samedi, avril 4, 2026
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SEMICA Tchad 2026 : N’Djamena cœur de l’Afrique extractive

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Le rideau s’est levé ce matin à l’Hôtel Toumaï Palace sur une édition historique du Salon International des Mines, des Carrières et des Hydrocarbures (SEMICA Tchad). Dans une salle de cérémonie parée aux couleurs de l’émergence, le gouvernement tchadien, entouré de délégations de plus de 45 pays, a lancé un signal fort au monde : le Tchad ne se contente plus de son pétrole, il ambitionne de devenir le hub minier de l’Afrique Centrale.

N’Djamena est devenue, pour trois jours, la capitale mondiale des ressources extractives, où l’expertise technique rencontre la volonté politique pour forger l’Afrique de demain. Le Tchad possède l’un des sous-sols les plus riches et les moins explorés de la région, avec des gisements d’or, de natron et de terres rares qui sont au centre des discussions de cette édition 2026.

L’ouverture du SEMICA a été marquée par des allocutions d’une rare intensité. Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye, Ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie, a captivé l’audience en déclarant :

« Le SEMICA n’est pas qu’un salon d’affaires, c’est le lieu où se dessine le futur contrat social entre l’industrie et le peuple tchadien. Nos ressources doivent cesser d’être des promesses pour devenir des richesses tangibles dans le panier de la ménagère. »

À ses côtés, la présence remarquée de M. Mohamed Arkab, Ministre d’État algérien de l’Énergie et des Mines, représentant le Président Tebboune, a souligné la dimension panafricaine de l’événement. Il a insisté sur la nécessité d’une « intégration énergétique régionale » pour briser la dépendance technologique du continent.

Les temps forts de la première journée

Cette journée inaugurale a été riche en symboles et en décisions : avec la visite inaugurale des stands par les membres du Gouvernement a illustré un soutien politique total à la Vision 2030 ; Un panel poignant qui a réuni des experts de la SONIDEP (Niger) et de la société Essakane (Burkina Faso) pour discuter du partage des bénéfices avec les communautés locales ; Les débats ont mis en avant la transition de l’exploitation artisanale vers une industrie structurée, plus respectueuse de l’écosystème sahélien.

Partenaires et Médias

Une résonance mondiale. La force d’un tel événement se mesure aussi à l’épaisseur de son carnet d’adresses. Parmi les grands partenaires stratégiques présents, on note : des Sponsors et Institutions comme l »Association des Hommes d’Affaires Égypto-Africains (L’EABA) Orishas Finance, et de grands groupes miniers internationaux ; Une couverture médiatique d’envergure avec la présence de Tchad24 TV, Toumaï Web Médias, Tribune Echos, ManaraTV, et bien d’autre ainsi que des agences internationales comme Algérie Presse Service (APS).

Un tournant décisif

L’importance de cette première journée réside dans le changement de paradigme. Le Tchad affirme haut et fort sa volonté de diversifier son économie. Ce qu’on retient de bénéfique, c’est avant tout cette volonté de transparence et de modernisation législative pour rassurer les investisseurs tout en protégeant les intérêts nationaux.

Les anglophones ont sombré dans une souffrance et un découragement indicibles

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Mes chers frères et sœurs,

Je vous écris à genoux, non pas en tant que politicien ou comme quelqu’un d’aveugle à la douleur qui frappe notre peuple depuis le début de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en octobre 2016, mais comme quelqu’un qui partage votre réalité.

Nos préoccupations légitimes avaient un poids moral et ont attiré l’attention partout dans le monde. Mais neuf ans plus tard, j’en appelle à votre conscience ; faites une pause et examinez ce que sont devenus notre peuple et nos communautés.

Notre peuple est devenu plus pauvre, plus affamé, plus traumatisé et plus perdu. Les personnes mêmes pour lesquelles vous avez entrepris de vous battre sont aujourd’hui des réfugiés et des personnes déplacées internes (PDI), dont beaucoup peuvent à peine survivre.

Est-ce ainsi qu’ils vivaient avant que la crise n’éclate en 2016 et ne se transforme en conflit armé en 2017 ? Certainement pas. Exploiter le peuple, le mutiler et le tuer au nom de la lutte pour la liberté ne nous a menés que dans l’abîme. Nous semblons commettre plus d’erreurs que celles que nous avions entrepris de corriger.

