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Le Crédit foncier a augmenté de 466% son offre de crédit au 1er trimestre 2025

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Au premier trimestre 2025, le Crédit foncier du Cameroun (CFC) a opéré une percée spectaculaire sur le segment de l’offre de crédit portée par les établissements financiers. D’après le Rapport sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les établissements de crédit dans la CEMAC, publié par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à partir des reportings TEG, l’institution publique a représenté 30,39 % des parts de marché sur ce segment, contre seulement 5,37 % au premier trimestre 2024.

 Cela correspond à une hausse relative d’environ 466 % en un an, la part de marché du CFC ayant été multipliée par près de six. Autrement dit, l’établissement est passé du statut d’acteur marginal à celui de deuxième intervenant du marché des établissements financiers en l’espace de douze mois, selon les données arrêtées à fin mars 2025 par la BEAC. Les « taux débiteurs » suivis dans ce rapport correspondent aux taux d’intérêt appliqués par les établissements de crédit lorsqu’ils prêtent de l’argent à leurs clients.

Leur analyse permet d’observer, indirectement, la dynamique de l’offre de crédit et le positionnement des acteurs sur le marché. Dans le même intervalle, ALIOS Finance (SOCCA) reste en tête, mais voit son poids reculer nettement, passant de 63,01 % des parts de marché au premier trimestre 2024 à 42,27 % un an plus tard. PRO-PME Finance enregistre également un repli, de 12,96 % à 8,08 %, tandis que SCE progresse légèrement, de 18,66 % à 19,26 %.

Ce mouvement traduit donc un rééquilibrage marqué du marché au profit du CFC, dans un contexte où la structure des acteurs évolue rapidement. Cette montée en puissance commerciale fait écho à l’amélioration des performances financières de l’établissement sur l’exercice précédent. En 2024, le CFC a dégagé un bénéfice net de 2,2 milliards de F CFA, en progression de 57,1 % par rapport à 2023, selon les données communiquées par l’institution.

Cette amélioration s’explique principalement par une baisse du coût du risque, c’est-à-dire des charges liées aux créances susceptibles de ne pas être remboursées. L’année 2023 avait été marquée par d’importantes provisions supplémentaires recommandées par la COBAC et par des ajustements comptables, qui avaient pesé sur le résultat.

 À fin 2024, les fonds de financement et de garantie du CFC s’établissent à 259,20 milliards de F CFA, en léger retrait par rapport à fin 2023, une évolution liée à l’écart entre les contributions collectées et celles effectivement affectées

Le Cameroun lève 414 milliards FCFA sur les marchés financiers internationaux

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LOUIS PAUL MOTAZE, Ministre des Finances

Le Cameroun a effectué un retour peu médiatisé sur le marché financier international. Selon des informations rapportées par Bloomberg ce mardi 27 janvier 2026, l’État a émis une obligation d’un montant de 750 millions de dollars, soit environ 414 milliards de FCFA, sur une maturité de cinq ans, avec un rendement de 10,125 %. Contacté par News du Camer pour confirmer officiellement cette levée de fonds ainsi que ses paramètres détaillés, le ministère des Finances n’avait pas encore répondu à nos sollicitations au moment de la publication de cet article.

Toutefois, selon des informations relayées par des médias locaux spécialisés, l’opération aurait été structurée avec Citigroup comme arrangeur principal. Le closing serait attendu le 30 janvier, et le coût final pour le Trésor camerounais devrait être affiné après la mise en place d’un swap de devises dollar–euro. Ce mécanisme de couverture vise à convertir l’exposition en dollars vers un coût équivalent en euros, afin de limiter le risque de change sur la durée de vie du titre.

Cette nouvelle levée intervient moins de deux ans après une autre opération internationale menée par le Cameroun dans un format différent. En 2024, l’État avait opté pour un placement privé plutôt qu’un eurobond classique par appel public à l’épargne. Cette transaction, réalisée avec l’appui de Citigroup Global Markets Ltd comme agent de placement et de Cygnum Capital Middle East comme arrangeur, s’était soldée par une mobilisation d’environ 335 milliards de FCFA. Le rendement consenti à l’époque atteignait 10,75 %, déjà considéré comme élevé.

