dimanche, avril 5, 2026
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Electricité : les producteurs indépendants plombent la production au premier semestre 2025

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La dynamique de la production d’électricité s’est nettement détériorée au Cameroun au premier semestre 2025. D’après la Note de conjoncture économique du deuxième trimestre 2025 publiée par le ministère des Finances, l’activité du sous-secteur « production et distribution d’électricité » affiche un repli de 8,3 % au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre de la même année.

Cette évolution négative est directement attribuée à la baisse de la production des infrastructures énergétiques exploitées par Eneo (-2,2 %) et, plus encore, à la chute de la production des producteurs indépendants dont l’électricité est rachetée par le concessionnaire (-15,7 %).

Cette forte baisse chez les producteurs indépendants est très probablement la conséquence directe de l’arrêt prolongé, de septembre 2024 à février 2025, des centrales opérées par Globeleq. Ce producteur indépendant britannique qui gère la centrale à gaz de Kribi (216 MW) et la centrale à fioul de Dibamba (88 MW), dont la capacité combinée s’élève à 304 MW, avait suspendu ses activités en raison d’impayés de 137 milliards de francs CFA réclamés à Eneo, le distributeur exclusif d’électricité dans le pays. Un accord pour le paiement partiel de ces arriérés, a finalement été trouvé sous l’égide de l’État.

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, l’a confirmé le 26 février 2025, lors des premières Rencontres économiques du Cameroun, au cours desquelles le membre du gouvernement a également révélé que la centrale de Kribi avait été remise en service depuis le 21 février. Cependant, aucune information officielle ne permet d’affirmer que ces installations injectent depuis leur redémarrage l’intégralité de leur capacité de production installée dans le Réseau Interconnecté Sud (RIS). D’autant que Globeleq continue d’exercer une pression soutenue sur les autorités pour obtenir le paiement intégral des arriérés qui lui sont dus.

Pour recouvrer ses créances, le producteur britannique n’hésite pas, le cas échéant, à fragiliser la chaîne de production électrique, en procédant à des interruptions totales ou partielles de ses centrales, comme ce fut le cas entre septembre 2024 et février 2025. Si l’usage de cette stratégie au-delà de février 2025 ne peut être formellement établi, son éventuel redéploiement ne saurait être écarté, d’autant que des rumeurs persistantes font état d’une possible cession de ses actifs au Cameroun.

À l’origine, le règlement de ces impayés relevait de la responsabilité d’Eneo. Mais, comme à l’accoutumée, l’État camerounais est intervenu pour en assurer la prise en charge, une pratique récurrente destinée à préserver l’équilibre déjà fragile du secteur énergétique. Du côté d’Eneo, la légère baisse de sa propre production (-2,2%) a également impacté la baisse de la production nationale d’électricité au premier semestre 2025.

La Direction de la Production de l’entreprise exploite un parc diversifié, comprenant trois grands ouvrages hydroélectriques : Songloulou (384 MW), Édéa (276 MW) et Lagdo (72 MW). Ces barrages, qui représentent plus de 76% de la production nationale d’électricité, sont complétés par des centrales thermiques (à Limbe, Bafoussam, Oyomabang, Bassa et Logbaba) et une quarantaine de groupes électrogènes de secours d’une puissance totale de 157 MW.

 La production hydroélectrique est naturellement vulnérable aux conditions climatiques. Ainsi, la baisse enregistrée pourrait être attribuée, en partie, à des périodes de sécheresse affectant les débits des cours d’eau. Un débit plus faible réduit mécaniquement la capacité de production des barrages. Eneo gère d’ailleurs des réservoirs comme ceux de Mbakaou, Bamendjin et Mapé sur la Sanaga pour réguler ces débits, mais leur efficacité reste tributaire de la pluviométrie.

zones économiques et réforme foncière pour renforcer l’industrialisation de la Sanaga-Maritime

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Cette orientation sera au centre du Forum « Invest in Sanaga », prévu les 27 et 28 mars à Édéa. Le tournant annoncé, se veut une forme de continuité. En effet, l’installation du complexe d’aluminium d’Édéa à la fin des années 1950, adossée au potentiel hydroélectrique de la Sanaga, avait déjà fait de la zone un symbole précoce de l’industrialisation au Cameroun. D’après les acteurs locaux, cette expérience a montré à la fois la capacité du territoire à accueillir de grandes unités industrielles et les limites d’un modèle trop dépendant d’un nombre restreint d’activités.