Le bilan de « la lutte » montre que nous sommes du côté des perdants sur le plan éducatif, économique et social. Parmi d’autres indices, nous sommes dans une situation bien pire qu’avant 2016. Il est inimaginable que nous, les Anglophones autrefois fiers, respectés et civilisés, soyons ceux qui nous détruisons nous-mêmes au nom de la « lutte pour l’indépendance ».

Ne vous y trompez pas ! Les Anglophones paient un prix énorme pour une cause dont on leur a fait croire qu’elle améliorerait leur situation. Il est temps d’arrêter le bain de sang et la destruction aveugle. Considérez le passé, le présent et réimaginez l’avenir. Il n’est pas trop tard pour arrêter la violence.

Mes chers frères et sœurs,

Nous avons perdu toute une génération à cause du boycott des écoles. Nous avons paralysé nos entreprises et d’autres choses qui faisaient de nous ce que nous sommes censés être. Des Anglophones, en plein jour, ont été dépouillés de l’éducation, qui était leur pilier et leur fierté.

Des écoles de renommée telles que le Sacred Heart College, Our Lady of Lourdes, Saker Baptist College, CPC Bali, Sasse College, CCAS Kumba, CCAST Bambili, Bishop Rogan College, St. Augustine College, Progressive, Nacho et Longla Comprehensive Colleges… ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes.

De plus, certains des meilleurs enseignants dont ces écoles s’enorgueillissaient ont fui le conflit armé vers les régions francophones, où leurs services sont mieux rémunérés. Les Anglophones n’étaient pas destinés à vivre comme des esclaves ou des fugitifs sur leur terre. Permettons à notre peuple de respirer et de s’épanouir à nouveau.

Se tuer, se traumatiser ou transformer notre peuple en instruments de cruauté est-il le prix ultime de leur indépendance ? Certainement pas.

Regardons-nous dans le miroir et demandons-nous si, honnêtement, c’est la liberté qui leur avait été promise au début de la crise.

En quoi l’enlèvement ou le meurtre d’enseignants, d’élèves, d’étudiants, de médecins, de parents, de prêtres, de commerçants, d’agents en uniforme et d’enfants a-t-il amélioré la situation des Anglophones ?

Nous avons sombré dans une souffrance et un découragement indicibles.

Encore une fois, pourquoi ne le serait-ce pas, quand depuis plus de neuf ans, nous imposons à notre peuple des villes mortes (« ghost towns ») le lundi et des confinements qui n’ont aucun rapport avec la « lutte pour l’indépendance anglophone ».

Mes chers frères et sœurs,

Nous enlevons et massacrons nos propres frères et sœurs au moindre retard de paiement de rançon ; pourtant, pour enterrer leurs restes, les familles concernées doivent payer une « taxe funéraire » aux combattants !

Je crains qu’étant donné ce que les Anglophones ont vécu aux mains des combattants Amba, 99,9 % d’entre eux voteraient pour rester dans un Cameroun un et indivisible si un référendum était organisé aujourd’hui.

L’histoire nous sourira-t-elle à tous malgré le bilan de ce conflit ? Corrigeons les torts dès maintenant et évitons de vivre dans les regrets en embrassant le chemin de la paix.

Si vous aimez vraiment les Anglophones et que vous vous battez pour améliorer leur situation, prouvez-le en abandonnant les stratégies anti-peuple. Utilisons des méthodes pacifiques pour surmonter l’oppression, au lieu de perpétuer le mal.

Je conclus mon appel par cette citation du célèbre avocat et éthicien indien Mahatma Gandhi : « Je m’oppose à la violence parce que lorsqu’elle semble faire du bien, le bien n’est que temporaire ; le mal qu’elle fait est permanent ».

Sincèrement vôtre,

Kristian Ngah Christian

Directeur de publication / Rédacteur en chef,

The Guardian Post

En zone Cemac, le coût du crédit se stabilise au premier trimestre 2025

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vue partielle du siège de la Beac à Yaoundé

Le coût de l’endettement reste un indicateur central pour apprécier la capacité des ménages et des entreprises à financer leurs projets. En zone CEMAC, il est mesuré à travers les taux débiteurs, c’est-à-dire les taux d’intérêt effectivement appliqués par les banques sur les crédits accordés à leurs clients.

Ces taux sont exprimés sous forme de TEG (taux effectif global), qui intègre non seulement l’intérêt nominal, mais aussi l’ensemble des frais liés au crédit. D’après la note sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les établissements de crédit dans la CEMAC au premier trimestre 2025, publiée le 19 janvier 2025 par la BEAC, le TEG moyen régional s’est établi à 10,51 % entre janvier et mars 2025.