Comme en 2024, le niveau du taux obtenu cette année traduit la perception du risque par les investisseurs. Les conditions de marché internationales restent dominées par des taux d’intérêt en dollars élevés et une sélectivité accrue vis-à-vis des émetteurs africains notés dans la catégorie spéculative. Des responsables impliqués dans l’opération précédente soulignaient déjà que ces niveaux reflètent avant tout les références de marché sur lesquelles s’échangent les titres camerounais existants, dans un environnement où les investisseurs se montrent de nouveau disposés à s’exposer aux signatures à haut rendement, souligne Bloomberg.

Le pays est classé B- par S&P Global Ratings, une notation située dans la catégorie spéculative, au même niveau que plusieurs autres économies émergentes confrontées à des coûts d’emprunt élevés. Parallèlement, les autorités doivent composer avec des impératifs de gestion budgétaire et de dette intérieure. Des analystes estiment que les recommandations de partenaires financiers, notamment en matière d’apurement plus rapide de certains arriérés, peuvent également peser sur le calendrier et les choix de financement extérieur.

Avec 600 tonnes de semences, l’Irad relance la filière blé au Cameroun

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A Wassandé, une commune située dans le département de la Vina, à 88 kilomètres de Ngaoundéré chef-lieu de la région de l’Adamaoua, la moisson du blé a officiellement démarré le 23 janvier 2026. C’est une résultante d’un processus agricole entamé en août 2025 avec la mise en terre de semences dites de « pré-base » sur ce site agro-écologique de 1 800 hectares. Le constat est fait lors de la descente sur le terrain du gouverneur de l’Adamaoua, Kildadi Taguieke Boukar, en compagnie du directeur général de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad), le Dr Noé Woin, et du chef de centre de Wakwa, le Dr Venasius Lendzemo Wirnkra. L’enjeu est de reconstruire, par étapes, une chaîne semencière nationale capable de soutenir la relance du blé, dont le coût des importations a atteint 214 milliards de FCFA en 2024 selon l’Institut national de la statistique (Ins).

L’Irad vise la collecte de 600 tonnes de semences de base. Ces graines ne sont pas destinées à la consommation. Elles servent à ensemencer, lors de la prochaine campagne, environ 6 000 hectares afin de produire des semences dites « certifiées », celles que les agriculteurs utilisent pour le blé marchand. La progression suit une logique stricte : des semences souches issues de la recherche, à la pré-base, puis à la base, avant la certification.

« Nous dépensons des centaines de milliards pour importer des produits que nous pouvons produire chez nous. La progression sur le terrain est nette », indique le Dr Noé Woin. En trois ans, le site a déjà généré plus de 1 000 tonnes de semences de base, ensuite transmises aux coopératives par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour multiplication dans les différentes zones agro-écologiques du pays.

Rendements et mécanisation

Le rendement actuel du site est estimé à environ quatre tonnes à l’hectare. « C’est un chiffre indicatif, car nous travaillions jusqu’ici avec un matériel agricole limité », précise le directeur général de l’IRAD. La situation évolue avec l’arrivée d’équipements modernes acquis grâce au financement public : moissonneuses-batteuses et semoirs destinés à améliorer la densité de plantation et la régularité des cultures. La hausse de productivité est attendue dès la prochaine campagne. Après la récolte, apprend-on, les semences seront stockées en chambres froides afin de préserver leur pouvoir germinatif avant leur remise en terre à la saison des pluies.

La relance du blé bénéficie d’un appui financier étalé sur cinq ans. Depuis juillet 2022, l’État a prévu 10,3 milliards de F CFA pour développer la filière. À ce jour, environ 3 milliards ont été investis, notamment pour moderniser Wassandé et diffuser les pratiques culturales. Pour cette année, la deuxième tranche de 4 milliards issue de la subvention présidentielle est accordée cette année à l’institut sera transférée à l’Irad, pour le développement de la production de blé, rentrant dans le cadre de la mise en œuvre du Piisah.

Sur le terrain, le gouverneur de l’Adamaoua a salué les résultats observés : « Nous sommes heureux de voir que la relance du blé est effective. Nous saluons la détermination de l’IRAD. »

Recherche variétale et chaîne de valeur

Les laboratoires de l’Irad disposent aujourd’hui de plus de 100 variétés dérivées, issues de croisements entre le blé local et des lignées d’Éthiopie, du Kenya ou d’Afrique du Sud. Certaines variétés bouclent leur cycle en deux mois, un atout pour l’adaptation aux contraintes climatiques.

Au-delà des champs, l’institut cherche à structurer l’aval de la filière. L’appel est lancé aux opérateurs économiques pour investir la transformation. Un projet de mini-unité de meunerie est en préparation, avec un laboratoire d’analyse intégré pour le contrôle de la qualité de la farine. L’objectif est de réduire durablement la dépendance aux importations, en reliant production semencière, culture et transformation locale.