Aujourd’hui, l’objectif est de diversifier, ancrer la production dans les ressources locales et mieux répartir les activités économiques à travers ́le département. La stratégie défendue par les promoteurs du concept appelé « CILIS » repose sur une organisation fonctionnelle du territoire. Selon les documents préparatoires du forum, plusieurs zones à vocation économique distincte sont envisagées afin de créer de véritables chaînes de valeur locales. Les zones rurales de Ndom, Ngambe, Nyanon et Massock sont présentées comme des espaces dédiés à une production agricole intensive, destinée à alimenter directement les futures unités de transformation.

Pouma, Ngwei et surtout Édéa sont décrits par les initiateurs du projet comme le cœur industriel, où devraient se concentrer l’agro-industrie, la transformation du bois et certaines industries de base. Les promoteurs évoquent notamment des activités liées aux oléagineux, en lien avec des plantations existantes comme celles de Safacam et Socapalm, afin d’alimenter une industrie de transformation locale. Sur le littoral et autour des zones lagunaires, Mouanko et Dizangué sont identifiés, selon les organisateurs, comme des espaces à forte vocation halieutique.

L’idée est de structurer une filière autour de la pêche, du traitement, du froid et du transport, pour réduire les pertes et mieux valoriser la production avant l’exportation. Plus au sud, Dibamba est présenté comme un futur nœud de distribution et de services, connecté aux infrastructures portuaires et aux grands axes routiers, avec un rôle d’entreposage et de réexpédition. Au cœur de ce schéma, la question foncière et l’aménagement urbain apparaissent comme un levier central.

Les porteurs de la vision estiment que le Plan d’Occupation des Sols de la commune d’Édéa I, historiquement orienté vers l’habitat et les fonctions administratives, doit évoluer. Ils plaident pour l’introduction de zones franches industrielles modulaires, de couloirs logistiques et d’espaces dédiés aux services industriels, à la formation technique et à l’innovation. D’après eux, cette révision permettrait de mieux utiliser les réserves foncières stratégiques et d’assurer une continuité entre production, transformation et logistique.

Le Forum « Invest in Sanaga », organisé par le FEJEM et l’Association des Petites Entreprises du Cameroun, se présente, selon ses initiateurs, comme un espace de mise en relation entre pouvoirs publics, entreprises, acteurs locaux et diaspora. Les échanges annoncés porteront sur la structuration des filières, l’accès au foncier, la sécurisation de l’investissement, la transformation locale, l’emploi des jeunes et les partenariats économiques. Les organisateurs disent viser la constitution d’un portefeuille de projets jugés bancables et la formulation de recommandations opérationnelles.

Crise post-électorale: des nouvelles du photographe de Tchiroma

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« Le photographe de Tchiroma arrêté à Garoua se trouve au SED». La nouvelle a été rendue publique hier 22 janvier 2026 par Guibaï Gatama sur sa page Facebook. Le journaliste est allé un peu plus loin dans l’annonce :« Mon jeune frère,  »Alpha », photographe d’Issa Tchiroma lors de la dernière élection présidentielle, que je connais depuis fort longtemps, m’a appelé hier depuis le Secrétariat d’État à la Défense (SED), à Yaoundé. Il utilisait un téléphone de service. Il s’y trouvait, m’a-t-il dit, et se préparait à être conduit au Tribunal militaire de Yaoundé pour une audience».

Des informations rassurantes pour les proches de ce photographe dont l’on était sans nouvelles depuis plusieurs semaines, depuis son arrestation dans la ville de Garoua. Des soupçons d’une déportation sur Yaoundé pesaient, d’autant plus que la plupart des personnes interpellées dzns le cadre de la crise née de l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, ont été convoquées sur Yaoundé. Mais rien ne rassurait, d’autant plus que ni le gouvernement,ni la justice, encore moins les services de sécurité qui l’avaient enlevées en pleine rue à Garoua, n’ont daigné en faire une communication.

A l’occasion de son annonce, le directeur de publication du journal L’œil du Sahel, indiqué qu’Alpha déclare ne bénéficier d’aucune assistance juridique,  »faute de moyens. Et pourtant, le tribunal militaire choisi pour le juger est un signe que les charges retenues contre Alpha relèvent certainement de la sûreté de l’Etat.
Ainsi, après Anicet Ekane (déjà décédé en détention), Aba’a Oyono (libéré), Djeukam Tchameni (encore en détention), et des centaines de jeunes interpellés à travers le territoire national et particulièrement dans les régions septentrionales, c’est au tour du photographe d’Issa Tchiroma de subir les foudres de Yaoundé devant le tribunal militaire. Pour le moment, l’on ne sait pas encore quelles sont les charges retenues contre Alpha.

