. Nos chefs d’État sont des rois thaumaturges et magiciens» (1).

La magie en 2026 au Cameroun ? C’est de croire que les échecs accumulés en plus de quatre décennies seront liquidés à la faveur d’un décret. C’est de se résoudre à accepter que nommer les problèmes c’est les résoudre, et que désigner les maux c’est doter les mots d’un pouvoir de résolution, c’est-à-dire venir à bout du bricolage et de l’inertie, s’attaquer avec succès à la pauvreté, au sous-emploi, à la mal-vie. Là réside la tragédie qui nous accable !

(1) Fabien Eboussi Boulaga, Lignes de résistance, Éditions Clé, Yaoundé, 1999, p. 54.

Le MINPMEESA et MSMI s’unissent pour l’insertion professionnelle des jeunes diplômés

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L’audience avait un double objet. D’une part, la présentation officielle d’Alain Blaise Batongue, récemment nommé administrateur directeur général de MSMI. D’autre part, un échange sur les formes de coopération possibles entre l’administration et un acteur industriel privé confronté, comme beaucoup d’autres, à la rareté de compétences immédiatement opérationnelles sur le marché du travail.

Fondée en 2003 à Douala, MSMI intervient dans la maintenance industrielle et la fabrication mécanique, deux segments clés pour une économie qui ambitionne de transformer localement ses matières premières. L’entreprise est aujourd’hui présente dans des secteurs aussi divers que l’agroalimentaire, le textile, l’industrie lourde, le pétrole, la mécanique navale ou encore les activités ferroviaires. Cette diversité d’interventions suppose des profils techniques qualifiés, souvent difficiles à recruter dans un contexte où les formations restent majoritairement théoriques.

C’est sur ce point que l’expérience de MSMI attire l’attention des pouvoirs publics. Sous l’impulsion de sa présidente du conseil d’administration, Ngo Yetna Augustine Audrey, l’entreprise a progressivement investi dans la formation interne et l’accompagnement de jeunes ingénieurs. Le principe est simple : articuler l’enseignement universitaire, les incubateurs académiques et l’entreprise, afin de réduire le décalage entre diplôme et emploi. Concrètement, des étudiants et jeunes diplômés sont exposés aux réalités de la production industrielle, aux contraintes de la maintenance des équipements et aux exigences de qualité propres aux chaînes de valeur industrielles.

Madame Ngo Yetna intervient notamment comme ressource au sein de l’incubateur de la Faculté de génie industriel de Douala. L’objectif n’est pas de se substituer à l’université, mais de compléter la formation académique par des compétences pratiques : lecture de plans mécaniques, mécano-soudure, organisation de la maintenance ou encore respect des normes industrielles. Autant de savoir-faire rarement maîtrisés à la sortie de l’université, mais indispensables pour une insertion rapide dans l’industrie.

Cette approche répond à un déficit structurel largement documenté au Cameroun : chaque année, des milliers de diplômés issus des filières scientifiques et techniques peinent à accéder à un emploi qualifié, tandis que les entreprises industrielles dénoncent un manque de profils adaptés. En internalisant une partie de l’effort de formation, MSMI tente de sécuriser ses besoins en compétences tout en contribuant à l’employabilité des jeunes.

La dimension sociale de ce modèle n’est pas absente. L’entreprise met également en avant l’intégration des femmes dans des métiers industriels traditionnellement masculins. Sans discours militant, la stratégie repose sur l’élargissement du vivier de compétences disponibles, dans un contexte où la pénurie de techniciens et d’ingénieurs qualifiés constitue un frein à la montée en gamme de l’industrie locale.

Sur le plan macroéconomique, l’intérêt de l’administration pour ce type d’initiative s’inscrit dans une logique plus large de développement industriel endogène. Le Cameroun cherche à renforcer ses capacités de transformation locale et à réduire sa dépendance aux importations de biens manufacturés. Cette ambition suppose un capital humain adapté, capable d’exploiter, de maintenir et de faire évoluer les outils industriels.

Au-delà du cadre national, le profil international de la direction de MSMI confère à cette expérience une portée plus large. Présente dans des réseaux liés aux projets stratégiques des BRICS et impliquée dans les échanges Russie–Afrique, l’entreprise se positionne comme un point de contact entre les standards industriels internationaux et les réalités locales de formation et d’emploi.

L’audience entre le MINPMEESA et MSMI n’a pas débouché sur des annonces chiffrées, mais elle illustre une orientation : faire de l’entreprise un acteur central de la formation des compétences industrielles. Dans un pays où l’emploi des jeunes demeure l’un des principaux défis économiques et sociaux, ce modèle, fondé sur l’articulation entre université, incubateurs et industrie, apparaît comme une réponse pragmatique aux limites actuelles du système de formation.

Transport maritime : Près de 10 tonnes de drogue saisies dans un navire camerounais dans l’océan Atlantique

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La police espagnole a annoncé le 12 janvier dernier avoir réalisée une importante saisie de cocaïne en mer.  Dans un communiqué, les forces de l’ordre rapportent avoir intercepté un navire battant pavillon camerounais en provenance du Brésil qui traversait l’océan Atlantique en direction de l’Europe. Ils y ont saisi 9 994 kg de cocaïne dissimulés dans 294 paquets d’une cargaison de sel.

Au cours de l’opération, 13 personnes de l’équipage ont été arrêtées et la drogue a été saisie, ainsi qu’une arme à feu de petit calibre utilisée pour garder et protéger la cargaison. Cette opération internationale de lutte contre le trafic de stupéfiants par voie maritime a mobilisé le Centre d’analyse et d’opérations maritimes – Stupéfiants (MAOC), l’Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA), la Police fédérale brésilienne, l’Agence nationale de lutte contre la criminalité (NCA), ainsi que les autorités françaises et portugaises

Pour la police nationale espagnole, cette saisie en mer est inédite. « Cette opération, baptisée « Marée Blanche », représente la plus importante saisie de cocaïne en haute mer jamais réalisée par la Police nationale. Depuis 1999, date à laquelle le Tammsaare a été intercepté avec 7 500 kilos de cocaïne à son bord, une opération d’une telle ampleur n’avait pas été menée en haute mer », écrit la police espagnole.

L’opération s’est déroulée dans le cadre d’une enquête sur des réseaux criminels internationaux impliqués dans le trafic maritime de cocaïne. L’enquête, coordonnée et dirigée par le Parquet spécial antidrogue de l’Audience nationale et par le Tribunal central d’instruction n° 4, a débuté par la mise en cause d’une organisation multinationale soupçonnée d’exporter d’importantes quantités de cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe.

Ce n’est pas la première fois que des navires battant pavillon camerounais sont interceptés en mer pour des pratiques illégales.  En février 2025, une enquête relayée par plusieurs médias argentins, indiquait que des chinois dissimulent leur origine en identifiant les bateaux comme appartenant à des pays comme le Vanuatu et le Cameroun pour pêcher dans la zone économique exclusive de l’Argentine. Une stratégie utilisée par des entreprises chinoises pour dissimuler des activités illicites telles que la pêche illégale et le trafic d’êtres humains.

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