Yaoundé: Lutte de positionnement de ministres autour de l’insalubrité

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Le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme (Minhdu), Célestine Ketcha Courtes, a remis aux mairies de Yaoundé 1er et Yaoundé 5, deux balayeuses mécaniques. C’est dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité dans la ville de Yaoundé qui semble défier le gouvernement et les autorités de la ville malgré leurs discours et efforts. La preuve, la ville croule sous le poids des ordures qui ont colonisé plusieurs carrefours et axes routiers, y compris dans des quartiers huppés de la ville. Beaucoup d’espoir reposent sur ce geste de la Minhdu pour tordre le cou à cette insalubrité ambiante. Contrairement aux méthodes manuelles généralement usitées, les balayeuses permettent un nettoyage rapide et efficace des voiries car elles réduisent le temps d’intervention et augmentent la surface traitée quotidiennement.

Les balayeuses offertes par la Minhdu

Cela survient trois jours après que Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale a remis du matériel de nettoyage pour les sept communes de la capitale. Le Minat annonçait par ailleurs le lancement d’une campagne de lutte contre l’insalubrité dans les grandes villes du pays, notamment Douala et Yaoundé. Une campagne que le Minat dit être instruite par Paul Biya lui-même, face à l’ampleur des ordures ménagères dans les rues de Yaoundé. Le Minat brisait ainsi les barrières des compétences :  »L’heure n’est plus au débat sur qui doit faire quoi », a-t-il lancé. Pour justifier son engagement dans un domaine qui relève de la compétence des mairies et du Minhdu. De quoi sortir sa collègue de ce qui s’apparentait à du laxisme.

Atanga Nji engagé la préfectorale dans la lutte contre l’insalubrité

Visite du pape

Ce réveil subit des autorités de la République, aux allures de concurrence, survient à quelques jours de l’arrivée du pape François à Yaoundé. Le guide suprême de l’église catholique romaine sur la terre est annoncé au Cameroun le 3 février prochain. Du coup, beaucoup soupçonnent une campagne intéressée. D’autant plus que les pleurs, plaintes et complaintes des Yaoundéèns au sujet de la dictature de la poubelle sont un refrain  »séculaire », mais semblent ne pas toucher les cœurs des dirigeants. Depuis lante je des états généraux des ordures ménagères organisés par le Minhdu n’ont pas eu de suite. Du moins dans les semaines qui suivaient cette grand-messe organisée tambour battant par Célestine Ketcha Courtes. Jusqu’à ce début d’année.

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Yaoundé et Douala : Atanga Nji lance la guerre contre l’insalubrité

Recettes budgétaires : 1155,6 milliards FCFA collectés par la douane en 2025

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La Direction générale des douanes (DGD) a mobilisé 1 155,6 milliards de FCFA de recettes budgétaires en 2025, d’après les chiffres communiqués ce lundi 26 janvier 2026, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la douane. Ce niveau correspond à un taux de réalisation de 101,7 % par rapport à l’objectif annuel fixé à 1 136,2 milliards de FCFA, soit une plus-value d’environ 20 milliards de FCFA.

Comparé à 2024, le rendement progresse de 9,4 %, ce qui représente une hausse en valeur absolue proche de 100 milliards de FCFA. Cette évolution intervient dans un contexte décrit comme marqué par de fortes tensions économiques internationales et des contraintes sur les échanges commerciaux.

S’exprimant lundi 26 janvier 2025, le directeur général des Douanes, Edwin Fongod Nuvaga, a déclaré : « en matière fiscale, je tiens à exprimer ma profonde satisfaction quant aux performances de la direction générale des douanes au titre de l’exercice 2025, réalisée dans un contexte économique international marqué par de fortes turbulences. Au cours de cette année, l’environnement tant mondial que national a été caractérisé par des contraintes significatives, influençant la dynamique des échanges commerciaux et les perspectives économiques. Dans ce contexte exigeant, la direction générale des douanes a su faire preuve d’une grande capacité d’adaptation, d’une résilience résolue et d’une efficacité opérationnelle renforcée. »