Le seul membre de l’entourage d’Issa Tchiroma Bakary encore en liberté est Me Alice Nkom qui est porte-parole du candidat arrivé officiellement 2ème à cette élection dont il continue de revendiquer la victoire. Ce qui lui a valu des persécutions, avant son exil opéré dans des conditions jusqu’ici non élucidées. Lui qui a transité par le Nigeria avant de chuter en Gambie.

Éducation numérique : la Fondation Orange équipe 33 écoles primaires pour près de 100 millions FCFA

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La Fondation Orange Cameroun poursuit le déploiement de son programme « Écoles numériques » au profit de 33 écoles primaires publiques réparties sur l’ensemble du territoire national. Dans ce cadre, le président du conseil d’administration de la Fondation a procédé, le jeudi 22 janvier 2026, à la remise officielle d’un important lot d’équipements numériques au ministère de l’Éducation de base, destinés aux établissements bénéficiaires du programme. Ces équipements visent à améliorer les conditions d’apprentissage de plus de 10 000 élèves et enseignants au cours de l’année scolaire 2025-2026.

Lancé en Afrique en 2014, le programme « Écoles numériques » constitue l’initiative phare de la Fondation Orange en matière d’inclusion digitale. Il ambitionne d’accélérer l’accès au numérique des élèves issus de milieux défavorisés en Afrique et au Moyen-Orient, en accompagnant les écoles primaires dans un processus structuré d’intégration des technologies numériques. À court terme, l’objectif est de réduire la fracture numérique éducative en agissant simultanément sur l’équipement des établissements en matériels numériques et sur la formation des enseignants et des élèves à l’usage des TIC, afin de promouvoir des méthodes pédagogiques innovantes et d’améliorer les performances scolaires grâce à des contenus éducatifs digitalisés et ludiques.

D’un montant global de 99 593 230 francs CFA, le matériel remis comprenait notamment des valises pédagogiques, des casques, des tablettes, un vidéoprojecteur, un écran de projection, des multiprises à cinq ports, des câbles HDMI, des équipements numériques tels que des Raspberry Pi 3 B+, des enceintes JBL Flip Essential Black et Charge 4, des ports USB multiples, des kits solaires, des ordinateurs de type Acer Aspire, ainsi que des contenus éducatifs numériques.

Réaffirmant l’engagement d’Orange Cameroun en faveur d’une éducation inclusive et de qualité, Patrick Benon a rappelé que depuis sa création en 2009, la Fondation Orange œuvre à faire du numérique un levier d’égalité des chances, notamment au profit des jeunes et des femmes. Selon lui, le programme « Écoles numériques » contribue non seulement à faciliter l’accès au savoir, mais aussi à encourager de nouvelles pratiques pédagogiques, en classe comme à domicile, tout en améliorant sensiblement l’assiduité et les résultats scolaires dans les établissements bénéficiaires.

Inclusion numérique féminine : la Fondation Orange Cameroun dote le MINPROFF en équipements pour les Maisons Digitales

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A travers cette cérémonie que présidait le Pr Marie-Thérèse Abena Ondoa, ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, la Fondation Orange confirme son engagement à promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes filles par le numérique. Les « Maisons Digitales », lieux dédiés à l’inclusion, fruit du partenariat avec ce département ministériel, est destiné à sortir les femmes de la dépendance et leur garantir une meilleure insertion sociale par leur appropriation des opportunités offertes par le numérique.

Le matériel réceptionné par la Ministre servira à équiper 05 nouvelles maisons digitales à créer au cours de cette année, mais aussi à compléter le parc des 23 maisons digitales déjà existantes. Le programme Maisons Digitales lancé en 2015 par la Fondation Orange vise à autonomiser les femmes vulnérables en leur offrant des formations numériques et des compétences techniques pour favoriser leur insertion socio-professionnelle, leur indépendance économique et leur inclusion dans le monde numérique. Cela inclut la formation aux compétences numériques essentielles, l’insertion professionnelle, l’autonomie économique, la réduction de la fracture numérique et le renforcement de l’écosystème local, avec pour objectif final de donner aux femmes les outils pour surmonter les barrières sociales et devenir économiquement indépendantes et plus  autonomes, particulièrement les femmes vulnérables qui se voient doter de compétences numériques et entrepreneuriales  dans ces espaces équipés en partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), très actif dans la lutte pour la réduction de la fracture numérique et la promotion de  l’inclusion sociale et professionnelle des femmes

En capitalisant sur le numérique pour contribuer à transformer les réalités locales et créer des activités génératrices de revenus, la Fondation Orange Cameroun confirme l’importance et la place de la femme camerounaise dans la stratégie de développement du numérique initiée par l’opérateur pour qui l’indépendance économique de la femme en particulier, passe par la formation et la maitrise des outils bureautiques et numériques.