 Ce niveau est pratiquement inchangé par rapport au premier trimestre 2024, où il ressortait à 10,50 %. En valeur relative, la variation annuelle est donc quasi nulle. Sur une base trimestrielle, la détente est plus perceptible. Par rapport au quatrième trimestre 2024, où le taux moyen atteignait 11,23 %, le coût du crédit a reculé de 72 points de base, soit une baisse relative d’environ 6,4 %. Cette évolution reflète l’impact progressif de l’orientation plus accommodante de la politique monétaire régionale et le poids des grandes banques, qui concentrent l’essentiel des volumes de crédits et ont maintenu des TEG proches de 10,47 %, quasiment stables sur un an. Derrière cette moyenne régionale, les situations nationales restent contrastées.

Au Cameroun, premier marché bancaire de la zone, le taux débiteur moyen a reculé à 8,26 % au premier trimestre 2025, contre 8,88 % un an plus tôt, soit une baisse annuelle de 62 points de base. En termes relatifs, cela représente une diminution d’environ 7 %.

La République centrafricaine suit une trajectoire différente. Les taux débiteurs moyens y ont augmenté sur un an pour atteindre 15,62 %, contre 15,25 % au premier trimestre 2024, soit une hausse relative de près de 2,4 %. Toutefois, comparés au pic de 18,44 % observé fin 2024, ils ont fortement reculé au premier trimestre 2025.

 Au Congo, le TEG moyen s’est établi à 9,74 %, en hausse de 64 points de base sur un an, mais en baisse de plus de 1,2 point par rapport au trimestre précédent.

Le Gabon affiche l’un des ajustements les plus marqués : avec un taux moyen de 16,45 %, le coût du crédit a reculé de 74 points de base sur un an et surtout de près de 10 points par rapport au quatrième trimestre 2024, où il avait atteint un niveau exceptionnellement élevé.

En Guinée équatoriale, la dynamique est inverse sur un an. Les taux débiteurs moyens ont bondi à 15,64 % au premier trimestre 2025, contre 10,71 % un an plus tôt, soit une hausse relative de plus de 45 %, même si un repli trimestriel est observé depuis fin 2024.

 Au Tchad, enfin, les taux hors engagements par signature sont restés proches de l’équilibre, autour de 10,18 %, tandis que l’intégration de ces engagements, caractérisés par des volumes élevés et des taux faibles, ramène le TEG moyen à 5,88 %.

Cemac : le poids de la dette extérieure au menu du sommet des chefs d’Etat

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Il faut éviter une crise financière majeure dans la sous-région Afrique centrale. Ce, face à l’érosion rapide des réserves de change et aux lourdes échéances de dette extérieure. C’est le challenge qui attend les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui se réunissent, le 22 janvier prochain à Brazzaville au Congo, pour un sommet extraordinaire, à l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence des chefs d’État.

Selon des sources concordantes, il sera question d’anticiper un choc économique et monétaire majeur dès le premier trimestre 2026, alors que la sous-région fait face à une combinaison périlleuse de baisse des cours des matières premières, d’érosion des recettes budgétaires et de déficits publics croissants. Comme principal facteur de vulnérabilité, l’on cite le poids des remboursements de la dette extérieure.

Au Cameroun par exemple, le seul mois de janvier 2026 représente près de 250 milliards FCFA à rembourser, et la sous-région dans son ensemble pourrait voir ses réserves de change tomber à des niveaux critiques. Le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, avait déjà alerté en décembre 2025 sur la chute des réserves à 6 377,3 milliards FCFA, contre 7 624,6 milliards six mois plus tôt, avec un taux de couverture extérieure désormais estimé à 67 % seulement.

À Brazzaville, les dirigeants de la Cemac devront donc arbitrer entre pression de la dette, raréfaction des financements extérieurs et impératif de stabilité monétaire, dans un contexte qui ravive le spectre d’une crise comparable à celle de 2016Et surtout, à l’exception du Tchad, aucun autre pays de la Cemac ne bénéficie actuellement d’un programme actif avec le Fonds monétaire international (FMI).

Après l’achèvement de son dernier accord, le Cameroun n’a pas encore conclu un nouveau programme financier avec l’institution de Washington, tout comme le Congo et le Gabon. L’absence de ce matelas financier limite fortement la capacité de la sous-région à absorber un choc de liquidité externe.