Le responsable de l’administration douanière a également insisté sur l’action opérationnelle : « la lutte contre la fraude, la contrefaçon, la sous-évaluation et la contrebande a permis de préserver les recettes de l’État et protéger les entreprises citoyennes. Les statistiques nationales de l’année 2025 témoignent de l’intensité du déploiement de la douane camerounaise en matière de santé publique, protection de l’environnement, de sécurité nationale, protection de l’économie et l’amélioration de la qualité de vie des populations. »

Toujours selon Edwin Fongod Nuvaga, ces résultats reposent sur le travail des services : « un travail quotidien méthodique et patient de nos agents qui collectent quotidiennement le renseignement douanier, analyse les risques, monitorent les opérations de dédouanement de marchandises à l’importation à l’exportation, coopèrent autant avec les autres administrations nationales qu’avec nos homologues étrangers pour une action coordonnée contre la criminalité transfrontalière. La formation continue de nos agents, la modernisation de notre… »

La performance 2025 prolonge une trajectoire haussière observée ces dernières années. En 2024, la DGD avait mobilisé 1 055,9 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 96,5 % par rapport à l’objectif révisé de 1 094,9 milliards, selon une note d’information publiée le 28 janvier 2025 par les services de communication des Douanes.

En 2023, les recettes collectées s’élevaient à 1 019,8 milliards de FCFA, pour un objectif initial de 973,7 milliards, d’après une note diffusée le 26 janvier 2024, également en marge de la Journée internationale de la douane. L’administration indiquait alors que ce niveau constituait une première historique au-dessus du seuil des mille milliards, résultat attribué au civisme fiscal des partenaires et à la résilience face aux chocs multiples.

Avec l’exercice 2025, c’est donc la troisième année consécutive, depuis 2023, que les recettes douanières camerounaises dépassent la barre des 1 000 milliards de FCFA.

Import-substitution : Les importations de riz baissent de 14,2 milliards FCFA au 2e trimestre 2025

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C’est sans nul doute, le résultat du Plan intégré d’import-substitution agro-pastorale et halieutique (PIISAH) mis sur par le gouvernement. En effet, selon la Note de conjoncture économique du deuxième trimestre 2025 du ministère des Finances, les importations de riz ont baissé de -14,2 milliards, par rapport au trimestre précédent. Parmi les autres produits qui ont connu des baisses de leurs importations au second trimestre 2025, l’on note  les véhicules automobiles et tracteurs (-7,0 milliards) ; les butanes liquéfiés (-6,8 milliards) ; les machines et appareils mécaniques (-6,3 milliards) et les machines et appareils électriques (-6,0 milliards).

S’agissant particulièrement du riz, l’on peut attribuer cette tendance baissière à l’amélioration de la production locale grâce aux effets du PIISAH. Le gouvernement à travers ce plan, ambitionne à moyen terme, de tripler la production nationale de riz. Entre 2024 et 2027, celle-ci devrait passer de 140 710 tonnes à 460 000 tonnes, selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2025-2027. L’atteinte de cet objectif constituerait une étape déterminante vers la cible de 750 000 tonnes à l’horizon 2030, correspondant à un taux d’autosuffisance estimé à 97 %, conformément à la Stratégie nationale de développement de la filière riz, dotée d’un budget global de 385 milliards FCFA. Pour soutenir une production additionnelle de 30 000 tonnes de riz en 2026, une subvention de 9 milliards FCFA a par exemple été octroyée à la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (SEMRY) et à l’Upper Nun Valley Development Authority (Unvda).

Mais dans l’ensemble, le Cameroun reste largement dépendant des importations pour l’approvisionnement de la population en biens et denrées de grande consommation. La tendance haussière de ces importations s’est à nouveau réaffirmée au second trimestre de l’année 2025 qui vient de s’écouler. Selon les chiffres indiqués dans la Note de conjoncture économique du deuxième trimestre 2025 du ministère des Finances, 1 382,8 milliards FCFA ont été dépensés par le pays pour importer les biens, soit une hausse de 197,9 milliards de FCFA par rapport au trimestre précédent. La hausse des importations reste principalement portée par les poissons de mer congelés (+37,9 milliards) ; les autres articles textiles confectionnés (+19,9 milliards) ; l’aluminium et ouvrages en aluminium (+18,0 milliards) ; les engrais (+17,8 milliards) et les carburants et lubrifiants (+12,8 milliards).

 Les principaux produits importés au deuxième trimestre 2025 sont les carburants et lubrifiants (12,5% du total des importations) ; les machines et appareils mécaniques (7,1%) ; les machines et appareils électriques (6,3%) ; les poissons de mer congelés (5,9%) ; les véhicules automobiles ; tracteurs (5,3%) ; le riz (5,0%) ; le froment (blé) et méteil (3,9%) ; les produits pharmaceutiques (3,5%) ; les matières plastiques (3,4%) et l’aluminium et ouvrages en aluminium (3,2%).