Pour Patrick Benon, il était question de confirmer l’engagement d’Orange Cameroun et sa Fondation à former des femmes vulnérables, sans qualification et sans emploi pour en faire dans une période allant de 6 mois à 1 an maximum durant laquelle il leurs seront dispensées les rudiments indispensables quelques soit leur niveau dans le but d’acquérir des connaissances et qualifications pour lancer des activités génératrices de revenus, des actrices de premier rang, contributrices aux efforts déployés par les pouvoirs publics pour le développement de leurs familles et de leurs régions.

Pour Mme Marie-Thérèse Abena Ondoa, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille « Ce nouvel apport pour les « Maison Digitales » et les technologies dont elles sont porteuses, les groupes d’intérêt comme les associations de femmes bénéficiaires de ces équipements se sentent plus valorisées. Ce don permettra le développement d’échanges dans plusieurs domaines et cela est d’autant bénéfique qu’il est aujourd’hui nécessaire dans notre pays, de développer les capacités de chacun par l’enseignement et la formation pour exploiter les merveilles du numérique garantissant une ouverture sur le monde».

Initié par la Fondation Orange au Cameroun, le programme « Maisons Digitales », déployé en partenariat avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille à travers ses Centres de Promotion de la Femme et de la Famille (CPFF), cet outil qui se veut inclusif, s’appuie sur les ONG et associations locales de femmes, principales bénéficiaires de cette initiative.  A ce jour, c’est plus de 10 000 femmes qui ont bénéficié des  cours qui y sont dispensés, soutenus par des modules axés sur la promotion de l’inclusion économique, l’initiation à l’outil informatique en se familiarisant avec les outils et logiciels de base.  Au terme du temps fixé pour leurs formations, la bureautique, la gestion financière par le biais des logiciels et applications adaptés et les TIC n’auront plus de secret pour les pensionnaires des « Maisons Digitales Orange » , logées dans l’enceinte des Centres régionaux de Promotion de la Femme et de la Famille, ouverts aux associations et réseaux des femmes adhérentes.

Ces partenaires joueront un rôle d’encadrement essentiellement axé sur le suivi et l’évaluation de ce dernier. Il leur sera octroyé à chacune une subvention pour l’organisation de sessions de formations des formateurs, dont les missions principales seront d’assurer des formations basiques en gestion financière à l’attention des femmes et jeunes filles exerçant des activités génératrices de revenus. Ces structures d’accompagnement s’assureront de l’appropriation véritable des outils et formations dispensées à leurs apprenantes de même qu’elles se chargeront d’assurer le suivi sur le terrain de l’implémentation des contenus des formations et du développement des projets présentés des bénéficiaires.

Le programme de construction des « Maisons Digitales Orange » consistant à l’équipement en matériel informatique, la formation aux TIC appliquées à la gestion des projets et la création des activités génératrices de revenus, fait la fierté de la Fondation Orange qui manifeste ainsi sa détermination à accompagner les pouvoirs publics dans la mise en place d’une économie véritablement numérique.

Télécommunications : Camtel obtient 44,884 milliards de la CBC pour son projet de Mobile Network Expansion

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La première phase du projet Mobile Network Expansion (MNE) de la Cameroon Telecommunications (Camtel) peut donc être activée. Des financements sont désormais disponibles à cet effet. La Camtel et la Commercial Bank Cameroon (CBC) ont en effet signé, le 21 janvier 2026 à Yaoundé, un partenariat financier syndiqué de 44,884 milliards FCFA, pour le financement de la première phase du projet MNE. Un projet qui se veut une réponse au défi de saturation des pôles urbains étouffés, homogénéiser la qualité de service et, enfin, porter l’étincelle du numérique dans ces « zones blanches » que le marché a trop longtemps ignorées. Des chefs-lieux régionaux aux zones rurales les plus reculées, c’est tout le territoire qui s’apprête à passer sous un nouveau régime de connectivité.

De manière concrète, le projet MNE vise à densifier, désaturer et étendre le réseau mobile ; améliorer la qualité de service ; renforcer l’inclusion numérique sur l’ensemble du territoire. Le projet cible prioritairement les chefs-lieux régionaux et départementaux, les villes universitaires, les zones économiques stratégiques et les zones rurales encore peu couvertes. Au-delà des infrastructures, le projet MNE, précise-t-on, se veut un levier de transformation économique, au service de l’innovation, des entreprises, des start-ups et des services publics numériques. En ciblant prioritairement les zones économiques stratégiques et les cités universitaires, Camtel veut irriguer les centres névralgiques de la croissance de demain.