LA DOMICILIATION À LA BEAC DES RES SUR LA TABLE DES DISCUSSIONS

C’est une mesure qui pourrait renforcer les réserves des pays de la zone Cemac. Mais, elle rencontre l’opposition des multinationales, notamment soutenues par les États-Unis. Néanmoins, la question délicate de la domiciliation à la BEAC des Fonds de restauration des sites (RES) des compagnies extractives, évalués à près de 6 000 milliards FCFA, sera une fois de plus sur la table des Chefs d’Etat de la Cemac, le 22 janvier prochain à Brazzaville.

Campagne caféière 2025/2026 : le prix de l’arabica frôle 3000 FCFA/kg

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Il y a une dizaine d’années, très précisément lors de la campagne 2015/2016, le kilogramme de café se négociait entre 300 et 400 FCFA bord champ et cela était considéré comme une faveur des acheteurs à l’endroit des producteurs ». Ce rappel de Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce, est à l’opposé de la situation actuelle de la caféiculture au Cameroun. Les signaux sont donc désormais au vert. Sur le plan international, le marché du café connait actuellement une embellie des cours, du fait notamment d’une demande en forte croissance, face à une offre en retrait, contrariée par les aléas du changement climatique.

 Une situation qu’avait déjà prédit une étude du Pr Jeffrey D. Sachs, enseignant à l’Université de Columbia, aux États Unis, économiste de réputation mondiale et ancien conseiller spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, à l’occasion du Premier Forum Mondial des producteurs de café à Medellin, en Colombie, au mois de juillet 2017. Selon lui, du fait du changement climatique, l’avenir de la caféiculture en Afrique se fera avec un nombre limité de pays, parmi lesquels, le Cameroun, considéré par lui comme une terre de café, tandis que les grands pays producteurs actuels seront sur le déclin. Et, « cette prévision est en train de se réaliser sous nos yeux », a reconnu Luc Magloire Mbarga Atangana.

REBOND DE LA PRODUCTION NATIONALE

Cette embellie de la caféiculture est ressentie sur le plan national, par un relèvement significatif de la production commercialisée, qui est passée de 10 592 à 11 637 tonnes entre les campagnes 2023/2024 et 2024/2025, soit un rebond de 9,8%. Une tendance contraire au déclin connu ces dernières années de la production nationale du café. S’agissant des prix au producteur, ils ont suivi la même tendance haussière. Ces prix ont progressé de 2 375 à 2 854 FCFA/kg, pour ce qui est de l’arabica et de 1 500 à 1 959 FCFA/kg, en ce qui concerne le robusta, représentant une hausse de 20,16 et 30,6%. Pour le ministre du Commerce, cette embellie n’est pas le fruit du hasard. « Si la situation est reluisante aujourd’hui, au-delà de tout autre facteur, c’est le fait d’un homme, d’une vision politique, celle du Président Paul Biya qui a mené un plaidoyer sur le plan international pour une amélioration des revenus des producteurs, tous pays confondus », a-t-il affirmé.

Ce combat mené au plus haut sommet de l’État a permis de rééquilibrer la chaîne de valeurs et d’assurer une répartition plus équitable des bénéfices. « Au fur et à mesure, l’on retrouve un certain équilibre au bénéfice de l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur », s’est félicité le membre du gouvernement. Au-delà donc de la consolidation des acquis, il s’agit pour le gouvernement, au cours de cette nouvelle campagne, de mettre le curseur sur le renforcement de la transformation et de la consommation locales dans le droit fil de la SND30 et afin de tirer le meilleur parti des opportunités de marché offertes par la Zone de libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF).

CAP VERS LA QUALITÉ

L’occasion faisant le larron, Luc Magloire Mbarga Atangana a profité du lancement officiel de la campagne caféière 2026- 2026, pour inaugurer le Centre d’excellence café robusta de Baditoum. Implanté au cœur d’un terroir réputé pour la qualité de sa production, ce centre de pointe utilise des processus innovants permettant de produire un café d’excellence, sans défaut, qui aiguise d’ores et déjà l’appétit des marchés à l’international, avec des prix à la pointe, compris entre 3500 et 4000 FCFA/kg en fonction du type de café et des commandes difficiles à honorer, de loin supérieures à la capacité du Centre.

Appréciant cette infrastructure de nouvelle génération, réalisée par le gouvernement au bénéfice des producteurs, à travers le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), le Ministre du Commerce a indiqué que c’est la voie du futur, à l’instar de ce qui se fait désormais dans le cacao, avec la généralisation des Centres d’excellence sur l’ensemble des bassins de production et la construction des unités de transformation sur site. Il en sera ainsi aussi pour le café.