Baisse des exportations

Selon la Note de conjoncture économique, au deuxième trimestre 2025, la valeur des exportations de biens est de 587,1 milliards de FCFA, en baisse de 531,2 milliards par rapport au trimestre précédent. Cette baisse, fait-on savoir, est consécutive à la réduction des volumes (-45,6%) des principaux produits vendus et des prix (-7,8%). La réduction des exportations en valeur s’observe essentiellement sur le cacao brut en fèves (-429,5 milliards) ; les huiles brutes de pétrole (-61,2 milliards) ; le gaz naturel liquéfié (-52,4 milliards) ; le coton brut (-11,3 milliards) et l’aluminium brut (-4,9 milliards). A l’inverse, relève-t-on, il y a une hausse est enregistrée sur les ventes de bois scié (+9,5 milliards) ; de savons de ménage en morceaux (+6,3 milliards) ; de café (+4,6 milliards) ; de bananes (y compris plantains) (+4,4 milliards) et de beurre de cacao (+2,2 milliards). Les principaux produits exportés au deuxième trimestre 2025 sont les huiles brutes de pétrole (25,7% du total des exportations) ; le cacao brut en fèves (12,0%) ; le gaz naturel liquéfié (11,9%) ; la pâte de cacao (9,2%) et les bois sciés (6,9%).

Au terme des six premiers mois de l’année et en glissement annuel, les exportations progressent de 215,2 milliards de FCFA pour se situer à 1 705,4 milliards. Cette évolution, explique-t-on est consécutive à l’augmentation des volumes exportés de certaines matières premières. L’accroissement des exportations est principalement tiré par la hausse des ventes de cacao brut en fèves (+334,4 milliards) ; de pâte de cacao (+34,5 milliards) ; de bananes (y compris plantain) (+16,8 milliards), de beurre de cacao (+8,3 milliards) et de café (+4,7 milliards). Cet accroissement est freiné par la baisse des ventes des huiles brutes de pétrole (-154,6 milliards), de gaz naturel liquéfié (-65,4 milliards), de coton brut (-19,1 milliards), des bois sciés (-13,6 milliards) et de bois brut (-5,3 milliards).

Ilnet Telecom : le réveil numérique de l’Afrique

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Par-delà les frontières du Tchad, une révolution technologique portée par la jeunesse africaine est en marche. Au cœur de ce séisme positif, Ousmane Abdelmoumine Béchir et son entreprise, Ilnet Telecom, prouvent que le salut numérique de l’Afrique ne viendra pas d’Occident, mais de ses propres fils.

En investissant massivement dans des infrastructures de pointe, Ilnet Telecom a brisé le mythe selon lequel l’expertise technologique serait une exclusivité occidentale. Sa croissance fulgurante de 113,1 % n’est pas un hasard, mais le résultat d’une stratégie patriotique : offrir aux populations une connexion stable, rapide et, surtout, adaptée aux réalités locales.

L’audace d’un leader et le pari de la souveraineté
Alors que le marché des télécommunications en Afrique a longtemps été le terrain de chasse gardé des multinationales européennes, le Tchad voit émerger un titan local. Ousmane Abdelmoumine Béchir, promoteur visionnaire d’Ilnet Telecom, n’est pas seulement un chef d’entreprise ; il est le symbole d’une Afrique qui refuse de consommer ce qu’elle ne produit pas.

Un pont numérique pour le Cameroun et l’Afrique Centrale


Le succès d’Ilnet dépasse désormais les frontières tchadiennes. Pour le Cameroun voisin et l’ensemble de la zone CEMAC, Ilnet représente une opportunité stratégique majeure. En fait, l’entreprise trace les base d’une intégration sous-régionale .Elle facilite l’interconnexion avec le réseau camerounais, créant un corridor numérique fluide entre N’Djamena et Douala. En soutenant Ilnet, l’Afrique centrale réduit sa dépendance vis-à-vis des infrastructures étrangères, sécurisant ainsi ses données.

Pour de nombreux experts économiques, cette entreprise tchadienne participe à la réduction des coûts. En effet,l’émulation créée par un acteur local puissant force les tarifs vers le bas, bénéficiant directement aux consommateurs de toute la sous-région.