En rappel, un pool bancaire formé par Commercial Bank Cameroun (CBC), Afriland First Bank, Union Bank of Cameroon (UBC) et National Financial Credit (NFC) a été retenu pour accompagner Camtel, opérateur historique des télécoms au Cameroun, dans la réalisation d’un programme d’investissement de 52,2 milliards de FCFA. Le plan vise le déploiement des réseaux 2G, 3G et 4G dans les capitales régionales et départementales, les villes universitaires et les grandes écoles du pays.

Pour mobiliser cette enveloppe de 52,2 milliards de FCFA.la CBC, chef de file du pool, a sollicité la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) d’activer son guichet B, désormais appelé guichet spécial de refinancement, dédié au refinancement des crédits à moyen terme destinés à l’investissement productif. Le texte qui l’organise précise que ce refinancement ne peut excéder 60 % du montant global du projet.

Logone-Birni : une commune en eaux troubles

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L'un est mort et l'autre portée disparue

Le maire de la commune de Logone-Birni dans la région de l’Extrême-Nord est mort ce 21 janvier 2026. Abakar Brahim s’est éteint des suites de maladie à Ndjamena au Tchad où il se trouvait en évacuation sanitaire depuis quelques jours. C’est une disparition qui affecte grandement cette commune du département du Logone et Chari. « C’est une très grosse perte pour la commune. Il était un acteur de développement et voulait faire de Logone Birni une commune résolument tournée vers la modernité et la prospérité », témoigne Mahamat Bahar Marouf, sénateur et sultan de Logone-Birni, dans les colonnes du quotidien L’œil du Sahel. « Le maire Abakar Brahim était un homme de paix. Il ne faisait aucune différence entre les tribus. Pour lui, nous étions tous des enfants de Logone Birni. Il a laissé ses traces dans tous les villages de la commune. Quand il y avait un problème, il venait lui-même sur le terrain. Sa mort est une grande perte pour nous », regrette pour sa part un habitant de Logone-Birni, dans les mêmes colonnes de L’œil du Sahel.

C’est donc un homme de consensus qui quitte la scène. Dans un contexte où les conflits intercommunautaires ne sont pas encore définitivement éteints. Mais aussi, dans un contexte marqué par une perte de vitesse du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir dont le défunt maire était jusqu’à sa mort président de la section de Logone-Birni. C’est pourquoi « on aura de la peine à le remplacer, c’est sûr. Nous le pleurons tous et regrettons énormément son départ si précoce », se lamente Mahamat Bahar Marouf le sénateur sultan de Logone-Birni.

Ce d’autant plus qu’au moment du décès de chef de l’exécutif municipal, sa première adjointe, Fanné Ehmat Gargoum, est portée disparue depuis le 5 janvier dernier. Celle qui aurait dû assurer l’intérim du maire jusqu’à l’élection d’un nouveau maire par le conseil municipal. Pour l’heure, nul ne sait s’il s’agit d’un enlèvement comme une bonne partie de la région de l’Extrême-Nord en est exposée, ou d’une simple hibernation décidée par Fanné Ehmat Gargoum. Des sources rapportées par le quotidien régionaliste L’œil du Sahel, font état de ce que le climat au sein du conseil municipal n’était pas des plus sereins tel que dénoncé par la disparue, d’après certaines indiscrétions. 

Décentralisation : 804 milliards FCFA à investir dans les CTD en 2026

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Pour l’exercice 2026, le montant total affecté aux départements ministériels pour les transferts en capital aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD) s’élève à 143,79 milliards de FCFA, dont 9,7 milliards de FCFA destinés aux régions et 134,09 milliards de FCFA aux communes. Mais, la budgétisation des ressources transférées aux CTD prévoit un volume global de 1 106,22 milliards de FCFA, réparti entre 804,11 milliards de FCFA pour l’investissement et 302,11 milliards de FCFA pour le fonctionnement, dans le cadre de la Dotation générale de la décentralisation (DGD) Sur le dernier quinquennat 2020- 2024, la DGD, volet investissement, observe-t-on, a connu une augmentation continue, passant de 97,9 milliards de FCFA en 2020 à 149,1 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 51,2 milliards de FCFA (+52,3%).

Mais dans l’ensemble, sur la même période, DGD a connu une progression remarquable, passant de 111,8 milliards de FCFA à 292,7 milliards de FCFA. Les dotations sectorielles et multisectorielles ont également suivi cette dynamique, précise-t-on, atteignant respectivement 89,1 milliards de FCFA et 60 milliards de FCFA, contre 61,9 milliards de FCFA et 36 milliards de FCFA précédemment.