Sodecoton : un bénéfice en hausse de 63 % malgré une chute de production de 76 %

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Le géant de l’agro-industrie du Grand Nord camerounais, la Sodecoton, traverse une zone de fortes turbulences en ce début d’année 2026. Alors que l’entreprise vient de passer sous le contrôle quasi total de l’État, elle doit jongler entre des prévisions de croissance ambitieuses et les réalités brutales d’un climat de plus en plus imprévisible.

UN COUP D’ARRÊT CONJONCTUREL

Après une année 2025 marquée par une reprise de la dynamique de production, les chiffres du deuxième trimestre de la campagne 2025/2026 affichent un effondrement spectaculaire de 76 % de la production de coton. Cette chute n’est pas le fruit d’une mauvaise gestion interne, mais la conséquence directe des inondations dévastatrices qui ont frappé les bassins de production de l’Extrême-Nord et du Nord fin 2025. Des milliers d’hectares de plantations ont été submergés, emportant avec eux les espoirs d’une campagne record qui visait initialement la barre des 350 000 tonnes.

LA STRATÉGIE DES 400 000 TONNES MAINTENUE

Malgré ce revers, la direction générale de la Sodecoton ne compte pas revoir ses ambitions à la baisse sur le long terme. Le cap reste fixé : atteindre une production annuelle de 400 000 tonnes d’ici 2027. Pour soutenir ce passage à l’échelle, le programme de modernisation industrielle se poursuit. Les 10e et 11e usines d’égrenage, fleurons technologiques destinés à désengorger les capacités de traitement, sont désormais opérationnelles ou en phase finale de tests. L’engagement des producteurs reste également une priorité. Pour la campagne 2025/2026, l’entreprise a mobilisé environ 40 milliards de FCFA pour l’acquisition de 52 000 tonnes d’intrants (engrais et pesticides). Cette anticipation vise à garantir un rendement à l’hectare optimal, capable de compenser, par la productivité, la réduction des surfaces cultivables dans certaines zones à risques.

UN NOUVEAU VISAGE ACTIONNARIAL

L’année 2026 marque également l’an I de la « nouvelle » Sodecoton. En juillet 2025, l’État camerounais a finalisé le rachat des parts de Geocoton pour un montant de 46 milliards de FCFA. Désormais détenteur de 89 % du capital, l’État a les mains libres pour piloter la restructuration du secteur. Si ce mouvement consacre la souveraineté nationale sur l’« or blanc », il impose également à l’entreprise une obligation de performance accrue dans un contexte de forte volatilité des cours mondiaux. Fin 2025, les voyants financiers étaient au vert avec un bénéfice net de 5,4 milliards de FCFA, en hausse de 63 %. Un matelas financier salutaire pour absorber le choc des inondations actuelles.

LES DÉFIS DE LA TRANSFORMATION

Pour les observateurs économiques, le défi de 2026 ne sera pas uniquement quantitatif. La Sodecoton doit accélérer sur le volet de la transformation locale. L’huile de coton et les tourteaux pour le bétail, sous-produits essentiels à l’économie régionale, sont plus que jamais attendus sur le marché national pour stabiliser les prix des produits de première nécessité. En somme, si la Sodecoton entame 2026 blessée par les éléments naturels, elle dispose d’une structure financière et industrielle renforcée. La résilience de ses 200 000 producteurs encadrés sera, cette année encore, le véritable moteur de la relance.

Les performances du secteur des Douanes de l’Ouest saluées par le Minfi

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L’édition 2026 de la Journée internationale de la douane (JID est donc lancée. Les activités de cette célébration ont été officiellement lancées, le lundi 19 janvier 2026 au stade Tocket de Bafoussam, dans la région de l’Ouest, Sous le thème : « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement », cette célébration vise à mettre en exergue le rôle de la Douane en tant que « protecteur de la société et démontrer par là son engagement en faveur de la sûreté et de la sécurité », au service du commerce international et du bien-être des citoyens.

Pour Louis Paul Motaze, « Ce thème nous interpelle à plusieurs égards. Il nous rappelle une vérité fondamentale : la Douane n’est pas seulement une administration fiscale chargée de la collecte des recettes pour le Trésor public. La Douane est avant tout une administration de protection, une sentinelle au service de la sécurité et du bienêtre de nos concitoyens ». Cette mission de protection rappellera le ministre des Finances, « exige de nos douaniers une vigilance permanente aux frontières, sur les axes routiers, dans les ports et aéroports. Cette mission de protection exige également un engagement total à servir avec probité et honneur, à résister aux tentations de corruption, à accomplir leur devoir malgré les difficultés, les risques, et parfois l’incompréhension. C’est cet engagement que nous célébrons aujourd’hui ».