Pourquoi l’Afrique doit regarder chez elle


Il est temps de rompre avec le complexe de l’importation. Le parcours d’Ilnet Telecom nous enseigne que l’entrepreneur jeune africain possède un avantage majeur , la connaissance intime du terrain.

Soutenir Ilnet, c’est investir dans une éducation africaine, dans des emplois locaux et dans une technologie qui répond aux besoins réels de nos populations plutôt que de copier des modèles venus d’ailleurs.

Regarder vers l’Europe pour nos solutions numériques est une erreur du passé. L’Occident vend des produits standardisés ; les jeunes entrepreneurs africains, comme ceux d’Ilnet, créent des solutions sur mesure. Encourager ces talents, c’est s’assurer que les bénéfices de la croissance restent sur le continent pour construire l’avenir.

Le numérique comme levier de développement inclusif


La connexion produite par Ilnet n’est pas qu’une question technique. C’est un outil de désenclavement total qui pourra et permet même déjà à l’agriculteur du Logone de consulter les cours du marché, à l’étudiant de l’Extrême-Nord du Cameroun d’accéder aux mêmes ressources qu’à Paris, et aux start-ups locales d’exporter leur génie sans craindre l’instabilité du réseau.

Le parcours d’Ilnet Telecom et d’Ousmane

Abdelmoumine Béchir est une leçon de courage. À l’heure où l’Afrique centrale cherche son nouveau souffle économique, ce modèle s’impose comme la voie à suivre. Soutenir nos champions nationaux n’est plus un choix, c’est un impératif.

Le Tchad a montré la voie. Il appartient désormais aux décideurs et aux citoyens d’Afrique centrale de privilégier le génie local, car c’est en faisant confiance à notre jeunesse que nous transformerons le potentiel numérique en une richesse partagée.

Le Président Directeur Général d’Ilnet Télécom au Tchad est M. Ousman Abdel Moumine Bechir. Reconnu comme un acteur clé de l’économie numérique et des médias au Tchad, il a reçu plusieurs distinctions honorifiques et prix d’excellence pour son leadership et son impact entrepreneurial.

Prix BEST LEADER

En août 2023, Ousman Abdel Moumine Bechir a reçu ce prix international en Arabie Saoudite. Cette distinction salue ses capacités managériales et son rôle de leader dans le secteur technologique en Afrique Centrale.

African Press Awards

Bien qu’il dirige Ilnet Télécom, il est également une figure majeure des médias. Ce prix d’excellence lui a été remis pour son travail à la tête de groupes audiovisuels tels que :Tchad 24 Télévision,Tchelou TVRadio et N’Djamena 2.

Prix de Mérite

Il a également été honoré par l’organisation Graphhady Global, qui distingue les meilleurs entrepreneurs du continent africain pour leur contribution au développement économique et à l’innovation.

Galim-Tignère : Décès du sous-préfet, des questions…

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La ville de Ngaoundéré s’est réveillée sous le choc ce 24 janvier 2026. Le sous-préfet de Galim- Tignere est mort nuitamment dans un incendie. Les informations des services de sécurité font état d’un incendie dont  »l’origine se situe vraisemblablement dans la cuisine » du domicile du sous-préfet. Si la cause de cet incendie n’est pas encore connue, le bilan est lourd. Patrice Joël Nariki et son épouse Marie Solange Beyimba, ainsi que trois de leurs enfants, ont également péri. La mère de famille transporté à l’hôpital régional de Ngaoundéré, n’a pas survécu à ses brûlures. Deux enfants de la famille âgés de deux et 22 ans, ont été sauvés par le voisinage.

…Et des arrestations

Des informations crédibles font état d’arrestations en cours, sans préciser si elles se font à Galim-Tignere ou à Ngaoundéré. Des soupçons d’une main criminelle pesant sur ce drame. C’est que cela survient dans un contexte tendu à Galim-Tignere où Patrice Joël Nariki était patron de l’administration territoriale. En effet, la journée de jeudi 22 janvier 2026 a été marquée par des affrontements sanglants entre gendarmes conduits par le commandant de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua et populations de Legalgoro, au sujet d’une crise autour de l’exploitation du site minier de cette localité du Faro et Déo. Les populations soupçonnant les autorités administratives locales de vouloir les écarter au profit d’exploitants chinois qui détiennent un permis d’exploitation sur ledit site. Le sous-préfet n’a pas pu se faire entendre et a rebroussé chemin. Autant pour le commandant de légion par la suite. L’on apprend de sources informelles que les populations soupçonnent le gouverneur de pactiser avec les Chinois pour empêcher les riverains de poursuivre l’exploitation artisanale sur le site. Le dialogue était devenu impossible avec les riverains. Jusqu’à cet incident dramatique. Une source informelle redoute une main criminelle dans cet incendie.