LA DGD, SOURCE PRIORITAIRE DE FINANCEMENT DES CTD

La DGD, rappelle-t-on, est mise à disposition des CTD sous forme de dotation multisectorielle et de dotation sectorielle. La dotation multisectorielle, portée par le ministère de la Décentralisation et du développement local (Minddevel), précise-t-on, finance les projets issus de tous les secteurs d’activité dans le respect des domaines de compétence, tandis que la dotation sectorielle, inscrite dans les budgets sectoriels des autres administrations finance les projets d’investissement publics relevant exclusivement des domaines de compétence desdites administrations.

La dotation sectorielle qui était de 61,9 milliards de FCFA en 2020 est passée à 89,1 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 27,2 milliards de FCFA (+43,9%). De même, la dotation multisectorielle est passée de 36 milliards de FCFA en 2020 à 60 milliards de FCFA en 2024, soit une augmentation de 24 milliards (+66,7%). La DGD désigne la fraction des recettes de l’État destinée au financement partiel de la décentralisation sous forme de dotations budgétaires. Le décret du 05 août 2009 portant modalités d’évaluation et de répartition, qui décrit le concept et précise les emplois, subdivise la DGD en deux principales composantes : le fonctionnement et l’investissement.

 Conformément à ce décret, les emplois de la DGD sont principalement le traitement des salaires des élus locaux, les charges résultant de l’exercice des compétences transférées, ainsi que les organes de suivi, de coordination et d’évaluation de la décentralisation, à l’instar du Conseil national de la décentralisation (CND), du Comité interministériel des services locaux (CISL), du Comité national des finances locales (CONAFIL) et la Commission interministérielle de la coopération décentralisée (CICOD).

L’Agence de Promotion des Investissements : 7 400 milliards FCFA d’investissements projetés, 350 000 emplois en vue

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Dans un échiquier mondial où la captation des flux financiers ressemble de plus en plus à une bataille de haute intensité, le Cameroun vient de marquer des points décisifs. Le bilan de l’exercice 2025 de l’Agence de Promotion des Investissements (API), sous la houlette de son Directeur Général par intérim, Boma Donatus, révèle des indicateurs en forte progression, selon les statistiques consultées par Défis Actuels. Avec 7 400 milliards FCFA d’investissements projetés et une promesse de création de 350 000 emplois directs, l’API s’affirme plus que jamais comme le catalyseur central de la stratégie de croissance et de compétitivité du pays.

UNE DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE DE COMBAT SUR TROIS CONTINENTS

L’époque où l’on attendait l’investisseur derrière un guichet est définitivement révolue. En 2025, l’API a opté pour une présence offensive sur la scène internationale, participant à 15 événements promotionnels de haut niveau. De l’Annual Investment Meeting (AIM) d’Abu Dhabi à l’Africa CEO Forum d’Abidjan, en passant par l’India–Africa Business Conclave de New Delhi et le forum WCAF IV au Togo, le drapeau camerounais a flotté sur les plateformes les plus influentes.

Cette « diplomatie de terrain » ne s’est pas limitée à de la simple visibilité. Elle a accouché de résultats tangibles : 368 investisseurs étrangers ont été formellement enregistrés dans la base de données de l’Agence. Plus encore, l’API a sécurisé son réseau d’influence mondial par la signature de quatre protocoles d’accord stratégiques avec des géants de la finance internationale tels que l’AIM Foundation, AIMA, l’Indian Global Investment Consortium et Cobo Square. Ces alliances constituent désormais des autoroutes pour l’acheminement des capitaux étrangers vers les projets structurants nationaux.

LE BOOM DES CONVENTIONS : 7 400 MILLIARDS FCFA POUR TRANSFORMER LE PAYS

 La mesure réelle de l’attractivité d’une destination se lit dans la signature des conventions. Sur ce front, l’année 2025 affiche un cru exceptionnel. L’API a paraphé 70 conventions d’investissement, se décomposant en 56 nouveaux projets et 14 extensions de capacités. « Ces chiffres ne sont pas que des statistiques, ils représentent une force de frappe financière de 7 400 milliards FCFA qui va irriguer nos secteurs prioritaires », analyse un expert financier, spécialiste du climatcdesvaffaires et des investissements étrangers. En complément de ces nouvelles signatures, 26 avenants ont été conclus, signe que l’Agence assure un suivi de proximité pour sécuriser et adapter la mise en œuvre des projets existants aux réalités du marché.