LE SECTEUR DES DOUANES DE L’OUEST SE DISTINGUE

 La célébration de l’édition 2026 de la JID a également été l’occasion pour le ministre des Finances, Louis Paul Motaze de saluer les performances du Secteur des Douanes de l’Ouest. Selon les chiffres communiqués par le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, les recettes budgétaires du Secteur des Douanes de l’Ouest ont connu ces dernières années, une évolution ascendante. Elles sont passées de 72 millions de FCFA en 2025 à un peu plus de 915 millions de FCFA en 2025. Cette progression est la plus forte enregistrée sur l’ensemble des structures de production des recettes budgétaires précise-t-on.

Pour le DGD, « Ces performances remarquables en matière de mobilisation des recettes douanières interviennent dans un contexte économique parfois difficile, marqué par les fluctuations des cours mondiaux et les défis logistiques. Toute chose qui traduit de la vigilance et de l’engagement permanents des Services des Douanes de la Région de l’Ouest ».

Le Secteur des Douanes de l’Ouest qui, selon le Directeur général des Douanes, est « un territoire caractérisé par une intense activité économique, une forte densité de la population, et une position stratégique au carrefour de plusieurs corridors commerciaux importants », s’est également illustré par une protection de la société grâce à une vigilance et à un engagement permanent, qui se traduisent par des saisies diverses : produits pharmaceutiques périmés ou contrefaits, munitions, drogues, produits cosmétiques dangereux, produits alimentaires, marchandises de contrebande, boissons et cigarettes non estampillées, etc.

Cette montée en puissance, explique Fongod Edwin Nuvaga, « est le corollaire de l’innovation technologique à travers la mise en service de CAMCIS et de l’application COSMOS qui permet de traquer des véhicules non dédouanés d’une part, et la mise sur pieds d’une politique managériale qui implique tous les personnels, associée à une approche incitative fondée sur la motivation des agents d’autre part ».

Cette performance a été saluée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, qui a adressé ses félicitations au Chef du Secteur des Douanes de l’Ouest et ses collaborateurs, pour les missions bien assumées et les résultats consolidés en 2025. Le Minfi rappellera par la suite que la mission fiscale de l’Administration des Douanes n’éclipse pas les autres missions dévolues expressément à cette administration. « Bien plus, au-delà des chiffres et dans un contexte de tensions et de pressions diverses, les personnels du Secteur des Douanes de l’Ouest sous la conduite de leur Chef de Secteur ont gardé un comportement exemplaire et un professionnalisme remarquable qui méritent nos applaudissements », a précisé le Minfi.

Tout en encourageant les partenaires et les populations à œuvrer durablement et en synergie en faveur de la paix, de la sécurité et de la prospérité du Cameroun. La mission de la Douane ne peut s’accomplir efficacement que dans un cadre de collaboration étroite avec les autres forces de défense et de sécurité, et avec les autres administrations publiques.

APPEL À UNE COLLABORATION PLUS ACCRUE

Les résultats positifs engrangés par l’Administration des Douanes est résultante de l’interaction de plusieurs administrations. Et le Minfi d’ « exprimer la gratitude du gouvernement aux forces de défense et de sécurité pour le soutien constant qu’elles apportent à l’Administration des Douanes dans l’accomplissement de sa mission. Les opérations conjointes que nous menons ensemble, le partage d’informations, la coordination des actions, tout cela contribue à renforcer l’efficacité de notre dispositif national de sécurité. Je voudrais également saluer la collaboration entre la Douane et les administrations sectorielles comme le ministère du Commerce, le ministère de la Santé Publique, le ministère de l’Environnement, et bien d’autres. Cette collaboration inter administrative est essentielle à l’efficacité de l’action publique ».

En ouvrant le bal des prises de parole, le maire de la ville de Bafoussam, lui-même Commandant des Douanes, dans son mot de bienvenue, Roger Tafam, a loué la place prépondérante de l’administration douanière dans la protection de la société et dans le développement local. Tout en mettant en exergue les bonnes relations entretenues entre la Ville de Bafoussam et la Direction Générale des Douanes, dans une perspective de garantir les équilibres nécessaires au bien-être des populations et de l’Etat. Des initiatives sont envisagées pour consolider cette relation privilégiée. C’est le cas du projet de création d’un port sec, et du projet de construction des magasins et aires de dédouanement, pour faire de Bafoussam, une ville de plus en plus attractive.