PachiPanda Challenge 2026 : les trois pépites technologiques pour booster l’économie verte locale

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Près de 400 candidatures ont été enregistrées au lancement du challenge. Dix projets ont été retenus pour la finale nationale après présélection, avant d’être évalués par un jury pluridisciplinaire associant administrations sectorielles, partenaires techniques et experts indépendants. Les critères retenus ont combiné impact environnemental, faisabilité technique et viabilité économique, intégrant explicitement les notions de modèle d’affaires, de capacité de mise à l’échelle et de cohérence financière. « Il s’agissait d’apprécier si chaque projet apportait une réponse concrète à un problème réel, tout en intégrant les dimensions de viabilité financière et de scalabilité », explique Olivier Nyako Wadjoré, ingénieur en télécommunications, sous-directeur de la promotion et de la vulgarisation des TIC, et président du jury.

Recyclage et fabrication numérique : le pari industriel de Nton Stem Kit

Récompensé par le premier prix, doté de 3 millions de FCFA, nTron Stem Kit se positionne à l’intersection de deux marchés distincts. Ces kits électroniques constituent une innovation verte portée par des jeunes, qui associe le recyclage des déchets plastiques, la fabrication locale et l’apprentissage pratique des disciplines STEM afin de répondre aux défis liés au changement climatique. La solution a permis de développer un système de recyclage du plastique qui transforme les déchets plastiques post-consommation en filament pour impression 3D. Ce filament est ensuite utilisé pour fabriquer des composants des kits STEM électroniques nTron. Les kits STEM nTron conçus permettent aux apprenants de concevoir, assembler et expérimenter des systèmes électroniques, robotiques et d’énergies renouvelables. Grâce à cette approche, les jeunes acquièrent des compétences pratiques vertes dans les domaines des STEM, de l’ingénierie durable et des systèmes énergétiques. Cette innovation contribue à la réduction des déchets, soutient l’entrepreneuriat vert à travers une production locale et renforce les capacités des jeunes en matière d’éducation STEM.

Sur le plan économique, le modèle repose sur l’approvisionnement en déchets à faible coût, une transformation semi-industrielle et une clientèle institutionnelle ou éducative. Les principaux défis identifiés concernent la standardisation de la qualité des filaments et l’extension des capacités de production à l’échelle nationale.

FurahaTalla, une réponse numérique aux défis climatiques

La startup FurahaTalla s’est distinguée lors du PachiPanda Challenge en décrochant la deuxième place et une dotation de 2 millions de FCFA. Portée par une équipe de jeunes innovateurs, elle propose une solution numérique pensée pour anticiper les effets du dérèglement climatique sur l’agriculture camerounaise.

Accessible via USSD ou application mobile, la plateforme permet aux producteurs de vendre à l’avance leur récolte future à un prix garanti. Un algorithme, alimenté par des données climatiques, des prévisions saisonnières et les tendances du marché, calcule une tarification ajustée aux risques liés au climat. Les acheteurs institutionnels – hôtels, écoles ou transformateurs – s’engagent par contrat numérique et versent un acompte dès le début de la saison. Ce mécanisme offre aux agriculteurs un capital initial pour investir dans des semences résistantes, l’irrigation ou la conservation des sols, et sécurise ainsi leur production.

Dans un contexte marqué par l’irrégularité des pluies et l’imprévisibilité des saisons, les petits exploitants restent particulièrement vulnérables. Faute de stockage, les excédents de tomates, d’oignons ou de maïs se dégradent rapidement, contraignant les producteurs à vendre dans l’urgence à des intermédiaires, souvent à des prix dérisoires. Jusqu’à 40 % des revenus potentiels s’évaporent ainsi, alimentant la précarité rurale et accentuant la volatilité des prix alimentaires en milieu urbain.

Une solution climatique qui facilite l’accès aux intrants sans avance de trésorerie

AgriCheck a décroché le troisième prix, doté de 1,5 million de FCFA. Il s’agit d’une plateforme numérique d’agriculture intelligente face au climat, qui permet aux petits exploitants agricoles d’accéder à des intrants agricoles de qualité sans paiement initial, tout en réduisant les risques pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. La plateforme exploite des images satellitaires, des données sur l’aptitude des sols, des informations météorologiques et climatiques, ainsi que les tendances des prix des marchés, afin de générer des scores de risque à l’échelle des exploitations. Ces scores servent à orienter l’allocation des intrants, la conception des contrats et les modalités de remboursement.