350 000 EMPLOIS : L’INVESTISSEMENT AU SERVICE DU SOCIAL

L’impact macroéconomique de cette performance est colossal. La projection de 350 000 emplois directs portés par ces projets représente une bouffée d’oxygène majeure pour le marché du travail camerounais. Pour fluidifier l’arrivée de cette main-d’œuvre et de ces capitaux, l’API a modernisé son accueil : 250 investisseurs ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé dès leur descente d’avion aux aéroports de Douala et Yaoundé, réduisant ainsi les frictions administratives qui, par le passé, décourageaient les plus téméraires. Synergie institutionnelle : Ports et Zones Industrielles en première ligne Pour Boma Donatus et ses équipes, l’investissement ne peut prospérer sans un écosystème logistique performant.

 C’est le sens des partenariats stratégiques renforcés en 2025, avec le Port Autonome de Douala (Signature d’un protocole d’accord pour faciliter l’installation des entreprises dans le principal hub logistique du pays), et avec la MAGZI : Adoption d’un plan d’action triennal pour optimiser l’aménagement et l’occupation des zones industrielles.

RÉFORMES INTERNES : LA MUTATION VERS LA CULTURE DU RÉSULTAT

L’API a également entamé sa propre révolution de palais. Pour s’aligner sur les standards internationaux de redevabilité, l’institution a créé deux directions clés : la Direction du Suivi-Évaluation et de la Stratégie et la Direction de la Promotion des Investissements. Cette restructuration administrative, qui intègre désormais des pôles spécialisés en communication institutionnelle et en bilinguisme, vise une professionnalisation accrue. Enfin, la gouvernance sociale n’a pas été oubliée. Dès janvier 2025, l’immatriculation de l’ensemble du personnel à la CNPS et la souscription à une assurance santé universelle pour les agents et leurs familles ont permis de stabiliser le capital humain de l’Agence, garantissant une continuité de service et un engagement sans faille des équipes.

 UN SIGNAL FORT ENVOYÉ AUX MARCHÉS

À la connaissance de ce bilan — 7 400 milliards FCFA projetés, 70 conventions et 368 investisseurs mobilisés — le constat s’impose : le Cameroun est redevenu une destination prioritaire. Dans un monde où la crédibilité économique se gagne par la transparence et la force des données, l’API fait le choix de parler par les chiffres. Ce signal fort envoyé aux partenaires internationaux confirme que le pays est résolument engagé sur la voie d’une transformation économique profonde et durable.

123 milliards de FCFA mobilisés pour les villes, la décentralisation et la résilience sociale

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L’architecture financière combine prêt souverain concessionnel, subventions ciblées et affectations de ressources issues du Contrat de désendettement et de développement (C2D). L’ensemble est aligné sur les priorités publiques camerounaises, dans un contexte de pression urbaine croissante, de vulnérabilités climatiques, de contraintes budgétaires et de poursuite du processus de décentralisation.

Un prêt souverain de 98,4 milliards de FCFA pour la lutte contre les inondations

Le principal instrument signé est une convention de prêt de 150 millions d’euros, soit 98,4 milliards de FCFA, destinée au financement du Projet de lutte contre les inondations à Douala et Yaoundé (PLIDY). Autorisé par décret présidentiel le 9 décembre 2025, ce prêt est contracté sur une durée de remboursement de 20 ans.

Le PLIDY est conçu comme un programme d’investissement de six ans. Il cible plus de deux millions de personnes vivant dans des zones urbaines exposées aux inondations récurrentes. Les interventions prévues couvrent l’aménagement et la réhabilitation des canaux de drainage, la restauration de zones naturelles d’absorption des eaux, l’amélioration de l’accessibilité des quartiers, l’accès aux services urbains de base — notamment la gestion des déchets solides — ainsi que le renforcement des données et outils de connaissance sur la vulnérabilité urbaine.

« La mise en œuvre de ce projet à Douala et à Yaoundé va réduire durablement la vulnérabilité des populations urbaines face aux inondations, renforcer la résilience climatique et améliorer le cadre de vie », a déclaré le ministre Alamine Ousmane Mey. Pour l’AFD, l’ambition dépasse la seule réalisation d’infrastructures. « Le programme PLIDY vise à répondre de façon globale et intégrée à un défi environnemental, social et économique, afin de faire émerger des villes plus résilientes, plus inclusives et plus durables », a précisé Virginie Dago, indiquant que les ressources de l’AFD seront complétées par une subvention de 4 millions d’euros déléguée par l’Union européenne pour renforcer les actions à Douala.

Douala et Yaoundé concentrent à elles seules plus de 30 % de la population nationale, soit environ 9,1 millions d’habitants. Selon les analyses de l’AFD, ces deux métropoles font face à un déficit structurel d’infrastructures et de gouvernance foncière, dans un contexte d’urbanisation rapide et d’intensification des aléas climatiques.