Recettes douanières : 1 200 milliards FCFA attendus de la Douane en 2026

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La Douane camerounaise devrait franchir en 2026 un nouveau palier dans la mobilisation des recettes publiques. L’annonce a été faite le 19 janvier 2026 à Bafoussam, dans la région de l’Ouest, par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Le membre du gouvernement s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de lancement des activités de célébration de la Journée internationale de la Douane, édition 2026.

 Selon les chiffres rendus publics à cette occasion, l’administration douanière est attendue à plus de 1 200 milliards de FCFA de recettes pour le compte de l’exercice budgétaire 2026. Cette projection confirme le rôle central de la Douane dans le financement du budget de l’État. Elle traduit aussi la confiance des pouvoirs publics dans la capacité de cette administration à maintenir, voire à accentuer, la trajectoire haussière observée ces dernières années.

 D’après les prévisions officielles de la Direction générale des Douanes, rendues publiques en amont de l’exercice budgétaire 2026, les recettes attendues s’établissent précisément à 1 243,2 milliards de FCFA. Ce niveau est en hausse de 7,97 % par rapport aux prévisions de l’année 2025, qui étaient fixées à environ 1 144 milliards de FCFA.

L’annonce de Bafoussam intervient dans un contexte où la Douane camerounaise affiche des performances jugées solides, même si les chiffres consolidés de l’ensemble de l’exercice 2025 ne sont pas encore officiellement communiqués par l’administration. Des indicateurs partiels permettent toutefois de mesurer la tendance.

Le 26 novembre 2025, lors de la présentation du Programme économique et financier du Cameroun, le Premier ministre a indiqué que les recettes douanières avaient atteint 830,1 milliards de FCFA au 30 septembre 2025. Ce montant représentait alors 73,05 % de l’objectif annuel fixé dans la loi de finances. Ces données officielles plaçaient déjà la Douane sur une trajectoire compatible avec l’atteinte, voire le dépassement, de la cible annuelle, confirmant la dynamique haussière observée depuis le début de l’exercice budgétaire 2025.

Appel du Gecam : pour un Gouvernementd’action et la restauration de la confiance

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L’élection présidentielle constitue, pour chaque Nation, un moment majeur de respiration démocratique, en ce qu’elle permet aux citoyens d’accorder leur confiance à une personnalité appelée à conduire les destinées de l’État. Une fois ce choix souverain exprimé, s’ouvre naturellement le temps de l’action, de la clarification des orientations et de la refondation du pacte social et économique entre l’Exécutif et le peuple.

C’est dans cette perspective que, s’adressant à la Nation le 31 décembre 2025, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, a annoncé un prochain réaménagement du Gouvernement.

 À l’orée de cette nouvelle séquence politique, le GECAM n’a pas l’intention de préempter les pouvoirs constitutionnels du Chef de l’État concernant la formation du Gouvernement. Pour important que soit la désignation des membres du Gouvernement, le véritable enjeu réside dans l’action qu’il sera capable de conduire : seule une gouvernance claire et résolument orientée vers le bien-être des Camerounais pourra restaurer la confiance, stimuler l’investissement et bâtir une croissance durable et inclusive.

 Le contexte économique international est imprévisible et demeure particulièrement contraignant. L’économie mondiale continue d’évoluer dans un environnement marqué par la persistance des tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières, la volatilité des marchés des matières premières et le ralentissement de la croissance globale. Ces facteurs exogènes exercent une pression accrue sur notre économie, fragilisant nos équilibres macroéconomiques.

Sur le plan national, bien que les perspectives de croissance demeurent globalement positives, le GECAM rappelle néanmoins que l’économie camerounaise fait face à des défis structurels persistants. Le secteur privé, moteur essentiel de la création de richesse et d’emplois, évolue dans un environnement des affaires encore marqué par des lourdeurs administratives, une pression fiscale élevée, un accès limité au financement, un déficit énergétique important, une dégradation des infrastructures, des coûts logistiques importants et une instabilité réglementaire qui freine l’investissement.