Au-delà des primes, un test de crédibilité économique

Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse la récompense financière. « Ce n’est pas seulement l’argent. Les finalistes ont bénéficié de formations pour maturer leurs projets et les rendre plus compétitifs », souligne Edouard Tamba, représentant de MTN Cameroon, rappelant que les trois lauréats représenteront le pays lors de la finale panafricaine à Johannesburg en février 2026.

Du côté de WWF Cameroon, l’accent est mis sur la cohérence entre innovation et impact environnemental. « La plus-value, ce sont les idées que ces jeunes apportent en matière de conservation, de protection de l’environnement et de création digitale. Nous sommes intéressés par leur mise en œuvre concrète sur le terrain », indique un responsable de l’organisation.

À l’issue de cette édition, les trois lauréats présentent des profils économiques contrastés mais complémentaires. Recyclage industriel, agriculture de précision et logistique post-récolte répondent à des besoins identifiés de l’économie nationale. Leur capacité à passer du stade de prototype à celui d’entreprise opérationnelle dépendra désormais de l’accès au financement, de partenariats structurants et de leur aptitude à s’insérer durablement dans les chaînes de valeur locales.

Olam Agri désignée Top Employer au Cameroun en 2026

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Évaluant 131 pays/régions, le Top Employers Institute, autorité mondiale en matière de certification, de benchmarking et de conseil en ressources humaines a désigné Olam Agri comme Top Employer au Cameroun en 2026. Ce programme questionne la stratégie RH, l’environnement de travail, l’ acquisition des talents, l’apprentissage, la diversité équité inclusion et le bien être. Sur ces six domaines, l’entreprise agro industrielle s’est fortement démarquée.

Il s’agit d’ailleurs de la troisième année consécutive qu’Olam Agri décroche ce titre. « Cette distinction souligne l’engagement d’Olam Agri en tant qu’employeur de choix, où les collaborateurs sont encouragés à développer des carrières enrichissantes au sein d’une organisation guidée par un objectif clair et fondée sur la performance, l’inclusion, la collaboration et un impact durable », se félicite l’entreprise. Pour Olam Agri, le renforcement de la valeur ajoutée pour ses employés repose sur des piliers essentiels.

Entre autres, la promotion de la culture d’excellence, l’esprit entrepreneurial et la prise de risques réfléchie, l’autonomie et un accès ouvert au leadership ; des opportunités de développement grâce à des parcours de carrière variés, une exposition internationale et un apprentissage continu. S’exprimant sur cette reconnaissance, Briginette Abega, Directrice des Ressources Humaines d’Olam Agri au Cameroun, soutient qu’ « obtenir la certification Top Employer pour la troisième année consécutive, avec un score amélioré, renforce notre engagement à bâtir un environnement de travail performant, soutenu par des stratégies RH pilotées par les données. Cela reflète notre volonté continue de mettre en place des pratiques qui stimulent la performance de l’entreprise, l’engagement des collaborateurs et leur développement professionnel. » Olam Agri filiale du groupe singapourien Olam est un géant du marché de l’agro-alimentaire, de l’alimentation animale et de la fibre alimentaire.

Elle commercialise des produits tels que les céréales et les oléagineux, les aliments intégrés pour animaux et les protéines, le riz, les huiles comestibles, les céréales et les graines spécialisées, le coton, les produits du bois, le caoutchouc et les services financiers liés aux produits de base. Olam Agri est au cœur des flux commerciaux mondiaux de produits alimentaires et agroalimentaires, avec un volume de 39,6 millions de tonnes échangées en 2023.

Pour le Directeur General d’Olam Agri au Cameroun, la distinction de Top Employer est la preuve qu’il ne s’agit pas seulement de garantir la sécurité alimentaire mondiale, mais aussi de veiller au bien être des gens qui y travaillent. « Que notre formidable personnel trouve un réel épanouissement dans ses fonctions. Être certifiés pour la troisième année consécutive en tant que Top Employer au Cameroun démontre notre volonté de créer un environnement où nos employés se sentent valorisés, soutenus et encouragés à s’épanouir. », a indiqué Veeresh Mallikarjun Hiremath.

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