Deux subventions de 6,56 milliards de FCFA orientées vers la sécurité alimentaire et le genre

Deux conventions de subvention, pour un montant cumulé de 10 millions d’euros (6,56 milliards de FCFA), ciblent des enjeux sociaux et productifs en milieu rural et dans les zones fragiles. La première porte sur un financement additionnel du Projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les territoires ruraux du Cameroun (SECAL), à hauteur de 5 millions d’euros, soit 3,28 milliards de FCFA. Lancé initialement en 2023-2024 avec un financement de 16 millions d’euros sur ressources du 3ᵉ C2D, le SECAL vise le renforcement de l’écosystème des entreprises rurales à travers l’accompagnement technique, le conseil agro-pastoral, la formation et l’accès au financement.

« Le financement additionnel permettra d’étendre le périmètre du projet et de densifier les activités d’accompagnement, notamment par les prêts et la fourniture de petits équipements », a expliqué le ministre de l’Économie. Le programme, initialement déployé dans cinq bassins de production, est étendu au département du Fako, dans la région du Sud-Ouest. En 2024, plus de 8 400 entreprises rurales avaient déjà été identifiées comme bénéficiaires.

La seconde subvention, également de 5 millions d’euros (3,28 milliards de FCFA), est consacrée au Projet de renforcement des capacités des femmes entrepreneures des régions du Septentrion et de l’Est, dénommé « Septentrion-Est ». Il vise à améliorer l’accès des femmes aux financements, à l’accompagnement technique et à l’insertion économique dans des zones marquées par des vulnérabilités structurelles. « Ce projet s’appuie sur une phase pilote mise en œuvre avec succès dans l’Extrême-Nord et permettra de soutenir l’entrepreneuriat féminin dans quatre régions cibles », a indiqué la directrice de l’AFD.

18,37 milliards de FCFA issus du 3ᵉ C2D pour la santé, l’éducation et la décentralisation

Trois conventions supplémentaires portent sur l’affectation de ressources du troisième Contrat de désendettement et de développement (C2D), pour un montant total de 28 millions d’euros, soit 18,37 milliards de FCFA. Deux de ces conventions concernent des appuis budgétaires sectoriels pour la période 2026-2027. Le secteur de la santé bénéficie d’une dotation de 12,5 millions d’euros (8,2 milliards de FCFA), destinée à améliorer l’accès équitable aux soins essentiels et à réduire la mortalité maternelle et infantile. L’éducation de base reçoit un appui de 11 millions d’euros (7,216 milliards de FCFA), dans la continuité des appuis budgétaires sectoriels engagés depuis 2017, avec un accent sur les standards de construction scolaire, la maîtrise d’ouvrage communale et la stabilisation des ressources humaines enseignantes.

Le troisième instrument C2D concerne le financement du Projet de renforcement de la décentralisation au Cameroun (REDECA), à hauteur de 4,5 millions d’euros, soit environ 2,95 milliards de FCFA. L’objectif est d’améliorer la gouvernance locale et la capacité des communautés urbaines à délivrer les services publics de base, notamment à travers le renforcement de la transparence, de la participation citoyenne et des capacités institutionnelles.

« Il s’agit d’approfondir le processus de décentralisation consacré par la Constitution, en dotant les collectivités des outils nécessaires à l’exercice effectif de leurs compétences », a souligné Alamine Ousmane Mey. Le projet s’inscrit en complémentarité avec d’autres programmes urbains financés sur ressources C2D, dont le programme des Capitales régionales.

Une coopération structurée autour des priorités nationales

Mis en place en 2006, le C2D constitue l’un des principaux instruments de la coopération financière entre le Cameroun et la France. Il permet la conversion de créances de dette bilatérale en financements de projets de développement. Trois phases successives ont été déployées, couvrant des secteurs tels que l’agriculture, la santé, l’éducation, la justice, la sécurité et le développement urbain.

Selon le Minepat, « à terme, plus de 1 000 milliards de FCFA auront été injectés dans l’économie camerounaise grâce à ce mécanisme ». L’ensemble des conventions signées le 21 janvier traduit une concentration des financements sur les risques urbains, la sécurité alimentaire, l’autonomisation économique des femmes, les services sociaux de base et la décentralisation. Pour l’AFD, ces engagements s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). « L’enchaînement de ces signatures illustre la cohérence des interventions autour des priorités camerounaises et la confiance renouvelée des partenaires dans la trajectoire économique et institutionnelle du pays », a déclaré Virginie Dago.

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