À ces contraintes structurelles, se sont ajoutées les séquelles de la période post-électorale, dont les effets se font encore sentir sur le climat des affaires et sur le moral des acteurs économiques. À cet égard, le GECAM aimerait rappeler qu’à la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, il avait déjà souligné avec force que les entreprises ont besoin de visibilité, de sécurité juridique et de lisibilité dans l’action publique pour pouvoir investir durablement. L’incertitude prolongée, les tensions observées, et le statu quo, continuent de peser sur la confiance des entrepreneurs, comme sur celle des ménages, entraînant une attitude de prudence accrue, des décisions d’investissement différées et une consommation retenue.

C’est dans ce contexte que le GECAM adresse un appel solennel à Son Excellence Monsieur le Président de la République, pour la mise en place d’un gouvernement de rupture, d’action et de restauration de la confiance. Le patronat plaide pour la mise en place d’une équipe gouvernementale resserrée, et résolument orientée vers l’action, à même de prendre en compte les doléances qu’il a formulées dans son appel d’août 2025, en prélude à l’élection présidentielle ainsi que de nombreuses propositions adressées au Gouvernement dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.

En dépit des difficultés actuelles, le GECAM demeure profondément convaincu du potentiel économique du Cameroun. Notre pays dispose en effet d’atouts considérables : une population jeune et entreprenante, des ressources naturelles abondantes, une position géographique stratégique et un secteur privé résilient. Mais ces atouts ne permettront de porter notre pays vers le développement que si les réformes nécessaires sont menées avec courage, constance et détermination, dans un esprit de justice sociale. Dans cet esprit, le GECAM réaffirme sa disponibilité totale à accompagner les pouvoirs publics, dans un cadre de dialogue constructif et de responsabilité partagée.

Fait à Douala, le 19 janvier 2026, Célestin TAWAMBA, Président du Gecam

Yaoundé : le journaliste Brand Kamga jeté en prison

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La nouvelle est tombée comme un couperet ce soir du 20 janvier 2026. Brand Kamga est en prison. Alors que nul ne le savait poursuivi dans une affaire qui l’exposerait à une peine privative de libertés, le journaliste de Naja TV a sonné l’alerte étant dans dans les locaux de la prison centrale de Yaoundé à Kondengui. Dans un premier temps, dans l’urgence, la rédaction vous livre la version des faits de l’ancien employé de Canal 2 international, dans l’affaire qui m’oppose à une certaine Annette Wandji.

 »Je suis écroué à la prison centrale de Yaoundé depuis hier soir.
Une dame dont notre média a fait son portrait d’athlète, me poursuit pour tentative d’enlèvement de sa fille, en complicité avec son « fiancé » en France.
Le Monsieur m’avait contacté pour dénoncer l’escroquerie de sa fiancée. Je n’ai pas realisé le reportage faute de preuves suffisantes.
Après audition et confrontation en mai, il était question qu’elle apporte les preuves que je suis passé dans l’école de sa fille que je ne connais pas au passage.

Par mesure de sécurité craignant une affaire montée de toute pièce pour me nuire, le procureur du TGI Mfoundi a adressé une requête aux fins d’intervention pour accusations mensongères, en vue de contraindre la plaignante à prouver qu’il s’agissait de moi. Je me suis personnellement déplacé pour la brigade de Nkolmesseng lundi pour le suivi, l’affaire amenée au parquet m’a conduit à la prison centrale de Kondengui.

L’audience de ce mardi n’a pas permis ma libération. Malgré l’absence de la plaignante représentée par sa tante sans procuration et dont elle justifie sa sortie du pays des menaces de ma part, le procureur a requis et obtenu le renvoi dans deux semaines, afin d’apporter ses réquisitions sur la demande de libération.
Sur les soit disantes menaces, je n’ai jamais échangé par quelque canal que ce soit avec la dame, depuis la confrontation en mai 2025. Fait curieux, sa fille qui serait la cible de la tentative d’enlèvement est restée au pays.
Il se dégage fièrement une volonté de ne pas juger l’affaire en l’absence de la plaignante, je dois donc attendre en prison pour une accusation donc je ne me reconnais point.

En dépit des dispositions en matière de flagrant délit, je reste écroué à Kondengui, sans voix.

Merci de m’aider à sortir de cette injustice, alors même que je dois me trouver un travail. Je ne connais ni la fille ni son école, prisonnier d’un acte criminel traité au TPI d’Ekounou au lieu du TGI Mfoundi. Je sais compter sur votre bonne compréhension »

Nous y reviendrons avec de plus amples informations. Les syndicats de journalistes annoncent un déploiement dès ce mercredi aux côtés de son conseil qui comprend Me Meli Hyppolite, afin que Brand Kamga recouvre sa liberté.

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